26.10.2026 à 12:36

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération. "Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar […]
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L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération.
"Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar Vučić [Les Échos]. Selon des résultats partiels publiés lundi 26 octobre, sa liste 'Serbie Unie' "aurait obtenu 39 % des suffrages, contre 53 % pour la liste des étudiants", précise le journal économique.
Cette victoire est l’aboutissement de près de "deux années de manifestations en Serbie" déclenchées par l’effondrement en 2024 d’un auvent de la gare de Novi Sad, indique Politico. "Seize personnes sont mortes et les protestataires ont estimé que l’accident était une conséquence de la corruption endémique" du pays [Libération]. Fragilisant progressivement Aleksandar Vučić.
"Les citoyens ont exprimé lors des élections leur volonté de changement", a déclaré le candidat de la Liste étudiante, Radomir Saičić, en précisant "qu'aucune force ne peut l'emporter sur un peuple qui a décidé de prendre son destin en main" [Politika]. Aleksandar Vučić a rétorqué qu’il "s’opposerait férocement au nouveau gouvernement", précise le média serbe.
Le scrutin a massivement mobilisé les électeurs. "De longues files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote dans tout le pays", relèvent Les Échos, qui chiffrent la participation à 69 %, "très proche du score le plus élevé depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992". Aleksandar Vučić lui-même "a dû patienter deux heures" avant de voter, observe le journal économique. Une élection aux allures de "référendum sur Vučić", selon le politologue Nikola Burazer [Les Échos].
Aleksandar Vučić a été "Premier ministre de 2014 à 2017, puis a occupé la présidence jusqu’à sa démission en septembre" [Politico], afin de mener sa liste 'Serbie unie' aux élections législatives, dans l'espoir de retrouver le poste de Premier ministre. "Sous son règne, la Serbie a été classée comme une autocratie électorale par l’institut de recherche V-Dem" tandis que Reporters sans frontières a qualifié Vučić de "prédateur de la presse", décrit Politico.
Le mouvement étudiant s’est constitué en "une force politique disparate", avec des candidats "dont le seul point commun était de vouloir battre le Parti progressiste serbe", décrivent Les Échos. Les candidats de la Liste étudiante étaient "pour la plupart issus de la société civile, sans tête d’affiche", souligne Libération. Cette dernière comprenait notamment "l'ex-star du basket Dejan Bodiroga [ou encore] l'acteur renommé Tihomir Stanić", liste la BBC.
Concernant la formation d'un nouveau gouvernement, Ilija Srdanovic, tête de liste, "n’est pas automatiquement considéré comme un prétendant au poste de Premier ministre", indique Die Zeit, pour qui "le mouvement n’a pas tranché la composition d'un futur gouvernement".
Absents parmi les candidats alignés, les étudiants cherchaient des personnes qui pouvaient entrer dans les institutions afin de "faire leur travail de manière responsable", précise la BBC. Dans le cadre d'un programme en onze points, le mouvement étudiant souhaitait notamment "éradiquer la corruption" et "réformer la scène médiatique" serbe [BBC].
La Serbie, candidate l'UE depuis 2012, "a récemment laissé le processus d'adhésion stagner largement", observe Die Zeit. Sa candidature "reste gelée sur les préoccupations en matière d’état de droit et de démocratie et le refus de Belgrade de rejoindre les sanctions de l’UE contre la Russie", ajoute Politico. La Serbie est "le seul pays européen en dehors du Bélarus à ne pas avoir adopté de sanctions contre la Russie" après le début de la guerre en Ukraine en 2022 [Die Zeit].
À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite prête à "soutenir des réformes en matière d’état de droit, de liberté des médias […] et à travailler ensemble pour faire avancer l’avenir de la Serbie au sein de l’Union européenne" [Libération]. La commissaire à l’élargissement, Marta Kos, a de son côté déclaré que "la porte de l’UE est ouverte, et [que] nous sommes prêts à continuer sur cette voie ensemble", conclut Die Zeit.
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23.10.2026 à 12:07

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews]. "L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours […]
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"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews].
"L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours du Premier ministre, Péter Magyar, et une allocution de la présidente de la Commission européenne, symbole du rapprochement entre Budapest et l’UE depuis la chute de Viktor Orbán", note Courrier international. "Les commémorations de l’insurrection antisoviétique du 23 octobre 1956, organisées ce vendredi, doivent marquer une rupture avec l’héritage de Viktor Orbán", relève Le Figaro.
