18.09.2026 à 12:05

"Un scrutin dont l'issue semble évidente", entame France info. De vendredi 18 à dimanche 20 septembre, "la Russie organise ses premières élections depuis qu'elle a attaqué l'Ukraine en février 2022. Le pays va renouveler la Douma, la chambre basse du Parlement pour les cinq ans à venir" [Les Échos]. "Il y a 450 sièges de députés […]
L’article En Russie, des législatives sans suspense sur fond de guerre en Ukraine est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Un scrutin dont l'issue semble évidente", entame France info. De vendredi 18 à dimanche 20 septembre, "la Russie organise ses premières élections depuis qu'elle a attaqué l'Ukraine en février 2022. Le pays va renouveler la Douma, la chambre basse du Parlement pour les cinq ans à venir" [Les Échos]. "Il y a 450 sièges de députés à renouveler, dont la moitié au travers d'un vote national et l'autre moitié grâce à un vote régional", précise le quotidien français.
La formation de Vladimir Poutine, Russie Unie, "détient actuellement 310 sièges à la Douma et doit en remporter au moins 300 pour conserver sa supermajorité et sa capacité à faire adopter des réformes constitutionnelles sans le soutien d'autres partis", explique BFM TV.
"L'élection se déroule également en Crimée, annexée par la Russie à l'Ukraine en 2014, et dans les parties envahies et contrôlées par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson", précise la chaîne de télévision.
Les résultats "sont courus d’avance", prévient le New York Times. Pour le quotidien américain, "les Russes n’ont peut-être guère de raisons de s’intéresser à ces élections législatives mises en scène". Et le site russe en exil Meduza confirme que "de nombreux électeurs potentiels sont de plus en plus sceptiques quant à l’idée même de se rendre dans un bureau de vote ou d’utiliser le système de vote électronique à distance, puisque les résultats seront de toute façon ‘truqués’".
"À ce stade, le seul enjeu porte sur le taux de participation et sur l'obtention d'un score supérieur à celui des législatives de 2021, pour témoigner du soutien du peuple à la guerre", notent Les Échos. "Mais le score sera à prendre avec précaution, le bourrage d'urnes étant fréquent en Russie", rappelle BFM TV.
"Les observateurs indépendants de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] n’ont pas été autorisés à surveiller le scrutin", prévient Le Monde. Et le "seul organisme indépendant de surveillance électorale à l'échelle nationale, Golos, qui a vivement critiqué la conduite des élections passées, a fermé ses portes en 2025 après des années de pression des autorités", souligne l'agence de presse Reuters.
"Sans surprise, Russie unie arrive en tête des sondages", relèvent Les Échos. "Seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine - les communistes du KPRF, les nationalistes du LDPR, les conservateurs de Russie juste et les libéraux du parti des Nouvelles personnes - ont été autorisées à concourir" [Le Parisien].
"Iabloko, le seul parti frontalement opposé à la guerre en Ukraine, a d’abord été autorisé à participer au scrutin avant d’en être privé par la justice au mois d’août, dans un contexte de répression de toute forme d’opposition", détaille le quotidien français. "Son vice-président, Lev Chlosberg, a été condamné à onze ans et un mois de prison, […] ayant été reconnu coupable 'd'actions publiques visant à discréditer le recours aux forces armées' russes" [France info].
Mais "le Kremlin ne se limite pas à la sphère politique pour étouffer les contestations. La répression au sein de la société russe, déjà répandue et documentée, 'ne cesse d'augmenter'", alerte Tanya Lokshina, directrice adjointe de la division Europe et Asie centrale de l'ONG Human Rights Watch, citée par France info. "Les opposants sont accusés d’être des 'agents de l'étranger'. Ils sont poursuivis, arrêtés, enfermés. Ou alors, contraints à l’exil…", alerte la télévision belge RTBF.
Si les résultats des législatives font peu de doute, "elles remplissent néanmoins une fonction importante" : "vérifier si la population reste fidèle", décrypte la Deutsche Welle. Car le média allemand décrit un climat d'"anxiété" et de "fatigue" en Russie, face à la guerre en Ukraine, alimenté par "les pénuries de carburant, les frappes de drones et les rumeurs de mobilisation" militaire.
Depuis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la mobilisation "serait annoncée 'à l'automne' après les législatives, le chef de l'État russe et son entourage ont réfuté à de multiples reprises ce 'scénario', très impopulaire jusque dans les cercles dirigeants à Moscou" [France 24].
En outre, "l’économie est mise à rude épreuve par des dépenses de guerre galopantes", affirme le New York Times. Ces législatives interviennent "alors que la cote de popularité de Vladimir Poutine s’effondre, que le nombre de victimes sur le front ne cesse d’augmenter et que les gains territoriaux restent minimes dans ce conflit qui s’éternise", confirme le média britannique The Independant.
Raisons pour lesquelles Vladimir Poutine "a exhorté les Russes à voter, affirmant que la participation démontrerait que des millions de personnes soutiennent les troupes russes et s'opposent aux efforts visant à affaiblir le pays" [The Kyiv Post].
"En Russie, une maxime attribuée à Joseph Staline semble en tout cas toujours d’actualité : 'Ce qui compte ce n’est pas le vote, mais qui et comment on compte les votes'", conclut la RTBF.
L’article En Russie, des législatives sans suspense sur fond de guerre en Ukraine est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
17.09.2026 à 12:04

"En cette rentrée 2026, les défis auxquels Ursula von der Leyen doit faire face n’ont fait que s’intensifier", entame Libération. Sur la scène internationale, "les agressions russes se multiplient, […] les États-Unis se muent en adversaires et […] la Chine fait peser une pression croissante sur l'économie européenne", pendant que "l’extrême droite grappille du terrain […]
L’article Entre ambition et incertitudes, la presse européenne décrypte le discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"En cette rentrée 2026, les défis auxquels Ursula von der Leyen doit faire face n’ont fait que s’intensifier", entame Libération. Sur la scène internationale, "les agressions russes se multiplient, […] les États-Unis se muent en adversaires et […] la Chine fait peser une pression croissante sur l'économie européenne", pendant que "l’extrême droite grappille du terrain un peu partout sur le continent", liste le quotidien français.
Pour répondre à ces incertitudes, la présidente de la Commission européenne était à Strasbourg, mercredi 16 septembre, pour prononcer son discours sur l'état de l'Union. Dans une allocation "plus longue que d'habitude, [elle] a plaidé avec force en faveur de la résilience et de l'indépendance de l'Europe", écrit la télévision irlandaise RTÉ.
Le Tagesschau énumère certaines des nombreuses annonces formulées mercredi par la cheffe de l'exécutif européen : "un plan européen contre les vagues de chaleur, un paquet bancaire, une société européenne pour les matières premières critiques, un nouveau Conseil européen de sécurité, un dialogue avec les grandes entreprises du secteur de l'IA sur les opportunités et les risques. Et ce n'est là qu'un petit aperçu". Le média allemand souligne enfin que "les annonces peuvent être une chose utile", mais que leur réalisation concrète reste à observer.
L'annonce la plus commentée du discours concerne le Canada. Pour Il Foglio, il s'agit même de "la seule initiative, pour ainsi dire, 'expansionniste' d’un discours qui, pour le reste, a semblé parler davantage d’une Europe à défendre que d’une Europe à faire grandir". Devant le Premier ministre canadien Mark Carney, Ursula von der Leyen a proposé d'ouvrir la voie à un statut inédit de "membre associé" de l'Union européenne pour Ottawa.
