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SÉANCES EN DIRECTPUBLIC-SENAT le direct

▸ les 60 dernières parutions

01.07.2026 à 18:52

Christian Mouly
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Lutte contre la concurrence chinoise, soutien aux commerçants locataires, dynamisation des centres-villes… Dans un rapport rendu ce mercredi, plusieurs sénateurs formulent des propositions pour enrayer le déclin des commerces physiques. Bien que spectaculaire, cette « décommercialisation » n’est pas une fatalité, assurent-ils.

01.07.2026 à 17:50

Rédaction Public Sénat
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Alors que le gouvernement réunit jeudi une cellule interministérielle de crise à Marseille face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, appelle à une réponse politique de plus grande ampleur. Invité au micro de Public Sénat, il salue l’organisation prochaine d’un débat parlementaire tout en annonçant le lancement d’une mission flash sénatoriale dès le mois de juillet afin d’évaluer la préparation de l’État face aux conséquences du changement climatique.

01.07.2026 à 17:25

Rédaction Public Sénat
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La ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation n’a pas supporté l’interpellation vive des écologistes à l’Assemblée nationale au sujet de la préparation à la canicule et des politiques d’adaptation. « Quand on dit que la canicule est politique et que bientôt on va dire que c'est le gouvernement qui l'a organisée, c'est indécent, c'est anormal », s’exclame-t-elle.

01.07.2026 à 17:16

Romain David
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Le succès massif de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes se heurte aux réalités du terrain, avec des centres souvent débordés et des délais d’attente qui marquent de fortes disparités d’un territoire à l’autre. Cinq ans après l’adoption de la dernière loi de bioéthique, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) publie ce 1er juillet un bilan de sa mise en œuvre.

01.07.2026 à 16:56

Guillaume Jacquot
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Au lendemain d’un échange vif avec Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, sur le bilan humain de la canicule de juin, le Premier ministre a été interpellé à nouveau par leurs homologues sénateurs. Disposé à travailler « de bonne foi » avec les « contraintes budgétaires », Sébastien Lecornu a estimé que l’on ferait « fausse route » si la logique politique était d’obtenir la censure du gouvernement.

01.07.2026 à 16:06

Rédaction Public Sénat
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Lors des questions d'actualité au gouvernement du Sénat, la présidente LR de la commission des lois, Muriel Jourda, a alerté le gouvernement sur un vide législatif qui pourrait empêcher dès mercredi la justice de maintenir en détention, jusqu'à leurs procès, des mineurs accusés de crimes.

01.07.2026 à 14:21

Henri Clavier
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Après plusieurs faits divers ayant mis en lumière de graves erreurs dans le traitement des plaintes de mineurs agressés sexuellement, le gouvernement a modifié sa copie pour y inclure de nouvelles mesures. Notamment, la perpétuité pour des viols en série, la réduction des délais d’enquête ou supprimer certaines remises en liberté automatique.

01.07.2026 à 14:09

Emma Bador-Fritche
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À près d’un an du scrutin, ce n’est ni un programme ni un candidat qui fait débat, mais… le calendrier. Le Conseil des ministres a arrêté les dates de l’élection présidentielle de 2027, le premier tour se tiendra le dimanche 18 avril et le second le dimanche 2 mai. Un choix conforme aux exigences constitutionnelles, mais qui soulève déjà de nombreuses interrogations.

01.07.2026 à 09:32

Henri Clavier
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Invité de la matinale de Public Sénat, le médecin et député Philippe Juvin a évoqué les conséquences de la récente canicule. Ce dernier écarte le chiffre de 10 000 morts avancés par les écologistes et tacle ces derniers pour leur mise en cause de la responsabilité du gouvernement.

01.07.2026 à 09:20

Rédaction Public Sénat
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Deux paires de dates étaient possibles. L'exécutif a fait son choix, qui sera officiellement arrêté ce 1er juillet, lors du Conseil des ministres.

01.07.2026 à 01:03

François Vignal
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La majorité sénatoriale de droite et centriste imprime sa marque au projet de loi d’urgence agricole, fixant pour objectif de doubler les stockages d’eau à usage agricole. Le rapporteur LR, Laurent Duplomb, a appelé à « sortir des dogmes ». La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, défend le stockage mais « pas à n’importe quel prix », craignant d’« aller vers un modèle espagnol ».

30.06.2026 à 18:52

Guillaume Jacquot
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Les sénateurs ont adopté l’article 4 du projet de loi d’urgence agricole qui fixe de nouvelles exigences pour la restauration collective publique, en particulier l’interdiction de se fournir en dehors de l’Union européenne. Le dispositif a été recentré par rapport à la version sortie de l’Assemblée nationale au début du mois de juin, retirant des mesures « excessivement contraignantes » ou « difficiles à mettre en œuvre ».

30.06.2026 à 18:47

Christian Mouly
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Dans un rapport publié ce mardi, les sénateurs appellent à rééquilibrer le système de santé français en faveur des soins préventifs, à l’heure du vieillissement de la population et de l’augmentation importante des cancers. Le rapport propose de supprimer le reste à charge et les avances de frais pour ce type de soin et prône une refonte globale du modèle de prévention, de l’État jusqu’à l’école.

30.06.2026 à 18:15

Simon Barbarit
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Dans un entretien dans le journal Le Monde, le garde des Sceaux se dit défavorable à une mesure de la proposition de loi intégrale visant à supprimer les cours criminelles départementales et rétablir la compétence des cours d'assises pour tous les crimes sexuels. Une mesure incompatible, selon lui, avec une juridiction spécialisée. Avocats et magistrats insistent, eux, sur une meilleure formation des magistrats, et la dimension pédagogique des procès d'assises, nécessaire pour une meilleure prise en compte de ces crimes par l'ensemble de la société.

30.06.2026 à 18:08

Emma Bador-Fritche
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Le Parti socialiste a enfin un projet. Son candidat, en revanche, reste introuvable. Réuni ce mardi 30 juin au soir, en Conseil national, le PS tente de sortir de l’impasse présidentielle en demandant… aux militants de choisir comment ils choisiront leur candidat. Primaire ouverte, primaire fermée, double primaire : derrière les subtilités de procédure se joue une bataille bien plus politique, celle du leadership de la gauche sociale-démocrate et, en creux, du rapport de force avec Raphaël Glucksmann.

30.06.2026 à 17:53

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Texte intégral (1506 mots)

30.06.2026 à 17:27

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Texte intégral (1506 mots)

30.06.2026 à 17:27

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30.06.2026 à 17:27

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30.06.2026 à 17:03

Henri Clavier
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Dans la foulée d’une semaine de canicule historique à l’origine d’environ 1 000 décès, selon un premier bilan de Santé publique France, le Rassemblement national détaille les mesures de son « Plan Clim ». Au total, les troupes de Marine Le Pen envisagent une enveloppe de 40 milliards.
Texte intégral (975 mots)

La semaine dernière, en pleine période de canicule, le Rassemblement national a essuyé de lourdes critiques sur l’imprécision de son « Plan Clim » défendu par Marine Le Pen depuis le 30 juin 2025. Pour remédier aux critiques, les députés RN, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé ont présenté, à l’occasion d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, un éventail de mesures destinées à adapter la France aux périodes caniculaires.

Malgré cela, les députés RN ont tenté d’éclaircir l’articulation de leurs différents plans d’adaptation alors que Marine Le Pen, en 2023, qualifiait « d’alarmantes » les prévisions du GIEC. 

20 milliards sur dix ans pour climatiser les bâtiments publics 

Conformément à la proposition initiale de Marine Le Pen, le « plan Clim » prévoit d’abord d’installer des climatiseurs dans l’ensemble des écoles, des crèches, des hôpitaux, et des Ehpad dans un délai de 5 ans. « A un moment la climatisation est l’unique solution », assure Thomas Ménagé après avoir rappelé que son parti ne cherche pas à « opposer la clim à des mesures plus passives ». 

Néanmoins, le parti de Marine Le Pen défend un plan de « 10 milliards sur 5 ans tourné vers les publics les plus vulnérables ». Dans un deuxième temps, Thomas Ménagé et Jean-Philippe Tanguy proposent de créer un nouveau plan doté de 10 milliards pour, cette fois-ci, équiper les autres bâtiments publics accueillant des fonctionnaires comme les bâtiments de l’administration ou les commissariats. En revanche, la climatisation des transports publics, évoquée lors de l’annonce du « plan Clim » du RN, s’échelonnerait sur dix ans.

Le « Plan 100 % rénov », un dispositif basé sur des prêts à taux zéro 

Après avoir subi d’importantes critiques de la part de l’ensemble de la classe politique face à un plan de lutte et d’adaptation au réchauffement climatique uniquement basé sur la climatisation, les députés lepénistes ont voulu élargir leur champ d’action. « Le plan 100 % renov, il est basé sur des prêts à taux zéro de long terme qui permet aux Français d’adapter leur habitation en faisant une rénovation globale qui inclut l’installation de pompes à chaleur réversible », explique Thomas Ménagé qui détaille les contours d’un dispositif déjà proposé par le RN lors de l’examen du projet de loi de finances 2026. 

Avec ce « plan 100 % renov », Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé proposent de créer un dispositif de prêt à taux zéro afin de financer jusqu’à 20 milliards d’euros de rénovation afin d’y installer des pompes à chaleur réversible ou des climatiseurs. Une réorientation vers la rénovation et l’adaptation thermique qui peine à convaincre compte tenu de certaines des propositions du RN. Notamment la proposition visant à supprimer les « avatars bureaucratiques anti-climatisation » de la réglementation RE2020 parmi lesquels figure le diagnostic de performance énergétique. 

Un financement qui interroge 

Alors que la nature financière des 40 milliards évoqués par le plan du RN varie en fonction des volets du projet, le financement et le coût réel de cette vision de l’adaptation restent incertains. En effet, dans l’amendement au PLF 2026 proposé par le RN pour développer son « Plan 100 % rénov », était estimé à 300 millions d’euros par an. Cette fois-ci, les parlementaires évoquent un coût pour l’Etat, qui s’acquittera des intérêts sur les 20 milliards d’euros empruntés par les ménages, de 600 millions d’euros sans préciser s’il s’agit d’un coût annuel. 

Un autre doute subsiste puisque Jean-Philippe Tanguy, ancien proche de Nicolas Dupont-Aignan envisage un financement par la Banque centrale européenne. « Dès 2022, Marine Le Pen a également mis au débat la seule solution crédible pour financer les grandes transitions liées aux défis climatiques : une politique de création monétaire », peut-on lire dans le dossier de presse. Une piste peu crédible puisque la création monétaire est une compétence exclusive de la Banque centrale européenne et que cette dernière n’a jamais utilisé cette compétence pour financer directement des projets de ce type. 

Au-delà du contenu de ce plan clim, ce sont surtout les sources de financements qui inquiètent les adversaires politiques du RN. En effet, dès l’automne dernier, le RN souhaitait financer le « Plan 100 % rénov », en rabotant quasiment intégralement les crédits alloués à « MaPrim Rénov ». En 2026, le budget de « MaPrime Rénov » avoisine les 3,6 milliards d’euros. Autre politique publique d’adaptation au changement climatique dans le viseur du RN, le Fonds vert doté d’un peu plus de 800 millions d’euros et destiné à accompagner les collectivités territoriales.

30.06.2026 à 16:40

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Texte intégral (975 mots)

30.06.2026 à 16:40

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Texte intégral (975 mots)

30.06.2026 à 16:21

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Texte intégral (975 mots)

30.06.2026 à 16:21

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Texte intégral (975 mots)

30.06.2026 à 15:30

Romain David
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Le Sénat a voté le texte issu de la commission mixte paritaire (CMP) qui actualise la trajectoire financière du budget de la défense sur la période 2024-2030, pour atteindre les 436 milliards d’euros. La droite sénatoriale a néanmoins échoué à muscler l’effort consenti - fixé à 36 milliards d’euros -, et qu’elle souhaitait porter à 50 milliards.
Texte intégral (667 mots)

Les sénateurs ont très largement adopté ce mardi 30 juin, en début d’après-midi, les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030. Ce texte, voté par 309 voix pour et 34 contre, objet d’un compromis entre la Chambre haute et l’Assemblée nationale, porte à 436 milliards d’euros l’effort de financement de la défense tricolore jusqu’à la fin de la décennie, via une rallonge supplémentaire de 36 milliards d’euros.

