3000 morts en trois canicules, 3000 hectares brûlés dans les Fagnes. L’Arizona envoie par SMS « Buvez de l’eau » et prie pour que la pluie tombe. Ce n’est pas une anomalie, mais le signe d’un système incapable de nous protéger de la crise qu’il a engendrée.
Il y a des moments dans l'histoire où le présent cesse d'apparaître simplement comme le présent. Les événements s'accélèrent, les certitudes disparaissent, les structures qui semblaient solides commencent à vaciller et ce qui avait été considéré comme normal pendant des décennies révèle soudain son caractère inhabituel et éphémère. C'est l'un de ces moments que Peter Mertens tente de raconter et de mettre en lumière à travers cet essai passionnant.
Die Linke est devenue la première force politique à Berlin sur la question la plus concrète qui soit : « qui peut encore se loger ici ? » Les bulletins étaient à peine dépouillés que banques, géants de l'immobilier, patronat, police, gouvernement fédéral et lobbies étrangers étaient déjà sur le pied de guerre. Ce qui se joue depuis les élections dépasse de loin la conquête de l'hôtel de ville : c'est la lutte des classes au grand jour. Qui possède la ville, qui la dirige, et jusqu'où une victoire électorale a-t-elle vraiment le droit d'aller ?