Outre-Atlantique, Le Devoir s'interroge sur les conséquences d'un tel statut qui "n’existe pas dans les traités de l’UE". "Jusqu’où pourrait aller ce rapprochement ? Cela reste encore à définir". Certains secteurs pourraient être ainsi concernés par des collaborations renforcées : "l’énergie, les minéraux critiques, les batteries, l’intelligence artificielle et la cybersécurité", souligne le quotidien québécois, qui rappelle que les deux blocs se sont récemment rapprochés. Par exemple, le Canada bénéficie déjà d'un accès privilégié "à certains programmes européens, notamment Horizon Europe, le programme de recherche et d’innovation de l’UE, depuis 2024".
L'Opinion relève que cette annonce "a dérouté plus d’un diplomate européen". Certains responsables interrogés par le journal évoquent "trop de complications juridiques, trop de questions potentiellement explosives si les deux parties décidaient d’harmoniser un minimum leurs législations".
Au-delà de ce nouveau statut pour le Canada, la presse européenne s'interroge également sur la traduction concrète d'autres annonces formulées par Ursula von der Leyen. "La présidente de la Commission assure vouloir trouver des remèdes. Des remèdes qui, avant tout, passent par l’Europe elle-même. Des remèdes, aussi, aux contours encore très flous", juge Libération.
El País revient notamment sur la question migratoire, mise en lumière par la récente crise à Ceuta, ainsi que sur la proposition d'un "'protocole de sécurité', qui serait déclenché lorsqu'un État se sentirait menacé dans sa sécurité, par exemple en cas d'incursions de drones, de cyberattaques ou d'actes de sabotage".
Pour le journal espagnol, l'annonce "d'un nouveau règlement qui permettrait aux États membres de suspendre - ou, comme elle l’a dit, d’'assouplir' - les règles en matière d’immigration en cas de crise" témoigne d’un "nouveau durcissement de la position de l’UE en matière d’asile, une Union qui se retranche derrière ses frontières et cherche désormais à mettre en place des centres de rétention en dehors de son territoire".
Après les épisodes extrêmes de l'été (canicule, incendies et sécheresse), la réaction d'Ursula von der Leyen sur la question climatique était également très attendue. "Cet été a été [celui] de la vérité. Presque aucune région de notre continent n’a été épargnée", a-t-elle déclaré, citée par Politico. "Mais bien qu’elle ait mis l’accent sur les problèmes et leur caractère urgent, Mme von der Leyen a évité de proposer des solutions aux causes sous-jacentes".
Le média relève certaines annonces faites sur le sujet comme la mise en place d'un "plan sur la résilience de l'UE face au changement climatique" ou la création d'une "Alliance pour l'assurance climatique", mais estime que "les mesures réglementaires visant à minimiser les risques de catastrophe […] n'ont pas été évoquées".
L'Opinion souligne enfin la difficulté pour Ursula von der Leyen de transformer toutes ces annonces en véritables décisions européennes. "Au fond, c’est ce même dilemme auquel la présidente de la Commission est éternellement confrontée : tenter l’audace mais au risque de heurter les gouvernements nationaux ou bien jouer la prudence, quitte à voir fleurir les procès en immobilisme".
L’article Entre ambition et incertitudes, la presse européenne décrypte le discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
16.09.2026 à 12:19

"À Strasbourg, cette semaine, Mark Carney risque bien de voler la vedette à Ursula von der Leyen", estiment Les Échos. "Alors que la présidente de la Commission européenne [a prononcé] son discours sur l'état de l'Union ce mercredi [16 septembre], le Premier ministre canadien [est] reçu en grande pompe au Parlement européen, auquel il s'adressera […]
L’article Le Premier ministre canadien, Mark Carney, à Strasbourg pour resserrer les liens entre Ottawa et l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"À Strasbourg, cette semaine, Mark Carney risque bien de voler la vedette à Ursula von der Leyen", estiment Les Échos. "Alors que la présidente de la Commission européenne [a prononcé] son discours sur l'état de l'Union ce mercredi [16 septembre], le Premier ministre canadien [est] reçu en grande pompe au Parlement européen, auquel il s'adressera jeudi", poursuit le quotidien.
"Premier chef de gouvernement étranger à assister à ce 'discours sur l'état de l'Union européenne'", M. Carney "doit prendre la parole jeudi devant le Parlement", note Courrier international. "Une 'guest-star' qui a obligé Ursula von der Leyen à chambouler son agenda. Elle restera finalement à Strasbourg jusqu'à jeudi, alors qu'elle n'avait pas prévu, à l'origine, d'assister au discours de Mark Carney" [Les Échos].
"Ottawa et Bruxelles cherchent […] à renforcer leur partenariat, de l'intelligence artificielle à l'énergie", écrit Corse Matin. Lors de leur rencontre à Strasbourg, "les deux parties vont examiner les domaines 'où [elles ont] des capacités et des besoins complémentaires', qui sont 'stratégiquement importants' pour 'garantir [leur] souveraineté', comme l'énergie et les matières premières critiques, notamment les terres rares, a précisé M. Wilkinson", ambassadeur canadien auprès de l'UE, à l'AFP [Corse Matin].
"Les discussions qui s'ouvrent entre Ottawa et Bruxelles détermineront la nature précise du partenariat et pourraient aboutir lors du prochain sommet canado-européen, à Montréal les 29 et 30 octobre prochains", développent Les Échos.
Depuis plusieurs mois, les relations entre les deux ensembles se sont renforcées. "Les échanges entre l'UE et le Canada ont bondi de 80 % depuis 2016, grâce à l'entrée en vigueur d'un accord de libre-échange, qui a supprimé presque tous les droits de douane. Et cette année, le Canada est devenu le premier pays non-membre de l'UE à rejoindre le programme de défense européen Safe", rappelle Courrier international.
Mais "la nouvelle idylle de Carney avec l'UE est entièrement liée à Trump" [BBC]. "Après l'échec des négociations commerciales avec la Maison-Blanche et la récente escalade des tarifs douaniers, Ottawa se tourne vers l'Europe pour trouver un contrepoids stratégique à sa dépendance envers les États-Unis", analyse The Italy Post.
En effet, les menaces du président républicain sont toujours d'actualité. "Il y a quelques jours à peine, le président américain a publié sur son réseau Truth Social une carte de l'Amérique du nord, incluant le Canada et le Groenland – territoire danois appartenant à l'UE – sur laquelle est superposé le drapeau américain" [BBC].
"Mais que faire spécifiquement avec le Canada ? L’adhésion est exclue puisque les traités réservent l’adhésion aux États géographiquement européens", rappelle Le Point. "Nous ne cherchons pas à devenir membre de l’Union européenne. Ce que nous recherchons, et pour quoi nous allons ouvrir des discussions, c’est une alliance unique avec l’Union européenne […]. Nous partageons les mêmes valeurs, nous avons les mêmes priorités et nous disposons de forces très complémentaires", a déclaré dimanche le Premier ministre canadien, cité par Le Point.
"Carney n'évoque pas une rupture [avec les États-Unis], et il ne le pourrait d'ailleurs pas. Aujourd'hui, environ 70 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis et, comme il l'a souligné hier, 80 % des échanges bilatéraux continuent de bénéficier de l'absence de droits de douane", insiste The Italy Post. "Se tourner vers l'UE ne vise donc pas à remplacer l'Amérique – une entreprise irréalisable à court terme – mais à réduire son pouvoir d'influence", souligne le quotidien italien.