« La guerre de haute intensité est revenue en Europe, les rapports de force se durcissent, les menaces cyber et informationnelles se multiplient. Dans un tel moment, attendre l’échéance prévue en 2027 aurait été fermer les yeux sur la réalité de notre monde », a expliqué depuis la tribune Catherine Vautrin, la ministre des Armées et des Anciens Combattants.

La droite sénatoriale mise en minorité

Ce texte a fait l’objet d’intenses tractations, et d’un parcours législatif houleux. En effet, la droite sénatoriale souhaitait porter cette augmentation à 50 milliards. Mais lors de la discussion publique, les LR n’ont pas été suivis, ni par la gauche, ni par certains de leurs alliés centristes, si bien qu’ils ont préféré rejeter l’ensemble de l’article 2 qui revoit à la hausse la trajectoire financière. La version du gouvernement a finalement été rétablie lors des discussions en commission mixte paritaire.

« Nous nous retrouvons sur le constat des menaces qui pèsent sur nous mais nous n’en tirons pas du tout les mêmes conclusions. Une majorité de parlementaires estime avec le gouvernement qu’il faut se contenter pour l’heure de l’effort, certes réel, proposé par le texte. Nous pensons pour notre part qu’il fallait aller plus loin », a expliqué le rapporteur LR Cédric Perrin, également président de la commission sénatoriale de la défense. « Chacun fait son choix et l’histoire jugera […] Ma raison me dit que le temps des épreuves est proche ».

Cet élu a ainsi déploré la prudence qui a poussé une majorité d’élus, dans un contexte de forte dégradation budgétaire, à retoquer la rallonge de 50 milliards réclamée par sa famille politique. « Nous dépensons 17 fois plus pour la protection sociale que pour la protection de la France. À quoi sert une protection sociale si elle conduit à moins protéger la société ? », a-t-il épinglé. « Mais à quoi bon protéger notre démocratie de l’extérieur si nous sacrifions nos services publics ? », lui a répondu Guillaume Gontard, le chef de file des sénateurs écologistes.

Un service militaire volontaire

La droite sénatoriale a néanmoins pu obtenir gain de cause sur au moins deux points : une légère accélération, avec 1,2 milliard de crédits anticipés pour l’année 2028 et une sanctuarisation du budget de la défense, via un amendement du sénateur LR Dominique de Legge visant à empêcher les gels budgétaires sur les armées.

Par ailleurs, ce texte réforme la journée de mobilisation, il crée un régime d’état d’alerte national, ainsi qu’un service militaire volontaire, en remplacement du service national universel (SNU), conformément à ce qu’avait annoncé Emmanuel Macron en novembre 2025.

Les conclusions de la CMP doivent encore être votées par les députés mercredi 1er juillet. Le cas échéant, le projet de loi sera considéré comme définitivement adopté par le Parlement.

30.06.2026 à 14:49

Steve Jourdin
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Ce mardi, le procureur général de Monaco a tenu une conférence de presse suite à l’explosion survenue hier dans la principauté. Le bilan est de trois blessés, dont un homme d'affaires ukrainien sous sanctions de Kiev
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« Nous ne retenons pas la qualification terroriste à ce stade », a déclaré ce mardi le procureur général de Monaco face aux journalistes. Avant de revenir sur le déroulé des faits.

Ce lundi soir, aux alentours de 21 heures, une explosion provoquée par un engin explosif a fait trois blessés dans un immeuble résidentiel de Monaco, près de la frontière française. Selon les premiers éléments de l’enquête confirmés par le procureur, un homme a déposé un sac contenant l’engin dans le hall de l’immeuble avant de prendre la fuite. Les autorités monégasques ont fait état de deux adultes grièvement blessés et d’un adolescent de 13 ans plus légèrement atteint. Tous ont été transférés vers des établissements hospitaliers de Nice.

 

Le suspect toujours en fuite

Une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat » a indiqué le procureur, qui a précisé que le suspect était toujours en fuite. Les enquêteurs tentent actuellement d’exploiter les images de vidéosurveillance et les témoignages recueillis sur place. Selon les autorités monégasques, le suspect aurait été filmé quittant Monaco à pied en direction de la commune de Beausoleil, en France. Une coopération entre les polices française et monégasque a dans la foulée été mise en place pour tenter de l’interpeller avec, côté français, deux hélicoptères et une trentaine de gendarmes engagés autour de la principauté.

 

L’identité de l’une des victimes en question

D’après une source proche de l’enquête citée par l’AFP, l’un des blessés serait Vadim Ermolaev, un riche homme d’affaires ukrainien originaire de Dnipro, principalement actif dans l’immobilier, l’industrie et les boissons alcoolisées. Installé à Monaco, il figure parmi les grandes fortunes ukrainiennes. Cette identité n’a toutefois pas été confirmée officiellement par le parquet de Monaco, qui s’est refusé à tout commentaire concernant le profil des victimes.

30.06.2026 à 10:27

Henri Clavier
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Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe Renaissance au Sénat, François Patriat se réjouit de la réintroduction de l’acétamipride au sein du projet de loi agricole. Sans alternative à ce néonicotinoïde, l'ancien ministre de l’Agriculture défend son autorisation.
Texte intégral (505 mots)

Malgré une pétition ayant récolté deux millions de signatures contre sa réintroduction, l’acétamipride est de retour. Du moins dans le projet de loi d’urgence agricole voté par le Sénat dans la nuit de lundi à mardi. Cette réintroduction dérogatoire, portée par le sénateur Laurent Duplomb contre l’avis du gouvernement, a convaincu une large majorité de sénateurs. A 183 voix contre 129, la chambre haute s’est positionnée sans surprise pour autoriser la réintroduction dérogatoire et encadrée de deux produits phytosanitaires, l’acétamipride et le flupyradifurone, des insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe. 

« Pour eux, la complexité est une réalité quotidienne » 

Pour l’ancien ministre de l’Agriculture, François Patriat, qui a soutenu la réintroduction de l’acétamipride, il s’agit de « marquer un coup d’arrêt aux interdictions sans remplacement ». Un principe érigé par Emmanuel Macron lors de son premier mandat. Par ailleurs, le président du groupe RDPI (Renaissance) au Sénat défend une manière d’exprimer un « ras-le-bol face aux normes ». « Pour eux, la complexité est une réalité quotidienne », continue François Patriat en évoquant les agriculteurs. 

La réintroduction de l’acétamipride a bousculé les plans du gouvernement qui craint un rejet du texte pour ce motif. « Ce que je crains, c’est que cette question est tellement virulente qu’elle pourrait emporter le texte tout entier », s’est inquiétée la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. « On ne nous le pardonnerait pas dans les fermes », avait-elle déjà prévenu un peu plus tôt. 

Le stockage de l’eau bientôt examiné 

Alors que le Sénat entame ce mardi 30 juin l’examen des articles relatifs à la gestion de l’eau, François Patriat défend un « texte qui apporte quelques solutions ». Concrètement, le projet de loi vise à faciliter la construction des stockages d’eau en supprimant l’obligation dès lors tenir des réunions publiques avant le projet et en renforçant le rôle du préfet. Malgré l’opposition de la gauche et de nombreuses associations écologistes qui dénoncent le procédé consistant à pomper dans les nappes phréatiques, l’ancien ministre défend le « besoin de stocker l l’eau quand elle coule ».

30.06.2026 à 10:10

Rédaction Public Sénat
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Un rapport remis au gouvernement la semaine dernière suggérait plusieurs pistes pour éviter « l'appauvrissement » des universités, comme multiplier par cinq les frais d'inscription pour les étudiants français. Une mesure que le ministre de l'Enseignement supérieur a écartée ce mardi matin devant le Sénat tout en renvoyant le débat à la prochaine présidentielle.
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Lancées par le gouvernement en janvier, les Assises du financement des universités avaient pour objectif « de proposer des évolutions ambitieuses pour renforcer l’université française en tant qu’atout clef pour notre jeunesse et le développement des connaissances » et d’aboutir à un « diagnostic partagé » sur la situation financière des universités.

Dans leur rapport présenté mercredi dernier, Jérôme Fournel, inspecteur général des finances, ex-directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, et Gilles Roussel, président de l’Université Gustave Eiffel et ancien président de la Conférence des présidents d’université, ont formulé une proposition choc : multiplier par cinq les frais d’inscription pour les étudiants français. « Si le modèle financier des universités n’évolue pas, il ne sera plus soutenable d’ici à 2030 », alertent les rapporteurs.

Au Sénat, ce sujet a aussi été abordé par la commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur », lancée par le groupe LR. Les élus auditionnaient, mardi matin, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui a d’emblée écarté la mesure. « Je vais le dire ici de façon extrêmement claire. Ce gouvernement n’augmentera pas les droits d’inscription », a-t-il affirmé.

« Le débat sur leur évolution ne se tiendra pas dans le temps de ce gouvernement. Il peut appartenir, me semble-t-il, à un débat politique, dans un cadre plus large, comme celui de l’élection présidentielle, toujours en garantissant que chacun puisse avoir à l’université, quelles que soient ses ressources, une véritable chance », a-t-il ajouté.

 

30.06.2026 à 06:30

Emma Bador-Fritche
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Longtemps présenté comme fragilisé par la montée de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon semble avoir inversé la tendance. Le dernier baromètre Odoxa-Mascaret montre que le leader de La France insoumise est désormais la personnalité politique la plus appréciée des sympathisants de gauche, confirmant une dynamique engagée depuis l’annonce de sa candidature. Une progression qui intervient alors que les perspectives d’une primaire de la gauche s’éloignent de plus en plus.
Texte intégral (785 mots)

Mélenchon redevient-il le premier recours de la gauche ? La démonstration de force organisée par Jean-Luc Mélenchon le 7 juin à Saint-Denis, pour son premier meeting n’était pas seulement destinée à lancer sa campagne présidentielle. Elle visait aussi à envoyer un message clair à l’ensemble de la gauche : « la primaire est finie ». Le chef de file de La France insoumise entend mener la bataille présidentielle en position de favori de son camp. Les résultats du dernier baromètre Odoxa-Mascaret semblent lui donner raison. Jean-Luc Mélenchon s’impose aujourd’hui comme la personnalité politique la plus populaire auprès des sympathisants de gauche. Il recueille 49 % de cote d’adhésion, soit sept points de plus que François Hollande et François Ruffin, et dix points d’avance sur Raphaël Glucksmann (Place publique).

Cette progression est d’autant plus marquante qu’il y a un peu plus d’un an, en mai 2025, le leader insoumis n’occupait que la sixième place de ce classement. Il accusait alors un retard de neuf points sur François Ruffin et de sept points sur Raphaël Glucksmann et François Hollande. En douze mois, Jean-Luc Mélenchon a donc regagné près de dix points auprès des sympathisants de gauche.

Une remontée qui se confirme dans les intentions de vote

La progression du chef de file insoumis ne se limite plus aux indicateurs de popularité. Elle se traduit également dans les intentions de vote pour la présidentielle. Déjà, le mois dernier, le baromètre Odoxa-Mascaret enregistrait un spectaculaire rééquilibrage. Alors qu’Édouard Philippe reculait de quatre points pour tomber à 17 %, Jean-Luc Mélenchon gagnait simultanément quatre points, atteignant 16 % et revenant au coude-à-coude avec l’ancien Premier ministre macroniste Dans le même temps, l’écart avec Raphaël Glucksmann s’est creusé. Alors qu’ils étaient encore séparés de seulement deux points au printemps, le leader de Place publique est désormais crédité de 11 % des intentions de vote, soit cinq points de moins que Jean-Luc Mélenchon.

Pour Gaël Sliman, président d’Odoxa, cette évolution n’a rien d’anecdotique. « Dans la foulée de son annonce de candidature et de ses invitations médias, le leader insoumis parvient à traduire dans nos intentions de vote la poussée observée sur notre cote d’adhésion auprès des sympathisants de gauche. » Une dynamique qui confirme, selon lui, que la campagne est entrée dans une nouvelle phase où les principaux candidats de chaque « camp » commencent à s’installer durablement.

