La fermeture du détroit d’Ormuz a bloqué plus d’un quart de l’approvisionnement de l’Europe en kérosène.
Si les exportations ne reprennent pas au cours des prochaines semaines, le secteur aérien sera touché par une pénurie qui pourrait contraindre les compagnies à supprimer des vols.
En l’espace de quinze ans, l’Europe a perdu près d’un tiers de ses raffineries, selon les chiffres de l’Association européenne des fabricants de carburants, ce qui a accru la dépendance du continent vis-à-vis du kérosène importé depuis le Moyen-Orient.
La guerre israélo-américaine contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz début mars a interrompu 25 à 30 % de l’approvisionnement de l’Europe en kérosène 1.
En Europe du Nord-Ouest, les importations sont en baisse de 15 % sur le mois d’avril. Cette tendance pourrait s’accélérer en raison de la relative courte durée des trajets des pétroliers reliant le Golfe persique au Nord de l’Europe.
Il faut environ trois semaines pour transporter du kérosène depuis la raffinerie de Mina Abdullah, au Koweït, jusqu’à Rotterdam, aux Pays-Bas, ce qui signifie que les perturbations d’approvisionnement se répercutent rapidement sur les importations 2.
Les prix de kérosène ont été multipliés par deux depuis le début de la guerre.
En Asie, le baril de carburant d’aviation a augmenté de 150 % par rapport à l’an dernier, et se situait le 10 avril à 217 dollars.
En Europe, la hausse sur la même période a été de 123 % (204 dollars le baril), et de 147 % au Moyen-Orient (208 dollars), selon les chiffres de S&P Global Platts.
Cette augmentation se répercute sur le prix des billets d’avion, notamment via des surtaxes carburant, qui peuvent dans certains cas être appliquées sur des billets déjà payés.
Si le détroit reste fermé au trafic commercial pendant encore plusieurs semaines, les compagnies aériennes pourraient faire face à des pénuries dès le mois de mai.
La semaine dernière, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a déclaré que l’Europe disposait encore de « peut-être six semaines » de kérosène.
Le lobby des aéroports européens, ACI Europe, estime aussi que les aéroports pourraient connaître des « pénuries systémiques » de carburant dès le début du mois de mai.
Ce risque est d’autant plus important que la « saison d’été », marquée par un pic d’activité et qui dure jusqu’en octobre, vient de commencer pour le secteur de l’aviation civile européen.
Plusieurs compagnies aériennes, dont le néerlandais KLM, ont d’ores et déjà annoncé la suppression de plusieurs dizaines de vols en Europe dès le mois de mai.
Si les aéroports européens pourraient accroître les importations de kérosène depuis les États-Unis, les volumes disponibles ne seront pas suffisants.
On observe d’ailleurs ces dernières semaines une redirection des exportations américaines vers le Pacifique.
Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, devrait annoncer cette semaine plusieurs mesures pour faire face à cette crise de l’approvisionnement, dont le partage des réserves de kérosène à l’échelle de l’Union, la création d’un « observatoire » chargé de cartographier les approvisionnements européens en carburant, et étudier la manière dont la capacité de raffinage pourrait être augmentée 3.
Une réunion par visioconférence des ministres européens des Transports est prévue demain, mardi 21.
Les Bulgares se sont rendus aux urnes hier, le 19 avril, pour la huitième fois en cinq ans, afin d'élire leurs députés. Selon les estimations, le nouveau parti de l’ancien président Roumen Radev, « Bulgarie progressiste », devrait obtenir une majorité absolue.
Avec 78,24 % des voix dépouillées, le parti « Bulgarie progressiste » de Roumen Radev recueille 44 % des suffrages (et 131 sièges sur 240), loin devant le GERB de l’ancien Premier ministre Boyko Borissov, crédité de 13,18 %, ainsi que la coalition « Nous continuons le changement, Bulgarie démocratique » (13,65 %).
Ancien officier de l’armée de l’air et président, Radev se présente comme un candidat anti-système. Il a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption, sur l’opposition à l’aide militaire à l’Ukraine et aux sanctions européennes à l’encontre de la Russie. Il a également appelé à la reprise du dialogue avec Moscou.
Si les sondages ne prédisent pas de majorité pour Radev, le scrutin devrait toutefois marquer la fin du cycle d’instabilité politique qui dure depuis 2021, à la suite de manifestations de masse contre la corruption. Le taux de participation s’est élevé à environ 50 %, contre 38 % lors du dernier scrutin en octobre 2024.
Dans une enquête réalisée avant le vote, 49 % des personnes interrogées estimaient qu’un seul parti devrait disposer de la majorité et assumer l’entière responsabilité du gouvernement.