"Le Canada, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis de Donald Trump, cherche de nouveaux partenaires. De son côté, l'Europe, dont les relations transatlantiques sont tout aussi houleuses, cherche également des appuis à sa stratégie de rééquilibrage entre les deux super-puissances, Chine et États-Unis" [Courrier international]. "L’'effet Trump' incite à des efforts de diversification – mais sont-ils réalisables ? Dans les couloirs de Bruxelles, on parle à voix basse de la possibilité de conclure un 'accord d'association spécial' avec le Canada", révèle la BBC.
Ursula von der Leyen a finalement proposé le statut de membre associé au Canada pendant son discours, mais certains sont réticents. "Avant d’envisager une plus grande coopération, il faut rappeler une vérité dérangeante : l’accord Ceta (entré en application provisoire depuis septembre 2017) n’a toujours pas été ratifié par dix États membres de l’UE, dont trois gros acteurs, la France, l’Italie et la Pologne…", nuance Le Point.
L’article Le Premier ministre canadien, Mark Carney, à Strasbourg pour resserrer les liens entre Ottawa et l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
15.09.2026 à 12:40

"Créé en 2010, le discours sur l’état de l’Union s’inspire largement de celui prononcé chaque année par le président américain. […] Ce discours donne la direction politique. C’est aussi un moment de communication pour dresser le bilan de l’année écoulée et tenter de répondre aux attentes des citoyens" [Public Sénat]. La présidente de la Commission […]
L’article Discours sur l'état de l'Union 2026 : ce qu'il faut attendre de l'intervention d'Ursula von der Leyen est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Créé en 2010, le discours sur l’état de l’Union s’inspire largement de celui prononcé chaque année par le président américain. […] Ce discours donne la direction politique. C’est aussi un moment de communication pour dresser le bilan de l’année écoulée et tenter de répondre aux attentes des citoyens" [Public Sénat].
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononcera le mercredi 16 septembre "son sixième discours sur l’état de l’Union pour présenter son programme" [Politico] et donner "le ton pour l'année à venir" [Contexte].
Ce rendez-vous annuel est le résultat d'un "processus bureaucratique assez long, qui s'enclenche plusieurs mois avant le discours" précise Lorenzo Biondi, l'une des plumes d'Ursula von der Leyen citée par Contexte. "Tous ceux qui font la politique européenne ont essayé de mettre leur grain de sel dans le discours de rentrée".
Jusqu'au moment même où la présidente de la Commission prononcera son discours, ce dernier "sera revu et réécrit", prévient Politico. En conséquence, "le discours sur l’état de l’Union est l’un des secrets les mieux gardés de Bruxelles", résume Euronews.
Avec un été marqué par les incendies et sécheresses, "l’adaptation au changement climatique […] devrait occuper une place prépondérante dans son allocution", affirme Politico. "[Ursula] von der Leyen devrait probablement profiter du discours de cette année pour défendre l’idée que l’agenda climatique de l’Europe entre dans une nouvelle phase : il ne s’agit plus seulement de fixer des objectifs, mais de les concrétiser" [Euronews]. "Le message politique sera probablement que la décarbonation est désormais indissociable de la sécurité énergétique de l’Europe", estime le média paneuropéen.
Le numérique devrait figurer parmi les priorités du discours. Ursula von der Leyen devrait annoncer "une proposition d’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs à l’échelle de l’UE", une "annonce phare [qui] pourrait s'avérer tout aussi controversée", souligne Euronews. L'intelligence artificielle devrait également occuper une place importante, avec une volonté affichée de renforcer "la résilience et la compétitivité" européenne vis-à-vis des pays tiers, complète Nachrichten.
Autre dossier sensible attendu : les migrations. "Ursula von der Leyen devrait profiter de son discours pour appeler au renforcement de Frontex, l’agence européenne chargée de la gestion des frontières" [Politico]. Son discours intervient, en effet, quelques semaines après la crise de Ceuta, au cours de laquelle "des dizaines de milliers de migrants ont pénétré sur le territoire espagnol, provoquant des remous politiques au sein de l’Union européenne tout au long de l’été". La présidente de la Commission pourrait ainsi annoncer "un rôle accru pour l'agence […], ainsi que des pouvoirs étendus pour surveiller les routes migratoires au-delà des frontières européennes" [Euronews].
Enfin, la présidente de la Commission devrait réaffirmer son soutien à Kiev et "à nouveau lancer un appel aux pays de l'UE pour obtenir un soutien supplémentaire à l'Ukraine", avec la possibilité d'un nouveau paquet de sanctions contre la Russie [Nachrichten]. Un point d'étape sur le processus d'adhésion des pays candidats ainsi que sur les négociations du futur budget européen 2028-2034 sont également attendus.
Le discours sur l'état de l'Union sera marqué par la présence du Premier ministre canadien, Mark Carney, "invité d'honneur" à Strasbourg pour l'occasion, note Democrata. Selon la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, "cette importante visite […] sera une occasion de renforcer les liens entre l'Union européenne et le Canada et de solidifier notre lien". Mark Carney s'adressera aux députés européens le lendemain.
Son déplacement "s'inscrit dans un contexte de forte tension diplomatique et commerciale entre le Canada et les États-Unis", écrit le média espagnol. Depuis un an, Bruxelles et Ottawa ont multiplié les rapprochements, notamment avec "la participation des Canadiens à un programme européen d'aide à l'industrie de défense", ou la présence du Canada au 8e sommet de la Communauté politique européenne en mai dernier [RFI].
Sans pouvoir prétendre à une adhésion à l'UE, le Canada cherche néanmoins à s'en rapprocher autant que possible. Les deux partenaires "discutent actuellement des moyens de permettre la libre circulation des biens, des services et des travailleurs canadiens impliqués dans des chaînes d'approvisionnement stratégiques" [RFI]. "Nous sommes le plus européen des pays non-européens", avait fait valoir Mark Carney en mars dernier à Paris, pour son premier déplacement à l'étranger.
L’article Discours sur l'état de l'Union 2026 : ce qu'il faut attendre de l'intervention d'Ursula von der Leyen est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
14.09.2026 à 12:20

"Rendez-vous à Rovaniemi : des dirigeants de l'Union européenne se réunissent […] dans le nord de la Finlande pour discuter de quelle façon renforcer la présence du bloc dans l'Arctique, une région où les tensions géopolitiques ont atteint des sommets ces derniers mois" [Courrier international]. Parmi les enjeux, les "nouvelles routes maritimes rendues possibles par […]
L’article Sommet sur l'Arctique : face aux tensions géopolitiques, l'Europe veut renforcer sa présence est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Rendez-vous à Rovaniemi : des dirigeants de l'Union européenne se réunissent […] dans le nord de la Finlande pour discuter de quelle façon renforcer la présence du bloc dans l'Arctique, une région où les tensions géopolitiques ont atteint des sommets ces derniers mois" [Courrier international].
Parmi les enjeux, les "nouvelles routes maritimes rendues possibles par le recul de la banquise arctique dû au changement climatique, mais aussi des gisements de matières premières inexploités et des menaces pour la sécurité liée aux activités militaires de la Russie et de la Chine", écrit Die Zeit.
