22.10.2026 à 12:52

"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant […]
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"Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 21 octobre que l'Ukraine soutiendrait les pourparlers de paix trilatéraux avec les États-Unis et la Russie après que le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le Kremlin était prêt à reprendre les négociations" [The Kyiv Independant]. Le chef d'État ukrainien a précisé qu'il soutiendrait "des propositions concernant un cessez-le-feu", complète le média ukrainien.
Ces propos font suite à "la rencontre mercredi [21 octobre] à Saint-Pétersbourg […] entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président russe, Vladimir Poutine, au lendemain d’une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien", indique Ouest- France. Le Kremlin a déclaré qu’il était "prêt en principe" à reprendre les pourparlers de paix [BBC], tandis que Donald Trump a estimé que "nous n'avons jamais été aussi proches de la fin du conflit", souligne RFI.
En parallèle de ces discussions, les attaques se poursuivent. Kiev "a été la cible d’une nouvelle attaque de missiles dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026" [Ouest-France]. Après l’interruption des pourparlers en février, "la Russie a intensifié ses attaques alors que l'Ukraine manquait [de missiles] intercepteurs", rappelle la BBC.
À l’issue d’une réunion de trois heures "détaillée et franche" entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, a indiqué que "Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois […], mais pas immédiatement, 'vers le 10 novembre'", rapporte Ouest-France. La nouvelle rencontre, qui pourrait se tenir à Abou Dabi (Émirats arabes unis), devrait porter sur "la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine après la fin du conflit", selon Iouri Ouchakov [BBC].
À l'issue de l'entretien Poutine-Witkoff, le président ukrainien s’est dit "favorable" à une telle rencontre, mais "dès que possible". "L’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d’une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il déclaré [Ouest-France]. Et d'ajouter : "Nous verrons comment cela se passe cette fois-ci" [The Kyiv Independant].
Côté américain, Steve Witkoff a assuré que les discussions d'Oslo et de Saint-Pétersbourg avaient été "constructives et se poursuivraient dans le cadre de pourparlers trilatéraux", mais a reconnu qu’il restait "un travail important à accomplir", écrit Ouest- France. Autre élément qui pourrait encore faire bouger les lignes : la reprise des négociations tripartites à la mi-novembre interviendrait "une semaine après les élections américaines de mi-mandat", souligne El País.
En attendant, Volodymyr Zelensky a appelé, mercredi 21 octobre, à un "'gel' de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats", relève Ouest-France. "C’est le minimum que nous attendons aujourd’hui de la Russie", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News [France info].
"La Russie réclame notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle tient encore dans la région de Donetsk, 'ce que Kiev considère comme inacceptable'" [Ouest-France]. Quelques jours plus tôt, le 16 octobre, Vladimir Poutine avait indiqué que ses exigences territoriales comprenaient "non seulement le Donbass, mais le reste des provinces ukrainiennes limitrophes de la Russie" [El País]. Le président russe ne prévoit pas "que cela fasse l’objet de pourparlers de paix avec l’Ukraine", complète le quotidien espagnol.
"Il faut que chacun fasse des concessions pour sortir de ce piège qui pourrait durer des années", analyse le général Jérôme Pellistrandi [RFI]. Le gel du front, "qui acterait la perte de 20 % du territoire ukrainien […] ouvre une porte pour une négociation", estime-t-il. "Soit Vladimir Poutine accepte et on part sur un cessez-le-feu sur le front […] soit Vladimir Poutine refuse, et c’est la poursuite de sa fuite en avant", conclut la radio internationale.
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21.10.2026 à 12:43

"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters. Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de […]
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"Ovations, cris de joie, acclamations", entame le média polonais Wyborcza. "La chambre basse du parlement polonais a voté mardi [20 octobre] en faveur de l’autorisation de l’avortement en cas de graves malformations fœtales et de la dépénalisation de l’aide à l’avortement", informe l'agence de presse Reuters.
Les deux textes de loi présentés "à l'initiative de partis de gauche et du centre" et "soutenus par le gouvernement centriste de Donald Tusk" assouplissent ainsi les restrictions au droit à l'avortement dans un pays où il est considéré comme "l'un des plus restrictifs d'Europe", contextualise Le Monde.
Le premier projet de loi "décriminalise partiellement l’IVG et l’assistance aux avortements" [Libération]. Concrètement, le texte abroge plusieurs dispositions de l'article 152 du Code pénal polonais, selon lesquelles "toute personne pratiquant une interruption volontaire de grossesse sur une femme ou qui lui fournit une aide pour mettre fin à sa grossesse [en dehors des conditions légales] est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement", explique le journal juridique polonais Gazeta Prawna. Le projet de loi "a été adopté à 4 voix près, 217 députés sur 433 ayant voté pour, 213 contre, les autres s’étant abstenus ou n’ayant pas participé au vote", précise Libération.
