Trump est à la fois une rupture et une continuité. Sur le plan intérieur, il veut revenir sur les acquis de la révolution des droits civiques et restaurer le pouvoir sans entraves des entreprises. À l’étranger, il utilise la même logique impériale que celle qui a dominé tous les gouvernements avant lui.
Les anniversaires importants figurent en bonne place dans le calendrier éditorial. Non pour rédiger une carte de vœux ou par nostalgie, mais pour se souvenir et dresser le bilan, le regard tourné vers l'avenir. Pas le bilan officiel des discours solennels et des annales journalistiques. Mais l'autre, celui de la réalité vécue des gens «ordinaires» et de leur lutte pour une existence meilleure.
Les colons états-uniens n’étaient guère plus de 4 millions lors de leur prise d’indépendance en 1776. En 1830, ils étaient déjà 13 millions. En 1791, Knox et Jefferson affirmaient que les autochtones détenaient un droit de sol et devaient être laissés tranquilles. Mais très vite, la pression des colons poussa le gouvernement fédéral à racheter la Louisiane à la France en 1803 et à déplacer de force les natifs vers ces terres tout en rachetant les leurs.