La rencontre du 13 au 15 mai 2026 à Pékin entre le président américain Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping se promettait d’être historique. Elle mettait en rapport les deux superpuissances du vingt-et-unième siècle pesant à elles seules 58% des dépenses militaires, 41% du PIB global, 21% de la population mondiale, 13% de la surface habitée. Le monde devait s’arrêter et regarder, fasciné, les deux dirigeants trôner, souverains, sur l’échiquier du monde. Le nouveau timonier du Parti communiste
La citation d’Hélène Cixous choisie par Ariane Mouchkine pour introduire sa présentation des Dragons, saison I (1917-1918) doit être relue au moment de voir ce deuxième chapitre (1918-1933) : « Nous qui sommes le public de l'an 2024, nous sommes datés. Quand a commencé notre Histoire ? Il y a 3000 ans, hier, par une guerre. L'Histoire-Légende aura toujours commencé par une guerre, une révolution, la fin d'un monde, le commencement d'un monde (…)1 » C’est une déchirure au cutter. Et saigne à nouveau,
Face à l’indicible du 7 octobre – comme événement qui résiste à la narration par son extrême violence et parce qu’il sature d’avance tous les langages disponibles – Georges Benayoun fait le pari du singulier : raconter une vie, une seule, avec empathie et tendresse. Ils rendent à la victime son humanité confisquée par une mise en récit appuyée sur des images d’archives, des plus terribles aux plus familières, et par des entretiens denses avec les proches. Plutôt que par l’horreur d’un massacre de