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17.06.2026 à 15:47

Donald Trump est-il en train de gagner ou de perdre ?

Pablo Pillaud-Vivien

De l’Iran à l’Amérique latine en passant par l’Europe, le président américain tente d’imposer sa volonté à une partie du monde sans parvenir à transformer sa puissance en victoires politiques durables. Donald Trump aime les images simples : guerres gagnées, ennemis humiliés, accords et contrats signés devant les caméras. Pourtant le président américain se trouve…
Texte intégral (776 mots)

De l’Iran à l’Amérique latine en passant par l’Europe, le président américain tente d’imposer sa volonté à une partie du monde sans parvenir à transformer sa puissance en victoires politiques durables.

Donald Trump aime les images simples : guerres gagnées, ennemis humiliés, accords et contrats signés devant les caméras. Pourtant le président américain se trouve dans une situation paradoxale : jamais Washington n’a semblé aussi puissant, jamais les résultats obtenus n’ont paru aussi maigres.

L’Iran devait être une démonstration de force. Elle pourrait bien devenir le symbole des limites de ce second mandat. Un accord de paix extrêmement fragile est annoncé entre Washington et Téhéran. Donald Trump s’en félicite comme un succès historique. Mais au regard des objectifs de guerre, le constat est moins flatteur. Le régime des mollahs est toujours là. Rien ne permet même d’affirmer qu’il soit affaibli politiquement tandis que les ressources énergétiques iraniennes restent sous contrôle iranien. Les détails de l’accord demeurent flous. Les Européens parlent d’une désescalade plus que d’une paix durable. Après des mois de guerre, de destructions et de tensions internationales, le principal acquis semble être un retour progressif à la situation qui prévalait avant l’offensive américaine. Le détroit d’Ormuz doit encore être déminé et sécurisé, les échanges normalisés et les négociations poursuivies. Difficile d’y voir une victoire stratégique éclatante.

En Amérique du Sud, le tableau est différent. Trump peut revendiquer des résultats plus tangibles. L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier a installé un gouvernement placé sous le contrôle direct de Washington. Les forces américaines interviennent désormais régulièrement sur le territoire vénézuélien. Le week-end dernier Donald Trump revendiquait une opération ayant conduit à la mort de Niño Guerrero, chef présumé d’un cartel lié au trafic de drogue. Les États-Unis commencent à récolter les fruits économiques de leur intervention. General Electric vient de signer un accord majeur pour la reconstruction du système électrique du Venezuela. Le pays n’est plus gouverné depuis Caracas mais sous l’œil attentif de Washington. 

Donald Trump a entrepris d’étendre son pouvoir à l’ensemble du continent latino-américain. Depuis son retour au pouvoir, Washington dicte leur conduite à ses voisins. Menaces de sanctions, retraits de visas, accords militaires imposés, soutien assumé aux candidats conservateurs les plus favorables aux intérêts américains. L’administration américaine promet son aide politique et financière aux candidats de droite qui lui conviennent. L’Argentine ou le Honduras ont déjà connu ce scénario. La Colombie pourrait être la prochaine cible. Les États-Unis interviennent désormais à visage découvert. L’ingérence est devenue une politique revendiquée ; la soumission, la feuille de route. En mars, 17 pays ont rejoint plus ou moins librement le « Bouclier des Amériques », coalition sécuritaire voulue par Trump.

Parmi les vassaux, l’Europe a toute sa place. L’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les États-Unis à l’été dernier a été voté ce mardi au Parlement européen : il confirme l’établissement d’une relation profondément asymétrique. Donald Trump sera reçu ce mercredi avec les honneurs à Versailles, comme si les menaces contre les alliés historiques et les violations répétées du droit international n’étaient que des désagréments passagers. Dans un monde régi par les rapports de force, beaucoup de gouvernements préfèrent céder. 

Les États-Unis imposent leur volonté immédiate. Ils peuvent bombarder, menacer, sanctionner, faire pression. En revanche, ils peinent à transformer cette domination en succès politique. L’Iran n’est pas vaincu. Le Venezuela n’est pas stabilisé. L’Amérique latine obéit davantage qu’elle n’adhère.

