Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

06.05.2026 à 07:51

L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans

FRANCE24
img
Oubliez Paul McCartney, Elton John, David Beckham et les autres: année après année, David Attenborough est la personnalité préférée des Britanniques. Il est tant estimé que son nom a été donné à des animaux et des végétaux, comme une minuscule araignée australienne - Prethopalpus attenboroughi - et une plante carnivore géante de Palawan aux Philippines, Nepenthes attenboroughii. Pour la chanteuse américaine Billie Eilish, David Attenborough est un "trésor vivant". Il "a fait de l'histoire naturelle un sujet grand public, quelque chose qui peut être aussi populaire que le sport ou le foot", explique Jean-Baptiste Gouyon, professeur de Communication scientifique à l'université UCL à Londres. "Il a instillé une passion et un émerveillement pour le monde naturel qui sont sans égal", poursuit ce Français, qui a découvert David Attenborough en s'installant au Royaume-Uni. La carrière de David Attenborough, indissociable de la BBC, a démarré au début des années 50. Son don naturel pour raconter des histoires, sa voix chaleureuse reconnaissable entre toutes, ont rapidement conquis les téléspectateurs. Depuis, il n'a jamais arrêté et son enthousiasme presqu'enfantin ne l'a pas quitté. Comme quand il a joué avec des gorilles des montagnes au Rwanda en 1978. Créer des vocations Attenborough a parcouru la planète vêtu d'un pantalon beige et d'une chemise bleue, ramenant des images souvent inédites de jungles, de déserts et d'océans. On estime que 500 millions de personnes dans le monde ont regardé la première grande série sur la nature qu'il a réalisée, en 1979, "Life on Earth" (La vie sur Terre). "J'aimerais juste que le monde soit deux fois plus grand et que la moitié reste encore à explorer", disait-il alors. "Il a fait entrer la nature dans nos salons. Il nous a emmenés dans des endroits où nous ne serions jamais allés autrement, c'est un immense cadeau", rend hommage Sandra Knapp, botaniste et directrice de recherche au musée d'histoire naturelle à Londres. Sandra Knapp explique que pour la scientifique qu'elle est, il est "une vraie inspiration". "Il parvient à rendre très simples des concepts scientifiques assez complexes", dit-elle. Pendant des années, elle a montré à ses étudiants en biologie évolutive son émission sur les oiseaux de paradis, "une merveilleuse illustration de la sélection sexuelle". Il a aussi suscité des vocations. "Beaucoup de biologistes sont là où ils sont parce qu'ils ont regardé des programmes de David Attenborough quand ils étaient enfants", assure Jean-Baptiste Gouyon. Bien que titulaire d'un diplôme de sciences naturelles de l'Université de Cambridge, il s'est toujours présenté comme un homme de télévision et non un scientifique. "Colonialisme moderne" Anobli en 1985 par la reine Elizabeth II, avec laquelle il était ami, il a alerté sur les ravages causés par les humains. En 2025, dans le documentaire, "Ocean", il condamnait les méthodes de la pêche industrielle des pays riches, "un colonialisme moderne de la mer". Beaucoup d'endroits filmés par Attenborough ont ensuite été détruits par l'homme. David Attenborough a toujours refusé d'être vu comme une célébrité. "C'est quelqu'un qui s'efface, qui ramène toujours le regard des spectateurs vers la chose qu'il veut montrer", souligne Jean-Baptiste Gouyon. En cela, il est différent du Français Jacques Cousteau (1910-1997), qui était "l'aventurier avec son béret rouge, celui qui se raconte". Mais "chaque fois que David Attenborough sort un nouveau documentaire, même s'il a 100 ans, c'est un événement", souligne Jean-Baptiste Gouyon. David Attenborough ne parcourt plus la jungle ou le désert mais continue de raconter notre planète. Dans "Wild London", documentaire diffusé début 2026 sur la BBC, il se passionne pour la faune extraordinaire de Londres, sa ville de naissance. Après tous ses voyages, Attenborough a confié que son lieu préféré demeurait Richmond, une banlieue cossue et verdoyante du sud-ouest de Londres où il a vécu la plus grande partie de sa vie, avec son épouse Jane, mère de ses deux enfants, décédée en 1997.

