03.02.2026 à 12:48
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Pour réduire les coûts du commerce en ligne venu de Chine, « la recette magique s'exporte de Pékin à Paris », constate *Politis* : « l'exploitation des travailleurs et travailleuses ». Fin 2025, les autorités ont prononcé la « fermeture administrative de soixante jours » d'un entrepôt de logistique situé près de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. L'entreprise hongkongaise qui le gère, Clear Express, s'occupe de réceptionner des colis reçus de Chine (« notamment estampillés Shein et Temu ») (…)
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Pour réduire les coûts du commerce en ligne venu de Chine, « la recette magique s'exporte de Pékin à Paris », constate Politis : « l'exploitation des travailleurs et travailleuses ». Fin 2025, les autorités ont prononcé la « fermeture administrative de soixante jours » d'un entrepôt de logistique situé près de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. L'entreprise hongkongaise qui le gère, Clear Express, s'occupe de réceptionner des colis reçus de Chine (« notamment estampillés Shein et Temu ») avant de les charger dans des camions pour qu'ils soient ensuite livrés en France.
Problème : pour faire des économies, l'entreprise recourt très largement à l'intérim. En 2024, cette main-d'œuvre précaire a effectué « 81,6 % des jours travaillés », affirme Politis, qui évoque « plusieurs centaines » de contrats de travail temporaires par mois. « Des pratiques rendues possibles par une entreprise d'intérim, Anyu i2M, intimement liée à Clear Express. » Autre méthode pour faire baisser les coûts et assurer des prix bas : nier le droit du travail. Ainsi, Politis raconte comment l'entreprise employait de nombreux travailleurs sans papiers en connaissance de cause.
« De ces vulnérabilités et de ce rapport de dépendance à l'employeur découlent des conditions de travail indignes pour les employés de l'entrepôt logistique », complète le média, qui rapporte aussi l'insalubrité des locaux et l'absence de sécurité. Un degré d'exploitation rare pour une entreprise en France, mais inhérent « à la réussite économique de la "fast fashion" », estiment les ONG ActionAid France et China Labor Watch.
03.02.2026 à 12:48
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03.02.2026 à 09:43
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« La manière dominante de se rapporter à la "folie" consiste à vouloir l'inclure dans la norme, ou du moins de la gérer pour qu'elle n'entrave pas trop la normalité des autres. », estime *Lundimatin* en introduction à cette tribune. Le média en ligne donne la parole au docteur en sociologie Régis Cortesero, qui « propose de renverser le problème : la neurodiversité ne doit pas être écrasée dans l'inclusion », écrit-il.
Le chercheur se base sur le concept philosophique de « devenirs », (…)
« La manière dominante de se rapporter à la "folie" consiste à vouloir l'inclure dans la norme, ou du moins de la gérer pour qu'elle n'entrave pas trop la normalité des autres. », estime Lundimatin en introduction à cette tribune. Le média en ligne donne la parole au docteur en sociologie Régis Cortesero, qui « propose de renverser le problème : la neurodiversité ne doit pas être écrasée dans l'inclusion », écrit-il.
Le chercheur se base sur le concept philosophique de « devenirs », formulé dans les années 1980. Concrètement, il défend l'idée de ne plus considérer l'autisme, le TDAH ou l'hypersensibilité comme des « identités minoritaires à protéger (perspective inclusive) ou des capacités à restaurer (modèle médical) », mais comme des façons « de percevoir, de ressentir, de penser et de réagir au monde » tout aussi valables que les autres. Manière aussi de s'assurer que de nouvelles formes de pensées puissent émerger à l'avenir. « Il ne s'agit plus de définir ce qu'elles sont, mais de soutenir ce qu'elles peuvent devenir lorsqu'elles ne sont pas réprimées », justifie-t-il.
Spécialiste de la sociologie des villes, Régis Cortesero insiste sur les limites des aménagements urbains créés par les politiques d'inclusion, qui se contentent de « corriger une injustice à l'intérieur d'un cadre préexistant », plutôt que de proposer des cadres de vie différents. S'il reconnaît qu'une cohabitation effective soulèverait des défis, notamment en raison des modes de communication des personnes neurodivergentes qui ne correspondent pas aux « canons [...] classiques », il promet qu'elle bénéficierait aux autres aussi.
02.02.2026 à 17:42
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02.02.2026 à 13:34
02.02.2026 à 12:26
« L'idée est que cela ressemble à un logement privé, et non à un hôpital », explique la responsable du soutien aux personnes handicapées de la ville de Göteborg. Dans la deuxième ville de Suède, 2100 personnes porteuses d'un handicap intellectuel ou physique habitent dans un logement similaire à celui présenté dans ce reportage d'*Alter Échos* : « un appartement gigantesque » où logent sept personnes, aidées par « du personnel [...] présent 24 h/24 ».
Dans cet article, le média belge se (…)
« L'idée est que cela ressemble à un logement privé, et non à un hôpital », explique la responsable du soutien aux personnes handicapées de la ville de Göteborg. Dans la deuxième ville de Suède, 2100 personnes porteuses d'un handicap intellectuel ou physique habitent dans un logement similaire à celui présenté dans ce reportage d'Alter Échos : « un appartement gigantesque » où logent sept personnes, aidées par « du personnel [...] présent 24 h/24 ».
Dans cet article, le média belge se glisse dans le quotidien d'Aurora, 27 ans, pour illustrer la « politique radicale en faveur des personnes handicapées » mise en place en Suède depuis 1994. « Dix types d'aide sont prévus, parmi lesquels l'accès à un logement avec services spécialisés, le droit à un travail – appelé "activité quotidienne" –, un service d'accompagnement et une assistance personnelle. » « Atteinte d'un handicap intellectuel léger », Aurora bénéficie ainsi d'un soutien quotidien pour « se laver les cheveux, [...] et d'une présence lorsqu'elle cuisine ». La loi lui garantit aussi un emploi adapté : la jeune femme travaille « dans une pépinière ».
Si l'application effective de ces dispositifs varie toutefois selon les communes, « notamment en ce qui concerne le droit à une assistance personnelle », précise Alter Échos, le média souligne l'efficacité de cette approche, qui permet de « mener sa vie comme on l'entend, [...] et non pas seulement d'être pris en charge ».
02.02.2026 à 12:26
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02.02.2026 à 09:08
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