Mais peut-être que cela leur suffit ? L’objectif n’est pas de construire un ordre stable mais de restaurer une hiérarchie, de rappeler au reste du monde qui commande. Sous cet angle, Trump est peut-être moins en échec qu’il n’y paraît. La diplomatie des accommodements, pas plus que la nostalgie du monde d’hier, ne sont en mesure de contester cette offensive. 

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17.06.2026 à 15:30

TRIBUNE. Le rétablissement de l’État de droit en Hongrie passe par la fin de la chasse à l’homme contre les antifascistes

La Rédaction

Alors que la justice française doit se prononcer sur leur extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, les députés Thomas Portes, Elsa Faucillon, Sandrine Rousseau et Pouria Amirshahi appellent à mettre fin aux poursuites engagées contre deux militants antifascistes du « groupe de Budapest ». Dans les prochaines semaines, la cour d’appel de Paris choisira ou…
Texte intégral (783 mots)

Alors que la justice française doit se prononcer sur leur extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, les députés Thomas Portes, Elsa Faucillon, Sandrine Rousseau et Pouria Amirshahi appellent à mettre fin aux poursuites engagées contre deux militants antifascistes du « groupe de Budapest ».

Dans les prochaines semaines, la cour d’appel de Paris choisira ou non de livrer deux militants antifascistes à l’ Allemagne et à la Hongrie : Gino, dont le procès se tiendra ce mercredi 17 juin et Zaid, qui sera fixé sur son sort le 8 juillet prochain.

Gino et Zaid font tous deux partie d’un groupe de dix-huit militants antifascistes qui ont participé à une contre-manifestation à Budapest en février 2023, pour protester contre le défilé annuel du Jour de l’Honneur qui accueille chaque année des nostalgiques du IIIe Reich venus par milliers de toute l’Europe. Viktor Orbàn les a pourchassés 3 ans durant, demandant des extraditions depuis l’ Allemagne, l’Italie et la France en disant traquer “la violence d’extrême gauche”.

Après qu’Ilaria Salis ait été emprisonnée puis libérée du fait de son élection en tant qu’eurodéputée, que Gabriele Marchesi ait échappé à l’extradition depuis l’Italie, que Maja T ait été livrée par l’ Allemagne avant que son extradition ne soit jugée illégale par la Cour Constitutionnelle et que la France ait refusé de livrer Gino aux autorités hongroises du fait du risque de procès inéquitable et de traitements inhumains, les deux procès à venir à Paris posent la question du sort des antifascistes et des opposants politiques dans la Hongrie du nouveau Premier Ministre Péter Magyar.

Lors de son discours de victoire en avril dernier, le patron du parti Respect et Liberté (Tisza) a promis “un changement de régime”. Péter Magyar s’est engagé à remettre “les droits humains au cœur de toutes les politiques gouvernementales”, dénonçant notamment “les abus de pouvoir” et les “menaces” contre certains groupes. Les antifascistes sont au premier plan de ces groupes menacés par le régime Orbàn, classés comme “terroristes” depuis l’année dernière et réduits au silence par des années d’intimidations verbales et de harcèlement judiciaire.

Nous appelons solennellement le nouveau gouvernement hongrois à abandonner toutes les poursuites engagées à l’encontre de chacun des membres du groupe antifasciste de Budapest. Après 16 ans de régime illibéral, par lequel toutes les institutions, des médias à la justice, ont été infiltrées et instrumentalisées comme moyens de vengeance et de propagande, les défaillances sont systémiques. Les 18 militants antifascistes ne peuvent attendre une éventuelle transition démocratique en Hongrie, qui durerait des années, pour obtenir le respect de leurs droits.

Maja est toujours derrière les barreaux à Budapest, condamné.e à 8 ans de prison loin des siens. Ilaria Salis a échappé de justesse à la levée de son immunité parlementaire au Parlement européen il y a quelques mois. Plusieurs militants sont incarcérés en Allemagne. Gino et Zaid sont encore poursuivis en France. Les mandats d’arrêt européens émis par Orbàn sont valides pendant 10 à 15 ans.