Le candidat préféré de la gauche… malgré un rejet toujours très élevé

Le paradoxe Jean-Luc Mélenchon demeure pourtant entier. Auprès de l’ensemble des Français, le leader de La France insoumise reste la personnalité politique la plus rejetée. Près de sept Français sur dix (69 %) déclarent éprouver du rejet à son égard et il n’occupe que la 18ᵉ place du classement général des personnalités politiques en matière d’adhésion, avec seulement 16 % d’opinions favorables.

Mais cette faiblesse dans l’opinion générale contraste fortement avec son influence au sein de son propre camp. « La présidentielle se rapproche et les champions de chaque camp commencent à s’affirmer. À gauche, Jean-Luc Mélenchon s’impose nettement », observe Gaël Sliman. « Le leader insoumis a beau être toujours la personnalité la plus rejetée par l’ensemble des Français, il s’impose comme le numéro un auprès des sympathisants de tous les partis de gauche avec 49 % de cote d’adhésion. »

À mesure que la présidentielle de 2027 se rapproche, les grands pôles politiques apparaissent de plus en plus structurés autour de leurs figures dominantes. À gauche, les derniers résultats d’Odoxa-Mascaret confirment que Jean-Luc Mélenchon a, pour l’heure, repris le leadership de son camp.

30.06.2026 à 06:00

Emma Bador-Fritche
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Selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, près de six Français sur dix estiment que Marine Le Pen est traitée comme n’importe quel justiciable. Alors que la cour d’appel rendra son verdict le 7 juillet, l’hypothèse d’une inéligibilité de la dirigeante du Rassemblement national ne semble ni délégitimer la justice aux yeux de l’opinion ni fragiliser durablement son parti, où Jordan Bardella apparaît désormais comme une alternative pleinement crédible.
Texte intégral (1018 mots)

À huit jours d’un verdict qui pourrait rebattre les cartes de la présidentielle de 2027, le Rassemblement national retient son souffle. Le 7 juillet, la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens, dans laquelle Marine Le Pen est accusée d’avoir participé à un système de détournement de fonds publics portant sur près de 1,4 million d’euros. Le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme aménageable, ainsi que cinq ans d’inéligibilité. Une condamnation qui, si elle était confirmée, empêcherait potentiellement la triple candidate à l’élection présidentielle de briguer un quatrième mandat en 2027. Marine Le Pen a d’ailleurs indiqué qu’elle tirerait immédiatement les conséquences politiques du verdict, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation. En cas d’empêchement, Jordan Bardella deviendrait naturellement le candidat du RN.

59 % des Français considèrent que Marine Le Pen est traitée comme n’importe quel justiciable

L’argument d’une justice « partisane », largement développé par Marine Le Pen et plusieurs responsables du Rassemblement national depuis sa condamnation en première instance, ne convainc pas l’opinion. Selon le baromètre Odoxa-Mascaret, 59 % des Français considèrent que Marine Le Pen est traitée comme n’importe quel justiciable, contre 40 % qui estiment au contraire qu’elle fait l’objet d’un traitement particulièrement sévère pour des raisons politiques.

Cette perception s’est même renforcée depuis sa condamnation en première instance. En quelques mois, la part des Français considérant que la justice agit de manière normale a progressé de six points. Le clivage politique demeure, mais il se resserre. Si les sympathisants du RN restent très majoritairement convaincus d’un traitement politique de l’affaire (82 %), le regard évolue à droite. Désormais, une majorité des sympathisants LR (57 %) considèrent eux aussi que Marine Le Pen est jugée comme n’importe quel citoyen, alors qu’ils étaient encore majoritairement convaincus du contraire au printemps 2025.

Pour Gaël Sliman, président d’Odoxa, « le procès fait à la justice par Marine Le Pen ne prend pas dans l’opinion, et moins que jamais ». Autrement dit, malgré la forte médiatisation de cette affaire, les accusations d’instrumentalisation politique de la justice ne trouvent pas d’écho au-delà du noyau dur électoral du Rassemblement national.

74 % estiment qu’une inéligibilité de Marine Le Pen ne constituerait pas un handicap pour le RN

L’autre enseignement du sondage est tout aussi révélateur. Les Français ne pensent pas que le Rassemblement national sortirait durablement affaibli d’une éventuelle condamnation de sa figure historique. Près de trois Français sur quatre (74 %) estiment qu’une inéligibilité de Marine Le Pen ne constituerait pas un handicap pour le RN. Dans le détail, les perceptions sont même nuancées : 24 % considèrent qu’il s’agirait d’un handicap, en privant le parti de sa candidate naturelle pour 2027 ; 32 % y voient au contraire une opportunité, permettant au RN d’ouvrir une nouvelle page avec Jordan Bardella et 42 % estiment que cela ne changerait pas fondamentalement la donne, Marine Le Pen et Jordan Bardella bénéficiant selon eux d’une crédibilité comparable auprès des électeurs.

« L’élève est parvenu à dépasser le maître en moins d’un an »

Cette évolution de l’opinion s’observe également dans les indicateurs de popularité. Avec 40 % de cote d’adhésion, Jordan Bardella continue de devancer légèrement Marine Le Pen (39 %). Le basculement est spectaculaire si l’on remonte au début du quinquennat. En juin 2022, Marine Le Pen recueillait 36 % d’adhésion contre seulement 21 % pour le jeune président du RN, soit quinze points d’écart. Quatre ans plus tard, Jordan Bardella a quasiment doublé son niveau d’adhésion, tandis que Marine Le Pen est restée globalement stable.

« L’élève est parvenu à dépasser le maître en moins d’un an », résume Gaël Sliman. Une dynamique qui se retrouve également dans les indicateurs de rejet. Aujourd’hui, 46 % des Français disent éprouver du rejet à l’égard de Jordan Bardella, contre 48 % pour Marine Le Pen. Un écart déjà observé en 2022 et qui confirme, selon le président d’Odoxa, que le président du RN apparaît désormais comme une figure politique légèrement plus consensuelle que celle qui l’a installé au premier plan.

Une remontée de Marine Le Pen qui ressemble davantage à un « cadeau de départ » qu’à un rebond politique

Paradoxalement, Marine Le Pen enregistre ce mois-ci, la plus forte progression du baromètre d’adhésion, avec six points gagnés. Mais cette embellie ne traduit pas nécessairement une dynamique politique durable. Pour Gaël Sliman, cette hausse ressemble davantage à « un cadeau de départ, voire d’adieu » qu’à une tentative des Français de peser sur la décision des magistrats.

30.06.2026 à 01:49

Romain David
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Le Sénat a voté en faveur de la réintroduction temporaire de deux néonicotinoïdes interdits en France pour soutenir certaines filières en difficulté. Votée contre l’avis du gouvernement lors de l'examen du projet de loi d'urgence agricole, cette mesure hautement inflammable n'a pas manqué de raviver le clivage gauche/droite dans l’hémicycle du Sénat. Mais elle pourrait aussi compromettre l’avenir du texte.
Texte intégral (1046 mots)

La majorité sénatoriale avait annoncé la couleur il y a plusieurs mois. À la faveur de la droite et des centristes, le Sénat a voté dans la nuit de lundi à mardi pour la réintroduction, à titre dérogatoire, de deux produits phytosanitaires, l’acétamipride et le flupyradifurone, des insecticides de la famille des néonicotinoïdes, interdits en France depuis plusieurs années mais qui restent autorisés dans le reste de l’Union européenne. Cette mesure, votée avec 183 voix pour et 129 contre, a été introduite dans l’article 2 quater du projet de loi d’urgence agricole par les rapporteurs du texte, mais contre l’avis du gouvernement.

Elle reprend pour partie les dispositions de la loi Duplomb qui avait été censurées par le Conseil constitutionnel l’été dernier. Cette fois, les élus ont misé sur une version resserrée du dispositif pour pouvoir passer à travers les fourches caudines des Sages de la rue Montpensier. Néanmoins, cet article, qui a soulevé un vif débat entre les élus de gauche et le reste de l’hémicycle, pourrait compromettre à lui seul l’avenir du projet de loi. « Cette question est tellement virulente qu’elle pourrait emporter le texte tout entier », a alerté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.

« Nos divergences sur l’acétamipride ne sont pas sur la pertinence ou non d’être le seul Etat en Europe à interdire une substance, mais sur la capacité à réunir suffisamment de parlementaires pour adopter un projet de loi contenant une mesure qui clive beaucoup et qui, comme vous le savez, pourrait fragiliser l’ensemble du projet de loi ou retarder son application », a-t-elle défendu.

Betteraves, pommes, noisettes et cerises

Dans le détail, le texte prévoit pour la filière betterave une dérogation d’un an, renouvelable deux fois, pour un enrobage de semence par usage de la flupyradifurone. Il autorise par ailleurs le recours à la pulvérisation de flupyradifurone et d’acétamipride à titre curatif si l’enrobage n’a pas suffi. Outre la betterave, ces dérogations concernent également plusieurs filières citées dans un rapport de l’Inrae comme étant « en situation d’impasse technique » face à certains parasites, en l’occurrence la pomme, la cerise et la noisette.

« Funeste article », « incroyable régression de la vision gaulliste du progrès »… La gauche n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier cet ajout, rappelant notamment qu’une pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale avait réuni l’année dernière, en un temps record, plus de deux millions de signatures contre la loi Duplomb.

« Nous sommes les seuls à interdire des molécules en Europe depuis plus de dix ans. On tue à petit feu notre production française de fruits pour finir par importer en masse ces mêmes fruits, produits avec ces mêmes molécules », a justement voulu dénoncer le LR Laurent Duplomb, co-rapporteur du projet de loi. Son collègue Pierre Cuypers, également rapporteur du texte mais aussi betteravier de métier, a rappelé que la filière betterave représentait « 70 000 emplois directs et indirects ». « En 2025, nous avons perdu entre 30 et 75 % de la production à cause de l’absence de néonicotinoïdes […] Vous organisez un casse industriel, avec la fermeture de six sucreries en moins de sept ans », a-t-il pointé.

« La flupyradifurone met plus de 200 jours à se dégrader dans l’eau »

Également présente au banc des ministres, Monique Barbut, qui occupe le portefeuille de la Transition écologique, leur a opposé la toxicité de ces molécules, pointée par différentes études. « Lorsque des doutes sérieux existent sur les effets d’une substance pour la santé humaine ou la biodiversité, notre responsabilité est d’agir avec prudence », a-t-elle expliqué. « Nous ne pouvons pas, d’un côté, affirmer notre volonté d’enrayer l’effondrement du vivant, et de l’autre, ignorer les signaux d’alerte émis par la communauté scientifique. »

Les élus de gauche, qui ont défendu plusieurs amendements de suppression, lui ont embrayé le pas : « Ces substances neurotoxiques ont la particularité de se diffuser facilement dans l’environnement, notamment dans l’eau, et d’être extrêmement néfastes pour les pollinisateurs sauvages », a indiqué le sénateur écologiste Daniel Salmon. « La flupyradifurone met plus de 200 jours à se dégrader dans l’eau », a-t-il expliqué. Selon lui, quelque 400 000 hectares de champs de betteraves pourraient être concernés par ces dérogations.

De son côté, la socialiste Marion Canalès a estimé que « le coup à venir pour la santé était énorme ». « Il est toujours remarquable de constater comment une partie de cet hémicycle peut passer aussi facilement d’un discours protectionniste sur les agriculteurs et les concitoyens, à un discours ultralibéral ou les intérêts du marché doivent primer sur tout », a raillé son collègue Jean-Claude Tissot.

Un texte polémique

La Chambre haute a entamé ce lundi après-midi l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole. Présenté comme une réponse aux revendications exprimées par le monde paysan cet hiver, ce texte d’une quarantaine d’articles aborde des sujets très variés, comme la préservation du foncier agricole ou la prédation du loup. Mais c’est surtout son volet « eau » qui devrait encore nourrir d’intenses débats d’ici la fin de la semaine.

Plusieurs articles prévoient d’assouplir le système actuel de gouvernance de l’eau, notamment pour faciliter la construction d’infrastructures de stockage. Ce que d’aucuns dénoncent déjà comme « un risque d’accaparement de la ressource par une minorité ».

