29.05.2026 à 13:50

29.05.2026 à 13:50

29.05.2026 à 13:50

29.05.2026 à 13:50

29.05.2026 à 09:29

29.05.2026 à 09:29

29.05.2026 à 09:29

En inspectant méticuleusement des images satellites du désert soudanais de l'Atbai, à l'extrême est du Sahara, les archéologues ont vu apparaitre d'étranges amas de points noirs dans les collines bordant la mer Rouge : de vastes sépultures collectives datées « entre 4000 et 3000 avant notre ère », précisent trois de ces expert∙es pour *The Conversation*. « Tous ces monuments funéraires sont entourés de grands murs circulaires, dont certains atteignent 80 mètres de diamètre, et renferment des (…)
- Société / Sciences, Histoire, Bonnes nouvelles !, Soudan
En inspectant méticuleusement des images satellites du désert soudanais de l'Atbai, à l'extrême est du Sahara, les archéologues ont vu apparaitre d'étranges amas de points noirs dans les collines bordant la mer Rouge : de vastes sépultures collectives datées « entre 4000 et 3000 avant notre ère », précisent trois de ces expert∙es pour The Conversation. « Tous ces monuments funéraires sont entourés de grands murs circulaires, dont certains atteignent 80 mètres de diamètre, et renferment des humains, ainsi que leurs bovins, moutons et chèvres. »
Bien que des ensembles similaires aient déjà été observés dans la région, « la découverte de ces 260 sépultures supplémentaires – à la vingtaine connue jusqu'alors – redessine ainsi la préhistoire du Sahara et du Nil », estime l'équipe australo-franco-polonaise. Après publication de leurs recherches fin avril, les scientifiques racontent dans cet article leurs hypothèses sur ce qui semble avoir été un peuple nomade ayant précédé l'Égypte des Pharaons.
Notamment, iels remarquent que ces ensembles s'organisent généralement en « sépultures "secondaires" disposées autour d'une sépulture "principale" au centre », ce qui confirmerait qu'une « élite » se distinguait déjà à l'époque. Un détail qui pourrait aussi expliquer la présence d'animaux près des tombes : alors que les points d'eau se font de plus en plus rares à cette période, « posséder de grands troupeaux [...] était probablement un moyen de faire étalage d'une possession coûteuse et rare et d'en tirer du prestige – l'équivalent peut-être, à la possession d'une Ferrari de nos jours. »