Le futur est là, non plus devant nous mais autour de nous. C’est pourquoi nous nous attelons à faire mieux que de la prospective : de la prospective du présent.
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En Chine, l'essor de l'industrie des micro-dramas, des fictions ultra-courtes, alimente un tout nouveau business : la location de visages. Selon une enquête du média en ligne Rest of World, il est désormais possible, pour une poignée de yuans, de fournir des images de son faciès et de céder ses droits à l'image afin d'alimenter les algorithmes des sociétés de production spécialisées dans ce format à la mode. Un modèle lucratif qui pourrait, à terme, faire émerger « un nouveau marché de l'identité biométrique ».
Publié en 1972, le « rapport Meadows » démontre qu'une croissance infinie dans un monde aux ressources limitées n'est pas tenable. Mais malgré sa médiatisation et son succès en librairie, ce texte n'a jamais été pris au sérieux par les décideurs politiques. Et si les États-Unis avaient empêché sa publication, que serait-il advenu ? Le message du « lanceur d'alerte » Dennis Meadows, paradoxalement, n'aurait-il pas fini par être entendu et mis en œuvre par son pays ? C’est l’hypothèse explorée dans cette uchronie en forme d’interview fictionnelle, publiée initialement dans les pages de FUTUR, le magazine d’Usbek & Rica (n°47, avril 2025, toujours disponible).
Alors que l’Europe cherche à s’affranchir de ses dépendances géopolitiques, l’intelligence artificielle s’impose comme le nouvel architecte de l’innovation moléculaire. En inversant les processus de recherche traditionnels, elle promet d’accélérer la découverte de matériaux d’avenir. C'est l'une des idées fortes qui ressort de l'échange entre Karima Benelhadj, responsable sectorielle Chimie et Environnement chez Bpifrance, et Mathieu Pucheault, cofondateur de Synboli, une start-up spécialisée dans les polymères et l'IA.