29.06.2026 à 23:22

Romain David
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Le Sénat a voté lundi l'interdiction d'importer en France des denrées alimentaires traitées avec des produits phytosanitaires proscrits par l'UE. Intégrée au projet de loi d'urgence agricole, cette mesure vise à contrer la concurrence déloyale. Elle a pourtant suscité de vifs débats, socialistes et écologistes estimant que le dispositif prévu n’a qu’une valeur « incantatoire ».
Texte intégral (927 mots)

Le Sénat a banni l’importation en France de denrées alimentaires traitées avec des substances interdites au sein de l’Union européenne. Cette mesure, intégrée à l’article 2 du projet de loi d’urgence agricole, était réclamée de longue date par le monde agricole. Elle vise à limiter les distorsions de concurrence entre les producteurs français et étrangers, via la mise sur le marché de produits qui n’ont pas été soumis à des normes sanitaires aussi contraignantes.

« L’idée est la suivante : à chaque fois qu’une substance sera interdite sur le sol de l’Union européenne, de facto, elle le sera dans les importations. Ça parait de bon sens, cela préserve la santé des populations et l’environnement », a expliqué la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.

Néanmoins, la version initialement élaborée par l’Assemblée nationale était plus restrictive, puisqu’elle prévoyait d’interdire l’importation des denrées contenant des substances également interdites en France, mais cette disposition a été jugée contraire au droit européen. En revanche, le Sénat a élargi les interdictions d’importations aux produits horticoles. Une initiative jugée hasardeuse par le gouvernement : « Cette mesure a été adoptée sans étude d’impact sur une filière fragile, pour laquelle les importations sont massives. Peut-être que le problème existe, mais il faut se donner le temps d’en explorer les conséquences et soutenir la filière horticole française », a alerté la ministre.

« Vous donnez l’impression d’aller plus loin et, en fin de compte, c’est un recul »

Au fil des débats, la gauche s’est inquiétée des « zones grises » du dispositif, selon la formule du sénateur Yannick Jadot, qui seraient susceptibles d’ouvrir la voie à de nombreuses dérogations. « Dans sa rédaction actuelle, cet article 2 est purement incantatoire et ne garantit en rien une action des pouvoirs publics en cas de risque sérieux », a notamment déploré le sénateur socialiste de la Loire Jean-Claude Tissot.

Toutefois, une vingtaine d’amendements visant à resserrer le dispositif, tel que l’abaissement à zéro du seuil de résidu, ont été retoqués. Ils « risqueraient de contrevenir aux accords européens », a alerté Annie Genevard, « Le problème de cet article, c’est qu’il est plus restrictif que le règlement de l’Union européenne. Il remplace la transposition actuelle qui permet au ministre de prendre des mesures quel que soit le motif d’interdiction de la substance concernée. Vous donnez l’impression d’aller plus loin et, en fin de compte, c’est un recul », a déploré l’écologiste Daniel Salmon.

« Notre planète brûle et nous regardons en arrière »

La Chambre haute a entamé ce lundi après-midi l’examen du projet de loi d’urgence agricole, un texte fleuve, présenté comme une réponse aux mobilisations du monde paysan cet hiver, et qui brasse des sujets aussi divers que la gestion de la ressource en eau, la préservation du foncier agricole ou la prédation du loup. Mais au sortir d’une canicule exceptionnelle par son intensité et sa durée, la gauche dénonce les nombreux « reculs écologiques » de ce texte. Inversement, la droite et le bloc gouvernemental estiment ses dispositions nécessaires au maintien des filières durement frappées par le changement climatique. De quoi promettre des débats particulièrement nourris cette semaine, la fin de l’examen étant prévue jeudi soir, voire vendredi.

« Simplifier n’est pas renoncer à nos exigences, c’est pourquoi je ne peux pas entendre que ce texte comporte des reculs environnementaux, ce n’est pas vrai ! », a défendu la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, lors de la discussion générale. Le sénateur Jean-Claude Tissot l’a au contraire qualifié de « musée des horreurs ». Il a notamment ciblé les mesures qui visent à réintroduire, à titre dérogatoire, l’usage de certains pesticides de la famille des néonicotinoïdes, un ajout de la commission des Affaires économiques contre l’avis du gouvernement.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La célèbre phrase de Jacques Chirac a beaucoup été utilisée ces derniers jours pour dénoncer notre impréparation au changement climatique. Avec ce texte, nous franchissons un nouveau cap : ‘Notre planète brûle et nous regardons en arrière’ », a raillé l’écologiste Ronan Dantec.

Autre pierre d’achoppement : les dispositions qui assouplissent le système de gouvernance de l’eau, et qui devraient être débattues mardi. Il s’agit de l’un des piliers du texte, l’objectif étant de faciliter la construction d’infrastructures de stockage. Les socialistes dénoncent « un risque d’accaparement de la ressource par une minorité ». « Nous avons des températures au-delà de 40 °C et votre solution c’est d’aller pomper l’eau dans les nappes phréatiques pour les stocker dans des cuves où elle va s’évaporer », s’est étranglé l’écologiste Yannick Jadot.

29.06.2026 à 19:37

Guillaume Jacquot
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Alors que la chambre haute a commencé l’examen en séance du projet de loi d’urgence agricole, la ministre de l’Agriculture a mis en garde contre certains ajouts en commission, comme la réintroduction dérogatoire de produits phytosanitaires tels que l’acétamipride. Cet ajout pourrait, selon elle, mettre en péril la totalité du texte.
Texte intégral (877 mots)

Ce sont des séances sous tension qui se dessinent au Sénat cette semaine avec l’examen en séance du projet de loi d’urgence agricole, à partir de ce 29 juin. Le gouvernement a conçu ce texte de simplification comme une réponse aux manifestations d’agriculteurs du début de l’année, et espère une promulgation dès cet été, si le Parlement l’adopte. Il a déjà passé l’étape de l’Assemblée nationale début juin, grâce à des voix allant du camp présidentiel au Rassemblement national.

L’exécutif a toutefois mis en garde ce lundi sur le devenir du texte, après les modifications intervenues en commission au Sénat, sous l’impulsion des rapporteurs issus de la droite et du centre. Le gouvernement a notamment ciblé la réintroduction dérogatoire de produits phytosanitaires, comme l’acétamipride, des mesures directement ressuscitées de la proposition de loi Duplomb l’an dernier qui avait fait l’objet d’une bataille politique intense. En août dernier, ces dispositions avaient été censurées par le Conseil constitutionnel.

« Nous ne devons pas courir le risque que ce texte soit renvoyé au placard. On ne nous le pardonnerait pas dans les fermes, indépendamment de ce qu’on pense de l’acétamipride », a plaidé en ouvertures des débats la ministre Annie Genevard, mettant en garde contre « une mesure qui clive beaucoup », et qui donc pourrait « fragiliser l’ensemble » du texte, voire retarder ce qui est « une loi d’urgence ».

« Ce texte fait aujourd’hui plus de 40 mesures utiles aux agriculteurs […] Le sujet de l’acétamipride est important pour certaines filières, bien sûr. Mais cet hiver, nous avons entendu parler d’eau, de revenus, de concurrence déloyale, de normes, de loups. Nous avons un texte qui apporte des réponses à toutes ces questions, ne courons pas le risque qu’il n’y ait in fine aucune réponse sur aucun de ces sujets », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes les seuls à interdire des molécules en Europe, depuis plus de 10 ans »

Le sénateur LR Laurent Duplomb, l’un des co-rapporteurs du projet de loi, a estimé que le texte se devait de « mettre fin » à un certain nombre « d’hypocrisies ». « Nous sommes les seuls à interdire des molécules en Europe, depuis plus de 10 ans, tuant à petit feu notre production française de fruits, pour finir par importer en masse ces mêmes fruits produits avec les mêmes molécules interdites ailleurs », a-t-il dénoncé. Symptôme des débats houleux à venir, le président de séance Alain Marc a dû rappeler à l’ordre à deux reprises des collègues dont la voix couvrait celle du rapporteur.

Pierre Cuypers (LR), autre rapporteur, a souligné que ces dérogations à l’interdiction d’usage de produits pharmaceutiques, contenant des substances de la famille des néonicotinoïdes, se feraient « sous des conditions strictement encadrées et validées par le Conseil d’Etat », pour « quatre filières particulièrement exposées » : la betterave sucrière, la pomme, la cerise et la noisette.

La gauche est montée au créneau dès la discussion générale contre cette disposition la plus clivante. L’écologiste Daniel Salmon, qui a échoué à faire adopter une motion rendant irrecevable le texte, a dénoncé « l’acharnement » autour de cette « funeste mesure ». « Vous vous enfermez de plus en plus dans des positions caricaturales, bien souvent dictées, par les plus libéraux de la profession agricole, qui interdisent toute nuance », a également reproché le socialiste Jean-Claude Tissot.

D’autres assouplissements votés en commission inquiètent aussi le gouvernement, s’agissant de régulation de la population de loups ou de la gestion des ressources en eau. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, considère qu’en l’état actuel le texte s’est traduit par un « affaiblissement de la protection de l’eau et de la biodiversité mais aussi de la sécurité hydrique des Français ». Elle a appelé à « retrouver l’esprit d’équilibre qui animait sa rédaction initiale ». Signe de son opposition à plusieurs réécritures, le gouvernement a déposé près de 70 amendements.

29.06.2026 à 18:53

François Vignal
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Alors que le bilan de la canicule historique n’est pas connu, les attaques contre le gouvernement, venant de la gauche, du RN, mais même du bloc central, se multiplient. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », rétorque le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé ». Les premières clim' devraient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».
Texte intégral (2051 mots)

[Edit le 30/06/26 à 17h15 : Guillaume Gontard a tenu à préciser ses propos publiés dans un premier temps (« ça va être terrible, on va atteindre les 10.000 morts, l’équivalent d’une guerre et on ne réagit pas »). Cette phrase et le titre ont donc été modifiés selon les nuances apportées.]

La canicule historique que la France vient de traverser laisse des traces, tant sanitaires que politiques. Les records successifs à plus de 40 degrés, qui ont marqué la semaine du 22 juin, ont entraîné leur lot de conséquences : classes surchauffées, avec responsabilité renvoyée aux parents de garder leur enfant quand ils le peuvent, quand l’école n’était pas carrément fermée ; transports en commun désorganisés avec annulation de trains ; conséquences pour l’agriculture et les forêts, les arbres subissant un stress hydrique et thermique.

Et bien sûr, le pire, avec des morts par centaines sur tout le territoire. Des personnes âgées, mais aussi des jeunes. Le bilan très provisoire fait état d’environ 1.000 morts. Mais le compteur macabre va forcément monter, quand on sait que la canicule de 2003 a engendré 15.000 morts. Et selon Météo France, l’épisode 2026 est pire que celui de 2003 en termes météorologiques… Et déjà, on annonce un nouvel épisode de forte chaleur, à partir de la semaine du 6 juillet, dont l’intensité reste à préciser.

« Lâcheté de l’Etat face aux lobbies climaticides »

Sans surprise, le gouvernement se retrouve sous le feu de critiques, devant faire face au procès en impréparation. Les attaques se multiplient, notamment à gauche. Jugeant « criminelle » « l’impréparation », la vice-présidente LFI de l’Assemblée nationale, Clémence Guetté, estime que l’exécutif est « coupable du fait que neuf millions de personnes sont dans des bouilloires thermiques ».

Du côté des Ecologistes, on ne ménage évidemment pas le gouvernement. « Des centaines de morts se cachent derrière cette carte tristement historique », a lancé sur X la patronne du parti, Marine Tondelier, carte de vigilance rouge à l’appui. « On va découvrir les conséquences très concrètes de la lâcheté de l’Etat face aux lobbies climaticides », selon la secrétaire nationale des Ecologistes, qui ajoute : « Depuis des années, nous démontrons l’impréparation totale de nos gouvernants à ce qui nous guette, et le danger que cela représente », pointant le Fonds vert « divisé par quatre » et « le programme MaPrimeRénov’raboté et suspendu ».

Guillaume Gontard, président du groupe écologiste du Sénat, est tout aussi remonté contre le gouvernement. « On parle d’épisode de canicule, mais tout ce qui nous arrive, ce sont des choses totalement prévues. Ce n’est pas un séisme qu’on ne voit pas venir. Tout ça est documenté », dénonce le sénateur de l’Isère, pointant « la responsabilité dans la gestion de la crise immédiate et surtout, l’inaction qu’il y a pu y avoir pendant ces dernières décennies ». Il ajoute : « On le sait, on a les chiffres sous les yeux, l’ensemble des experts nous le disent et pourtant, on ne fait rien ».