Orbàn a fait de la traque aux antifascistes un symbole de son dernier mandat. Le rétablissement de l’État de droit en Hongrie passe par la fin de la chasse à l’homme contre les antifascistes. Le retour à la démocratie promis s’accompagne de la fin de la représentation del’antifascisme comme un ennemi de la République et de l’arrêt des amalgames entre contestation politique et terrorisme.

Nous exhortons les gouvernements français, italien et allemand et leur diplomatie à peser de tout leur poids afin que ce harcèlement judiciaire cesse et que les militants antifascistes du groupe de Budapest puissent reprendre le cours de leur vie.
Nous demandons à la France de protéger les antifascistes en refusant l’extradition de Gino et de Zaid.

Signatures :
Thomas Portes, député de Seine-Saint-Denis, La France Insoumise
Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, Gauche Démocrate et Républicaine
Sandrine Rousseau, députée de Paris, groupe Écologiste et Social
Pouria Amirshahi, député de Paris, groupe Écologiste et Social

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17.06.2026 à 10:00

TRIBUNE. Un jugement qui met tous les enseignants et chercheurs en danger

Collectif

La professeure Sophie Djigo a été déboutée dans le procès qui l’opposait à l’extrême droite responsable de son harcèlement. Un jugement qui met en danger le corps enseignant, dénoncent les signataires de cette tribune. La 17ème chambre du tribunal de Paris, spécialisée dans le droit de la presse, a rendu un verdict qui met tous…
Texte intégral (2166 mots)

La professeure Sophie Djigo a été déboutée dans le procès qui l’opposait à l’extrême droite responsable de son harcèlement. Un jugement qui met en danger le corps enseignant, dénoncent les signataires de cette tribune.

La 17ème chambre du tribunal de Paris, spécialisée dans le droit de la presse, a rendu un verdict qui met tous les enseignants et chercheurs en danger. Statuant sur l’affaire qui oppose Sophie Djigo à des responsables d’extrême droite, qu’elle accuse d’avoir orchestré une campagne de harcèlement extrêmement violente à son encontre, notre collègue professeure de philosophie s’est vue déboutée de sa demande.

Retraçons les faits. Durant l’année 2022-2023, Sophie Djigo organise avec ses étudiants d’hypokhâgne, dans le cadre d’un projet interdisciplinaire intitulé « Exil et Frontières » (son sujet de recherche), une sortie à Calais comprenant notamment une rencontre avec des bénévoles de l’association l’Auberge des migrants. Il n’en faut pas plus pour déclencher l’ire d’une enseignante du même établissement, porte-parole locale de l’association zemmourienne Parents-vigilants dont le protocole d’action est désormais bien connu : publication sur les réseaux sociaux d’un communiqué sous la forme d’une « alerte », divulgation de l’établissement puis de l’identité de l’enseignant, et reprise coordonnée de l’attaque par différents comptes d’extrême droite. Cette fois, ce sont les comptes officiels du parti Reconquête et d’Éric Zemmour qui diffusent quasi immédiatement l’« information », ce dernier parlant de « grand endoctrinement » et affirmant que Sophie Djigo aurait « décidé d’enrôler ses élèves dans des activités pro-migrants à Calais ». Un communiqué officiel est publié par Reconquête, suivi d’un second émanant de la section Hauts-de-France du RN. Le blanc-seing de cyberharcèlement est ainsi donné et les comptes anonymes – tous en lien avec la fachosphère – s’en donnent à coeur joie : « qu’on lui tonde le crâne », « qui est cette collabo ? », « prof de merde », « cruche, sans ceinture de chasteté » jusqu’aux menaces de mort et de viol. Certains messages haineux sont en réponse directe au tweet d’Éric Zemmour. Les vannes ouvertes, on n’attendait plus que l’analyse circonstanciée du site d’extrême droite Riposte laïque se découvrant des aptitudes pédagogiques pour émettre un docte jugement sur le travail de Sophie Djigo qu’il conseille de « virer » et qualifie d’« abrutie ».

Pour des raisons de sécurité, la visite est annulée. Bien sûr le réseau zemmourien s’en félicite.

Mais le cyberharcèlement redémarre deux ans plus tard à l’occasion de l’assassinat de Dominique Bernard professeur dans un lycée d’Arras : « Il faut donner son adresse au prochain enfoiré d’islamiste qui tuera encore et encore et encore et encore », écrit un courageux anonyme sur Twitter.