À la fermeture des urnes, Radev a déclaré que l’Union européenne devait se concentrer sur la compétitivité afin d’enrayer l’érosion de ses industries et garantir des approvisionnements énergétiques bon marché : « Ce dont l’Europe a besoin aujourd’hui, c’est d’un esprit critique, d’actions pragmatiques et de résultats, notamment la construction d’une nouvelle architecture de sécurité et le redressement de sa puissance industrielle et de sa compétitivité. Ce sera la principale contribution de la Bulgarie à sa mission européenne. »
Si Radev dispose d’une large marge de manœuvre pour former son gouvernement, il devra toutefois obtenir le soutien d’autres partis pour certaines mesures, comme la nomination de nouveaux membres au Conseil de la magistrature, pour laquelle une supermajorité de 160 voix est requise.
Radev a exclu toute alliance avec le GERB et le Mouvement des droits et des libertés (DPS).
Il pourrait toutefois se rapprocher des partis libéraux du PP-DB.
En France, les priorités capacitaires du prochain quinquennat devront définir de manière réaliste le rôle que le pays entend jouer dans la sécurité de l’Europe. La France est la puissance militaire la plus ambitieuse du continent. Elle prend également le risque, de maElle prend également le risque, de manière paradoxale, de rater le rendez-vous stratégique le plus décisif depuis la fin de la guerre froide, non pas par manque de capacités, mais en raison d’une inadéquation croissante entre ses ambitions multiples et les moyens employés.
C’est ce grand écart entre l’ambition proclamée et le positionnement réel qui suscite un scepticisme croissant chez nos partenaires européens.
Alors que la coopération européenne sur le Système de combat aérien du futur (SCAF) semble aujourd’hui très sérieusement compromise, il est intéressant d’examiner la trajectoire de ce programme, emblématique d’un cycle ouvert par le discours de la Sorbonne de septembre 2017, où Emmanuel Macron proposait de ranimer l’Europe de la défense telle que la pouvaient concevoir les Français.
Lancé comme symbole fondateur d’une coopération structurante, le SCAF a achoppé sur les désaccords entre Dassault et Airbus d’une part, puis sur l’incompatibilité des priorités industrielles franco-allemandes et, enfin, sur l’incapacité à partager ce que chacun considère être son cœur de souveraineté.
Mais réduire cet échec à un désaccord industriel serait passer à côté de l’essentiel. Ce qui s’est fissuré, c’est le fondement même de ces ambitions en matière d’autonomie stratégique, à savoir le postulat d’une Europe stable, qui n’aurait à charge que des crises périphériques. C’est aussi la fin de l’idée d’une France qui serait la principale locomotive d’une Europe de la défense qui vivrait au rythme des choix stratégiques et capacitaires de Paris.
En 2017, on pouvait encore croire que l’Europe de la défense, s’appuyant sur un environnement intérieur sûr, se contenterait d’une projection extérieure. Dans ce monde, la France, puissance de projection et de gestion de crise, pouvait continuer à fixer l’horizon technologique et opérationnel à l’Allemagne, démilitarisée et stratégiquement attentiste. Ce postulat est désormais caduc. Il incombe aujourd’hui à la défense européenne de renforcer principalement la sécurité du continent lui-même, celui-ci étant directement mise en péril.
À ce contexte dégradé s’ajoute un fait nouveau et lourd de conséquences : le désengagement américain, accéléré par le retour de Donald Trump au pouvoir en 2025. Les nouveaux besoins capacitaires qui en découlent contribuent à la reconfiguration des dynamiques de défense à l’échelle européenne. La réponse financière, industrielle et opérationnelle à cette nouvelle donne définira l’architecture de défense du continent pour les décennies à venir.
L’illusion du grand large : la France est attendue en Europe, mais elle regarde ailleurs
Contre toute attente, la France est en train de laisser l’initiative lui échapper. Elle continue de soutenir un modèle structuré autour de ses propres priorités et rechigne à adapter sa planification capacitaire aux besoins de défense collective clairement exprimés par ses partenaires. C’est là que réside l’insuffisance d’un tel système : sans avoir déjà perdu une bataille industrielle, la France regarde dans la mauvaise direction, au moment précis où se joue le rendez-vous stratégique du siècle.
Aujourd’hui, les pays africains ne sollicitent plus la France. Les États de la région indo-Pacifique ne l’y attendent pas davantage. Un tel contexte géostratégique devrait inciter le pays à concentrer ses efforts de défense là où une demande militaire européenne et française existe. L’unique théâtre où ce besoin se fait sentir de façon urgente et concrète, c’est l’Europe elle-même, d’abord sur son flanc Est, puis sur son flanc Sud.
La question pour l’Europe est désormais clairement posée : il s’agit de regagner la maîtrise de son environnement régional, par des moyens militaires crédibles, une posture de dissuasion cohérente et une défense collective assumée. Pour l’heure, la France participe à cet édifice de manière seulement partielle, comme si elle se réservait le droit de ne pas y être pleinement engagée.