"Cette commémoration est le premier grand événement international pour Magyar depuis son arrivée au pouvoir en mai" [Euronews]. "Péter Magyar 'avait prévu d’accueillir les dirigeants du monde entier à Budapest' mais 'la liste des invités du 23 octobre [n'a pas pris] la tournure espérée', note HVG", cité par Courrier international.
"Le président français, Emmanuel Macron - le seul dont Péter Magyar avait mentionné le nom-, ne fera finalement pas le déplacement. Cela malgré une visite appuyée de 48 heures à Budapest au début du mois, de son ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, dans le but de rapprocher les deux pays", pointe Le Figaro. "Il a annulé son déplacement à la suite des émeutes en France. La présidente moldave Maia Sandu et le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze sont, eux, attendus", souligne Euronews.
Côté institutions européennes, "la présidente de la Commission et le président du Conseil européen seront bien présents", ajoute Le Figaro. Si "le dirigeant hongrois ne compte pas sur la présence de [Volodymyr] Zelensky également invité" [Courrier international], Euronews voit toutefois dans cette invitation une "course pour relancer les pourparlers de paix sur l'Ukraine", "la Hongrie ne [fournissant] toujours pas d'armes [au pays en guerre] mais [affichant] clairement sa solidarité avec Kiev" [RTBF].
Euronews voit par ailleurs dans cet événement "un tournant majeur : le dégel entre Bruxelles et Budapest [qui] intervient après des années de tensions sous le prédécesseur du Premier ministre hongrois Péter Magyar, Viktor Orbán". Politico nuance en écrivant que Costa et Von der Leyen "n'ont pas l'intention de promettre le déblocage de fonds supplémentaires" en Hongrie. Pour rappel, "Bruxelles a débloqué plus de 4 milliards d'euros le mois dernier, gelés sous le gouvernement Orbán en raison des inquiétudes liées au recul démocratique. Cependant, des milliards d'euros restent immobilisés" [Politico].
“Les commémorations se dérouleront dans un climat d'une tension exceptionnelle, inédite depuis la chute du rideau de fer”, estime Hungary Today. "Les députés du Fidesz, le parti de l’ex-Premier ministre Viktor Orbán, boycotteront la session commémorative au Parlement et se réuniront sur la place Bem, l’endroit où avait débuté le soulèvement" en 1956, poursuit Courrier international.
"Ce jour-là, des milliers d'étudiants [s'étaient rassemblés] à Budapest [pour réclamer] des élections libres, la liberté de la presse, mais aussi et surtout, le départ des troupes soviétiques qui occupaient le pays depuis 1945", relate la RTBF.
"Rapidement, les générations plus âgées se sont joint à la jeunesse : étudiants, ouvriers, fonctionnaires et intellectuels se sont mêlés à la foule", retrace le Sarajevo Times. "En quelques heures, la statue géante de Staline avait été renversée et les symboles communistes [sur les drapeaux] découpés", écrit la RTBF. Avant que "le soulèvement [ne soit] réprimé par les Soviétiques" [Sarajevo Times].
"Ce 23 octobre, la symbolique sera donc particulièrement forte. Péter Magyar a invité tous les dirigeants européens. Tous… sauf Vladimir Poutine", souligne la RTBF. "En les accueillant à Budapest, là où les insurgés sont morts, la Hongrie acte donc sa rupture avec le Kremlin. Et 1956 retrouve tout son sens : le souvenir d'un peuple qui s'est soulevé pour sa liberté". "À l'heure où la révolte des étudiants embrase la France et secoue plusieurs capitales européennes, la Hongrie se souvient que chez elle aussi, tout a commencé par des jeunes dans la rue… le 23 octobre 1956", conclut le quotidien belge.
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22.10.2026 à 12:52

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant […]
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"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant un cessez-le-feu", complète le média ukrainien.
Ces propos font suite à "la rencontre mercredi [21 octobre] à Saint-Pétersbourg […] entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président russe, Vladimir Poutine, au lendemain d’une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien", indique Ouest- France. Le Kremlin a déclaré qu’il était "prêt en principe" à reprendre les pourparlers de paix [BBC], tandis que Donald Trump a estimé que "nous n'avons jamais été aussi proches de la fin du conflit", souligne RFI.