Si cinq personnes identifiées comme auteurs directs de certains tweets orduriers ont été condamnées le 20 mars dernier pour cyberharcèlement, les responsables des divers articles ou communiqués initiaux, que l’on peut qualifier de meneurs d’opinion, s’en sortent sans aucune condamnation, le tribunal ayant considéré hier que les propos « relèvent du débat d’idée, mêlé d’un procès d’intention fait à Sophie Djigo » mais qu’ils ne sont que blessants, pas diffamatoires, le délibéré ajoutant plus loin que « ce débat, essentiel dans une démocratie où l’école remplit une fonction émancipatrice, est en effet de nature à intéresser le public ». On se frotte les yeux : accuser une professeure et chercheuse d’endoctriner ses étudiants serait donc une opinion comme une autre, qui ne porterait aucunement atteinte à la probité et à l’éthique professionnelle de celle-ci. En outre, la justice reconnaît ainsi qu’il est tout à fait légitime de discuter publiquement, à partir de pures allégations non étayées empiriquement, de la pertinence d’un projet pédagogique et du professionnalisme d’une enseignante.

Ce jugement est particulièrement inquiétant pour au moins deux raisons. La première est qu’il ne reconnaît aucune responsabilité aux différentes personnalités politiques et médiatiques dans le déclenchement d’une campagne de cyberharcèlement qui a mis notre collègue en danger ; la seconde est qu’il rend légitime la mise sous surveillance de notre liberté pédagogique et académique et donne la possibilité de les condamner publiquement sur les réseaux sociaux et dans les médias, sans aucune autre expertise que le soupçon idéologique.

Ainsi devenons-nous toutes et tous présumés coupables dès lors que nos propos et gestes ne correspondent pas aux attentes des réseaux d’extrême droite. Ainsi devenons-nous aussi de la chair à manipulation et désinformation dans le cadre de la propagande politique de ces partis, réseaux et médias dont on connaît fort bien le mépris pour les enseignants et les chercheurs et la défiance vis à vis d’une institution qui, de la maternelle à l’université, préfère l’esprit critique à la mise au pas.

Nous sommes à la fois choqués et inquiets de cette décision judiciaire et tenons à réaffirmer notre soutien et notre solidarité à Sophie Djigo dont l’histoire augure de bien mauvaises heures et nouvelles batailles à venir. Une chose est toutefois certaine, nous ne laisserons pas l’extrême droite dénaturer notre métier et utiliser nos cours, nos classes et nos séminaires comme instruments de médiation d’un projet idéologique que nous condamnons de bout en bout.

Premiers signataires :

Michel Agier, anthropologue, directeur de recherche IRD, EHESS

Étienne Balibar, ancien professeur de philosophie, Paris Nanterre

Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit, Lyon 3

Jean-François Bayart, professeur à l’Iheid, Genève

Willy Beauvallet, politiste, Lyon 2, vice-président de l’AURDIP

Yassir Benhima, Professeur des universités- Lyon 2

Saïd Bouamama, sociologue 

Rony Brauman, médecin, politiste 

Saïd Benmouffok, professeur de philosophie

Magali Bessone, professeure de philosophie politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Christian Bonnet, professeur émérite de philosophie, Université Paris I