"Pays le plus septentrional de l'Union européenne, la Finlande n'a pas été choisie au hasard pour accueillir ce sommet. Il partage plus de mille kilomètres de frontière avec la Russie, qui s’étire elle-même sur près de 5 000 kilomètres le long du cercle polaire" [France info].
Il y a encore quelques mois, le président américain Donald Trump a menacé d’annexer le Groenland à plusieurs reprises, "en raison de sa position militaire-stratégique, mais aussi en raison des ressources minérales suspectées sur place" [Die Zeit]. Le Kremlin a lui aussi "accru sa présence [dans l'Arctique] ces dernières années, qu'il s’agisse d'extraction minière, pétrolière, ou de bases militaires" [France info] mais également par "l’activité [de] sous-marins russes […] révélée par la Norvège et la Grande-Bretagne" [Die Welt].
Surtout, "la fonte de la banquise ouvre […] de nouvelles perspectives économiques et stratégiques" aux grandes puissances, avec une intensification de la présence russe, américaine et chinoise sur ces nouvelles routes maritimes, navigables "pendant des périodes de plus en plus longues à mesure que la banquise recule" [Courrier international].
La Finlande, qui peut compter sur la présence de nombreux responsables européens, dont "le Premier ministre polonais Donald Tusk et la Première ministre danoise Mette Frederiksen" [Yle] ainsi que le chancelier allemand et le ministre français des Affaires étrangères, souhaite toutefois "clairement montrer lors des discussions que l’Arctique doit être considéré comme une partie intégrante de la sécurité européenne et en aucun cas uniquement d’un point de vue scientifique et économique" [Die Welt].
"La réunion intervient alors que la Commission européenne devrait présenter, d'ici les prochaines semaines, une nouvelle stratégie pour l'Arctique. Ce document doit définir les grandes orientations de Bruxelles dans la région pour les années à venir" [Courrier international]. Selon le Premier ministre finlandais, "l’Union européenne a un intérêt direct dans sa stabilité, sa sécurité et son développement durable" [Die Zeit].
Dans ce sens, plusieurs représentants de l'UE sont également présents à Rovaniemi, dont "la haute représentante de l’UE Kaja Kallas ainsi que le commissaire chargé des partenariats internationaux Jozef Síkela" [Yle]. D'après ce dernier, "l'Arctique est extrêmement important pour l’Europe. Tout ce qui s'y passe a des répercussions directes chez nous, qu'il s’agisse de climat, de sécurité ou d’économie. […] Nous devons davantage prendre en compte la géopolitique" [France info].
"La Commission européenne a l’intention d’utiliser les résultats du sommet pour élaborer la nouvelle stratégie arctique prévue. La Finlande souhaite en particulier s’assurer que les capacités européennes de brise-glace soient incluses comme projet concret" [Die Welt], une proposition reprise par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui évoquait, il y a quelque temps, une "flotte européenne de brise-glace" pour la sécurité arctique, complète le média allemand.
Ce sommet sur l'Arctique intervient se déroule aussi une semaine seulement après la visite d'Ursula von der Leyen au Groenland, au cours de laquelle elle avait annoncé "un programme d’investissement de 200 millions d’euros" [Die Welt]. "L’UE souhaite envoyer un signal aux États-Unis qu’elle ne restera pas inactive et ne laissera pas le terrain à d’autres, mais veillera à ses intérêts dans la région", analyse Tobias Etzold, du réseau d’experts Forum Northern European Politics [Die Welt].
L’article Sommet sur l'Arctique : face aux tensions géopolitiques, l'Europe veut renforcer sa présence est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
11.09.2026 à 12:32

"Le 11 septembre 2001, le monde est saisi d’effroi" [Le Dauphiné Libéré]. "Deux avions détournés par des pirates de l’air percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York qui s’effondrent. Un troisième s’écrase contre le Pentagone tandis qu’un quatrième qui visait la Maison-Blanche ou le Capitole se crashe en Pennsylvanie", rappelle le […]
L’article 11-Septembre : vingt-cinq ans après, un héritage toujours visible en Europe est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le 11 septembre 2001, le monde est saisi d’effroi" [Le Dauphiné Libéré]. "Deux avions détournés par des pirates de l’air percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York qui s’effondrent. Un troisième s’écrase contre le Pentagone tandis qu’un quatrième qui visait la Maison-Blanche ou le Capitole se crashe en Pennsylvanie", rappelle le quotidien régional.
"Près de 3 000 personnes sont mortes ce jour-là. Selon un rapport publié cette année par Sage, aux 2 753 morts initialement recensés au World Trade Center se sont ajoutés plus de 2 000 décès supplémentaires, attribués à des maladies liées aux attentats du 11 septembre", écrit Euronews.
Si le choc a d'abord frappé les États-Unis, ses conséquences ont rapidement touché l'Europe, de la solidarité atlantique aux politiques de sécurité intérieure. "Les attentats du 11 septembre 2001 font partie de la mémoire collective contemporaine. Mais pour la diplomatie américaine, comme pour le regard porté par le reste du monde sur le pays, il s'agit d'un moment de rupture sans précédent", analyse RFI.
"Il y a vingt-cinq ans, le monde a changé de trajectoire", considère El País. Pour les Européens, le premier effet institutionnel est venu de l'Otan. "Après les attentats du 11 septembre 2001, les États membres de l’Otan ont décidé pour la première fois d’invoquer l’article 5 du traité", rappelle Euronews. Un dispositif au cœur de l'Alliance, selon lequel une attaque armée contre un pays membre est considérée comme dirigée contre tous les membres.
Cette décision ouvre ainsi une séquence voyant certains pays européens s'engager aux côtés des États-Unis. Ces derniers "ont déclenché une intervention militaire en Afghanistan. De nombreux alliés, dont l'Allemagne, ont participé à l'opération 'Enduring Freedom', initialement menée par les États-Unis", rappelle Euronews.
Deux ans plus tard, en 2003, George W. Bush lance l'opération "Iraqi Freedom" contre le régime de Saddam Hussein. Soutenue par le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie, mais rejetée par la France et l'Allemagne, cette intervention divise profondément les Européens. "[La guerre] d'Afghanistan était légale et soutenue par une grande partie du monde ; celle d'Irak, en 2003, a été entreprise sans aval des Nations unies, rejetée par une grande partie de l'Occident, et a provoqué une rupture interne au sein de l'UE", pointe El País.
Dès lors, les États-Unis "s’enferrent dans une guerre civile qui va faire émerger le djihad européen", estime Yves Trotignon, ancien cadre de la DGSE, dans une interview pour Le Monde. "Les racines profondes de l’attentat du 13 novembre 2015 à Paris, ce sont les djihadistes européens, notamment français, qui avaient commis un attentat au Caire, en 2009, et projetaient déjà une attaque contre le Bataclan, à Paris", poursuit le spécialiste.
Vingt-cinq ans plus tard, l'héritage du 11-Septembre se lit aussi dans les politiques de sécurité. En France, "depuis les attentats du 11-Septembre, les dispositions touchant à la lutte antiterroriste […] ont été complétées et renforcées plus d’une année sur deux […] que ce soit dans le cadre de lois spécifiques ou de textes plus généraux ayant trait à la sécurité publique", relève Le Monde. Le quotidien cite notamment la loi sur le renseignement de 2015, actualisée en 2021, et la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme de 2017, qui a fait entrer dans le droit commun plusieurs mesures issues de l'état d'urgence.