« Les gens qui meurent aujourd’hui n’auraient pas dû mourir », lance Guillaume Gontard

Alors que les investissements nécessaires se calculent en milliards, Guillaume Gontard remarque que « quand on le souhaite, on peut mettre l’argent. On a voté l’actualisation de la loi de programmation militaire. Je ne suis pas contre qu’on renforce nos armées, mais si on n’est pas en capacité de protéger nos populations… Ça va être terrible, on pourrait atteindre les 10.000 morts, comme en 2003, l’équivalent d’une guerre, et on ne réagit pas », s’indigne le président du groupe écologiste.

Pour Guillaume Gontard, la responsabilité du gouvernement sur le nombre de décès est directe. « Les gens qui meurent aujourd’hui n’auraient pas dû mourir. Derrière, il y a une responsabilité. Les responsables politiques sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. Donc le gouvernement est responsable », lance le sénateur de l’Isère.

« La canicule est une souffrance de classe »

« La canicule est une souffrance de classe. Les classes populaires sont davantage impactées que les autres et les politiques publiques doivent d’abord se tourner vers elle », avance de son côté le sénateur communiste, Ian Brossat, invité de RMC dimanche. Mais « en tant que responsables politiques, on devrait avoir l’humilité de reconnaître qu’il y a une forme de faillite collective dans un certain nombre de domaines », ajoute cependant le sénateur de Paris, estimant par ailleurs que le RN est « disqualifié » d’office sur la question.

Le Rassemblement national défend lui un plan clim’ pour répondre aux effets des canicules. Encore imprécis, il sera présenté ce mardi. Le parti d’extrême droite vient de loin en la matière. Du climatoscepticisme du temps de Jean-Marie Le Pen, aux critiques de Marine Le Pen en 2023 sur les rapports « alarmistes » du Giec, le RN tente, sur le tard, et face aux canicules qui se répètent, se prendre le train en marche, quitte à dénoncer aujourd’hui l’inaction du gouvernement.

Sébastien Lecornu veut « créer un plan ORSEC valeurs extrêmes »

Pris dans les cordes, de toutes parts, le gouvernement se défend. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a tenu une nouvelle cellule interministérielle de crise ce lundi soir. Le message est clair : l’exécutif veut se montrer en action et non en train de subir la situation. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », s’est félicité Sébastien Lecornu en ouverture. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé », ainsi que dans la sphère privée, où « le nombre de victimes est bien plus important » que dans les Ehpad, qui « ont tenu ». Il annonce aussi « créer un plan ORSEC valeurs extrêmes ».

« On ne peut pas dire que l’Etat n’a rien fait. On est à la troisième version du plan national d’adaptation au réchauffement climatique », avait souligné mercredi dernier, lors des questions d’actualité au gouvernement, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique. Mais l’ancienne présidente du WWF France a reconnu que ce plan « doit nous amener à réfléchir aussi à la question des moyens. Et c’est clair, c’est un mur d’investissement qu’il va falloir que nous acceptions de regarder collectivement, tant pour l’Etat que pour les collectivités et les individus ». La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé de son côté la commande de 30.000 climatiseurs et des ventilateurs pour les hôpitaux, via une enveloppe « de 100 millions d’euros », a-t-elle annoncé à La Tribune Dimanche. Sébastien Lecornu a précisé ce lundi que les première clim’ allaient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».

« Dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017 en matière d’écologie est absolument faux », soutient Mathieu Lefèvre

Derrière, ce sont aussi les deux quinquennats d’Emmanuel Macron qui sont passés au crible. Surtout que dans l’entre-deux tours de la présidentielle 2022, le chef de l’Etat, cherchant alors à attirer des voix de gauche et écologistes, avait déclaré à Marseille : « La politique que je mènerai dans les 5 ans à venir sera écologique ou ne sera pas ».

« Dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017 en matière d’écologie est absolument faux », a rétorqué ce lundi matin le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, invité de la matinale de Public Sénat. Il ajoute que « le premier ministre a pris des mesures d’urgence immédiatement ».

« Dans une petite commune, est-ce qu’on va mettre 500.000 euros de travaux pour isoler une école ou mettre la clim’ qui va marcher 15 jours ? » interroge un ministre

« Tout est bon pour faire le procès d’Emmanuel Macron aujourd’hui. Quoi qu’il arrive dans ce pays, c’est sa faute », ajoute François Patriat, président du groupe RDPI (Renaissance) du Sénat, qui rappelle que c’est sous Emmanuel Macron que le Fonds vert a été créé. « On l’a baissé car il y a eu des abus et des détournements. Mais on s’adapte de mieux en mieux aux aléas climatiques », défend le sénateur de la Côte-d’Or. Quant aux critiques sur les écoles, outre le fait que c’est la responsabilité des mairies, comme l’a rappelé Sébastien Lecornu dans un courrier aux élus, François Patriat souligne que « ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande n’ont mis la climatisation dans les écoles ».

Le fait même d’installer la clim’ dans les écoles, ou de les rénover, ne va en réalité pas de soi au sein du gouvernement. « Dans une petite commune, est-ce qu’on va mettre 400 ou 500.000 euros de travaux pour isoler une école pour 15 jours de chaleurs par an, ou mettre la clim’ qui va marcher 15 jours ? » s’interrogeait sous couvert d’anonymat un ministre, juste avant le début de la canicule de la semaine dernière. Il s’appuyait sur ses retours localement : « Si on dit qu’on va augmenter les impôts de 15 % pour mettre la clim’ dans l’école pendant 15 jours… Bah non ». Le même estimait qu’« une vague de chaleur, ça ne s’anticipe pas », tout en reconnaissant qu’« il faut s’adapter sur le long terme ».

Baisse du Fond vert de 2,5 milliards à 837 millions d’euros

Au sein même du bloc central, les critiques apparaissent. « Depuis 2017, on a baissé de 25 % les émissions de gaz à effet de serre », a rappelé dimanche sur France 3 l’ex-première ministre, Elisabeth Borne, tout en lâchant une pique pour ses successeurs : « Après mon départ de Matignon, je ne suis pas sûre que la planification écologique et énergétique ait été portée avec la même énergie », a dénoncé Élisabeth Borne. Une critique à peine voilée contre le patron de Renaissance, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle.

A l’origine doté d’un budget de 1,5 milliard d’euros, puis abondé jusqu’à 2,5 milliards, le Fonds vert s’est retrouvé en effet raboté de 1,35 milliard d’euros pour atteindre 1,15 milliard d’euros dans le budget 2025, quand Gabriel Attal puis Michel Barnier étaient premiers ministres, avant d’arriver à 837 millions d’euros par le projet de loi de finances 2026, sous Sébastien Lecornu.

Quant à Edouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle, il appelle aussi à « climatiser massivement » et y va de son « plan baignade national ». Pour l’ex-premier ministre, en matière d’adaptation au changement climatique, « nous n’allons pas assez vite et il nous faudra aller plus loin ».

« La présidentielle sera au printemps, du coup, on n’en parlera pas », pense un ministre

Après une semaine où la France a suffoqué, on le voit, tout le monde s’échauffe. Mais qu’en restera-t-il l’année prochaine, en pleine campagne présidentielle ? Le ministre cité plus haut pense, sans s’en réjouir, que la question se retrouvera à nouveau en bas de la pile : « Quand on repassera sous 25 degrés, on n’en parlera plus. Et la présidentielle sera au printemps, du coup, on n’en parlera pas ».

29.06.2026 à 18:13

Christian Mouly
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Les sénateurs ont définitivement adopté, lundi, la proposition de loi anti fast-fashion, après un accord en commission mixte paritaire pour ne cibler que les plateformes chinoises. Les vêtements de Shein, Temu et AliExpress se verront désormais infliger une pénalité financière. Comme à l’Assemblée, la gauche s’est en partie abstenue, regrettant que le texte délaisse les dérives plus larges de l’industrie textile en Europe.
Texte intégral (1059 mots)

Il aura donc fallu attendre plus de deux ans. Lundi, les sénateurs ont définitivement adopté la proposition de loi anti fast-fashion de la députée Anne-Cécile Violland (Horizons), déposée en janvier 2024 à l’Assemblée nationale mais ralentie par les désaccords entre les deux chambres et les réserves de la Commission européenne. Des discordances finalement levées lors de la commission mixte paritaire, le 16 juin, où sénateur et députés ont convergé vers des pénalités visant uniquement les produits des plateformes chinoises, Shein et Temu en tête, accusées d’inonder le marché français.

« Pour la première fois, le législateur se saisit spécifiquement des conséquences écologique, sociale et économique de la mode ultra-express », s’est félicitée dans l’hémicycle la rapporteure du texte au Sénat Sylvie Valente-Le Hir (apparentée LR). L’élue a de quoi être satisfaite : la copie finale se rapproche beaucoup de celle votée sous son impulsion par le Sénat en première lecture. La majorité sénatoriale a toujours réclamé d’écarter les entreprises européennes et françaises des deux principaux mécanismes du texte : l’interdiction de la publicité et les pénalités financières sur chaque produit acheté. Pas question de toucher à la « mode express » du Vieux continent, mais seulement à la « mode ultra-express » chinoise – le terme avait été modifié ainsi par les sénateurs.

20 euros de pénalité par article

C’est chose faite, avec l’aval de la rapporteure Anne-Cécile Violland et du gouvernement. « Nous l’avons fait sans prendre le risque de détruire le moindre emploi français, puisque notre cible est claire : les plateformes extra-européennes qui fondent leur modèle économique sur la surproduction permanente et des pratiques commerciales particulièrement agressives », a lancé le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefebvre.

Concrètement, le texte instaure un malus financier qui augmentera dans le temps. Renforcé par un amendement du gouvernement, il pourra aller jusqu’à 20 euros par pièce en 2030 – avec, toujours, un plafonnement à 50 % du prix du produit. Un plafond que Sylvie Valente-Le Hir souhaitait rehausser, en vain. Une partie de ces pénalités ira aux infrastructures de collecte et de recyclage.

Dans le texte, deux critères principaux définissent les entreprises de « mode ultra-express » : le nombre de vêtements mis sur le marché et l’incitation à réparer, c’est-à-dire le coût de réparation du produit rapporté à son prix de vente. Les seuils seront fixés par décret par le gouvernement, qui a pris soin de faire tourner ses simulateurs pour s’assurer qu’une fois mis en place, seules les plateformes chinoises seront touchées. Du sur-mesure, en somme. « Il a fallu valider et vérifier ensemble que les bonnes formules soient choisies. De ce côté-là, je suis rassurée », indique Sylvie Valente-le Hir. Shein est tout particulièrement dans le viseur. Après une première amende de 40 millions d’euros en 2025 pour non-conformité de ses produits, le groupe vient d’être condamné à payer plus de 21 millions par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

« Le but est de chercher à exempter les multinationales européennes et françaises »

Il faut dire qu’en deux ans, le déficit commercial vis-à-vis de la Chine s’est aggravé, reléguant au second plan les dérives environnementales de l’industrie textile européenne. Le secteur dans son ensemble représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le ministre du Commerce Serge Papin a pourtant assuré qu’avec ce texte, « deux combats se rejoignent : celui de l‘écologie et de la souveraineté économique. »

Ces calculs n’ont pas plu à la gauche, qui s’est en partie abstenue, comme à l’Assemblée. « L’ambition initiale a été bien revue à la baisse, dénonce Jacque Fernique, chef de file des sénateurs écologistes sur le texte. Le nombre de références et l’incitation à la réparation sont des critères inconsistants. Le but est de chercher à exempter les multinationales européennes et françaises. On ne devrait pas faire de critères en fonction de la nature des entreprises mais en fonction de la nature des produits. » Zara, Kiabi ou Primark, régulièrement épinglés par les associations écologistes, seront ainsi exemptés de malus, contrairement à ce que prévoyait la mouture initiale.

L’interdiction de la publicité en suspens

Écologistes et communistes craignent aussi les manœuvres de détournement de Shein et consorts. « Pour passer entre les mailles de ce filet distendu, ils n’auront qu’à se tronçonner pour rester juste en dessous des seuils. Ce sont des biais identifiés depuis un moment, mais ce n’est pas réglé », cingle Jacques Fernique.

