26.10.2026 à 12:36

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération. "Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar […]
L’article Serbie : Aleksandar Vučić essuie un gros revers face à la Liste étudiante aux élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération.
"Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar Vučić [Les Échos]. Selon des résultats partiels publiés lundi 26 octobre, sa liste 'Serbie Unie' "aurait obtenu 39 % des suffrages, contre 53 % pour la liste des étudiants", précise le journal économique.
Cette victoire est l’aboutissement de près de "deux années de manifestations en Serbie" déclenchées par l’effondrement en 2024 d’un auvent de la gare de Novi Sad, indique Politico. "Seize personnes sont mortes et les protestataires ont estimé que l’accident était une conséquence de la corruption endémique" du pays [Libération]. Fragilisant progressivement Aleksandar Vučić.
"Les citoyens ont exprimé lors des élections leur volonté de changement", a déclaré le candidat de la Liste étudiante, Radomir Saičić, en précisant "qu'aucune force ne peut l'emporter sur un peuple qui a décidé de prendre son destin en main" [Politika]. Aleksandar Vučić a rétorqué qu’il "s’opposerait férocement au nouveau gouvernement", précise le média serbe.
Le scrutin a massivement mobilisé les électeurs. "De longues files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote dans tout le pays", relèvent Les Échos, qui chiffrent la participation à 69 %, "très proche du score le plus élevé depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992". Aleksandar Vučić lui-même "a dû patienter deux heures" avant de voter, observe le journal économique. Une élection aux allures de "référendum sur Vučić", selon le politologue Nikola Burazer [Les Échos].
Aleksandar Vučić a été "Premier ministre de 2014 à 2017, puis a occupé la présidence jusqu’à sa démission en septembre" [Politico], afin de mener sa liste 'Serbie unie' aux élections législatives, dans l'espoir de retrouver le poste de Premier ministre. "Sous son règne, la Serbie a été classée comme une autocratie électorale par l’institut de recherche V-Dem" tandis que Reporters sans frontières a qualifié Vučić de "prédateur de la presse", décrit Politico.
Le mouvement étudiant s’est constitué en "une force politique disparate", avec des candidats "dont le seul point commun était de vouloir battre le Parti progressiste serbe", décrivent Les Échos. Les candidats de la Liste étudiante étaient "pour la plupart issus de la société civile, sans tête d’affiche", souligne Libération. Cette dernière comprenait notamment "l'ex-star du basket Dejan Bodiroga [ou encore] l'acteur renommé Tihomir Stanić", liste la BBC.
Concernant la formation d'un nouveau gouvernement, Ilija Srdanovic, tête de liste, "n’est pas automatiquement considéré comme un prétendant au poste de Premier ministre", indique Die Zeit, pour qui "le mouvement n’a pas tranché la composition d'un futur gouvernement".
Absents parmi les candidats alignés, les étudiants cherchaient des personnes qui pouvaient entrer dans les institutions afin de "faire leur travail de manière responsable", précise la BBC. Dans le cadre d'un programme en onze points, le mouvement étudiant souhaitait notamment "éradiquer la corruption" et "réformer la scène médiatique" serbe [BBC].
La Serbie, candidate l'UE depuis 2012, "a récemment laissé le processus d'adhésion stagner largement", observe Die Zeit. Sa candidature "reste gelée sur les préoccupations en matière d’état de droit et de démocratie et le refus de Belgrade de rejoindre les sanctions de l’UE contre la Russie", ajoute Politico. La Serbie est "le seul pays européen en dehors du Bélarus à ne pas avoir adopté de sanctions contre la Russie" après le début de la guerre en Ukraine en 2022 [Die Zeit].
À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite prête à "soutenir des réformes en matière d’état de droit, de liberté des médias […] et à travailler ensemble pour faire avancer l’avenir de la Serbie au sein de l’Union européenne" [Libération]. La commissaire à l’élargissement, Marta Kos, a de son côté déclaré que "la porte de l’UE est ouverte, et [que] nous sommes prêts à continuer sur cette voie ensemble", conclut Die Zeit.