Au-delà de la lutte antiterroriste, plusieurs journaux voient dans le 11-Septembre le point de départ d'une recomposition plus large des équilibres internationaux. Pour El País, le quart de siècle écoulé a vu les États-Unis se replier davantage sur leurs priorités de sécurité, la Russie suivre une trajectoire plus révisionniste et la Chine renforcer son modèle de puissance économique dirigée.
Dans ce contexte, le quotidien espagnol estime que les Européens doivent tirer les leçons de cette période. "Pour l’Union européenne, la voie qui s’est dessinée au cours de ces 25 dernières années semble claire : elle ne peut plus compter sur la protection des États-Unis, elle doit se doter d’une force militaire crédible pour contrer la Russie et elle a besoin d’instruments pour protéger son économie de l’interventionnisme chinois", assure El País. "Ce qui est beaucoup moins clair, c’est si l’Europe est enfin prête à emprunter cette voie", conclut le quotidien espagnol.
L’article 11-Septembre : vingt-cinq ans après, un héritage toujours visible en Europe est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
10.09.2026 à 13:16

Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - […]
L’article Serbie : le président Vučić convoque de nouvelles élections législatives sur fond de crise politique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - où, dans quelle direction et quelle voie la Serbie va", a-t-il précisé.
Cette décision intervient après que le Premier ministre, Đuro Macut, a appelé lundi à la tenue de nouvelles élections, dans le but "d'apaiser les tensions au sein de la société [serbe]" [Politico].
Et pour cause. Le pays est traversé depuis novembre 2024 par un "vaste mouvement de protestation né de l'effondrement d'un auvent dans la gare de Novi Sad, dans le nord du pays" [France 24]. "Cet accident, qui a fait 16 morts, a provoqué la colère de centaines de milliers de citoyens, emmenés par un mouvement étudiant, qui y voyaient le résultat de la corruption qui gangrène [le pays]", poursuit le média français.
"L’opposition accuse également Vučić et ses alliés de violence contre les opposants politiques, des liens avec la criminalité organisée et la restriction de la liberté des médias" [Die Zeit], accusations que rejette le président serbe.
"Dirigeant nationaliste, Aleksandar Vučić, 56 ans, est au pouvoir en tant que Premier ministre ou comme président depuis plus d’une décennie" [Le Monde]. "Son parti, le Parti progressiste serbe, est classé comme conservateur de droite et populiste de droite", souligne Die Zeit. Élu président en 2017, et réélu en 2022, Vučić a récemment affirmé "qu’il allait démissionner aussitôt après avoir officiellement convoqué les législatives, pour se lancer dans la campagne, laissant entrevoir son ambition de revenir au poste de Premier ministre" [Le Monde]. Il pourrait ainsi conserver le pouvoir, "quel que soit son titre officiel", analyse Die Zeit.
Ces dernières semaines, le président serbe a parcouru la Serbie pour "rencontrer des citoyens et parler des projets économiques et de leurs besoins" [France 24]. Le gouvernement a par ailleurs annoncé "une enveloppe de 980 millions d'euros qui seront distribués […] à plusieurs catégories de citoyens, pour répondre à la crise énergétique et à la hausse des prix" avec, comme premiers bénéficiaires, "les retraités, les vétérans de guerre et certaines catégories sociales".
Face à ce que l'opposition considère comme une "'campagne électorale' avant l'heure" [France 24], les étudiants ont annoncé qu'ils présenteraient leur propre liste au scrutin.
Le président Vučić a estimé, pendant son allocution de mercredi, que "la Serbie a choisi une bonne voie européenne, mais en préservant en même temps les amitiés traditionnelles, la fierté nationale et la dignité" [Politika].
Candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2012, la Serbie "piétine en raison de réformes jugées insuffisantes en matière d'État de droit ainsi que des tensions persistantes avec le Kosovo" [Le Figaro], ce qui inclut notamment "la mise en place des conditions nécessaires à la tenue d'élections libres et équitables" [Die Zeit]. La Serbie entretient également des "liens étroits avec la Russie", qu'elle refuse de sanctionner depuis 2022 et la guerre d'agression russe en Ukraine.
Cette même semaine, des milliers de personnes se sont rassemblées pour assister aux funérailles du criminel de guerre Ratko Mladic. "Condamné à la prison à perpétuité par un tribunal de l'ONU pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, Ratko Mladić a été inhumé lundi à Belgrade avec les honneurs militaires et en présence de représentants du gouvernement" [Deutsche Welle]. Un événement qui a indigné Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ayant qualifié ces images de "choquantes".
Les élections législatives anticipées du 25 octobre prochain pourraient "mettre le modèle de Vučić à l’épreuve" [Deutsche Welle]. Toutefois, "l’opposition politique en Serbie reste fragile" et personne "ne s'attend à ce qu'une seule élection suffise à redresser les institutions serbes ou à modifier fondamentalement les relations du pays avec l'UE", conclut le média allemand.
L’article Serbie : le président Vučić convoque de nouvelles élections législatives sur fond de crise politique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
09.09.2026 à 12:39

Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest]. De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les […]
L’article Guerre en Ukraine : l’Union européenne autorise l’achat par Kiev de systèmes Patriot via le prêt de 90 milliards d’euros est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest].
De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les missiles balistiques tirés presque quotidiennement par la Russie sur l’Ukraine, et que Kiev peine à abattre, faute d’intercepteurs", explique Le Temps. "Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cesse de réclamer l’aide de ses alliés pour lui en fournir davantage, mais la guerre en Iran a lourdement ponctionné les stocks disponibles", poursuit le journal suisse.
"Je salue l’accord des États membres sur la dérogation accordée à l’Ukraine pour acheter des matériels cruciaux pour les systèmes de défense aérienne Patriot", a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, citée par Sud-Ouest. Kiev va pouvoir "utiliser la prochaine tranche du prêt européen, d’un montant de 3,2 milliards d’euros, 'pour mieux protéger son ciel des attaques russes indiscriminées'", a confirmé la cheffe de l'exécutif européen [Le Temps].
"C'est la première fois que Kiev est autorisée à mobiliser ce prêt pour acheter des intercepteurs Patriot fabriqués aux États-Unis, face à une pénurie critique de munitions antiaériennes ukrainiennes", indique le quotidien régional L'Indépendant.
Car "l’une des conditions apportées à l’octroi de ce prêt de 90 milliards d’euros est la priorité donnée à l’achat d’équipements fabriqués en Europe", commente la RTBF. Or "le système de défense antiaérienne Samp-T NG, de fabrication franco-italienne, est encore peu disponible pour l’instant", poursuit le média belge.
Au total, "l'Ukraine s'apprête à se procurer environ 1 000 missiles Patriot au cours des prochaines années, avec l'aide de ses alliés et grâce [au] prêt de l'Union européenne, a déclaré mardi" le nouveau ministre ukrainien de la Défense, Ievgueniï Khmara [The Guardian].
Toutefois, la plupart de ces missiles "ne pouvant être livrés que dans les années à venir, [le pays en guerre avec la Russie] appelle […] ses alliés à lui fournir dès à présent des moyens de défense antiaérienne provenant de leurs propres stocks, en échange de missiles plus performants issus de ces contrats dans le futur" [RTBF]. Kiev affirme "avoir besoin de 300 missiles intercepteurs Patriot pour se défendre pendant l’hiver", relaie The Guardian.