La gauche salue en revanche l’interdiction de la publicité pour ces entreprises, seconde mesure phare du texte. Mais là aussi, son application est en suspens en raison de son incompatibilité avec le droit européen. L’an dernier, la Commission européenne avait émis des réserves sur cette disposition, mais le gouvernement a décidé de conserver la mesure, au risque de la voir retoquer par Bruxelles.

« Je craignais que l’interdiction ne soit pas possible. Maintenant, le gouvernement nous dit qu’on peut tenter. Si c’est possible, j’en suis la première ravie, mais je ne veux pas que le texte soit fragilisé à cause de ça », explique la rapporteure, qui a concédé ce point à l’exécutif. Si la disposition venait à être bloquée, le reste du texte ne serait cependant pas menacé. L’interdiction de la publicité ne concernerait alors que les influenceurs.

29.06.2026 à 17:35

Simon Barbarit
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Dans un rapport publié ce lundi, l'association de protection des forêts Canopée pointe la réduction de la surface des forêts françaises, puits de carbone qui compensent les émissions de CO2, et indispensables à l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050. Une hausse des prélèvements de bois qui s'explique notamment par une hausse des usages énergétiques.
Texte intégral (1188 mots)

Alors que la France commence à sortir d’un épisode caniculaire, un rapport, rendu public ce lundi, entend mettre en lumière un « angle mort du débat public sur le climat ». L’association de protection des forêts Canopée alerte, dans ce document, sur la chute des puits de carbone naturels, les forêts, indispensables à l’objectif de neutralité carbone à horizon 2050, issu de l’accord de Paris et depuis intégré dans notre droit. « Atteindre la neutralité carbone suppose de disposer de puits naturels suffisants pour absorber les émissions résiduelles incompressibles. » « Avec 51 millions de tonnes en équivalent CO2 (MtCO2) absorbées par an, contre seulement 4,2 pour les prairies, la forêt est de loin le principal de ces puits », rappelle l’ONG.

Mais selon le Citepa, l’organisme de référence chargé du suivi des émissions, la quantité de carbone absorbée par les forêts françaises a baissé de plus de moitié depuis le début des années 2000. Une chute qui s’explique par trois facteurs : la hausse de la mortalité des arbres, leur croissance plus lente et l’augmentation des « prélèvements » (coupes), explique Canopée.

Or, pour les auteurs du rapport, « la chute du puits de carbone forestier » est « pour une part significative, le résultat de choix politiques identifiables et réversibles ». Dans son viseur, la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), un document régulièrement amendé par le gouvernement qui vise à permettre à la France d’atteindre en 2050, un équilibre entre émissions de carbone et absorption du carbone de l’atmosphère, soit la définition de la neutralité carbone.

L’ONG reproche à la dernière version de la SNBC, soumise à consultation publique, de prévoir « une augmentation de la récolte en forêt » de plus de 13% d’ici à 2030, qui va « dégrader le puits de carbone » de 11 millions de tonnes équivalent CO2 par an, selon ses calculs.

« C’est une politique publique prioritaire », assure Mathieu Lefèvre

Interrogé dans la matinale de Public Sénat, le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre s’est défendu en rappelant que le gouvernement avait investi « 650 millions d’euros dans le renouvellement forestier depuis 2022 ». « C’est une politique publique prioritaire. Elle l’est budgétairement », a-t-il assuré avant d’ajouter : « Il faut aussi penser à la filière bois qui est une filière d’excellence ».

Mathieu Lefèvre reprend ainsi l’un des constats de l’ONG. Selon elle, l’augmentation des prélèvements est le fait d’une hausse de la demande en bois pour des usages énergétiques, mais aussi par l’utilisation du bois comme d’une ressource censée participer à la baisse des émissions. « Huit projets industriels concentrent déjà près de 70 % du bois-énergie supplémentaire prévu par la SNBC 3 », souligne le rapport, citant la centrale biomasse de Provence, ou encore l’usine de granulés de bois à Guéret.

Suspension du dispositif d’aide au renouvellement forestier

« La France a fait un effort important c’est vrai, mais malheureusement ils ont été remis en cause il y a quelques jours par la suspension du dispositif d’aide au renouvellement forestier », rappelle Anne-Catherine Loisier, sénatrice centriste de la Côte-d’Or, présidente du Groupe d’études Forêt et filière bois et co-autrice en 2025 du rapport d’information « sur la compétitivité de la filière bois française ». Ce dispositif mis en place en 2024 permet d’accompagner l’adaptation des forêts françaises au changement climatique, par une aide financière aux propriétaires forestiers, publics et privés, à renouveler, enrichir et améliorer leurs forêts.

« En matière de bois, il faut respecter la hiérarchie des usages. D’abord les usages les plus longs possibles avec la construction, un bois qui séquestre le carbone, pour aller vers le bois de chauffage. En ce moment, il y a moins de construction donc moins de pression sur la demande. Mais il faut être vigilant sur les exportations et privilégier les contrats avec les entreprises françaises », met en avant la sénatrice.

« Ce rapport est instructif car on observe qu’une grande partie de l’augmentation des prélèvements est liée à un fort soutien de l’État, et à une forte demande vers la bioénergie. Il y a, au contraire, très peu de projets subventionnés pour le bois d’œuvre ou de construction. On ne peut rien faire contre les sécheresses les incendies et les maladies, donc le seul levier d’action, c’est de pouvoir réduire un peu les prélèvements. Ce que propose le rapport est scientifiquement correct », valide Philippe Ciais, directeur de recherche au laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement.

Réduire les prélèvements des forêts de 53 à 50 millions de m3 par an

Alors que le « Haut Conseil pour le climat estime qu’il manquera environ 16 MtCO2/an à la France pour respecter ses engagements sur les puits », l’ONG Canopée propose de réduire les prélèvements des forêts de 53 à 50 millions de m3 par an. La future Stratégie nationale bas carbone prévoit au contraire d’augmenter la récolte de 53 à 60 millions de m3. « L’écart entre ces deux trajectoires atteint 15,7 MtCO2 e/an — soit précisément l’ordre de grandeur du déficit identifié par le Haut Conseil pour le climat », note le rapport.

L’objectif d’Emmanuel Macron, annoncé en 2022, visant à planter un milliard d’arbres en dix ans est également au cœur des critiques de l’association. « Le bilan du plan de relance forestier a révélé que 87 % des projets financés impliquaient des coupes rases. De plus, pour les plantations de moins de 10 hectares, le plan de relance n’exigeait aucune diversification », a analysé Canopée. La publication du nouveau cahier des charges de ce plan a été renvoyée au début de l’année 2028.

Dans leur rapport, Anne-Catherine Loisier et Serge Mérillou (PS) conseillaient à « l’industrie de s’adapter à la forêt de demain ». « La forêt, soumise à des stress hydrique, thermique et donc parasitaire, doit en priorité s’adapter au changement climatique, ce qui peut l’éloigner des besoins normalisés de l’industrie. Il convient en effet de rester humble et pragmatique sur le choix d’essences d’avenir à planter, notamment en promouvant la diversification et en se gardant d’une sélection en vue d’usages du siècle prochain aujourd’hui impossibles à prédire ».

 

29.06.2026 à 11:04

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Texte intégral (1188 mots)

29.06.2026 à 11:04

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Le nouveau président du musée du Louvre tire un constat alarmant : le musée est à "bout de souffle". Après le casse des bijoux qui a mis en lumière les failles sécuritaires de l'institution, des risques d’inondations et la fragilité de certains bâtiments sont apparus. De lourds investissements sont donc nécessaires. Comment le premier musée du monde peut-il être dans un tel état de décrépitude ? Est-ce une question de budget ou de mauvais choix ? La sécurité s’est-elle vraiment améliorée, 9 mois après le casse des Joyaux de la Couronne ? On en parle avec Jean-Michel TOBELEM, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, docteur en sciences de gestion, spécialiste des politiques culturelles et auteur de « Politique et gestion de la culture. Publics, financement, territoire, stratégie” paru chez Armand Colin, Maryvonne de SAINT-PULGENT, ancien directeur du Patrimoine et autrice du tract “Alerte sur le patrimoine” paru en janvier chez Gallimard et Didier RYKNER, journaliste, historien de l'art et fondateur du magazine en ligne latribunedelart.com 
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Le nouveau président du musée du Louvre tire un constat alarmant : le musée est à "bout de souffle". Après le casse des bijoux qui a mis en lumière les failles sécuritaires de l'institution, des risques d’inondations et la fragilité de certains bâtiments sont apparus. De lourds investissements sont donc nécessaires. Comment le premier musée du monde peut-il être dans un tel état de décrépitude ? Est-ce une question de budget ou de mauvais choix ? La sécurité s’est-elle vraiment améliorée, 9 mois après le casse des Joyaux de la Couronne ? On en parle avec Jean-Michel TOBELEM, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, docteur en sciences de gestion, spécialiste des politiques culturelles et auteur de « Politique et gestion de la culture. Publics, financement, territoire, stratégie” paru chez Armand Colin, Maryvonne de SAINT-PULGENT, ancien directeur du Patrimoine et autrice du tract “Alerte sur le patrimoine” paru en janvier chez Gallimard et Didier RYKNER, journaliste, historien de l'art et fondateur du magazine en ligne latribunedelart.com 

29.06.2026 à 11:04

Thomas Bourgeois-Muller
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Après plus de 4 mois de guerre entre l'Iran et les États-Unis, la société iranienne semble être la grande oubliée de ce conflit. Donald Trump avait pourtant encouragé les Iraniens à se révolter contre le régime et avait promis de les sauver. Comment le peuple iranien a-t-il vécu ces 14 semaines sous les bombes ? Que peuvent-ils espérer des centaines de milliards de dollars promis par Donald Trump ? Le centre de gravité du pouvoir a-t-il basculé en faveur des Gardiens de la Révolution ? On en parle avec Azadeh KIAN, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Cité et autrice de “Repenser le genre, l’ethnicité et la religion en Iran” (Bloomsbury), Armin AREFI, grand reporter au Point, spécialiste du Proche et Moyen-Orient et auteur avec Julie Lerat du documentaire “Gardiens de la révolution. Les maîtres de l'Iran” sur Arte et Karim-Émile BITAR, professeur de science politique à Sciences Po Paris et à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et spécialiste du Proche et Moyen-Orient.
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Après plus de 4 mois de guerre entre l'Iran et les États-Unis, la société iranienne semble être la grande oubliée de ce conflit. Donald Trump avait pourtant encouragé les Iraniens à se révolter contre le régime et avait promis de les sauver. Comment le peuple iranien a-t-il vécu ces 14 semaines sous les bombes ? Que peuvent-ils espérer des centaines de milliards de dollars promis par Donald Trump ? Le centre de gravité du pouvoir a-t-il basculé en faveur des Gardiens de la Révolution ? On en parle avec Azadeh KIAN, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Cité et autrice de “Repenser le genre, l’ethnicité et la religion en Iran” (Bloomsbury), Armin AREFI, grand reporter au Point, spécialiste du Proche et Moyen-Orient et auteur avec Julie Lerat du documentaire “Gardiens de la révolution. Les maîtres de l'Iran” sur Arte et Karim-Émile BITAR, professeur de science politique à Sciences Po Paris et à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et spécialiste du Proche et Moyen-Orient.

29.06.2026 à 10:54

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L'affaire Lyhanna a tristement rappelé le problème des plaintes pour violences sexuelles, souvent mal traitées voire oubliées. Ainsi, 81% des victimes de féminicides avaient déjà porté plainte, avant de tomber sous les coups de leur conjoint. Les policiers et gendarmes sont-ils assez formés ? Comment faciliter les dépôts de plaintes ? La loi intégrale prévue à l’automne va-t-elle permettre à la France de sortir du scandale des violences sexuelles contre les femmes et les enfants ? On en parle avec le Lieutenant-colonel Erwan COIFFARD, porte-parole de la Gendarmerie nationale, Évelyne SIRE-MARIN, magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme et Dominique VÉRIEN, sénatrice centriste de l’Yonne et présidente de la délégation aux droits des femmes.
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L'affaire Lyhanna a tristement rappelé le problème des plaintes pour violences sexuelles, souvent mal traitées voire oubliées. Ainsi, 81% des victimes de féminicides avaient déjà porté plainte, avant de tomber sous les coups de leur conjoint. Les policiers et gendarmes sont-ils assez formés ? Comment faciliter les dépôts de plaintes ? La loi intégrale prévue à l’automne va-t-elle permettre à la France de sortir du scandale des violences sexuelles contre les femmes et les enfants ? On en parle avec le Lieutenant-colonel Erwan COIFFARD, porte-parole de la Gendarmerie nationale, Évelyne SIRE-MARIN, magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme et Dominique VÉRIEN, sénatrice centriste de l’Yonne et présidente de la délégation aux droits des femmes.

