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 Les Répliques

Les répliques est un média en ligne dont l'objectif est d'informer sous un angle critique, en recueillant des réactions sous formes de répliques. .

Publié le 15.12.2018 à 16:55

Interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie : témoignages exclusifs

Interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie : témoignages exclusifs
Jeudi 6 décembre, 153 personnes étaient interpellées par la police à Mantes-la-Jolie (Yvelines) suite à des incidents survenus à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées et où des affrontements ont éclaté avec les forces de l'ordre.

Les interpellés, des lycéens pour la plupart, sont soupçonnés de "participation à un attroupement armé", selon le commissaire de la ville, Arnaud Verhille.

Cependant une vidéo qui a été diffusée sur les réseaux sociaux a considérablement choqué l'opinion publique. On y voit les lycéens interpellés, à genoux mains sur la nuque, alignés pour la plupart, certains face à un mur. Une scène manifestement filmée par un policier que l’on entend dire : "voilà une classe qui se tient sage".

Nombreux sont les parents d’élèves, enseignants et responsables politiques qui ont condamné "la violence de ces images" : "intolérable", "nausée", "consternation" pouvait-on lire sur les réseaux.

En exclusivité pour Les Répliques trois personnes directement liées à cet évènement ont accepté de répondre à nos questions sous couvert d'anonymat : un fonctionnaire de police des Yvelines, une lycéenne interpellée et un parent dont l'enfant a également été interpellé, placé en garde à vue.

Premier témoignage : V.B fonctionnaire de police à la direction départementale des Yvelines travaillant au sein du service qui a coordonnée et géré l'intervention

Bonjour, quelles informations avez-vous sur le contexte de cette interpellation ?

Un rassemblement de 200 lycéens nous a été signalé. Des violences urbaines ont commencé a éclater dans la ville et plus particulièrement près du lycée Saint-Exupéry. Des feux de poubelles, des dégradations de véhicules ainsi que des jets de projectiles sur les policiers ont émaillé la matinée du 6 décembre. Il a fallu procéder aux contrôles de tous les individus afin d'interpeller les auteurs des violences.

L'interpellation : à genoux mains sur la nuque était-elle justifiée ?

Il s'agit d'une procédure standard pour sécuriser le contrôle d'un grand nombre d'individus avec peu d'effectif présent. Je tiens à signaler que ce rassemblement s'est montré hostile durant plusieurs heures auparavant et que donc cette méthode a permis d'effectuer un contrôle en toute sécurité afin d'éviter tout débordement. C'était donc tout à fait justifiée.

Pourquoi avoir filmé et diffusé la vidéo ?

Les interventions de police sont souvent filmées afin de se couvrir. Mais je ne suis pas le fonctionnaire qui a filmé, je n'ai donc pas plus d'information concernant sa diffusion. 

Les policiers ont ils reçu le soutien de leur hiérarchie ?

Rien au niveau de la DDSP. La hiérarchie est très attentive à éviter toute dérive et tout excès de zèle au niveau terrain.

Comprenez-vous la colère de certains parents et responsables politiques ?

Etant à titre personnel pro gilets jaunes, je comprends effectivement les réactions et la colère des français. Cela dit la violence des lycéens n'a pas laissé d'autre possibilité à l'action.

Les témoignages qui nous parviennent nous disent que certains policiers ont insulté (parfois des insultes racistes) des lycéens. Que pouvez-vous nous dire la dessus ?

Je ne peux ni infirmer ni affirmer ces propos. Cela dit, on peut en dire autant à notre sujet. Nous ne comptons plus les insultes envers la police.

Enfin, avez-vous un message à adresser aux manifestants ou bien aux autorités, ministre de l'Intérieur ?

