Comme pour la réalisation d’un film biographique sur Garibaldi en Italie, Metaxás ou Kapodistrias en Grèce, Churchill au Royaume-Uni, Michael Collins ou Éamon de Valera en Irlande, De Gaulle sur grand écran ne saurait s’envisager comme n’importe quel autre projet en France. Le symbole surpasse la capacité fictionnelle ; les enjeux mémoriels écrasent ceux qui vaudraient broder ou ajouter de la fantaisie. À l’inverse de Cervantès – récemment mis en scène, avec une inventivité fantaisiste correspondant
Le 2 juillet 2016, vers dix-huit heures, Michel Rocard s’éteignait à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à l’âge de 85 ans. Gravement malade depuis plusieurs années, il était demeuré en activité jusqu’à la fin, poursuivant notamment sa mission d’ambassadeur des pôles. Le 14 juin 2016, il présentait encore une ambitieuse « feuille de route nationale pour l’Arctique ». Était-ce pour conjurer le caractère définitif d’un destin politique, d’abord national puis européen, qui s’était dérobé à lui ? Ou plutôt
Les hommages rendus cette semaine à Yves Lacoste, père de l’école de géopolitique française, auront coïncidé avec les débats engagés autour de la création d’un département de sécurité et de défense à Sciences-Po Paris, ou encore l’attention médiatique portée au succès du Grand Continent. Soulignant le retour des logiques géopolitiques comme cadre privilégié de compréhension du monde, ils révèlent également l’affaiblissement progressif de l’horizon intellectuel qui avait structuré l’Europe depuis