20.02.2026 à 09:40
20.02.2026 à 09:40
C'est un modèle innovant pour encadrer l'attribution des subventions des mairies aux associations : la création de « commissions mixtes associant élus, techniciens et acteurs de la société civile » afin d'éviter « les risques de clientélisme » et de censure envers les structures les plus critiques de la majorité municipale. La revue *Mouvements* se penche sur deux approches de cette idée, mise en pratique par « deux collectivités pionnières » : Rennes et Grenoble. Dans ce double entretien, (…)
- Économie et social / Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, National, Politiques économiques, Solidarités, Bonnes nouvelles !
C'est un modèle innovant pour encadrer l'attribution des subventions des mairies aux associations : la création de « commissions mixtes associant élus, techniciens et acteurs de la société civile » afin d'éviter « les risques de clientélisme » et de censure envers les structures les plus critiques de la majorité municipale. La revue Mouvements se penche sur deux approches de cette idée, mise en pratique par « deux collectivités pionnières » : Rennes et Grenoble. Dans ce double entretien, le média interroge Rozenn Andro, adjointe rennaise à la vie associative, et Diego Fernandez Varas, responsable du service « vie associative et citoyenne » de la mairie de Grenoble.
La plus en avance, c'est « Rennes, forte d'une "vieille histoire" de partenariat et de cogestion avec son tissu associatif », résume Mouvements en préambule. Dès 2006, la métropole bretonne a signé une charte avec une importante fédération locale d'associations, explique Rozenn Andro : la ville et les associations s'engagent depuis à répartir les enveloppes selon des objectifs communs. « Le débat ne porte pas sur "qui prend l'argent ?", mais sur "est-ce que ce projet sert nos priorités collectives ?". Cela déplace la discussion vers la coresponsabilité territoriale et donne une voix aux plus petites associations. »
À une échelle plus modeste, Grenoble expérimente un « comité d'avis consultatif [...] qui se concentre exclusivement sur le secteur de la culture » et émet un avis sur les dossiers de subventions, précise Diego Fernandez Varas. Même si « la décision finale revient aux élus », le fonctionnaire assure qu'il « est très rare que les élus aillent frontalement contre l'avis du comité. [...] Ces comités ont plutôt tendance à réduire la conflictualité. » Ces deux approches placent ainsi les mairies dans une démarche de négociation, plutôt que de confrontation, même avec les acteurs locaux qu'elles n'apprécient pas.
19.02.2026 à 17:45