Si j'ai un message à passer aux manifestants c'est de tenir mais de ne pas chercher la confrontation, de rester un mouvement capillaire et mobile avec une multitude de point de blocage. Le mouvement a aussi son écho parmi nos effectifs, il faudrait travailler sur la convergence plus que la division entre manifestants et force de l'ordre. Je n'ai aucun message pour les autorités. Il faut continuer la pression. Je pense que les données rapportées sur le rapport du GIEC pourraient apporter un nouveau souffle. Sachant que depuis 10 ans la BCE a permis aux banques privées d'emprunter à taux nul ou négatif plusieurs milliards d'euros. Sur cette somme 91% sont partis dans l'économie spéculative selon ce même rapport. Nous n'avons que la connaissance pour lutter contre la propagande gouvernementale. Le manque de moyen est programmé et orchestré.

Deuxième témoignage : Yalina (pseudonyme) élève de Terminale au lycée Saint-Exupéry

- Bonjour, que faisiez-vous juste avant l'interpellation des policiers ?

Avant que les policiers nous encerclent, nous gazent et nous visent au flashball, moi et mes amis nous retournions devant le lycée avec tout le monde, car on voyait que les casseurs se dirigeaient de l'autre côté pour encore commettre des violences.

- Que s'est-il donc passé pour que les policiers vous interpellent ?

Depuis lundi nous organisions un blocus devant le lycée. Il y a eu quelques feux sans conséquences mais nous avons été gazés à deux reprises. Il y a eu également quelques interpellations. Mercredi il y a eu un nouveau blocus devant Saint Exupéry. Les CRS ont bloqué la rue d'un bout à l'autre pour gazer tous les manifestants. Et puis jeudi, tout a commencé à 8h30. Des casseurs qui ne sont pas lycéens voulaient provoquer les CRS. Ils ont brûlé deux voitures, cinq, six poubelles, et ont fait du bruit. De 9h30 à 11h30, les CRS et policiers ont tourné en civil afin de repérer les casseurs et puis soudain ils nous ont tous encerclé sans que personne ne le remarque vraiment. D'un coup, ils ont gazé tout le monde sans distinction entre lycéens et casseurs. Ils nous ont ensuite mis dans le petit espace que l'on voit dans la vidéo. On était environ 200 personnes genoux à terre mains sur la nuque.

- Qu'avez-vous ressenti pendant l'interpellation dans cette position ?

C'était très humiliant. Ils ont également eu des propos rabaissants, insultants et même racistes : "sale arabe, sale noir, enfoiré" pouvait-on entendre. Ils nous disaient aussi souvent "ferme ta gueule". Au commissariat, une policière est passée devant une cellule en lâchant "on dirait le zoo de Thoiry ici !". Un ami a été frappé durant son interrogatoire. Il a eu des bleus partout dans le cou.

- Selon vous l'interpellation était-elle  justifiée pour les lycéens ?

Les policiers savaient très bien qui était casseur, qui était lycéen. Je ne comprends pas pourquoi nous avons été interpellé. Donc non, ça n'était pas du tout justifié. Encore moins nous humilier en nous mettant à genoux mains sur la nuque et embarquant 3/4 des lycéens suite à un tri expéditif. J'ai eu de la chance, je fais partie du quart qui n'a pas été embarqué.

- Selon vous pourquoi ont-ils filmé et diffusé la vidéo ?

Je ne sais pas. Je n'arrive pas a comprendre pourquoi ce policier a pu filmer et diffuser sur twitter. Ça a dû peut-être le rendre fier. Plus tard, il retirait la vidéo mais le mal était déjà fait.

- Suite à cet évènement, quel est aujourd'hui votre ressentiment vis à vis de la police ?

Mon regard vis a vis des policiers en général n'a pas changé. J'ai toujours respecté le métier et la fonction. Cependant ce sont bien les policiers et CRS de Mantes La Jolie que je veux ici condamner. Dans cette ville, les bavures policières sont fréquentes. Dans ce commissariat, ils sont connus pour n'avoir aucune pitié. Des amis on été frappés et insultés en cellule. Les propos racistes, les coups et les insultes sont intolérables ! 

- Quels soutiens avez-vous reçu ? Professeurs, politiques ou autres ?