L’article Serbie : Aleksandar Vučić essuie un gros revers face à la Liste étudiante aux élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
23.10.2026 à 12:07

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews]. "L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours […]
L’article Ursula von der Leyen et António Costa attendus en Hongrie pour commémorer les 70 ans de l'insurrection est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews].
"L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours du Premier ministre, Péter Magyar, et une allocution de la présidente de la Commission européenne, symbole du rapprochement entre Budapest et l’UE depuis la chute de Viktor Orbán", note Courrier international. "Les commémorations de l’insurrection antisoviétique du 23 octobre 1956, organisées ce vendredi, doivent marquer une rupture avec l’héritage de Viktor Orbán", relève Le Figaro.
"Cette commémoration est le premier grand événement international pour Magyar depuis son arrivée au pouvoir en mai" [Euronews]. "Péter Magyar 'avait prévu d’accueillir les dirigeants du monde entier à Budapest' mais 'la liste des invités du 23 octobre [n'a pas pris] la tournure espérée', note HVG", cité par Courrier international.
"Le président français, Emmanuel Macron - le seul dont Péter Magyar avait mentionné le nom-, ne fera finalement pas le déplacement. Cela malgré une visite appuyée de 48 heures à Budapest au début du mois, de son ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, dans le but de rapprocher les deux pays", pointe Le Figaro. "Il a annulé son déplacement à la suite des émeutes en France. La présidente moldave Maia Sandu et le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze sont, eux, attendus", souligne Euronews.
Côté institutions européennes, "la présidente de la Commission et le président du Conseil européen seront bien présents", ajoute Le Figaro. Si "le dirigeant hongrois ne compte pas sur la présence de [Volodymyr] Zelensky également invité" [Courrier international], Euronews voit toutefois dans cette invitation une "course pour relancer les pourparlers de paix sur l'Ukraine", "la Hongrie ne [fournissant] toujours pas d'armes [au pays en guerre] mais [affichant] clairement sa solidarité avec Kiev" [RTBF].
Euronews voit par ailleurs dans cet événement "un tournant majeur : le dégel entre Bruxelles et Budapest [qui] intervient après des années de tensions sous le prédécesseur du Premier ministre hongrois Péter Magyar, Viktor Orbán". Politico nuance en écrivant que Costa et Von der Leyen "n'ont pas l'intention de promettre le déblocage de fonds supplémentaires" en Hongrie. Pour rappel, "Bruxelles a débloqué plus de 4 milliards d'euros le mois dernier, gelés sous le gouvernement Orbán en raison des inquiétudes liées au recul démocratique. Cependant, des milliards d'euros restent immobilisés" [Politico].
“Les commémorations se dérouleront dans un climat d'une tension exceptionnelle, inédite depuis la chute du rideau de fer”, estime Hungary Today. "Les députés du Fidesz, le parti de l’ex-Premier ministre Viktor Orbán, boycotteront la session commémorative au Parlement et se réuniront sur la place Bem, l’endroit où avait débuté le soulèvement" en 1956, poursuit Courrier international.
"Ce jour-là, des milliers d'étudiants [s'étaient rassemblés] à Budapest [pour réclamer] des élections libres, la liberté de la presse, mais aussi et surtout, le départ des troupes soviétiques qui occupaient le pays depuis 1945", relate la RTBF.
"Rapidement, les générations plus âgées se sont joint à la jeunesse : étudiants, ouvriers, fonctionnaires et intellectuels se sont mêlés à la foule", retrace le Sarajevo Times. "En quelques heures, la statue géante de Staline avait été renversée et les symboles communistes [sur les drapeaux] découpés", écrit la RTBF. Avant que "le soulèvement [ne soit] réprimé par les Soviétiques" [Sarajevo Times].