La deuxième proposition revient "sur une décision de 2020 de la plus haute juridiction, le Tribunal constitutionnel, qui a rendu l’avortement illégal en cas de graves malformations du fœtus. Ce texte a été adopté avec un écart plus net de 30 voix", écrit Le Figaro.
La coalition pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk avait "remporté les élections de 2023 en partie grâce à sa promesse d’assouplir les restrictions en matière d’avortement", rappelle Reuters. "Pourtant, aucun de ces deux projets de loi n'autoriserait l’avortement sur simple demande jusqu’à 12 semaines de grossesse, comme l’avait promis la coalition civique de Tusk lors de la campagne électorale de 2023", nuance Politico.
En cause : la "coalition multipartite compte de nombreux conservateurs et ne parvient pas à s’accorder sur une libéralisation allant aussi loin", décrypte le média européen. Les propositions adoptées mardi sont d'ailleurs "restées en suspens au sein d’une commission parlementaire pendant deux ans avant de refaire surface, sous l’impulsion d’une campagne qui s’intensifie à 12 mois des prochaines élections législatives, prévues fin 2027" [Politico].
En juillet 2024, la chambre basse (la Diète) avait "rejeté une proposition visant à dépénaliser l'aide à l'avortement […], la majorité nécessaire à l'adoption des dispositions sur ce sujet [n'ayant] pas été atteinte" [Gazeta Prawna].
"En réalité, ces textes législatifs ne constituent qu’une réforme très limitée et de petite envergure, et n’amélioreraient pas la situation de la plupart des femmes en Pologne qui ont besoin d’un accès à l’avortement", a déclaré à Reuters Leah Hoctor, vice-présidente pour l’Europe au centre pour les droits reproductifs.
"Actuellement, dans ce pays traditionnellement catholique, l’avortement n’est autorisé que dans deux circonstances : lorsque la grossesse résulte d’un acte criminel - comme un viol ou un inceste - ou lorsqu’elle met en danger la vie ou la santé de la mère", note Le Monde. Selon les données du Fonds national de santé polonais (NFZ), "573 avortements ont été pratiqués dans les hôpitaux publics polonais au cours du premier semestre 2026" [La Croix].
Avant la décision du Tribunal constitutionnel d'exclure la malformation grave du fœtus des motifs légaux de l'IVG, "98% des avortements légaux en Pologne étaient pratiqués pour cette raison". Cette nouvelle restriction avait "déclenché un torrent de protestations dans tout le pays, les plus grandes manifestations de masse en Pologne depuis le mouvement anticommuniste de 1989", relate Le Figaro.
"Ces projets vont désormais être examinés par le Sénat. S'ils y sont approuvés, ils seront transmis au président Karol Nawrocki", détaille Wyborcza. Mais le chef d'État nationaliste, soutenu par le parti Droit et justice (PiS), "devrait mettre son veto" à cette réforme, prévient Ouest-France. "Pour passer outre un veto présidentiel, il faut une majorité des trois cinquièmes [au sein de la chambre basse], majorité dont ne dispose pas la coalition dirigée par Tusk" [Politico].
"Deux manifestations doivent se tenir en fin de semaine à Varsovie, l’une contre l’avortement, l’autre pour", indique La Croix. Avant cela, "les organisations féministes prévoient d'organiser des manifestations dans 27 villes polonaises jeudi 22 octobre", prévient Wyborcza.
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20.10.2026 à 12:27

"L'Europe a fait un nouveau pas vers l'intégration de partenaires proches, mais non membres de l'UE, en signant ce lundi un accord d'association avec Andorre (84 000 habitants) et Saint-Marin (34 000 habitants)", relèvent Les Échos. L’accord entre l'Union européenne et les deux micro-États a été signé lundi 19 octobre, à Bruxelles, "par le chef […]
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"L'Europe a fait un nouveau pas vers l'intégration de partenaires proches, mais non membres de l'UE, en signant ce lundi un accord d'association avec Andorre (84 000 habitants) et Saint-Marin (34 000 habitants)", relèvent Les Échos.
L’accord entre l'Union européenne et les deux micro-États a été signé lundi 19 octobre, à Bruxelles, "par le chef du gouvernement [andorran], Xavier Espot, [le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et [le ministre des Affaires étrangères de Saint-Marin] Luca Beccari" [SER Andorra].