Les lycéens ont reçu énormément de soutiens. Nous sommes devenus une sorte de symbole. Je reçois tous les jours via instagram des messages de lycéens qui lors de leurs propres manifestations nous rendent hommage. Notre lycée nous a également beaucoup soutenu en organisant des réunions pour en parler, en discuter. Certains en ont vraiment besoin et je trouve ça super. Puis nos profs aussi nous soutiennent. Certains portent un badge avec le dessin d'un ado à genoux avec comme inscription "sois sage et tais toi". Ensuite nous avons reçu le soutien de certains politiques. Benoit Hamon par exemple a fermement condamné contrairement à Ségolène Royal qui elle, nous a clairement méprisé en déclarant : "Ça leur fera un souvenir". Puis, les gilets jaunes aussi nous soutiennent beaucoup. J'ai reçu plusieurs vidéos et photos de gilets jaunes mimant la posture, à genoux mains sur la nuque, en signe de solidarité.

Mais le soutien qui a eu le plus d'impacts à mes yeux, c'est celui d'une jeune chanteuse @Iamaliyas sur instagram, avec qui j'ai parlé des évènements et qui a fait une chanson au piano pour nous rendre hommage. Elle a été vu plus de 100 000 fois déjà et partagée par de nombreux influenceurs, chanteurs et célébrités. C'est un soutien énorme !

- Enfin, avec-vous un message à adresser à la police de Mantes-la-Jolie ?

Mon message le voici : ces lycéens auraient pu être vos enfants. S'il l'étaient, les auriez-vous visé au flashball ? Les auriez-vous gazé alors qu'ils étaient "sages" comme vous le dîtes si bien. Vous nous avez surveillé plusieurs heures avant et avez parfaitement distingué les casseurs des lycéens. Vous saviez très bien que nous, lycéens, étions pacifiques. Pourquoi nous avoir frappé, insulté et humilié de la sorte ? Pourquoi ces propos racistes ? Pourquoi les avoir placé en garde-à-vue parce que je cite "vous n'aviez pas le temps de les trier" ? Vos enfants, les auriez-vous aussi entassé à 15 dans des cellules prévues pour 5 ? S'ils étaient de votre famille, les auriez-vous interrogé sans avocats comme vous l'avez fait ? Toutes ces questions que l'on ne se pose pas vraiment en fait parce que nous en connaissons déjà les réponses.

Troisième et dernier témoignage : R.S maman d'un lycéen
 
- Dans quel lycée votre enfant est-il scolarisé ? Et en quelle classe ?
 
Mon fils est scolarisé en 1ère au lycée Saint Exupery de Mantes La Jolie.

- Quelles informations avez-vous sur le contexte de cette interpellation ?
 
Tout d'abord la police intervenait depuis le lundi 3 décembre aux abords du lycée Saint Exupéry (début des blocus et manifestations). Il y avait des dispositifs exceptionnels tous les jours. Les lycéens de Saint Exupéry et Rostand (un autre lycée de la ville) se passaient le mot pour se réunir et faire entendre leurs voix. Croisant la police ils ont été gazés gratuitement à plusieurs reprises. Mon fils a aussi reçu un coup de flashball sur les côtes ! Heureusement sa doudoune était épaisse et a amorti le choc. Des personnes âgées, des femmes, des enfants qui se retrouvaient au milieu de ces murs de gaz lacrymogène dans cette rue (quartier résidentiel) étaient également pris pour cible. Les lycéens tentaient de les évacuer du mieux qu'ils pouvaient. Voilà pour ce qui était de l'atmosphère en début de semaine.
 
J'appelais donc chaque jour mon fils pour m'assurer qu'il était en sécurité. C'est sa première année dans un lycée public. Auparavant, il a toujours été scolarisé dans des écoles privées catholique (au centre ville de Mantes La Jolie). Durant toutes ses précédentes années, il n'a jamais eu ni contrôle d'identité, ni blâme, ni conseil de discipline.
 
Ce jeudi matin, il m'envoie un message à 11h36 me disant qu'il n'y avait pas cours. J'ai pensé qu'il allait rentré. D'après lui, aucun policier n'était encore présent. Au grand étonnement des lycéens qui pendant 3 jours étaient gazés, ciblés par les flasballs.
 
