29.09.2026 à 17:22
Le livre « C’était ça ou mourir », premier roman de Thélyson Orélien, un écrivain québécois d’origine haïtienne arrivé au Canada en 2010 après avoir fui Haïti, a été publié en mars 2026.
Il est rapidement devenu l’un des grands succès de la rentrée littéraire 2026, encensé par la critique et la presse, avant de se retrouver au cœur d’une double controverse : l’utilisation présumée massive de l’intelligence artificielle et des accusations de plagiat.
L’auteur, Thélyson Orélien, 38 ans, est un réfugié haïtien installé à Montréal depuis 2010. Son roman, « C’était ça ou mourir », raconte le périple d’un migrant, Jonas Dorléon, et s’inspire de son expérience pour narrer le parcours des migrants. Le personnage est notamment confronté, au cours de son voyage, à des violences policières et administratives, notamment face à l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) aux États-Unis, ainsi qu’à la discrimination et à la xénophobie de certaines populations locales.
Le livre a été largement salué par la critique, remportant notamment le prix du roman Fnac 2026 et figurant dans les premières sélections du Goncourt, du Renaudot et du Femina.
Il a également bénéficié de nombreux articles élogieux et de présentations sur les plateaux de télévision, avec des commentaires tous plus dithyrambiques les uns que les autres. Une importante exposition médiatique pour un livre cochant toutes les cases de la bien-pensance d’une partie des journalistes du service public, en narrant le récit d’un réfugié noir fuyant un pays en proie à la criminalité, à l’instabilité et à la pauvreté, et victime de racisme.
La polémique éclate fin septembre 2026, notamment sous l’impulsion du compte X « Balance ton Claude », qui affirme que le livre aurait été « presque intégralement » écrit par une intelligence artificielle, en s’appuyant sur l’outil de détection Pangram.
Selon ces analyses, plus de 95 % du texte présenterait un « niveau de confiance élevé » quant à une origine liée à l’IA. À ces accusations s’ajoutent de nombreuses critiques concernant la qualité d’écriture du livre, jugée particulièrement faible.
En réaction, l’Académie Goncourt exclut le roman de sa sélection le 25 septembre, estimant qu’il est « selon toute vraisemblance très largement le produit d’une intelligence artificielle ».
L’éditeur français Grasset et l’éditeur québécois Le Boréal soutiennent l’auteur, tout en reconnaissant ne pouvoir, à ce stade, « infirmer ou confirmer » les allégations. Thélyson Orélien nie catégoriquement avoir utilisé l’IA et dénonce une tentative de le « faire taire ». Il annonce préparer, avec ses éditeurs, un dossier destiné à démontrer le caractère personnel de son travail d’écriture.
Cependant, malgré ses dénégations concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle, une seconde polémique est venue s’ajouter à la première. Des enquêtes menées au Québec affirment que Thélyson Orélien aurait commis, au début des années 2010, plusieurs plagiats particulièrement flagrants dans des poèmes et des articles publiés alors qu’il était étudiant ou jeune auteur. Certains de ces articles et textes avaient eux aussi reçu des critiques élogieuses.
La promotion du livre a malgré tout été suspendue au Canada. Thélyson Orélien a également annoncé interrompre sa tournée en France et rentrer à Montréal fin septembre.
28.09.2026 à 15:43
Mohammed Naim est un ancien garde du corps d’Ismail Haniyeh, un ancien dirigeant politique du Hamas, qui a obtenu l’asile puis la citoyenneté britannique, avant d’être arrêté fin 2025 dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentats visant des cibles juives en Europe.
Âgé de 39 ans, Mohammed Naim a occupé des fonctions de sécurité au sein du Hamas et a été garde du corps d’Ismail Haniyeh après la prise de pouvoir du Hamas à Gaza. Il est également le fils de Bassem Naim, un autre haut responsable du Hamas.
Il avait déjà été arrêté en Égypte en 2010 pour trafic d’or vers Gaza.
Il est entré au Royaume-Uni vers 2012. Il a obtenu le statut de réfugié et un titre de séjour illimité en 2015, avant d’obtenir la nationalité britannique en 2025, ainsi qu’un passeport britannique. Il a notamment travaillé comme consultant en informatique au Royaume-Uni.
En novembre 2025, Mohammed Naim a été arrêté à Londres dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentats visant des cibles juives et israéliennes en Europe. Des armes ont été saisies à Vienne dans le cadre de cette enquête multinationale, et le Mossad l’aurait identifié comme le propriétaire de ces armes.
Le Mossad et les services allemands enquêtent sur une cellule du Hamas en Europe, au sein de laquelle Mohammed Naim, ainsi que sept autres personnes, sont soupçonnés d’avoir préparé des attaques visant notamment des centres communautaires juifs, des diplomates israéliens et des manifestations pro-Israël.
L’objectif initial aurait été de commettre un assassinat ciblé en Allemagne ou en Autriche à partir de juillet 2025, avant d’envisager des attaques plus larges autour du deuxième anniversaire des attaques du 7 octobre 2023.
Mohammed Naim est accusé d’avoir transporté des armes de Berlin vers Vienne. Il aurait également contribué à la mise en place de dépôts d’armes destinés au Hamas en Europe, notamment à Berlin et à Vienne.
Il est toujours détenu au Royaume-Uni dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire. En parallèle, l’Allemagne a émis une demande d’extradition concernant notamment des accusations de transport d’armes et de participation à un complot terroriste.
Un tribunal britannique avait imposé des restrictions concernant la divulgation de son identité pendant la procédure pénale au Royaume-Uni. Son nom a néanmoins été révélé par plusieurs médias étrangers.
25.09.2026 à 17:06
L’Opération Vanguard est un essai de trois mois lancé par l’Essex County Council, dirigé par Reform UK (parti de droite britannique), visant à déployer des agents de sécurité privés dans les centres de trois villes de la région : Braintree, Chelmsford et Colchester.
L’objectif est d’assurer la sécurité des citoyens et de les rassurer face à la présence de demandeurs d’asile hébergés sur le site de Wethersfield.
Six agents de l’entreprise privée My Local Bobby patrouillent, à raison de deux par ville. Ils sont présents sept jours sur sept, de 10 h à 18 h, sur des itinéraires incluant notamment des zones où des agressions ont été signalées.
Le conseil de comté présente l’opération comme une réponse aux inquiétudes et aux altercations avec des habitants liées aux rassemblements de demandeurs d’asile hébergés dans le centre installé sur l’ancien aérodrome RAF/MDP Wethersfield et acheminés chaque jour en minibus vers les trois villes.
Ouvert en juillet 2023, le centre devrait voir sa capacité passer de 800 occupants à 1 245 lits.
Le budget autorisé atteint 150 000 livres sterling, prélevées sur la réserve du Community Innovation and Improvement Fund. Le coût prévisionnel annoncé pour les trois mois est de 117 936 livres hors TVA, et le conseil affirme qu’il n’y aura ni hausse de la taxe locale ni coût additionnel pour les contribuables.
Selon les données rapportées après la première semaine, les agents ont déjà effectué cinq signalements concernant des comportements menaçants ou la consommation publique d’alcool ou de drogues, ainsi que quatre signalements concernant des incidents de délinquance dans des commerces.