Claude Calame, directeur d’études, anthropologie historique, EHESS

Audrey Célestine, historienne, New-York university

Gregory Chambat, enseignant en collège

Johann Chapoutot, professeur d’histoire, Sorbonne Université 

Sonia Dayan-Hezbrun, professeure émérite de sociologie

Laurence De Cock, enseignante en lycée, vice-présidente de l’ONED 

Gaëlle Desliens, professeure des écoles

Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art, EHESS

Michel Espagne, germaniste, directeur de recherche émérite au CNRS

Mélanie Fabre, maîtresse de conférence en histoire, UPJV 

Eric Fassin, professeur de sociologie, Université Paris-Ouest Nanterre

Malcom Ferdinand, philosophe, politiste, chercheur au CNRS 

Kaoutar Harchi, sociologue et écrivaine 

Stéphanie Hennette-Vauchez, professeure de droit à Nanterre 

François Héran, sociologue, démographe, professeur au Collège de France

Emmanuelle Hermouet, professeure des écoles

Denis Kambouchner, professeur émérite de philosophie, Université Paris I

Caroline Ibos, professeure de sociologie, Paris 8

Magali Jacquemin, Professeure des écoles

Emmanuelle Jourdan-Chartier, enseignante en histoire

Michel Kokoreff, sociologue, Paris 8

Mathilde Larrère, maîtresse de conférence en histoire, Université Gustave Eiffel

Christian Laval, sociologue, Université Paris-Ouest-Nanterre

Sandra Laugier, professeure de philosophie, Université Paris I

Henry Laurens, professeur au Collège de France

Guillaume Leblanc, philosophe, Université Paris Cité

Chowra Makaremi, anthropologue, chercheure au CNRS

Philippe Marlière, professeur de science politique, University College London

Frédérique Matonti, professeure de science politique, Université Panthon-Sorbonne

Guillaume Mazeau, historien

Sarah Mazouz, sociologue, CNRS

Alain Mille, professeur honoraire Université, Lyon 1

Bertrand Ogilvie, psychanalyste, professeur émérite à l’Université de Paris 8

Jérémy Ollivier, professeur de philosophie en lycée

Claire Pagès, professeure de philosophie, Université Paris-Nanterre

Ugo Palheta, sociologue, Université de Lille

Irène Pereira, professeure de philosophie en éducation, INSPE

Michelle Perrot, historienne, professeure émérite, Université de Paris

Emmanuel Renault, professeur de philosophie, Université Paris Nanterre

Jean-Jacques Rosat, ex maître de conférence au Collège de France

Philippe Sabot, professeur de philosophie, Université de Lille

Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, anthropologue, directrice de l’Institut Convergences Migrations

Sbeih Sbeih, chercheur associé IREMAM 

Guillaume Sibertin-Blanc, PR, université Paris 8 Saint-Denis

Yves Sintomer, professeur de science politique, Paris 8

Eyal Sivan, cinéaste, essayiste

Maboula Soumahoro, maîtresse de conférences, Université de Tours

Patrice Vermeren, Professeur émérite des Universités, Philosophie, Université Paris 8 

Christiane Vollaire, philosophe, ICM, LCSP

Jean-Claude Zancarini, historien, ENS de Lyon

Avec le soutien de : 

Collectif Aggiornamento histoire-géographie 

ONED Observatoire national de l’extrême droite

CAALAP : Coordination antifasciste pour l’affirmation des libertés académiques et pédagogiques 

LDH : Ligue des droits de l’homme / des droits humains

Fondation Copernic 

ATTAC

CGT Education 

CGT Ferc-Sup

CGT-Cirad

SNES-FSU

FSU-SNUIPP

SNEP-FSU

SNUEP-FSU

EE-PSO (tendance du SNESUP-FSU)

Fédération SUD éducation 

SUD-recherche

Union syndicale Solidaires 

SNPTES-UNSA

VISA : Vigilance initiatives syndicales antifascistes 

ACIREPh : Association pour la Création d’Instituts de Recherche sur

l’Enseignement de la Philosophie

APSES : Association des professeurs de SES

APPEP : Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public

AFA : Association française des anthropologues 

Collectif PLUS : Palestine Lyon Université Solidaires

CLARA : collectif de lutte antifasciste contre le racisme et l’antisémitisme

CVUH : Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire 

AURDIP : Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine 

Collège International de Philosophie

Union juive française pour la paix (UJFP)

Association La Digue 

ICEM-Freinet

Collectif Questions de Classe (s) 

Fédération nationale de la libre pensée 

Les éditions Agone 

Les éditions Textuel 

Revue Chimères

Laboratoire Geriico Université de Lille  Groupe d’Études et de Recherche Interdisciplinaire en Information et Communication ULR 4073ALIA (Association pour la liberté académique)

ALIA : association pour la liberté académique 

Union rationaliste 

Pour signer la tribune, cliquez ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfvzjOfvR9UZ0SaEcjsC0yen_YS5rxPReH-gGlP11IER6aFVA/viewform

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