Geoffrey Hinton et John Hopfield, lauréats du prix Nobel de physique pour leurs travaux sur l’IA, ont récemment alerté sur les risques de l’IA pour le devenir de l’humain. Ils ne sont pas les premiers à souligner les dérives possibles de certains de ses usages. De telles déclarations sont, avant tout, révélatrices des distances qui séparent la conscience des scientifiques de celle qui entreprennent, souvent à tout prix ; quelles qu’en soient les conséquences pour nos sociétés
Emmanuel Macron s’est empressé d’inviter et de faire trôner à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame de Paris Donald Trump, incarnation politique particulièrement respectable, et tout ce que nous trouvons à lire et entendre à ce sujet s’arrête à la dimension diplomatique du rendez-vous international et au coup d’« audace » d’un président de la République tenu par la presse étrangère et par une nette majorité de Français pour responsable de la crise que subit son
Dans le monde des réalistes sérieux qui étudient les relations internationales, la religion fait habituellement partie des éléments perturbateurs voire délétères qui grèvent les équilibres et favorisent toutes les formes de conflictualité. De fait, nous assistons tous les jours aux effets de l’instrumentalisation identitaire, pratiquée par des partis politiques et des États au service de leur propre pérennité. Arme de manipulation massive, la référence religieuse sert aussi bien
Alain Françon avait déjà donné en 2021 une très réussie Seconde surprise de l’amour à Berthier (Paris 17e). Il persévère dans cette volte marivaudienne avec des Fausses confidences aux Amandiers (Nanterre), dans lesquelles on retrouve les mêmes qualités, à savoir une attention extrême au texte théâtral, son rythme, sa richesse, sa finesse que la mise en scène, le jeu, les décors ont d’abord pour fonction de servir avec simplicité. C’est que Françon a compris en profondeur
Le choix de la Völklinger Hütte, un ancien site industriel européen, n’est pas anodin : ce lieu, emblématique de la puissance économique européenne largement alimentée par l’exploitation des ressources africaines, devient ici un espace de réappropriation et de redéfinition. La temporalité est également chargée de sens : en novembre 1884, la conférence de Berlin sur le Congo s’ouvrait, marquant le début du partage arbitraire de l’Afrique entre les puissances coloniales européennes.
Paléobotaniste américaine travaillant sur les spores et pollens fossiles, Estella Bergere Leopold (1927-2024) a reconstitué la vie végétale au cours de la période du Miocène (-23 à -5 millions d’années) dans le Pacifique Sud, puis pour l’ensemble du Cénozoïque (-66 millions d’années à nos jours) dans les montagnes Rocheuses. Retraçant l’évolution de ces écosystèmes dans le temps, ses découvertes ont permis d’analyser les influences des périodes glaciaires sur la végétation