Puis apparement des casseurs ont commencé à brûler une voiture sur le parking de la patinoire qui est au bout de la rue du lycée. De là, les lycéens ont décidé de retourner vers le lycée pour "occuper la rue". 

Soudain, les policiers sont sortis de nulle part encerclant les lycéens pour les gazer et les empêcher de sortir. Les jeunes ont eu très peur et il y a eu un grand mouvement de foule. Ils ne pensaient qu'à s'abriter pour ne pas être blessé. C'est ce qu'on appelle un guet-apens, une rafle selon moi !
 
Le seul endroit pour se réfugier était un parking tout près de là. Au bout, il y avait un local des resto du coeur. Un employé leur a ouvert le portail pour en abriter quelques uns. Il a demandé aux policiers de traiter humainement les lycéens, de ne pas les violenter. Ils ont malgré tout poussé le portail sans ménagement et sont entrés pour récupérer les jeunes. Ceux qui n'ont pas couru assez vite se sont retrouvés violemment plaqués au sol, matraqués avant d'être amenés auprès des autres lycéens dans le local et le jardin. Ceux qui avaient des objets suspects ont été mis à genoux, les mains derrière la nuque et d'autres menottés à genoux la tête contre le mur (ce qui a été le cas pour mon fils).
 
- Quelle a été votre réaction/sentiment quand vous avez appris que votre enfant a été interpellé de cette manière ? 

En fait, suite à l'interpellation, mon fils a été transféré au commissariat de Mantes La Jolie. Un fonctionnaire de police m'a appelé vers 13h pour m'en informé. J'ai demandé le motif, on m'a répondu : "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens" c'est ce qui est écrit aussi sur la convocation.
 
En fait je n'étais pas très étonné. J'ai aussi grandi en banlieue et je sais comment les forces de l'ordre peuvent se comporter envers des jeunes de quartiers. Ce n'est pas un problème nouveau. Mais j'étais très inquiète car je ne savais pas encore comment il allait et dans quelles conditions il avait été embarqué.
 
- Selon vous était-ce justifié ?
 
Rien ne justifie une telle humiliation ! C'est une rafle ! Ce sont des enfants, des mineurs ! Dans ce coup de filet ils ont pratiquement tous été blanchi par les vidéos surveillance.

- Votre enfant a t-il subi des violences ou insultes de la police ?
 
Dans le local et le jardin, les policiers ne se privaient pas de se moquer et bousculer les jeunes. Cette posture de soumission (à genoux) est à gerber. S'agissant des insultes, selon mon fils, on pouvait entendre : "le gros", "le noir", "l'arabe", "ferme ta gueule" etc. Plus la vidéo qui a été diffusée où l'on peut également entendre :  "voilà une classe qui se tient sage."
 
Jeudi soir il a donc dormi dans une cellule prévu pour 5 personnes mais ils étaient 15 pendant 24h. Il a dormi sur un sol sale. Il a demandé un balai pour nettoyer, qui lui a été refusé. Lors du prélèvement de salive, un policier lui a dit : "tu vois ce test c'est pour vérifier si tu as violé quelqu'un !"  Un autre policier vendredi matin a même dit : "on se croirait au zoo de Thoiry !"

- Selon vous pourquoi ont-ils filmé et diffusé la vidéo ?
 
La volonté d'humilier, de les mettre en position de soumission et garder un bon souvenir je pense. Moi la question que j'aimerais leur poser c'est : "auriez-vous agis de la sorte avec des lycéens d'Henri IV ou Montaigne à Paris ?

- Enfin, avez-vous un dernier message à adresser à la police, aux autorités ou aux ministres de l'intérieur et de l'éducation messieurs Castaner et Blanquer ?
 
Messieurs ! Depuis vos nominations au gouvernement vous avez piétiné la dignité de cette jeunesse déjà en souffrance et à l'avenir incertain. On n'oubliera pas !

Propos recueillis par Les Répliques


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