En réponse à l'appel de l'Ukraine, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a promis à la suite d'une réunion virtuelle du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine (une organisation rassemblant une cinquantaine de pays), mardi 8 septembre, "d'envoyer des missiles pour le système de défense antiaérienne Patriot provenant du stock de la Bundeswehr [l'armée allemande] à l'Ukraine" [La Dépêche]. Le ministre allemand n'a cependant "pas précisé le nombre de systèmes concernés ni évoqué de calendrier", souligne TFI Info.
"J'appelle tous les membres du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine à examiner leurs propres stocks et à effectuer des livraisons similaires", a également déclaré Boris Pistorius, cité par La Dépêche.
Berlin emboîte ainsi le pas de Londres, le secrétaire d’État britannique à la Défense, Wes Streeting, ayant annoncé le même jour que "le Royaume-Uni consacrerait 100 millions de livres sterling (116 millions d’euros) au renforcement des capacités de défense aérienne de l'Ukraine cet hiver, notamment grâce à des Patriot" [Agence Europe] mais aussi des "munitions de gros calibre et des drones" [TFI Info].
De leur côté, "la France et l'Italie accélèrent pour mettre à disposition de l'Ukraine leurs systèmes de défense aérienne SAMP/T", car la situation devient critique compte tenu de "la recrudescence attendue des attaques russes cet hiver" [Les Échos]. "Les Européens qui participent au mécanisme Purl de l'Otan pour acquérir des armes pour l'Ukraine, promettent toutefois de livrer à temps", relate le quotidien français.
Hier encore, Vladimir Poutine et Donald Trump "se sont entretenus une heure par téléphone" avec pour objectif "de relancer les tentatives des États-Unis - au point mort depuis longtemps - d’arrêter les combats via de nouvelles discussions en face-à-face entre les deux belligérants", informe 20 Minutes.
Le chef d’État russe a indiqué au président américain "que la Russie n’avait aucune 'visée agressive' à l’égard de l’Europe" [Le Monde]. Il a toutefois "régulièrement affirmé que son armée progressait sur l’ensemble du champ de bataille et que la conquête de la totalité de la région du Donbass, dans l’Est, n’était qu’une question de temps", rappelle Le Parisien.
Volodymyr Zelensky a déclaré "que des négociateurs russes, ukrainiens et américains pourraient se réunir dès ce mois-ci pour discuter d’une issue pacifique", selon 20 Minutes, "mais la Russie s’est montrée plus réservée, estimant lundi qu’il était 'trop tôt' pour parler concrètement d’une telle rencontre".
Selon Le Monde qui cite l’agence Bloomerg, "le président russe n’a montré aucun signe d’assouplissement lors des discussions avec les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner" le week-end dernier. "Moscou entendrait, au contraire, intensifier ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, en pariant sur une position plus favorable au printemps", analyse le journal français.
L’article Guerre en Ukraine : l’Union européenne autorise l’achat par Kiev de systèmes Patriot via le prêt de 90 milliards d’euros est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
08.09.2026 à 12:04

"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien. "L'Europe fait un […]
L’article Groenland : face aux ambitions de Donald Trump, l'Union européenne veut être "plus présente" dans l'Arctique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien.
"L'Europe fait un choix : celui d'être plus présente et plus impliquée au Groenland et dans l'Arctique", a indiqué la présidente de la Commission européenne après avoir dévoilé un programme d'investissement de 200 millions d'euros en faveur de l'île. À travers la signature d'une déclaration commune et de ce nouveau programme, Ursula von der Leyen entend ainsi "renforcer [la] présence politique, économique et sécuritaire [de l'UE] dans l'Arctique", relève Politico.
Côté groenlandais, le rapprochement est aussi accueilli favorablement. Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen estime que l'UE s'est montrée non seulement comme un partenaire important, mais aussi comme un "ami loyal et digne de confiance", rapporte le journal danois Politiken.
L'aide européenne, mise en place dans le cadre de la stratégie "Global Gateway", devrait se traduire par des projets dans trois domaines clés : "la connectivité, l'énergie propre et les matières premières critiques", énumère Deutsche Welle. "Et bien sûr, davantage d'opportunités pour la population du Groenland", a ajouté Ursula von der Leyen.
Concrètement, ces fonds devraient permettre "d'améliorer les connexions internet, de développer l'hydroélectricité ou encore de soutenir la pêche et l'éducation", détaille ABC News. "Le logement, les petites entreprises et le tourisme durable" devraient également en bénéficier, complète la chaîne américaine.
Cette nouvelle relation doit s'inscrire dans la durée. En plus des 200 millions d'euros (environ 1,5 milliard de couronnes danoises) annoncés lundi, la présidente de la Commission "a promis de doubler le soutien de l'UE pour le porter à 530 millions d'euros (un peu moins de 4 milliards de couronnes danoises) d'ici 2034", note Politiken.
Pour ABC News, "l'Union européenne cherche à rassurer un Groenland inquiet en lui promettant un partenariat renforcé et des centaines de millions d'euros d'investissements, après les menaces répétées du président américain Donald Trump de prendre le contrôle de l'île". Le média américain rappelle que les Européens accordent "une attention accrue" à l'île arctique depuis que le pensionnaire de la Maison-Blanche "insiste pour que les États-Unis prennent le contrôle de l'île pour des raisons de sécurité".
Ces menaces n'ont pas disparu. Hier encore, "Donald Trump a publié […] sur son réseau Truth Social une carte représentant une grande partie de l’Amérique du Nord et des Caraïbes sous les couleurs du drapeau américain" [Le Figaro]. "Le visuel englobe notamment le Groenland, Cuba, […] l’Islande [et même] plusieurs territoires français, dont la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon".
"Sans prononcer le nom du président américain", Ursula von der Leyen a fait directement référence aux précédentes déclarations du président américain, affirme RFI. "C'est aux habitants du Groenland et du Danemark de décider de l'avenir du Groenland. À personne d'autre", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.
L’article Groenland : face aux ambitions de Donald Trump, l'Union européenne veut être "plus présente" dans l'Arctique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
07.09.2026 à 10:53

"Un séisme politique", titre France info, un "tournant décisif", juge le magazine allemand Der Spiegel. "Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), fondé en 2013, a enregistré, dimanche 6 septembre, le meilleur résultat de son histoire [en Saxe-Anhalt], Land de l'ancienne Allemagne de l'Est, tandis que le parti du chancelier Friedrich Merz [s'est effondré]" [Le Monde]. Selon les résultats […]
L’article "Un séisme politique" : l'extrême droite allemande remporte les élections régionales en Saxe-Anhalt, un signal fort pour l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Un séisme politique", titre France info, un "tournant décisif", juge le magazine allemand Der Spiegel. "Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), fondé en 2013, a enregistré, dimanche 6 septembre, le meilleur résultat de son histoire [en Saxe-Anhalt], Land de l'ancienne Allemagne de l'Est, tandis que le parti du chancelier Friedrich Merz [s'est effondré]" [Le Monde].