En parallèle de ces discussions, les attaques se poursuivent. Kiev "a été la cible d’une nouvelle attaque de missiles dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026" [Ouest-France]. Après l’interruption des pourparlers en février, "la Russie a intensifié ses attaques alors que l'Ukraine manquait [de missiles] intercepteurs", rappelle la BBC.
À l’issue d’une réunion de trois heures "détaillée et franche" entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, a indiqué que "Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois […], mais pas immédiatement, 'vers le 10 novembre'", rapporte Ouest-France. La nouvelle rencontre, qui pourrait se tenir à Abou Dabi (Émirats arabes unis), devrait porter sur "la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine après la fin du conflit", selon Iouri Ouchakov [BBC].
À l'issue de l'entretien Poutine-Witkoff, le président ukrainien s’est dit "favorable" à une telle rencontre, mais "dès que possible". "L’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d’une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il déclaré [Ouest-France]. Et d'ajouter : "Nous verrons comment cela se passe cette fois-ci" [The Kyiv Independant].
Côté américain, Steve Witkoff a assuré que les discussions d'Oslo et de Saint-Pétersbourg avaient été "constructives et se poursuivraient dans le cadre de pourparlers trilatéraux", mais a reconnu qu’il restait "un travail important à accomplir", écrit Ouest- France. Autre élément qui pourrait encore faire bouger les lignes : la reprise des négociations tripartites à la mi-novembre interviendrait "une semaine après les élections américaines de mi-mandat", souligne El País.
En attendant, Volodymyr Zelensky a appelé, mercredi 21 octobre, à un "'gel' de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats", relève Ouest-France. "C’est le minimum que nous attendons aujourd’hui de la Russie", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News [France info].
"La Russie réclame notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle tient encore dans la région de Donetsk, 'ce que Kiev considère comme inacceptable'" [Ouest-France]. Quelques jours plus tôt, le 16 octobre, Vladimir Poutine avait indiqué que ses exigences territoriales comprenaient "non seulement le Donbass, mais le reste des provinces ukrainiennes limitrophes de la Russie" [El País]. Le président russe ne prévoit pas "que cela fasse l’objet de pourparlers de paix avec l’Ukraine", complète le quotidien espagnol.
"Il faut que chacun fasse des concessions pour sortir de ce piège qui pourrait durer des années", analyse le général Jérôme Pellistrandi [RFI]. Le gel du front, "qui acterait la perte de 20 % du territoire ukrainien […] ouvre une porte pour une négociation", estime-t-il. "Soit Vladimir Poutine accepte et on part sur un cessez-le-feu sur le front […] soit Vladimir Poutine refuse, et c’est la poursuite de sa fuite en avant", conclut la radio internationale.
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21.10.2026 à 12:43

"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters. Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de […]
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"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters.
Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de partis de gauche et du centre" et "soutenus par le gouvernement centriste de Donald Tusk" assouplissent ainsi les restrictions au droit à l'avortement dans un pays où il est considéré comme "l'un des plus restrictifs d'Europe", contextualise Le Monde.
Le premier projet de loi "décriminalise partiellement l’IVG et l’assistance aux avortements" [Libération]. Concrètement, le texte abroge plusieurs dispositions de l'article 152 du Code pénal polonais, selon lesquelles "toute personne pratiquant une interruption volontaire de grossesse sur une femme ou qui lui fournit une aide pour mettre fin à sa grossesse [en dehors des conditions légales] est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement", explique le journal juridique polonais Gazeta Prawna. Le projet de loi "a été adopté à 4 voix près, 217 députés sur 433 ayant voté pour, 213 contre, les autres s’étant abstenus ou n’ayant pas participé au vote", précise Libération.
La deuxième proposition revient "sur une décision de 2020 de la plus haute juridiction, le Tribunal constitutionnel, qui a rendu l’avortement illégal en cas de graves malformations du fœtus. Ce texte a été adopté avec un écart plus net de 30 voix", écrit Le Figaro.
La coalition pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk avait "remporté les élections de 2023 en partie grâce à sa promesse d’assouplir les restrictions en matière d’avortement", rappelle Reuters. "Pourtant, aucun de ces deux projets de loi n'autoriserait l’avortement sur simple demande jusqu’à 12 semaines de grossesse, comme l’avait promis la coalition civique de Tusk lors de la campagne électorale de 2023", nuance Politico.