Cet effort à demi-mesure se lit d’abord dans la structure de l’offre française à ses alliés. Paris maintient en effet un modèle d’armée fondé sur l’autonomie nationale (porte-avions de nouvelle génération, cyber, espace, pilier de commandement autonome) et structure ses priorités capacitaires en conséquence. L’offre française se résume, pour l’essentiel, à une européanisation des critical enablers1, insuffisants en nombre, et à un commandement intégré sous pavillon français.
En 2017, on pouvait encore croire que l’Europe de la défense, s’appuyant sur un environnement intérieur sûr, se contenterait d’une projection extérieure.
Louis Lapeyrie, Elie Tenenbaum
Cette orientation tend à ne pas répondre pleinement aux besoins exprimés par nos alliés européens, alors même que le retrait américain concerne autant les capacités de combat que le commandement ou les capacités liées à l’Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR), que les États-Unis ne retireront pas en premier. C’est précisément sur les segments de combat qu’une réponse collective doit être apportée par les alliés européens. Or, c’est dans ce domaine que la France ne semble pas prête à s’investir.
L’incompréhension grandit, et avec elle, une marginalisation silencieuse de la France dans certains formats qui comptent. L’inadéquation n’est plus seulement technique, elle est désormais politique et perçue comme telle.
Les signes du décrochage français
Ce gouffre croissant se lit dans les chiffres des bilans d’aide à l’Ukraine.
Depuis février 2022, le montant des aides fournies à l’Ukraine par la France constitue un problème politique que les communiqués de presse ne parviennent plus à masquer. Selon les données agrégées et compilées par le Kiel Institute for the World Economy, la France figure parmi les contributeurs les plus modestes du groupe des grandes économies occidentales, en proportion du PIB.
La comparaison avec les alliés de référence est sans appel. Le Royaume-Uni a fourni une aide militaire substantielle à l’Ukraine depuis février 2022 ; l’Allemagne post-Zeitenwende, après un démarrage hésitant qui lui a coûté sa propre crédibilité en 2022, a fourni des chars Leopard 1 et 2 ainsi que des systèmes de missiles Patriot. La Pologne, dont le PIB est inférieur d’un tiers à celui de la France, figure parmi les cinq plus grands contributeurs de cette aide en valeur absolue. Depuis le début du conflit, le pays a ainsi fourni plus de 3,5 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine 2.
Autre trait distinctif, que masquent ces données globales, les crédits du programme européen SAFE 3 n’ont pas été mobilisés par la France au profit de capacités fournies à l’Ukraine. La majorité des achats français au titre de cet instrument a été orientée vers les besoins nationaux prévus par la Loi de Programmation Militaire (LPM).
Aujourd’hui, les pays africains ne sollicitent plus la France. Les États de la région indo-Pacifique ne l’y attendent pas davantage. Un tel contexte géostratégique devrait inciter le pays à concentrer ses efforts de défense là où une demande militaire européenne et française existe.
Louis Lapeyrie, Elie Tenenbaum
Plus qu’un vecteur de participation à un front commun, ce mécanisme européen de financement de la défense a été mis par la France au service d’une reconstitution de ses propres stocks. Cette situation, que l’instabilité politique intérieure n’a pas contribué à corriger, risque d’accentuer le retard pris dans la préparation aux défis sécuritaires à venir.
Il y a une couche plus structurelle encore à ce désalignement. La Base industrielle et technologique de défense (BITD) française repose aujourd’hui sur deux piliers que sont les besoins nationaux et le grand export. Cet équilibre, bien que cohérent, laisse peu de place à la coopération industrielle européenne.
Les discours politiques volontaristes n’ont pas permis de contrer cette réalité. Pour que la coopération européenne devienne effective, il faudrait ouvrir la voie à une refonte importante de la BITD, loin d’être engagée. On ne peut que constater l’écart flagrant qui sépare un certain discours présidentiel sur l’Europe de la défense et le modèle industriel réel sur lequel repose aujourd’hui la France.
Paris persiste à investir dans les domaines où son avantage compétitif est déjà établi. Ce faisant, le pays risque de s’auto-exclure des secteurs où se joue le rapport de force de demain. La recomposition en cours de la BITD européenne à l’heure des defense technologies s’organise autour de la masse, de la vitesse de production et des nouvelles technologies de combat.
Depuis février 2022, le montant des aides fournies à l’Ukraine par la France constitue un problème politique que les communiqués de presse ne parviennent plus à masquer.
