Le futur est là, non plus devant nous mais autour de nous. C’est pourquoi nous nous attelons à faire mieux que de la prospective : de la prospective du présent.
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TRIBUNE // Dans les exercices de prospective stratégique, les scénarios rassurants séduisent parce qu’ils donnent l’impression d’offrir des issues. Mais dans un monde sous contraintes, ce sont parfois les futurs les plus inconfortables qui protègent le mieux les organisations. C'est en tout cas l'idée derrière un fable mettant en scène un oisillon, une vache et un coyote, que convoque ici Thomas Gauthier, créateur du podcast « No(s) limit(es) » et responsable du dispositif pédagogique « Futurs Alternatifs » à emlyon business school.
Filmer la naissance de planètes comme on ferait un timelapse de chantier intersidéral : c’est l’exploit réalisé par l'Observatoire européen austral (ESO), qui a suivi pendant quatre ans le disque de gaz et de poussière entourant une jeune étoile.
À partir de combien est-on trop riche ? La chercheuse belgo-néerlandaise Ingrid Robeyns pose la question dans son essai Limitarianism: The Case Against Extreme Wealth (Allen Lane, 2024). La philosophe et économiste y forge un concept inédit : le limitarisme. Son principe ? Limiter les fortunes individuelles à 10 millions d’euros pour bâtir un monde sans super-riches et combattre les inégalités extrêmes politiquement et moralement insoutenables. Entretien extrait du numéro d'hiver 2026 de FUTUR, le magazine d'Usbek & Rica.