En cause : la "coalition multipartite compte de nombreux conservateurs et ne parvient pas à s’accorder sur une libéralisation allant aussi loin", décrypte le média européen. Les propositions adoptées mardi sont d'ailleurs "restées en suspens au sein d’une commission parlementaire pendant deux ans avant de refaire surface, sous l’impulsion d’une campagne qui s’intensifie à 12 mois des prochaines élections législatives, prévues fin 2027" [Politico].
En juillet 2024, la chambre basse (la Diète) avait "rejeté une proposition visant à dépénaliser l'aide à l'avortement […], la majorité nécessaire à l'adoption des dispositions sur ce sujet [n'ayant] pas été atteinte" [Gazeta Prawna].
"En réalité, ces textes législatifs ne constituent qu’une réforme très limitée et de petite envergure, et n’amélioreraient pas la situation de la plupart des femmes en Pologne qui ont besoin d’un accès à l’avortement", a déclaré à Reuters Leah Hoctor, vice-présidente pour l’Europe au centre pour les droits reproductifs.
"Actuellement, dans ce pays traditionnellement catholique, l’avortement n’est autorisé que dans deux circonstances : lorsque la grossesse résulte d’un acte criminel - comme un viol ou un inceste - ou lorsqu’elle met en danger la vie ou la santé de la mère", note Le Monde. Selon les données du Fonds national de santé polonais (NFZ), "573 avortements ont été pratiqués dans les hôpitaux publics polonais au cours du premier semestre 2026" [La Croix].
Avant la décision du Tribunal constitutionnel d'exclure la malformation grave du fœtus des motifs légaux de l'IVG, "98% des avortements légaux en Pologne étaient pratiqués pour cette raison". Cette nouvelle restriction avait "déclenché un torrent de protestations dans tout le pays, les plus grandes manifestations de masse en Pologne depuis le mouvement anticommuniste de 1989", relate Le Figaro.
"Ces projets vont désormais être examinés par le Sénat. S'ils y sont approuvés, ils seront transmis au président Karol Nawrocki", détaille Wyborcza. Mais le chef d'État nationaliste, soutenu par le parti Droit et justice (PiS), "devrait mettre son veto" à cette réforme, prévient Ouest-France. "Pour passer outre un veto présidentiel, il faut une majorité des trois cinquièmes [au sein de la chambre basse], majorité dont ne dispose pas la coalition dirigée par Tusk" [Politico].
"Deux manifestations doivent se tenir en fin de semaine à Varsovie, l’une contre l’avortement, l’autre pour", indique La Croix. Avant cela, "les organisations féministes prévoient d'organiser des manifestations dans 27 villes polonaises jeudi 22 octobre", prévient Wyborcza.
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20.10.2026 à 12:27

"L'Europe a fait un nouveau pas vers l'intégration de partenaires proches, mais non membres de l'UE, en signant ce lundi un accord d'association avec Andorre (84 000 habitants) et Saint-Marin (34 000 habitants)", relèvent Les Échos. L’accord entre l'Union européenne et les deux micro-États a été signé lundi 19 octobre, à Bruxelles, "par le chef […]
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"L'Europe a fait un nouveau pas vers l'intégration de partenaires proches, mais non membres de l'UE, en signant ce lundi un accord d'association avec Andorre (84 000 habitants) et Saint-Marin (34 000 habitants)", relèvent Les Échos.
L’accord entre l'Union européenne et les deux micro-États a été signé lundi 19 octobre, à Bruxelles, "par le chef du gouvernement [andorran], Xavier Espot, [le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et [le ministre des Affaires étrangères de Saint-Marin] Luca Beccari" [SER Andorra].
Le texte est le fruit d'un "parcours long et complexe", traversé par quatre gouvernements saint-marinais et trois Commissions européennes, souligne San Marino RTV. Les discussions, ouvertes en 2015, avaient abouti à un accord politique en décembre 2023. Sa signature n'est toutefois intervenue que près de trois ans plus tard, après des procédures juridiques et institutionnelles au sein de l'UE.
"Les négociations menées avec Andorre et Saint-Marin l'ont aussi été avec la principauté de Monaco. Mais celle-ci a préféré rompre les discussions avec l'Union européenne en 2023, car le droit européen entrait en contradiction avec certaines de ses règles, notamment l'accès favorisé des nationaux à l'emploi", rappellent Les Échos.
