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L'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. A l'issue de pourparlers en Suisse entre l'Iran et les Etats-Unis sous médiation du Pakistan et du Qatar, le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne. « Il s'agit d'une étape majeure » et « d'un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c'est-à-dire l'arrêt définitif du programme d'armement nucléaire iranien », avait-il ajouté.

Mais Téhéran a refuté avoir convié les inspecteurs de l'AIEA sur les principaux sites de son programme nucléaire, ciblés par des frappes israélo-américaines. « Nous n'avons pas eu de réunion avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique », Rafael Grossi, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. « Nous ne prévoyons pas non plus que l'Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l'agression militaire américaine et sioniste », a-t-il souligné lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle a assisté l'AFP.

L'ambassadeur iranien Ali Bahreini auprès des Nations unies à Genève a lui aussi démenti toute décision de ce type. « Il est trop tôt pour aborder ces questions », qui relèvent « de la prochaine étape » selon le protocole d'accord conclu la semaine dernière, a-t-il dit aux journalistes. Toute information à ce sujet est « erronée ». En juin 2025, lors de la guerre des 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran, les Etats-Unis avaient bombardé trois sites à Fordo, Natanz et Ispahan, le président américain Donald Trump se prévalant alors d'avoir « anéanti » le programme nucléaire du pays.

Le complexe de Natanz a été de nouveau visé lors du conflit lancé le 28 février. L'étendue exacte des dégâts n'est pas connue et l'Iran brandit des questions de sécurité pour refuser l'accès aux sites. En vertu d'une loi votée par le Parlement, l'Iran a suspendu en juillet 2025 sa coopération avec l'AIEA. Téhéran reprochait notamment à l'instance onusienne de ne pas avoir condamné l'offensive israélo-américaine.

L'Iran avait toutefois accepté en septembre 2025 d'accueillir de nouveau des inspecteurs, après s'être mis d'accord sur un nouveau cadre et des membres de l'agence se sont rendus ces derniers mois sur place, y compris en juin 2026 pour visiter la centrale nucléaire de Bouchehr. Mais ils n'ont pas eu accès aux sites bombardés. « Il n'existe, en substance, aucun protocole à cet égard », a réitéré mardi le porte-parole de la diplomatie iranienne.

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La justice a refusé mardi de rouvrir l'une des enquêtes emblématiques du mouvement #MeToo dans le cinéma en France, lancée après des accusations de viol portées par l'actrice Sand Van Roy contre Luc Besson et qui s'était soldée par un non-lieu en faveur du réalisateur. Les juges de la cour d'appel de Paris n'ont pas suivi l'argumentaire de la plaignante, ont indiqué deux sources proches du dossier à l'AFP. Mme Van Roy et ses conseils considéraient notamment que des analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement constituaient un « élément nouveau » permettant de rouvrir l'enquête. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement », a réagi auprès de l'AFP l'avocat de Sand Van Roy, Me Antoine Gitton.

La Cour de cassation en France ne se prononce pas sur le fond mais juge de la bonne application du droit lors du premier jugement puis en appel. Le conseil de Luc Besson, Me Thierry Marembert, s'est félicité lui « que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée ». « Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d'enquête, six procureurs de la République, deux juges d'instruction, trois juges de la cour d'appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés », a souligné l'avocat. « Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années. Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n'a permis d'établir le défaut de consentement de la plaignante », a-t-il ajouté. « Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée », a-t-il conclu.

L'actrice belgo-néerlandaise avait déposé une plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions différentes. Pour Sand Van Roy, l'influent cinéaste et producteur (Europacorp), réalisateur notamment du Grand Bleu (1988) ou du Cinquième élément (1997), lui avait imposé une pénétration digitale, source d'évanouissement, malgré ses demandes pour qu'il cesse. Une version selon elle accréditée par des constatations, le jour des faits, par les urgences médico-judiciaires.

Deux mois après sa plainte initiale, l'actrice déposait une plainte contre le cinéaste pour d'autres viols et agressions sexuelles commis, selon elle, entre 2016 et 2018, épisodes d'une « relation d'emprise professionnelle » sous menaces de « rétorsion sur sa carrière d'actrice ». Luc Besson a regretté de son côté une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination », alors que l'actrice avait tourné dans certains de ses films. Mais il avait relaté un rapport consenti empreint de « douceur ».