Selon les résultats encore provisoires arrêtés à 3h21 ce lundi matin, le parti a recueilli "43,8 % des voix. Il a ainsi plus que doublé son score par rapport aux dernières élections de 2021 et réalise son meilleur [score] jamais obtenu lors d'élections régionales", analyse La Tagesschau. "Loin derrière, la CDU du ministre-président du Land, Sven Schulze, arrive en deuxième position avec 17,2 %". Soit "le pire résultat jamais enregistré par le parti en Saxe-Anhalt". Derrière, "le Parti social-démocrate obtient 9,3 % des voix, les Verts 8,9 %, le parti radical de gauche Die Linke 8,6 %" [Les Échos].
Mais en dépit de son "succès écrasant" [La Libre], l'AfD n'est toutefois "pas parvenue à obtenir la majorité absolue au parlement régional", avec 39 sièges sur 83.
Fier de ce résultat, la tête de liste de l'AfD, Ulrich Siegmund, estime que sa formation a "écrit une page d'histoire" [Les Échos]. "Dans ce Land considéré comme l'un des plus pauvres d'Allemagne, le parti d'extrême droite a surfé sur le sentiment de déclassement de la population, la peur d'une partie des électeurs d'une dilution de leur identité allemande, mais aussi sur le talent de communicateur et la maîtrise des réseaux sociaux de son dirigeant", complète le quotidien économique.
Si le RN est pour l'heure "[resté] silencieux" [Ouest-France], d'autres voix se sont fait entendre en France. Comme celle du Ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, qui considère ce résultat comme "un moment grave en Europe", et a exhorté à "entendre avec humilité les colères, les inquiétudes, les peurs et y répondre".
Pour Der Spiegel, le danger "dépasse largement les frontières de la Saxe-Anhalt. Pendant la campagne, beaucoup ont affirmé que [ce territoire] était un petit Land et que son importance ne devait pas être surestimée. Mais c’est faux. Depuis que l'AfD a gagné en puissance, chaque élection régionale a acquis une dimension politique nationale". Plus encore, "la fin de la démocratie libérale en République fédérale devient envisageable", estime le journal.
"A contrario du Rassemblement national en France, l'extrême droite allemande n'a cessé de se radicaliser ces dernières années, ce qui ne l'a pas empêchée d'attirer de plus en plus d'électeurs, tandis que le RN coupait les ponts avec la formation allemande au Parlement européen" [Les Échos].
Ces élections régionales étaient considérées comme un test décisif pour déterminer si l'AfD, "parti anti-immigrés et pro-russe - désormais [vainqueur] dans la plus grande économie de l’Union européenne", pourrait réussir à "transformer sa popularité électorale en une place au sein du gouvernement" [Politico]. Le parti lui-même n'a jamais caché qu'il voyait dans la Saxe-Anhalt "un modèle pour ses ambitions nationales, avec pour slogan : 'Ça commence ici'".
D'autant que le plébiscite est clair. "Plus des trois quarts (77,8 %) des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes" dimanche, observe La Libre. Il s'agit du taux de participation "le plus élevé en Saxe-Anhalt depuis la réunification allemande".
"L'Union européenne a également suivi de près ces élections", avance la BBC. "Les douze prochains mois s'annoncent comme une saison électorale chargée dans toute l'UE. Des scrutins sont prévus dans des pays clés tels que la France, l'Italie, l'Espagne et la Pologne". Et Bruxelles "craint que davantage de partis 'extrêmes', tant à gauche qu'à droite de l'échiquier politique, ne tirent profit de cette situation à tous les niveaux".
Il n'y a pas qu'à l'échelle européenne que ce scrutin envoie un signal fort. "Le revers est sévère pour Friedrich Merz. Impopulaire, le chef de la CDU s'est peu impliqué dans cette campagne locale. La cuisante défaite de [dimanche soir] risque d'affaiblir davantage le chancelier et pourrait fragiliser sa position à la tête du gouvernement fédéral", analyse Euronews.
"Nombre de militants de la CDU tiennent le chancelier pour responsable de leur défaite en Saxe-Anhalt", écrit Le Monde, se faisant l'écho de l'un d'entre eux : "beaucoup votent en raison de la situation au niveau fédéral, c’est-à-dire à cause de Friedrich Merz, et voilà le résultat". Le chancelier, qui ne s'est pas encore exprimé sur l'issue de ce vote, doit s'exprimer ce lundi à 13h30. "Le plus européen [des partis allemands], pilier de toutes les alliances, a perdu le cap et doit décider comment réagir" [Corriere della Sera].
Se pose désormais la question des alliances. Si "la co-présidente nationale de l'AfD, Alice Weidel, a déclaré que le parti disposait d''un mandat très clair pour gouverner'" [Politico], la répartition des 83 sièges va se faire "à la proportionnelle entre les partis qui ont obtenu plus de 5 %" [Ouest-France]. "Or un seul parti acceptait dimanche soir de discuter pour former une coalition avec l'AfD, le BSW de Sahra Wagenknecht", "un tout jeune mouvement qui se veut de gauche, mais dont certaines positions, sur l'immigration ou la guerre en Ukraine, ne sont pas si éloignées de l'AfD" [France 24].
Dans l'immédiat, le ministre-président Sven Schulze (CDU) et son gouvernement "restent en fonctions pour expédier les affaires courantes. Le nouveau Parlement régional devra se réunir au plus tard le 6 octobre, soit trente jours après le scrutin", note Le Monde.
Le "cordon sanitaire" "défendu par l'ensemble de la classe politique allemande, hors AfD, tient encore. Jusqu'à quand ?", s'interroge France info.
L’article "Un séisme politique" : l'extrême droite allemande remporte les élections régionales en Saxe-Anhalt, un signal fort pour l'UE est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
15.07.2026 à 13:34

Un 14 Juillet "XXL aux couleurs de l'Ukraine et de ses alliés" [France 24]. C'est avec un esprit très européen que s'est déroulé, ce mardi, le traditionnel défilé sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Une parade d'une ampleur "massive", mobilisant 6 700 militaires à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules. Le défilé a […]
L’article Un 14 juillet d'une ampleur "massive" aux couleurs de l'Europe et de l'Ukraine est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Un 14 Juillet "XXL aux couleurs de l'Ukraine et de ses alliés" [France 24]. C'est avec un esprit très européen que s'est déroulé, ce mardi, le traditionnel défilé sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Une parade d'une ampleur "massive", mobilisant 6 700 militaires à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules.
Le défilé a également réuni 500 soldats venus des 35 pays de la "coalition des volontaires", en présence d'un bon nombre de leurs dirigeants respectifs. Des militaires ukrainiens ont aussi pris part au cortège, tandis que le président Volodymyr Zelensky a assisté à l'événement depuis la tribune.
Cette édition, qui marque la dernière du double quinquennat d'Emmanuel Macron, a mis en avant le "réveil stratégique de l’Europe" et une armée "prête au combat", selon l’Élysée [Le Monde]. Le chef de l'État "qui quittera le pouvoir en 2027, [a souhaité] aussi montrer la remontée en puissance des armées françaises en dix ans de présidence, au cours de laquelle le budget de défense français aura doublé" [Sud Ouest].
"L’objectif de ce dixième et dernier défilé d'Emmanuel Macron en tant que chef d’État : illustrer de la manière la plus convaincante possible le soutien français et européen à l'Ukraine, et montrer au monde la force retrouvée de la nouvelle coalition européenne face à la Russie", résume L'Express.
