L'Irak a accordé aux anciens groupes paramilitaires le droit de riposter et de se défendre contre les « attaques militaires » menées par drones ou aéronefs visant leurs bases, selon un communiqué du bureau du Premier ministre publié mardi soir.
Cette décision fait suite à une frappe aérienne meurtrière qui a coûté la vie à 15 combattants des Forces de mobilisation populaire (FMP), membres d'une coalition de groupes armés comprenant des factions pro-iraniennes et intégrée aux forces armées régulières irakiennes. Les FMP ont imputé cette frappe aux États-Unis.
La coalition a été autorisée à « faire face aux attaques militaires menées par aéronefs et drones militaires visant son quartier général et à y répondre par les moyens disponibles, conformément au droit de riposte et de légitime défense ».
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée israélienne continue d'agir et de frapper en Iran et au Liban « selon un plan inchangé », quelles que soient les éventuelles discussions en cours en vue d'un accord pour mettre fin aux hostilités, a déclaré mardi soir son porte-parole.
« En ce qui concerne un accord ou un autre, nous agissons actuellement selon un plan inchangé », a déclaré le général de brigade Effie Defrin lors d'un point de presse télévisé, en réponse à une question évoquant les efforts en vue d'enclencher un processus diplomatique susceptible de mettre fin à la guerre qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.
« Nous agissons, et nous continuerons d'agir, nous agissons en ce moment même pour approfondir les frappes et éliminer les menaces existentielles » et « nous frappons à la fois en Iran et au Liban », a-t-il ajouté.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa cote de popularité du président américain Donald Trump a chuté ces derniers jours à 36 %, son plus bas niveau depuis son retour à la Maison-Blanche, rapporte un sondage Reuters/Ipsos. Cette baisse est liée à la forte hausse des prix de l’essence et à la désapprobation générale de la guerre qu’il a lancée contre l’Iran.
Le sondage, réalisé sur quatre jours et clôturé lundi, montre que seuls 36 % des Américains approuvent la gestion globale de M. Trump, contre 40 % la semaine dernière. Les opinions se sont particulièrement détériorées en raison de son action sur l’économie et le coût de la vie : seuls 25 % des sondés jugent sa gestion du coût de la vie satisfaisante, un enjeu central de sa campagne présidentielle de 2024. Sur l’économie dans son ensemble, seulement 29 % des Américains l’approuvent, soit le score le plus bas jamais enregistré pour le président actuel, et inférieur à celui de son prédécesseur Joe Biden.
Malgré ces chiffres, Donald Trump reste majoritairement soutenu au sein de son parti. Environ un Républicain sur cinq seulement désapprouve sa performance globale à la Maison Blanche. Cependant, la proportion de Républicains mécontents de sa gestion du coût de la vie est passée de 27 % à 34 %.
La guerre en Iran pèse aussi sur sa popularité. Seulement 35 % des Américains approuvent les frappes américaines sur la République islamique, contre 37 % la semaine précédente, tandis que 61 % les désapprouvent.
Le prix moyen de l’essence a augmenté d’environ un dollar le gallon depuis le début du conflit, les exportations de pétrole du Moyen-Orient ayant été fortement réduites. Cette hausse des prix contribue à la perception négative de l’économie : 63 % des Américains considèrent que l’économie est « plutôt faible » ou « très faible », sur un échantillon de 40 % de Républicains, 66 % d’indépendants et 84 % de Démocrates.
Malgré cette baisse de popularité, les Démocrates ne semblent pas bénéficier directement de cette situation pour les élections de mi-mandat. Concernant l’économie, 38 % des électeurs inscrits considèrent que les Républicains sont meilleurs gestionnaires, contre 34 % pour les Démocrates. Les Républicains sont également favorisés sur les questions d’immigration et de criminalité, tandis que les Démocrates l’emportent sur la santé et les droits des femmes.
Le sondage, réalisé en ligne à l’échelle nationale, a recueilli les réponses de 1 272 adultes américains et présente une marge d’erreur de 3 points.
Cet article est une traduction d'une dépêche de Reuters diffusée en anglais.
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