29.06.2026 à 10:50

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29.06.2026 à 10:50

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29.06.2026 à 10:50

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Si Jean-Luc Mélenchon semble bien lancé pour la campagne présidentielle de 2027, le reste de la gauche semble avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Multiplication des candidatures, mais toujours pas de primaire : y en aura-t-il une ? Plusieurs figures de la gauche telles que la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau, le député Génération.s Benjamin Lucas ou encore Philippe Poutou appellent à dialoguer avec le Président des Insoumis. Est-ce l’unique solution de faire remporter à la présidentielle à la gauche ? On en parle avec les éditorialistes politiques Elizabeth Martichoux et Françoise Degois, ainsi qu’avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi. Le sondeur annonce une fébrilité du côté de la gauche qui aurait « peur qu’on fonce tout droit devant un quatrième 21 avril ». Frédéric Dabi explique : « C’est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012, c'est presqu'un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français ». Et malgré le fait qu’il existe des figures qui incarnent la gauche comme François Hollande, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, « il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement ». Pour Françoise Degois, la question de la primaire cristallise les tensions à gauche. Elle précise : « Glucksmann ne veut pas de primaire, il veut une désignation interne, mais il n’est pas irrésistible (…). Il faut que le candidat ait une légitimité de vote. Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit ‘on veut une primaire’, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance à une primaire. » Elizabeth Martichoux souligne toutefois que le contexte a profondément évolué. Et selon elle, le Parti socialiste s’est « affaibli nationalement », tandis que Jean-Luc Mélenchon a installé « son hégémonie sur la gauche » depuis 2022.
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Si Jean-Luc Mélenchon semble bien lancé pour la campagne présidentielle de 2027, le reste de la gauche semble avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Multiplication des candidatures, mais toujours pas de primaire : y en aura-t-il une ? Plusieurs figures de la gauche telles que la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau, le député Génération.s Benjamin Lucas ou encore Philippe Poutou appellent à dialoguer avec le Président des Insoumis. Est-ce l’unique solution de faire remporter à la présidentielle à la gauche ? On en parle avec les éditorialistes politiques Elizabeth Martichoux et Françoise Degois, ainsi qu’avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi. Le sondeur annonce une fébrilité du côté de la gauche qui aurait « peur qu’on fonce tout droit devant un quatrième 21 avril ». Frédéric Dabi explique : « C’est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012, c'est presqu'un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français ». Et malgré le fait qu’il existe des figures qui incarnent la gauche comme François Hollande, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, « il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement ». Pour Françoise Degois, la question de la primaire cristallise les tensions à gauche. Elle précise : « Glucksmann ne veut pas de primaire, il veut une désignation interne, mais il n’est pas irrésistible (…). Il faut que le candidat ait une légitimité de vote. Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit ‘on veut une primaire’, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance à une primaire. » Elizabeth Martichoux souligne toutefois que le contexte a profondément évolué. Et selon elle, le Parti socialiste s’est « affaibli nationalement », tandis que Jean-Luc Mélenchon a installé « son hégémonie sur la gauche » depuis 2022.

29.06.2026 à 10:50

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Alors que la France vient de connaître son second épisode caniculaire, certains prévisionnistes annoncent « une météo à plus de 40°C pour la semaine prochaine”. Une canicule qui touche l’éducation, le rythme de travail, ou encore l’affluence dans les services d’urgence. Le chef des Urgences de l’hôpital Georges Pompidou et député (LR) des Hauts-de-Seine était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il estime que les soignants travailleraient dans de meilleures conditions s’il y avait de la climatisation : « et je pense aux blocs opératoires, il faudrait aussi que les blocs opératoires soient tous climatisés ». Interrogé sur la motion de censure initiée par les Écologistes qui vise le gouvernement dans sa gestion de la canicule, le chef des urgences est perplexe : « Écoutez, c'est un acte politique fort. (…) Mais ce n'est pas le gouvernement qui est responsable de la chaleur. Et ce n'est sûrement pas le gouvernement actuel qui est responsable du fait que les hôpitaux ne sont pas climatisés ». Il se montre plutôt catégorique à l’égard du parti EELV : « Je demande aux écolos aussi de prendre leur part de responsabilité. Ça fait 25 ans qu'ils nous maudissent quand on parle de climatisation. Il y a toujours eu des gens dans la société, de tout temps, qui ont expliqué qu’ils confondaient la vertu et la punition ». Le député poursuit en expliquant : « Ils ont quasiment interdit la climatisation pendant des années. Moi, j'ai été maire pendant 25 ans, et chaque fois qu'on voulait construire un nouveau bâtiment en mettant de la climatisation, on avait tout le monde écologiste, politique et administratif qui fondait sur vous en disant : ‘assassin du climat’.
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Alors que la France vient de connaître son second épisode caniculaire, certains prévisionnistes annoncent « une météo à plus de 40°C pour la semaine prochaine”. Une canicule qui touche l’éducation, le rythme de travail, ou encore l’affluence dans les services d’urgence. Le chef des Urgences de l’hôpital Georges Pompidou et député (LR) des Hauts-de-Seine était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il estime que les soignants travailleraient dans de meilleures conditions s’il y avait de la climatisation : « et je pense aux blocs opératoires, il faudrait aussi que les blocs opératoires soient tous climatisés ». Interrogé sur la motion de censure initiée par les Écologistes qui vise le gouvernement dans sa gestion de la canicule, le chef des urgences est perplexe : « Écoutez, c'est un acte politique fort. (…) Mais ce n'est pas le gouvernement qui est responsable de la chaleur. Et ce n'est sûrement pas le gouvernement actuel qui est responsable du fait que les hôpitaux ne sont pas climatisés ». Il se montre plutôt catégorique à l’égard du parti EELV : « Je demande aux écolos aussi de prendre leur part de responsabilité. Ça fait 25 ans qu'ils nous maudissent quand on parle de climatisation. Il y a toujours eu des gens dans la société, de tout temps, qui ont expliqué qu’ils confondaient la vertu et la punition ». Le député poursuit en expliquant : « Ils ont quasiment interdit la climatisation pendant des années. Moi, j'ai été maire pendant 25 ans, et chaque fois qu'on voulait construire un nouveau bâtiment en mettant de la climatisation, on avait tout le monde écologiste, politique et administratif qui fondait sur vous en disant : ‘assassin du climat’.

29.06.2026 à 10:50

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Présidentielle 2027 : avec ou sans la candidate (RN) Marine Le Pen ? Le sort de la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale sera fixé le 7 juillet 2026, avec les résultats du jugement dans l’affaire des assistants parlementaires. Sort politique et judiciaire, la figure du RN est-elle la meilleure candidate de son parti ? Jordan Bardella et Marine Le Pen sont-ils interchangeables ? On en parle autour du dernier baromètre ODOXA, représenté par le directeur conseil Erwan Lestrohan en débat avec Nicolas Bastuck, rédacteur en chef droit et justice au Point et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Selon le directeur conseil Erwan Lestrohan, « le temps a légitimé les jugements et la pertinence de l’action judiciaire » de Marine Le Pen. En effet, les sondages montrent que l’an passé 53% des votants estimaient que la candidate était traitée comme n’importe quel justifiable. C’est 6 points de moins qu’aujourd’hui, un an après le premier jugement. « Le temps a joué contre elle, plutôt que pour elle », explique-t-il. Le rédacteur en chef droit et justice au Point juge que la stratégie employée par la candidate au début de son procès n’était pas la meilleure : « Critiquer ses juges n’est jamais une bonne stratégie, surtout quand on en a encore besoin, en l’occurrence en appel. Et c’était le cas pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen. Et je peux vous dire que les deux ont changé de ton devant la cour d’appel, en se montrant beaucoup plus coopératifs et policés devant leur second juge ». Si Nicolas Bastuck estime que « Marine Le Pen inquiète davantage ses rivaux, car elle a essuyé plusieurs échecs et a de l’expérience », Jordan Bardella pourrait être un candidat qui est plus « rassembleur auprès des personnes âgées et des cadres », affirme Erwan Lestrohan. La journaliste politique Nathalie Mauret évoque une certaine ambiguïté pour la potentielle candidature présidentielle du président du RN : « Jordan Bardella est au top du top dans le palmarès de l’adhésion, avec un taux de 40% d’adhésion. Et dans le même temps, il y a cette image d’extrême droite qui colle à la peau de ce parti ». Elle conclut : « Si jamais elle est candidate, c’est la fin des problèmes pour Marine Le Pen le 7 juillet. Et pour Jordan Bardella, c’est le début des problèmes ».
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Présidentielle 2027 : avec ou sans la candidate (RN) Marine Le Pen ? Le sort de la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale sera fixé le 7 juillet 2026, avec les résultats du jugement dans l’affaire des assistants parlementaires. Sort politique et judiciaire, la figure du RN est-elle la meilleure candidate de son parti ? Jordan Bardella et Marine Le Pen sont-ils interchangeables ? On en parle autour du dernier baromètre ODOXA, représenté par le directeur conseil Erwan Lestrohan en débat avec Nicolas Bastuck, rédacteur en chef droit et justice au Point et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Selon le directeur conseil Erwan Lestrohan, « le temps a légitimé les jugements et la pertinence de l’action judiciaire » de Marine Le Pen. En effet, les sondages montrent que l’an passé 53% des votants estimaient que la candidate était traitée comme n’importe quel justifiable. C’est 6 points de moins qu’aujourd’hui, un an après le premier jugement. « Le temps a joué contre elle, plutôt que pour elle », explique-t-il. Le rédacteur en chef droit et justice au Point juge que la stratégie employée par la candidate au début de son procès n’était pas la meilleure : « Critiquer ses juges n’est jamais une bonne stratégie, surtout quand on en a encore besoin, en l’occurrence en appel. Et c’était le cas pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen. Et je peux vous dire que les deux ont changé de ton devant la cour d’appel, en se montrant beaucoup plus coopératifs et policés devant leur second juge ». Si Nicolas Bastuck estime que « Marine Le Pen inquiète davantage ses rivaux, car elle a essuyé plusieurs échecs et a de l’expérience », Jordan Bardella pourrait être un candidat qui est plus « rassembleur auprès des personnes âgées et des cadres », affirme Erwan Lestrohan. La journaliste politique Nathalie Mauret évoque une certaine ambiguïté pour la potentielle candidature présidentielle du président du RN : « Jordan Bardella est au top du top dans le palmarès de l’adhésion, avec un taux de 40% d’adhésion. Et dans le même temps, il y a cette image d’extrême droite qui colle à la peau de ce parti ». Elle conclut : « Si jamais elle est candidate, c’est la fin des problèmes pour Marine Le Pen le 7 juillet. Et pour Jordan Bardella, c’est le début des problèmes ».