L'accord doit permettre aux habitants des deux pays de bénéficier plus largement des libertés de circulation européennes. Il "créera de nouvelles possibilités d'étudier, de travailler et de vivre en Europe", a expliqué le commissaire européen au Commerce Maroš Šefčovič, cité par l'agence espagnole EFE.
L'accord devrait ainsi permettre "la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux, harmoniser les normes techniques ou sanitaires, et faciliter les échanges commerciaux, les investissements et les démarches administratives de part et d'autre", détaillent Les Échos.
Il vient notamment compléter les unions douanières dont bénéficient déjà les deux pays. "Les deux tiers des échanges commerciaux d'Andorre se font avec ses deux voisins, l'Espagne et la France. Pour Saint-Marin, la dépendance envers l'Italie, pays dans lequel il est enclavé, est encore plus forte, avec plus de 80 % de ses échanges", observent Les Échos. À terme, les sociétés de ces deux micro-États pourront aussi "participer à des appels d'offres publics européens", relève Altaveu. Tandis que les opérateurs européens pourront accéder à leurs marchés.
Le texte vise enfin à "renforcer la coopération dans des domaines tels que la recherche et l'innovation, l'éducation, la politique sociale, l'environnement ou la protection des consommateurs", détaille La Vanguardia.
L'ouverture du marché unique sera toutefois progressive. Sur la libre circulation des personnes, Andorre "maintiendra un système de quotas" pour l'arrivée de "travailleurs, de résidents sans activité professionnelle et de saisonniers de moins de douze mois", détaille El Periòdic d'Andorra. Le dispositif entrera en application après "une période transitoire de deux ans" et sera "réexaminé tous les dix ans".
Plusieurs activités économiques bénéficieront également de périodes de transition. L'accord prévoit notamment "30 ans pour le tabac, 15 pour les services financiers, 7 pour les télécommunications" et "3 pour la libre prestation de services", énumère Altaveu. Tandis que pour les services financiers, "l'intégration se fera progressivement et sous certaines conditions", rapporte l'agence italienne Dire.
Saint-Marin et Andorre devront de leur côté assurer la "reprise évolutive de l'acquis européen", explique Il Resto del Carlino, c’est-à-dire intégrer dans leur législation les règles européennes applicables aux domaines couverts par l'accord, y compris leurs évolutions futures. Les deux pays conserveront leur souveraineté, mais ne disposeront pas du même pouvoir de décision sur ces règles que les États membres de l'UE. Une complexité qui a contribué à étendre les négociations.
"C’est l’un des accords les plus étendus signés par l’Union européenne et cela donne aux citoyens et aux entreprises de ces pays des certitudes juridiques, un statut que seuls la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein avaient, jusqu’à présent, au sein de l’espace économique européen", s’est félicité le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič [Les Échos]. Andorre et Saint-Marin ne deviendront toutefois ni membres de l'Union ni parties à l'Espace économique européen (EEE).
"Au-delà de cet accord d'association, nous envoyons un signal politique, en ces temps d'incertitudes géopolitiques", a assuré Maroš Šefčovič [Les Échos]. "Nous sommes dans une phase de graves turbulences géopolitiques, une période critique de l’histoire où tous les pays, quelle que soit leur taille, comptent", a complété le commissaire européen au Commerce [San Marino RTV].
"Après la signature, le Conseil de l'UE demandera l'accord du Parlement européen avant de procéder à la conclusion de l'accord", indique SER Andorra. Andorre et Saint-Marin devront ensuite ratifier cet accord, une procédure qui passe par un "référendum consultatif" du côté de la principauté, précise la radio andorrane. Mais la ratification ne semble pas acquise en Andorre : un "sondage publié en 2024 prêtait une forte majorité au 'non'", soulignent Les Échos. L'accord devra également faire l'objet de ratifications dans les États membres de l'UE.