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Deux supertankers bloqués ont traversé le détroit d’Ormuz mardi, tandis que sept méthaniers vides liés au Qatar ont pénétré dans la zone ces dernières semaines, signe précoce d’une reprise possible du transport de gaz du Golfe, selon des données de suivi maritime, selon Reuters.

Des pétroliers liés à l’Iran ont également continué à emprunter ce passage stratégique, avec une hausse du trafic observée lundi, alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran progressaient. Les flux avaient ralenti avant les négociations, dans un contexte de menaces du président américain Donald Trump de reprendre la guerre et d’annonces de Téhéran évoquant une nouvelle fermeture du détroit.

La première série de pourparlers entamée dimanche s’est achevée le lendemain avec un accord des deux parties sur une feuille de route en prévision d'un accord permanent dans un délai de 60 jours. Les États-Unis ont parallèlement annoncé une dérogation aux sanctions jusqu’au 21 août, ce qui a apaisé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en pétrole et GNL et entraîné une baisse des prix.

Selon des analystes, d’autres cargaisons de pétrole brut bloquées dans le Golfe depuis le début de la guerre devraient désormais pouvoir quitter la région, tandis qu’un nombre croissant de pétroliers sanctionnés ont emprunté le détroit pour charger et exporter du pétrole iranien après la suspension de certaines sanctions américaines.

Le Very Large Crude Carrier Dubai Energy, affrété par la compagnie énergétique publique taïwanaise CPC et transportant 2 millions de barils de brut d’Abou Dhabi et d’Arabie saoudite, a quitté le détroit durant la nuit et se dirige désormais vers Kaohsiung (Taïwan), selon les données de LSEG et Kpler. Un autre VLCC, Universal Glory, affrété par le raffineur sud-coréen GS Caltex, a quitté le détroit mardi avec 2 millions de barils de brut saoudien à bord, selon les mêmes données. Deux pétroliers Suezmax sanctionnés, Sobar et Sarak, se dirigent vers le détroit mardi, chacun pouvant transporter environ 1 million de barils de pétrole.

Transpondeurs désactivés

Sept méthaniers vides contrôlés par QatarEnergy ont effectué des mouvements vers l’ouest dans le Golfe pour rechargement entre le 11 et le 22 juin, selon les données de Vortexa et Kpler, marquant les premiers trajets de ce type depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran.

Les trois premiers navires à avoir effectué ces traversées entrantes — Al Hamla, Al Areesh et Al Khuwair — l’ont fait en désactivant leur transpondeur (système de suivi automatique), selon un rapport de Vortexa. D’après Kpler, ces trois navires avaient été aperçus pour la dernière fois à l’extérieur du détroit à la mi-juin, avant de réapparaître entre le 19 et le 23 juin. Les quatre autres — Wadi Al Sail, Mekaines, Al Sadd et Mesaimeer — sont entrés dans le détroit lundi via la route iranienne.

Selon l’analyste Vivek Dhar de Commonwealth Bank of Australia, il s’agit du plus important volume de méthaniers à vide transitant par le détroit depuis le début de la guerre. « D’autres méthaniers à vide se dirigent également vers le Qatar. Les données de suivi confirment les attentes selon lesquelles QatarEnergy respectera son calendrier de montée en puissance du GNL », a-t-il indiqué. Une explosion a eu lieu lundi dans une installation de traitement de gaz dans le complexe industriel de Ras Laffan, mais le ministre de l’Énergie a précisé que les installations de GNL du Qatar n’avaient pas été touchées.

Concernant les navires contrôlés par QatarEnergy sortant du détroit, le Al Ghashamiya a été vu pour la dernière fois à l’intérieur le 9 juin, transportant une cargaison chargée à Ras Laffan le 1er mars, selon Kpler. Il a ensuite réapparu à l’extérieur du détroit le 22 juin. Selon l’analyste Ayush Agarwal de S&P Global Energy, les mouvements de navires à vide qatariens et d’ADNOC vers le Golfe restent limités, ce qui reflète une reprise prudente et progressive. Le principal risque reste de savoir si la sécurité du passage, la confiance des assureurs et la mise en œuvre du mémorandum d’accord entre les États-Unis et l’Iran permettront une reprise durable des exportations de GNL du Golfe, ajoute S&P Global Energy.

Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d'Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, citée cette fois par l'AFP. Ce trafic représente près d'un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour) via ce passage stratégique pour le commerce mondial, par où transite d'ordinaire un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

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