"Ce 23 octobre, la symbolique sera donc particulièrement forte. Péter Magyar a invité tous les dirigeants européens. Tous… sauf Vladimir Poutine", souligne la RTBF. "En les accueillant à Budapest, là où les insurgés sont morts, la Hongrie acte donc sa rupture avec le Kremlin. Et 1956 retrouve tout son sens : le souvenir d'un peuple qui s'est soulevé pour sa liberté". "À l'heure où la révolte des étudiants embrase la France et secoue plusieurs capitales européennes, la Hongrie se souvient que chez elle aussi, tout a commencé par des jeunes dans la rue… le 23 octobre 1956", conclut le quotidien belge.
L’article Ursula von der Leyen et António Costa attendus en Hongrie pour commémorer les 70 ans de l'insurrection est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
22.10.2026 à 12:52

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant […]
L’article Guerre en Ukraine : le Kremlin se dit prêt à relancer les négociations trilatérales avec Kiev et Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant un cessez-le-feu", complète le média ukrainien.
Ces propos font suite à "la rencontre mercredi [21 octobre] à Saint-Pétersbourg […] entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président russe, Vladimir Poutine, au lendemain d’une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien", indique Ouest- France. Le Kremlin a déclaré qu’il était "prêt en principe" à reprendre les pourparlers de paix [BBC], tandis que Donald Trump a estimé que "nous n'avons jamais été aussi proches de la fin du conflit", souligne RFI.
En parallèle de ces discussions, les attaques se poursuivent. Kiev "a été la cible d’une nouvelle attaque de missiles dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026" [Ouest-France]. Après l’interruption des pourparlers en février, "la Russie a intensifié ses attaques alors que l'Ukraine manquait [de missiles] intercepteurs", rappelle la BBC.
À l’issue d’une réunion de trois heures "détaillée et franche" entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, a indiqué que "Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois […], mais pas immédiatement, 'vers le 10 novembre'", rapporte Ouest-France. La nouvelle rencontre, qui pourrait se tenir à Abou Dabi (Émirats arabes unis), devrait porter sur "la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine après la fin du conflit", selon Iouri Ouchakov [BBC].
À l'issue de l'entretien Poutine-Witkoff, le président ukrainien s’est dit "favorable" à une telle rencontre, mais "dès que possible". "L’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d’une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il déclaré [Ouest-France]. Et d'ajouter : "Nous verrons comment cela se passe cette fois-ci" [The Kyiv Independant].
Côté américain, Steve Witkoff a assuré que les discussions d'Oslo et de Saint-Pétersbourg avaient été "constructives et se poursuivraient dans le cadre de pourparlers trilatéraux", mais a reconnu qu’il restait "un travail important à accomplir", écrit Ouest- France. Autre élément qui pourrait encore faire bouger les lignes : la reprise des négociations tripartites à la mi-novembre interviendrait "une semaine après les élections américaines de mi-mandat", souligne El País.
En attendant, Volodymyr Zelensky a appelé, mercredi 21 octobre, à un "'gel' de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats", relève Ouest-France. "C’est le minimum que nous attendons aujourd’hui de la Russie", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News [France info].
"La Russie réclame notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle tient encore dans la région de Donetsk, 'ce que Kiev considère comme inacceptable'" [Ouest-France]. Quelques jours plus tôt, le 16 octobre, Vladimir Poutine avait indiqué que ses exigences territoriales comprenaient "non seulement le Donbass, mais le reste des provinces ukrainiennes limitrophes de la Russie" [El País]. Le président russe ne prévoit pas "que cela fasse l’objet de pourparlers de paix avec l’Ukraine", complète le quotidien espagnol.
"Il faut que chacun fasse des concessions pour sortir de ce piège qui pourrait durer des années", analyse le général Jérôme Pellistrandi [RFI]. Le gel du front, "qui acterait la perte de 20 % du territoire ukrainien […] ouvre une porte pour une négociation", estime-t-il. "Soit Vladimir Poutine accepte et on part sur un cessez-le-feu sur le front […] soit Vladimir Poutine refuse, et c’est la poursuite de sa fuite en avant", conclut la radio internationale.
L’article Guerre en Ukraine : le Kremlin se dit prêt à relancer les négociations trilatérales avec Kiev et Washington est apparu en premier sur Touteleurope.eu.