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19.10.2026 à 12:18

"Le chaos, les pillages et la violence ont secoué les villes françaises lors des manifestations de samedi [17 octobre], organisées par les étudiants, les syndicats et les Gilets jaunes", résume El Mundo. Le quotidien espagnol décrit "des vitrines de magasins complètement détruites, des éclats de verre dans les rues et encore des barricades dans certaines […]
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"Le chaos, les pillages et la violence ont secoué les villes françaises lors des manifestations de samedi [17 octobre], organisées par les étudiants, les syndicats et les Gilets jaunes", résume El Mundo. Le quotidien espagnol décrit "des vitrines de magasins complètement détruites, des éclats de verre dans les rues et encore des barricades dans certaines d'entre elles, avec des conteneurs, des barrières, des bicyclettes et du mobilier urbain".
En Italie, Il Giornale retient notamment "le clocher qui s'effondre, le toit dévoré par les flammes [et] une immense colonne de fumée" au-dessus de l'hôtel de ville de Limoges. La RTBF rapporte "qu’une adolescente a été blessée en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère et a perdu un œil”. Dimanche, la situation était toujours sensible à Paris, où "des moments calmes [ont succédé] à des moments de tension entre forces de l'ordre et manifestants cagoulés", poursuit le service public belge.
Au-delà du bilan matériel, la presse européenne s'interroge sur les causes du mouvement et des débordements. "Il s'agit d'un problème à 100 % d'origine française. Des conséquences d'un échec français né sur le sol français", affirme le journaliste du Spiegel, rejetant d'emblée tout lien entre les violences et l'immigration. "Cette affirmation, qui se cache également derrière l'expression 'violence migratoire', relève du racisme pur et simple", estime-t-il.
De son côté, The Independent rappelle que le système éducatif français peine à "permettre aux enfants issus de milieux défavorisés de gravir l'échelle sociale". Les manifestations lycéennes de septembre se sont depuis élargies, sous l'effet d'une colère liée au pouvoir d'achat et à la dégradation des services publics.
"Ces conditions de vie discriminatoires constituent une forme de violence sociale", complète Der Spiegel, évoquant les quartiers défavorisés où se concentrent les difficultés scolaires, le chômage et les tensions avec la police. "L'échec de la France consiste à laisser se succéder depuis des décennies, dans les banlieues, les générations perdues. […] Et pour certains, la criminalité offre une perspective plus attrayante que le système éducatif".
Der Standard considère que "la République française fait à ses jeunes citoyens une promesse qu'elle ne peut tenir : la promesse d'égalité". Le quotidien autrichien cite le témoignage d'un jeune manifestant, diplômé avec mention en physique et mathématiques, qui aurait déposé 80 candidatures pour des formations et des emplois, toutes infructueuses. "Il faut le souligner, Mohammed manifestait pacifiquement samedi", est-il précisé, en distinguant la mobilisation sociale des auteurs de violences.
"À Paris, la police n'a plus maîtrisé la situation pendant des heures", note Der Standard qui décrit une "France sous haute tension". The Guardian rapporte les accusations de Guillaume Guérin, maire (LR) de Limoges, dénonçant "une défaillance colossale de l'État" après l'incendie de l'hôtel de ville. Selon l'édile, les assaillants n'étaient pas "des manifestants qui défendent des causes", mais "des personnes organisées pour faire la guerre".
Pour Blick, ces violences pourraient surtout bénéficier à Marine Le Pen. "Dans un décor très présidentiel, drapeau tricolore derrière elle, [la candidate du RN] a dressé le bilan accablant du titulaire de la fonction suprême. Une intervention qui, à bien des égards, la conforte dans son rôle de présidente (presque) déjà élue au suffrage universel". "Elle incarne la fermeté, l'autorité, le recours. Plus les émeutiers cassent, plus ils font son jeu politique", juge l'universitaire Dominique Wolton, interrogé par le journal suisse.
Dimanche soir, Emmanuel Macron a dénoncé les violences dans une allocution télévisée, faisant part de sa "colère" et de sa "honte" [La Libre]. Le président a également promis de faire la lumière sur les "défaillances d'anticipation et de renseignements" des forces de l'ordre. Ce lundi matin, il a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, "compte tenu de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte actuel" [Euronews].
À six mois d’un scrutin très attendu, le climat politique inquiète également la presse étrangère. Der Standard estime que "[Jean-Luc] Mélenchon poursuit finalement la même stratégie de polarisation que [Marine] Le Pen : tous deux espèrent accéder au second tour de l'élection présidentielle grâce à l'autre". Un affrontement qui, selon le journal autrichien, "divise et sape la démocratie" et pourrait conduire à de nouvelles tensions "au plus tard au printemps prochain".
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