29.06.2026 à 10:50

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Malgré les inquiétudes des associations de défense de l’environnement, les mises en garde du gouvernement et l’opposition de la gauche, le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride. Introduit à 183 voix et à 129 contre, est-ce que le Sénat n’est-il pas à rebours de ce que doit être l'avenir ? Le sénateur de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI - Renaissance au Sénat François Patriat est catégorique : « Non. C’est pour marquer un coup d’arrêt à des interdictions sans remplacement. Et je crois que le Chef de l’Etat l’avait dit : ‘Pas d’interdiction sans remplacement’ ». Le président de groupe exprime ses inquiétudes : « S’il n’y a pas de solution de remplacement [aux pesticides], faisons disparaître le colza des zones intermédiaires et alors nous apporterons du colza d'Europe de l'Est totalement traité et il n’y en aura plus ». Pour le sénateur de Côte d’Or, la réintroduction de ces pesticides viendrait d’une demande au niveau local : « J’ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire ‘je ne vais plus pouvoir cultiver’, ‘on va arrêter’ et bientôt on retrouvera de la jachère sur ces terres-là ». Et concernant les 2,1 millions personnes ayant signé la pétition contre la loi Duplomb, faisant de celle-ci la pétition la plus signée de l’histoire de la plateforme, François Patriat reste sceptique. « Ces deux millions de personnes, sont-elles des ruraux ? », interroge-t-il.
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Malgré les inquiétudes des associations de défense de l’environnement, les mises en garde du gouvernement et l’opposition de la gauche, le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride. Introduit à 183 voix et à 129 contre, est-ce que le Sénat n’est-il pas à rebours de ce que doit être l'avenir ? Le sénateur de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI - Renaissance au Sénat François Patriat est catégorique : « Non. C’est pour marquer un coup d’arrêt à des interdictions sans remplacement. Et je crois que le Chef de l’Etat l’avait dit : ‘Pas d’interdiction sans remplacement’ ». Le président de groupe exprime ses inquiétudes : « S’il n’y a pas de solution de remplacement [aux pesticides], faisons disparaître le colza des zones intermédiaires et alors nous apporterons du colza d'Europe de l'Est totalement traité et il n’y en aura plus ». Pour le sénateur de Côte d’Or, la réintroduction de ces pesticides viendrait d’une demande au niveau local : « J’ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire ‘je ne vais plus pouvoir cultiver’, ‘on va arrêter’ et bientôt on retrouvera de la jachère sur ces terres-là ». Et concernant les 2,1 millions personnes ayant signé la pétition contre la loi Duplomb, faisant de celle-ci la pétition la plus signée de l’histoire de la plateforme, François Patriat reste sceptique. « Ces deux millions de personnes, sont-elles des ruraux ? », interroge-t-il.

29.06.2026 à 10:31

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Depuis 2003, s’est-on adapté aux changements climatiques ? Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? On en parle lors du débat du jour avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, la grand reporter à La Croix l’Hebdo, spécialiste des questions de transition écologique Marine Lamoureux, le directeur de la Nouvelle Revue politique Arnaud Benedetti et en visio, la médecin urgentiste (Val d’Oise) et porte-parole de Samu-Urgence France Agnès Ricard-Hibon. Pour Marine Lamoureux, il est évident que le pays n’est pas adapté, et en particulier les hôpitaux : « Le gouvernement a dû, en urgence, débloquer des financements pour climatiser. Pour fournir des climatiseurs et des brasseurs d’airs. Ce qui n’est évidemment pas du tout à la hauteur de l’enjeu écologique auquel on est confronté (…) On a l’impression qu’on agit dans l’urgence et ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu ». Arnaud Benedetti et Yves Thréard s’accordent sur une approche des politiques trop court-termiste, notamment due à des raisons électorales. Cette logique ne favorisant donc pas l'adaptation des changements climatiques, dans la durée. Malgré la forte affluence à laquelle sont confrontés les hôpitaux, la porte-parole de Samu-Urgence France exhorte les Français à appeler le Samu, et ce, d’une manière anticipée : « On incite les gens à appeler très tôt car plus on attend et plus la défaillance d’organes est installée et plus c’est difficile de rétablir ad integrum le bon fonctionnement ». Elle insiste : « N’attendez pas avant de nous appeler, appelez le 15 devant le moindre symptôme. Et à ce moment-là, nous, nous ferons l’analyse de la gravité. Et nous pourrons dire s’il y a signe de gravité ou non, et adapter en termes de traitement ».
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Depuis 2003, s’est-on adapté aux changements climatiques ? Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? On en parle lors du débat du jour avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, la grand reporter à La Croix l’Hebdo, spécialiste des questions de transition écologique Marine Lamoureux, le directeur de la Nouvelle Revue politique Arnaud Benedetti et en visio, la médecin urgentiste (Val d’Oise) et porte-parole de Samu-Urgence France Agnès Ricard-Hibon. Pour Marine Lamoureux, il est évident que le pays n’est pas adapté, et en particulier les hôpitaux : « Le gouvernement a dû, en urgence, débloquer des financements pour climatiser. Pour fournir des climatiseurs et des brasseurs d’airs. Ce qui n’est évidemment pas du tout à la hauteur de l’enjeu écologique auquel on est confronté (…) On a l’impression qu’on agit dans l’urgence et ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu ». Arnaud Benedetti et Yves Thréard s’accordent sur une approche des politiques trop court-termiste, notamment due à des raisons électorales. Cette logique ne favorisant donc pas l'adaptation des changements climatiques, dans la durée. Malgré la forte affluence à laquelle sont confrontés les hôpitaux, la porte-parole de Samu-Urgence France exhorte les Français à appeler le Samu, et ce, d’une manière anticipée : « On incite les gens à appeler très tôt car plus on attend et plus la défaillance d’organes est installée et plus c’est difficile de rétablir ad integrum le bon fonctionnement ». Elle insiste : « N’attendez pas avant de nous appeler, appelez le 15 devant le moindre symptôme. Et à ce moment-là, nous, nous ferons l’analyse de la gravité. Et nous pourrons dire s’il y a signe de gravité ou non, et adapter en termes de traitement ».

29.06.2026 à 10:31

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La canicule de juin 2026 est-elle plus forte que celle d'août 2003 ? Qu’est-ce qui a changé entre ces deux épisodes historiques ? Le gouvernement avait-il anticipé ces changements climatiques ? Le pays est-il prêt à cette adaptation ? Selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le gouvernement a été réactif face à ces changements brusques de chaleur : "Le Premier ministre a pris des mesures d'urgence immédiatement. Il a réuni des cellules interministérielles de crise à de nombreuses reprises. Il en a tiré de nombreuses conséquences sur l’ensemble des politiques publiques qui sont concernées. Que ce soit le travail, l’éducation, la transition écologique au sens large et évidemment le secteur sanitaire". Le ministre souhaite souligner que « le gouvernement fait face à un déficit d’investissement chronique mené depuis le début des années 2000 notamment en matière de rénovation du bâti public ». Face aux critiques, Mathieu Lefèvre défend le bilan du gouvernement : " Beaucoup a été fait depuis 2017, mais évidemment beaucoup reste à faire pour la suite. Mais dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017, c’est absolument faux. Atténuation des gaz à effet de serre, des efforts historiques. Ma Prime Renov’, le Fonds vert, la programmation pluriannuelle de l’énergie, un ensemble de politiques publiques qui sont irriguées de transition écologique. Le doublement du budget de l’écologie depuis 2016, etc."
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La canicule de juin 2026 est-elle plus forte que celle d'août 2003 ? Qu’est-ce qui a changé entre ces deux épisodes historiques ? Le gouvernement avait-il anticipé ces changements climatiques ? Le pays est-il prêt à cette adaptation ? Selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le gouvernement a été réactif face à ces changements brusques de chaleur : "Le Premier ministre a pris des mesures d'urgence immédiatement. Il a réuni des cellules interministérielles de crise à de nombreuses reprises. Il en a tiré de nombreuses conséquences sur l’ensemble des politiques publiques qui sont concernées. Que ce soit le travail, l’éducation, la transition écologique au sens large et évidemment le secteur sanitaire". Le ministre souhaite souligner que « le gouvernement fait face à un déficit d’investissement chronique mené depuis le début des années 2000 notamment en matière de rénovation du bâti public ». Face aux critiques, Mathieu Lefèvre défend le bilan du gouvernement : " Beaucoup a été fait depuis 2017, mais évidemment beaucoup reste à faire pour la suite. Mais dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017, c’est absolument faux. Atténuation des gaz à effet de serre, des efforts historiques. Ma Prime Renov’, le Fonds vert, la programmation pluriannuelle de l’énergie, un ensemble de politiques publiques qui sont irriguées de transition écologique. Le doublement du budget de l’écologie depuis 2016, etc."

29.06.2026 à 08:17

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Sur la route de la Moyenne Corniche, entre Nice et Menton, l'écrivain Didier Van Cauweleart, enfant de la Baie des Anges prend place aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma. De Saint-Jean Cap Ferrat, à Eze en passant par Roquebrune-Cap-Martin, l'auteur de " Un Aller Simple " lève le voile sur ses sources d'inspiration. Ce voyage sur la Côte d'Azur est également jalonné par des rencontres émouvantes et insolites, notamment avec des éducateurs de chiens guides d'aveugle et avec un agrumiculteur qui maintient avec panache la tradition du citron de Menton.
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Sur la route de la Moyenne Corniche, entre Nice et Menton, l'écrivain Didier Van Cauweleart, enfant de la Baie des Anges prend place aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma. De Saint-Jean Cap Ferrat, à Eze en passant par Roquebrune-Cap-Martin, l'auteur de " Un Aller Simple " lève le voile sur ses sources d'inspiration. Ce voyage sur la Côte d'Azur est également jalonné par des rencontres émouvantes et insolites, notamment avec des éducateurs de chiens guides d'aveugle et avec un agrumiculteur qui maintient avec panache la tradition du citron de Menton.

29.06.2026 à 08:05

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Suite à la fermeture d'une classe dans son école, Sabrina se bat pour empêcher le déménagement de son établissement vers un autre village. C'est dans ce contexte que le maire et les habitants ont pris la décision d'accueillir des réfugiés ukrainiens au sein de l'école. Mais l'accueil, initialement prévu pour quelques mois, va se prolonger. Progressivement, les rumeurs de fermeture du centre d'accueil se mêlent à celles de l'école. Le destin de Sabrina se lie à celui de ces familles déplacées par la guerre.
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Suite à la fermeture d'une classe dans son école, Sabrina se bat pour empêcher le déménagement de son établissement vers un autre village. C'est dans ce contexte que le maire et les habitants ont pris la décision d'accueillir des réfugiés ukrainiens au sein de l'école. Mais l'accueil, initialement prévu pour quelques mois, va se prolonger. Progressivement, les rumeurs de fermeture du centre d'accueil se mêlent à celles de l'école. Le destin de Sabrina se lie à celui de ces familles déplacées par la guerre.

29.06.2026 à 08:05

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« Qu'est-ce qu'on mange ? » est la question préférée des Français. Dans un pays qui se flatte de posséder la meilleure cuisine qui soit, les assaisonnements comme les souvenirs se transmettent de plat en plat, de génération en génération. Planter la fourchette au coeur de notre patrimoine gastronomique, dans la partie la plus tendre, vivante et bouillonnante de notre histoire, celle qui frémit dans les casseroles et qui sent bon la mémoire collective, c'est ce que propose ce documentaire. Pendant quatre-vingt-dix minutes - le temps pour lui de concocter une blanquette de veau à ses invités -, François Morel nous ouvre les portes de sa cuisine et nous raconte près de soixante-dix ans d'histoire de France à travers le prisme culinaire.
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« Qu'est-ce qu'on mange ? » est la question préférée des Français. Dans un pays qui se flatte de posséder la meilleure cuisine qui soit, les assaisonnements comme les souvenirs se transmettent de plat en plat, de génération en génération. Planter la fourchette au coeur de notre patrimoine gastronomique, dans la partie la plus tendre, vivante et bouillonnante de notre histoire, celle qui frémit dans les casseroles et qui sent bon la mémoire collective, c'est ce que propose ce documentaire. Pendant quatre-vingt-dix minutes - le temps pour lui de concocter une blanquette de veau à ses invités -, François Morel nous ouvre les portes de sa cuisine et nous raconte près de soixante-dix ans d'histoire de France à travers le prisme culinaire.

29.06.2026 à 08:01

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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.
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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.

29.06.2026 à 08:01

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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.
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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.

29.06.2026 à 08:01

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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.
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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.

29.06.2026 à 08:01

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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.
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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.

29.06.2026 à 08:01

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100% Sénat diffuse et décrypte les moments forts de l'examen des textes dans l'Hémicycle, ainsi que des auditions d'experts et de personnalités politiques entendues par les commissions du Sénat.
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29.06.2026 à 07:52

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La Méditerranée et sa gastronomie, en Grèce regard sur le fromage de l'Ile de Céphalonie, en Tunisie la réputation internationale de la Harissa, enfin le traitement des déchets grâce au Lombric c'est en Corse.
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La Méditerranée et sa gastronomie, en Grèce regard sur le fromage de l'Ile de Céphalonie, en Tunisie la réputation internationale de la Harissa, enfin le traitement des déchets grâce au Lombric c'est en Corse.
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