06.05.2026 à 07:49

Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales

FRANCE24
img
En 2024, le chef de ce parti anti-immigration, Nigel Farage, a été élu député dans cette région de l'est de l'Angleterre. Lui et certains des sept autres députés de Reform au Parlement y ont fait plusieurs déplacements durant la campagne, martelant le slogan "Votez Reform, mettez Starmer dehors", et fustigeant le Parti conservateur, accusé d'avoir trahi le Brexit. À Braintree, ville d'environ 45.000 habitants, l'immigration cristallise les colères, depuis la réhabilitation d'une base aérienne voisine en centre d'accueil de demandeurs d'asile. "Le Royaume-Uni a été envahi par des migrants illégaux qui ne devraient pas être ici. (...) Cela nous coûte une fortune", affirme Robert Robinson, 70 ans, ancien électeur conservateur qui "envisage" de voter Reform. "Tous les autres partis ont eu l'opportunité d'arrêter les bateaux (de migrants qui traversent la Manche) et aucun n'a réussi", lâche-t-il. Les arrivées de migrants, "c'est juste fou, c'est sans arrêt" et "ils obtiennent plus (d'aides) que quiconque", abonde Dan White, 42 ans, qui travaille dans une cantine scolaire. En tête des sondages A trois ans des législatives de 2029, Reform caracole en tête des intentions de vote au niveau national (26%), devant le Parti conservateur (19%), le Labour (18%) et les Verts (15%), selon l'institut YouGov. Sur les routes de l'Essex, le bus bleu turquoise de Reform, avec à son bord l'ancien ministre conservateur Robert Jenrick, attire klaxons et encouragements. Les électeurs "se sentent profondément déçus par les partis traditionnels (...) c'est pourquoi ils se tournent vers Reform pour obtenir un véritable changement", assure à l'AFP M. Jenrick, qui a rejoint Nigel Farage en janvier. Selon le think tank More in Common, Reform pourrait gagner entre 1.200 et 1.600 sièges locaux en Angleterre (sur 5.000 en jeu), après avoir déjà remporté plus de 40% des sièges lors du scrutin local de l'an dernier. Luke Tryl, son directeur, s'attend à une "propagation du turquoise" dans l'Essex, ce qui serait "évidemment un problème" pour les conservateurs, et pour leur cheffe Kemi Badenoch qui y a son fief. Ici, comme dans les Midlands ou le Suffolk, Reform séduit des électeurs âgés ou peu diplômés, "mal à l'aise face à (...) l'avènement d'un Royaume-Uni de plus en plus multiculturel et socialement libéral", souligne Tim Bale, politologue à l'université Queen Mary de Londres. Le parti pourrait aussi obtenir de bons résultats au Pays de Galles et en Ecosse, avançant dans son ambition de devenir la principale force politique à droite. Avec ces élections, "le Parti conservateur disparaitra (...) en tant que parti national", assurait Nigel Farage récemment dans un entretien à l'Evening Standard. Les conservateurs espèrent pourtant limiter leur déclin, après leur défaite historique aux législatives de 2024. Kemi Badenoch promet que le parti a changé, après avoir "fait des erreurs", citant "l'immigration, les impôts et la politique de neutralité carbone". Elle fustige un Farage "qui change d'avis sans cesse" et "ne respecte pas les règles". A Braintree, certains restent fidèles aux Tories, comme Paul, comptable de 53 ans, qui juge que Reform "n'a pas les moyens financiers de ses promesses". Polémiques Le parti n'avance pas sans résistance ni polémiques. Certains candidats ont été épinglés pour des propos racistes et xénophobes. Nigel Farage a été accusé d'avoir tenu des propos antisémites lorsqu'il était collégien. Des accusations entendues à Braintree par l'équipe de Reform, lorsqu'un homme s'est approché du bus en criant: "C'est vous le parti raciste?" Nigel Farage, ami revendiqué de Donald Trump, est aussi interrogé sur un don non déclaré de 5 millions de livres reçu d'un magnat des cryptomonnaies. "Reform mène une campagne de la peur (...) Ils détournent l'attention de beaucoup de problèmes bien réels", critique Daniel Irlam, photographe médical installé récemment à Braintree, qui votera pour les Verts. "Peut-être qu'ils vont gagner, mais je doute qu'ils fassent du très bon travail", veut-il croire. Dans le Kent, dirigé par Reform depuis 2025, le parti a dû renoncer à ses promesses de baisses d'impôts locaux et est critiqué pour avoir taillé dans certains budgets sociaux. "On doit prouver qu'on peut réellement gérer un conseil local" avant un gouvernement national, reconnait à Braintree le candidat de Reform Terry Longstaff.