Louis Lapeyrie, Elie Tenenbaum
Sur ces trois dimensions, la France n’est plus seule dans la course, comme en témoigne l’exemple éloquent des data deals avec l’Ukraine. Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont signé des accords de partage de données de combat avec Kiev, accords par lesquels les États partenaires obtiennent un accès aux données opérationnelles ukrainiennes — signatures radar, comportements de drones, frappes de précision — en échange d’un soutien matériel ou financier. Ces accords sont devenus un actif stratégique de premier ordre dans la constitution des bases de données nécessaires aux systèmes d’armes autonomes des prochaines générations. La France a amorcé la dynamique lors de la visite de Catherine Vautrin le 7 février mais doit encore traduire dans les faits ses ambitions pour la coopération bilatérale avec Kiev.
Le prochain débat capacitaire français : un test décisif
La Revue nationale stratégique 4 (RNS), publiée à l’été 2025, place la menace russe au cœur des défis de sécurité et de défense du pays. Toutefois, la politique française ne semble pas avoir renoncé à cet « appel du grand large », qui a longtemps donné toute sa signification au déploiement de nos armées. L’idée que la France sera, tôt ou tard, de nouveau appelée en Afrique, et que son modèle d’armée doit en tenir compte, la détourne des menaces bien palpables. Cet aveuglement, dans lequel il est agréable de se maintenir, permet de se soustraire à ce que la géographie et l’histoire nous imposent de manière simple et crue : la principale menace à court terme pour la sécurité européenne se situe désormais sur le continent, pas au-delà.
Jusqu’à récemment encore, l’Europe jouissait d’un environnement régional stable, ce qui constituait un avantage stratégique exceptionnel, presque unique au monde. Cette « rente géopolitique » est aujourd’hui épuisée.
Le modèle d’Armée complet, parfois échantillonnaire, hérité de l’après-guerre froide et pensé pour la projection lointaine, n’est plus adapté à la réalité. Il en résulte que la France doit trancher entre réorienter son modèle vers la défense collective du continent et, au risque de l’impasse, entretenir l’illusion d’une puissance globale, dont la crédibilité s’érode à chaque format dont elle est absente ou marginale.
De même, la Loi de Programmation Militaire en cours d’actualisation reste structurée autour de priorités dont la logique est nationale et la temporalité en décalage par rapport à l’urgence continentale. La prochaine actualisation de la (LPM) et les orientations du prochain quinquennat représentent donc une fenêtre d’opportunité pour trouver une meilleure articulation entre nos priorités souveraines et les besoins continentaux, de manière à rendre notre posture plus lisible pour nos partenaires.
L’histoire des programmations militaires françaises depuis 2013 enseigne que la seconde hypothèse est la plus probable en l’absence de choix politique explicite.
S’aligner sur les besoins de défense de l’Union
On peut gager que l’influence française en Europe, y compris dans les instances communautaires, sera d’autant plus forte que sa contribution militaire effective sera lisible. Les priorités capacitaires de la France contribueront, plus que jamais, à définir directement son rang diplomatique en Europe. Ce lien, invisibilisé au sein de l’Union à la faveur des trente ans de « dividende de la paix », est redevenu une réalité brutale.
On ne peut que constater l’écart flagrant qui sépare un certain discours présidentiel sur l’Europe de la défense et le modèle industriel réel sur lequel repose aujourd’hui la France.
Louis Lapeyrie, Elie Tenenbaum
Or, en ne trouvant pas d’issue au débat sur ses priorités capacitaires, la France prend le risque d’être perçue par ses alliés comme un partenaire indécis. Lors des récentes prises de parole de la diplomatie allemande à Munich, cette perception n’a fait que se renforcer : la France serait aux abonnés absents d’une entreprise de défense collective et, si elle parle volontiers de leadership européen en matière de défense, elle semblerait de facto faire peser sur d’autres les responsabilités les plus lourdes.
La France bénéficie pourtant de l’armée la plus aguerrie, du statut de seule puissance nucléaire de l’Union. Elle demeure le seul membre européen du Conseil de Sécurité permanent. Elle a tous les atouts pour peser de façon décisive dans la réforme de l’architecture de défense européenne. Pour autant, la crédibilité ne se gagne pas à coups de discours sur l’autonomie stratégique : elle se démontre dans les choix capacitaires, à la fois industriels et opérationnels, ainsi que dans l’alignement entre vision politique et modèle réel.
Le prochain débat capacitaire français sera le test décisif.
La France pourrait enfin s’aligner sur les besoins collectifs de ses alliés, au prix d’une révision de ses priorités. Si au contraire elle persistait à définir seule ce dont l’Europe aurait besoin, elle risquerait de prendre le risque d’occuper une place de plus en plus marginale dans une architecture de sécurité européenne qui se construit majoritairement sous l’impulsion de ses partenaires.
Sources
critical enablers sont les capacités de soutien indispensables pour permettre aux forces de combattre efficacement. Le terme inclut tant des équipements de transport et de ravitaillement (avions) que d’autres de renseignement et de communication (satellites, drones ISR, réseaux sécurisés) ainsi que les systèmes de défense antimissile et de défense aérienne.