Le texte est le fruit d'un "parcours long et complexe", traversé par quatre gouvernements saint-marinais et trois Commissions européennes, souligne San Marino RTV. Les discussions, ouvertes en 2015, avaient abouti à un accord politique en décembre 2023. Sa signature n'est toutefois intervenue que près de trois ans plus tard, après des procédures juridiques et institutionnelles au sein de l'UE.
"Les négociations menées avec Andorre et Saint-Marin l'ont aussi été avec la principauté de Monaco. Mais celle-ci a préféré rompre les discussions avec l'Union européenne en 2023, car le droit européen entrait en contradiction avec certaines de ses règles, notamment l'accès favorisé des nationaux à l'emploi", rappellent Les Échos.
L'accord doit permettre aux habitants des deux pays de bénéficier plus largement des libertés de circulation européennes. Il "créera de nouvelles possibilités d'étudier, de travailler et de vivre en Europe", a expliqué le commissaire européen au Commerce Maroš Šefčovič, cité par l'agence espagnole EFE.
L'accord devrait ainsi permettre "la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux, harmoniser les normes techniques ou sanitaires, et faciliter les échanges commerciaux, les investissements et les démarches administratives de part et d'autre", détaillent Les Échos.
Il vient notamment compléter les unions douanières dont bénéficient déjà les deux pays. "Les deux tiers des échanges commerciaux d'Andorre se font avec ses deux voisins, l'Espagne et la France. Pour Saint-Marin, la dépendance envers l'Italie, pays dans lequel il est enclavé, est encore plus forte, avec plus de 80 % de ses échanges", observent Les Échos. À terme, les sociétés de ces deux micro-États pourront aussi "participer à des appels d'offres publics européens", relève Altaveu. Tandis que les opérateurs européens pourront accéder à leurs marchés.
Le texte vise enfin à "renforcer la coopération dans des domaines tels que la recherche et l'innovation, l'éducation, la politique sociale, l'environnement ou la protection des consommateurs", détaille La Vanguardia.
L'ouverture du marché unique sera toutefois progressive. Sur la libre circulation des personnes, Andorre "maintiendra un système de quotas" pour l'arrivée de "travailleurs, de résidents sans activité professionnelle et de saisonniers de moins de douze mois", détaille El Periòdic d'Andorra. Le dispositif entrera en application après "une période transitoire de deux ans" et sera "réexaminé tous les dix ans".
Plusieurs activités économiques bénéficieront également de périodes de transition. L'accord prévoit notamment "30 ans pour le tabac, 15 pour les services financiers, 7 pour les télécommunications" et "3 pour la libre prestation de services", énumère Altaveu. Tandis que pour les services financiers, "l'intégration se fera progressivement et sous certaines conditions", rapporte l'agence italienne Dire.
Saint-Marin et Andorre devront de leur côté assurer la "reprise évolutive de l'acquis européen", explique Il Resto del Carlino, c’est-à-dire intégrer dans leur législation les règles européennes applicables aux domaines couverts par l'accord, y compris leurs évolutions futures. Les deux pays conserveront leur souveraineté, mais ne disposeront pas du même pouvoir de décision sur ces règles que les États membres de l'UE. Une complexité qui a contribué à étendre les négociations.
"C’est l’un des accords les plus étendus signés par l’Union européenne et cela donne aux citoyens et aux entreprises de ces pays des certitudes juridiques, un statut que seuls la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein avaient, jusqu’à présent, au sein de l’espace économique européen", s’est félicité le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič [Les Échos]. Andorre et Saint-Marin ne deviendront toutefois ni membres de l'Union ni parties à l'Espace économique européen (EEE).
"Au-delà de cet accord d'association, nous envoyons un signal politique, en ces temps d'incertitudes géopolitiques", a assuré Maroš Šefčovič [Les Échos]. "Nous sommes dans une phase de graves turbulences géopolitiques, une période critique de l’histoire où tous les pays, quelle que soit leur taille, comptent", a complété le commissaire européen au Commerce [San Marino RTV].
"Après la signature, le Conseil de l'UE demandera l'accord du Parlement européen avant de procéder à la conclusion de l'accord", indique SER Andorra. Andorre et Saint-Marin devront ensuite ratifier cet accord, une procédure qui passe par un "référendum consultatif" du côté de la principauté, précise la radio andorrane. Mais la ratification ne semble pas acquise en Andorre : un "sondage publié en 2024 prêtait une forte majorité au 'non'", soulignent Les Échos. L'accord devra également faire l'objet de ratifications dans les États membres de l'UE.
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