06.05.2026 à 07:41

La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine

FRANCE24
img
Des semaines de frappes israéliennes et américaines sur l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz ont paralysé l'approvisionnement en pétrole du continent asiatique, entravant la production de plastique, un dérivé du pétrole, dans toute la région. La Chine a été relativement épargnée par les pénuries de carburant grâce à ses réserves de pétrole et aux énergies renouvelables, mais ses usines font face à la forte hausse du prix des matières premières. "Nous avons perdu de l'argent sur toutes nos commandes", rapporte Bryant Chen, responsable de l'usine d'aspirateurs RIMOO située à Foshan, près de Canton (sud). Alors que des ouvriers fixent des tuyaux d'aspiration à des réservoirs métalliques, M. Chen explique que le prix du plastique a grimpé d'environ 50% depuis le début de la guerre en Iran. "Les coûts des produits que nous fabriquons sont très fortement affectés", déclare cet homme de 42 ans, citant le plastique, le cuivre utilisé pour le moteur de l'aspirateur et les matières premières entrant dans la composition des cordons d'alimentation. "Normalement, à cette période, nous entrons dans la haute saison mais par rapport à la même période l'année dernière, les chiffres des expéditions et de la production ne sont pas très encourageants." A deux heures de là, les négociants en plastique de la zone industrielle de Zhangmutou évoquent les plus fortes fluctuations de prix depuis des décennies. "Ça n'a jamais été à ce point", soutient Li Dong, 46 ans, qui a rejoint le secteur il y a vingt ans. Le prix des granulés de plastique qu'il achète pour les fabricants de coques de téléphone et de batteries pour véhicules électriques s'est envolé en mars, provoquant plusieurs jours de panique et des routes engorgées, les usines se précipitant pour s'approvisionner. "Spirale de déclin" Les exportateurs de Zhangmutou ont présenté à l'AFP une série de produits issus de ces granulés, des drones aux volants de badminton. Une commerçante triait des perles destinées à des coques de cigarettes électroniques pour le Moyen-Orient. Selon M. Li, la guerre a davantage frappé la production de plastique que durant la pandémie de Covid-19. Il note toutefois une baisse de 10 à 20% depuis le pic, tout en alertant sur de nouvelles hausses du pétrole. "Ce sont les usines que nous approvisionnons qui seraient les plus touchées, car leurs coûts directs vont augmenter", déclare-t-il. Pour les exportateurs, la crise s'ajoute au choc des droits de douane toujours autour de 20%, imposés l'an dernier par Donald Trump. Dans la banlieue de Canton, le propriétaire d'une usine de confection, M. Zhou, déplore encore le chaos de la guerre commerciale: les clients hésitent et les coûts restent incertains. "Tout le monde est pris dans une spirale de déclin", explique le quinquagénaire. Si 80% de ses clients sont revenus, le coût des tissus qu'il utilise a augmenté de 10 à 20%. -"Montée des tensions, baisse des commandes" - Jingjing est retournée dans sa région natale du Hubei pendant deux mois, pour un salaire équivalent à la moitié des 400 yuan (50 euros) qu'elle gagnait dans les usines de confection de Canton. "Quand les tensions augmentent, les commandes s'évaporent soudainement" estime cette femme de 42 ans. Dans une ruelle humide de Canton, elle s'est jointe aux demandeurs d'emploi négociant leurs salaires face à des patrons en quête de journaliers. M. Chen, le directeur de l'usine d'aspirateurs, reste "inquiet" face à la flambée des frais de transport si la guerre s'éternise. "Nos clients ne pourront plus vendre normalement, car les coûts seront tout simplement trop élevés." RIMOO prévoit de s'étendre à d'autres marchés au-delà du Moyen-Orient, qui concentre 60% de ses clients. "Nous restons optimistes", soutient M. Chen. Mais les analystes préviennent que les répercussions sur les coûts se feront sentir pendant des mois. "Plus la situation perdure, plus cela entraîne des problèmes bien plus graves, surtout s'il n'y a pas assez de pétrole en général pour faire fonctionner les installations."
9 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