La coalition des volontaires est une initiative portée par la France et le Royaume-Uni afin de garantir une paix durable en Ukraine après un hypothétique cessez-le feu avec la Russie. Elle réunit "la quasi-totalité des pays européens, membres ou non de l'Union européenne, ainsi que la Turquie et le Canada, deux membres importants de l'Otan, mais aussi l'Australie, le Japon ou la Nouvelle-Zélande", rappellent les Échos.
Ce mardi, sur les Champs-Élysées, près de 500 soldats de 35 pays de la coalition des volontaires pour l’Ukraine ont ouvert le défilé sous les yeux de leurs chefs d’État ou de gouvernement respectifs, notamment l’Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer ou encore le Polonais Donald Tusk. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le général Grynkewich, commandant suprême de l'Otan, ont aussi été conviés à l'événement.
"Les États-Unis, eux, sont les grands absents de cette coalition. Le rédacteur en chef de la revue Conflit [Jean-Baptiste Noé] rappelle que cette coalition est née durant une période de tension entre l’Ukraine et les États-Unis. Une bonne manière pour les Européens d’exister en dehors de l’Otan", souligne RCF.
La parade militaire est une autre manière pour Emmanuel Macron de réaffirmer son soutien à l'Ukraine : l'ouverture du défilé par la Patrouille de France, "accompagnée de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France" [France 24]. Au sol également, l'Ukraine était à l'honneur. Le défilé a été marqué par la présence de vingt-cinq militaires ukrainiens, "applaudis par la tribune présidentielle et notamment par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui-même ovationné à son arrivée", complète le média international.
Selon le président français, la présence de militaires ukrainiens sur la célèbre avenue parisienne apparaît comme un "symbole de fraternité, de courage et de destin partagé" [TV5 Monde]. La veille, le président ukrainien a pris part à un sommet de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, qui accueillait deux nouveaux participants : la Moldavie et la Macédoine du Nord.
Avec ces deux ajouts, la coalition des volontaires compte désormais 36 membres. En effet, mardi, la Bulgarie a annoncé son retrait de l'alliance. "Nous ne faisons pas partie d’une coalition qui insiste sur la poursuite de l’aide financière et militaire à l’Ukraine", a ainsi déclaré le Premier ministre pro-russe Roumen Radev à l'issue du défilé [Ouest-France].
Au cours de cette rencontre, les pays membres "ont convenu de soutenir Kiev dans la durée, y compris pour certains par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un hypothétique cessez-le-feu conclu avec la Russie" [TV5 Monde]. La France et l'Ukraine ont également conclu une "feuille de route" prévoyant l'acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale et leurs armements. "Les premiers doivent voler dans les airs ukrainiens dès 2028-2029", a annoncé le président français [Les Échos].
Pour renforcer sa défense antiaérienne, l'Ukraine va également se doter "d'une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération qui viennent compléter les systèmes qui seront livrés avec leurs missiles dans les semaines à venir", a ajouté Emmanuel Macron, cité par le journal économique.
L’article Un 14 juillet d'une ampleur "massive" aux couleurs de l'Europe et de l'Ukraine est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
10.07.2026 à 12:45

"À Rome, la diplomatie russe vient de perdre deux attachés militaires et un peu de discrétion", entame L'Express. L'Italie a annoncé, jeudi 9 juillet, "l'expulsion de deux agents des services de renseignement russes présents sur son territoire sous couverture diplomatique, dénonçant une 'ingérence grave et inacceptable'", informe Libération. "Le gouvernement italien a décidé d'expulser deux […]
L’article Espionnage : l'Italie expulse deux agents russes sous couverture diplomatique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"À Rome, la diplomatie russe vient de perdre deux attachés militaires et un peu de discrétion", entame L'Express. L'Italie a annoncé, jeudi 9 juillet, "l'expulsion de deux agents des services de renseignement russes présents sur son territoire sous couverture diplomatique, dénonçant une 'ingérence grave et inacceptable'", informe Libération.
"Le gouvernement italien a décidé d'expulser deux attachés militaires de l'ambassade de la Fédération de Russie en Italie, impliqués dans des activités d'espionnage", a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani [Le Figaro]. Le chef de la diplomatie italienne a ainsi "communiqu[é] à l'ambassadeur russe à Rome qu'Ivan Petrovich Gorbachev et Mikhaïl Astakhov [devaient] quitter [la capitale italienne] dans un délai de trois jours" [France 24].
Une décision forte, à laquelle Moscou a promis "une réponse appropriée", relate le média français, citant l'agence de presse Ria Novosti. De son côté, l'ambassadeur russe à Rome, Alexeï Paramonov, s'en est pris "à la diplomatie italienne, accusée de vouloir limiter l'influence russe dans la péninsule" [L'Express].
"Au moins un des deux agents russes a collecté, en échange d'argent, des informations relatives au système franco-italien de défense antiaérienne SAMP/T, que l'Ukraine doit recevoir cette année pour le tester, et aux missiles franco-italiens Aster déjà livrés à Kiev", précise Libération. Il "s'intéressait également à la mission de l'Otan en Bulgarie ainsi qu'à l'entreprise italienne Avio, qui produit des moteurs de drones et des missiles supersoniques", complète le quotidien français.
L'annonce de ces expulsions "intervient deux jours après l'arrestation de deux anciens agents des services de renseignement italiens accusés d'avoir livré à Moscou des informations sensibles relatives notamment à l'aide militaire à l'Ukraine", explique Le Télégramme.
Les deux affaires seraient liées, l'un des agents russes étant "accusé d'avoir rémunéré l'un des deux ex-espions italiens, selon une enquête de la justice italienne", poursuit le journal régional. Comme le révèlent des écoutes, "de nombreux fichiers [auraient] été transmis [par Gavino Raoul Piras, ancien des services de renseignement italien] à l'agent des services secrets russes, Mikhaïl Astakhov, l'un des deux fonctionnaires expulsés", rapporte la Rai.
"Les juges italiens décrivent des documents classifiés, allant du 'confidentiel' au 'secret', et parfois marqués 'Nato (Otan) Secret'" [L'Express]. Il n'y aurait cependant, selon la justice, aucun "risque potentiellement préjudiciable de manière exceptionnellement grave aux intérêts de la République", dans la mesure où "aucune information ne semble en effet avoir été classée 'très secret'", nuance la Rai.
"Ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg", a estimé mardi dernier le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, cité par France 24, dénonçant "un conflit hybride" mené par Moscou. Même son de cloche du côté d'Antonio Tajani, pour qui la Russie "continue d'utiliser des 'armes hybrides' contre l'Italie et l'Occident" [L'Express].
Moscou n'en est pas à son premier coup d'essai en Italie. En 2021, "deux diplomates russes avaient déjà été expulsés après l'arrestation de Walter Biot, officier de la marine italienne accusé d'avoir vendu à l'ambassade russe des documents italiens et de l'Otan" [L'Express].
"Depuis le sommet de l'Otan à Ankara, le ministre de la Défense a reconnu sans détour la vulnérabilité du pays face à la pénétration russe" : "je ne suis pas surpris, les espions sont partout", a-t-il déclaré [L'Opinion]. Avant de rappeler que l'offensive de Moscou "ne se limite pas à la recherche d'informations classifiées, mais vise aussi l'espace public, à travers les réseaux sociaux, les opérations d'influence et la manipulation de l'opinion, à un an des élections législatives de 2027", souligne le quotidien français.
L’article Espionnage : l'Italie expulse deux agents russes sous couverture diplomatique est apparu en premier sur Touteleurope.eu.