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Le consulat de France au Liban a annoncé, sur son compte X, que les passeports libanais non biométriques ne sont plus acceptés pour les demandes de visas Schengen via le centre TLS à Beyrouth, qui traite notamment les demandes de visa pour la France et d'autres services consulaires.

Le consulat précise que « la direction générale de la Sûreté générale a annoncé que les passeports libanais délivrés selon le modèle de 2003, y compris ceux dont le numéro de passeport commence par RL, ne sont plus valides depuis le 25 juin 2026 ».

« Si vous détenez actuellement un passeport non biométrique, vous devrez obtenir un passeport biométrique avant de soumettre une demande de visa », poursuit le message. Il ajoute : « Si vous avez enregistré votre demande sur TLScontact avec le numéro de votre passeport non biométrique, vous pouvez reporter votre rendez-vous. »

La Sûreté générale (SG) avait annoncé que les passeports non biométriques ne sont plus acceptés pour entrer sur le territoire libanais. « Cette mesure s’inscrit dans un contexte d’adoption globale de documents de voyage biométriques, et en raison du refus de plusieurs pays d’accepter des passeports non biométriques pour l’entrée ou le transit par leur territoire, en harmonie avec les standards de l’Organisation internationale de l’aviation civile », avait alors précisé la SG.

L’institution a également annoncé qu’à partir du 1er octobre 2026, l’usage des passeports suivant le modèle de 2003 au Liban sera abandonné, et leurs détenteurs ne seront plus autorisés à quitter le pays avec ce type de documents.

Un visa Schengen est une autorisation de voyage de court séjour (maximum 90 jours par période de 180 jours) qui permet à son titulaire d'entrer et de circuler librement à travers les pays membres de l'espace Schengen pour le tourisme, les affaires ou une visite.

L'espace Schengen regroupe la majorité des pays de l'Union européenne ainsi que quelques pays associés.

Même si les passeports biométriques sont désormais la norme, plusieurs pays n'en disposent pas encore ou sont seulement en train de les adopter, à l'image du Pakistan, qui a commencé sa transition en 2024.

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Le bureau des médias de Dar el-Fatwa, plus haute instance religieuse de la communauté sunnite au Liban, a dénoncé vendredi une « campagne programmée » contre le mufti de la République, Abdellatif Deriane, notamment « les déclarations publiées par certains journaux, sites web et médias sociaux (...) qui contreviennent à l'éthique et aux traditions régissant les relations avec Dar el-Fatwa et ses érudits ».

« Le bureau des médias réaffirme son respect pour toutes les opinions et tous les points de vue, ainsi que pour la liberté d'expression dans le respect des limites éthiques. Toute personne souhaitant formuler une critique doit le faire avec intégrité, en s'abstenant de toute analyse personnelle, de toute conjecture et de toute information fabriquée de toutes pièces visant à déformer la vérité », indique un communiqué, qui menace de poursuites judiciaires « toute personne diffamant le mufti et Dar el-Fatwa ».

Prolongé en 2023, le mandat du mufti de la République fait l'objet de spéculations ces dernières semaines, suite à un appel présenté au Conseil d'Etat par deux juges chériés, Abdel Aziz Chafihi et Hammam Chaar. Le Conseil supérieur chérié avait relevé, en 2023, l'âge de la retraite du mufti de la République de 72 à 76 ans et celui des muftis régionaux à 72 ans, permettant ainsi au mufti Deriane d'être maintenu à son poste.

Le mufti Deriane, 73 ans, est né le 3 avril 1953 à Beyrouth.

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Notre-Dame de Paris, Champs-Elysées, Stade de France, Metz (est) mais aussi une rencontre privée avec des victimes de violences sexuelles lors de son passage à Lourdes (sud-ouest) : le Vatican a détaillé vendredi le riche programme du pape Léon XIV lors de sa visite en France fin septembre. Tous ceux qui souhaitent assister - gratuitement - aux différentes célébrations prévues, lors de cette visite du 25 au 28 septembre en France, pourront s'inscrire à partir de lundi midi sur le site « inscription.pape-france.fr ».

« Des centaines de milliers de participants » sont attendus lors de ces quatre jours du premier déplacement dans l'Hexagone du pape élu en 2025, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF). Cette visite est pensée pour que « toute personne qui le souhaite » puisse y participer, a indiqué Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise, au nord-ouest de Paris, et président du comité d'organisation du voyage apostolique, invitant « tous les Français, catholiques ou non, croyants ou non, à venir accueillir et écouter le pape Léon XIV ».

Les cinq grandes étapes du déplacement (siège de l'Unesco, Paris, Saint Denis - aux portes nord de la capitale -, Lourdes et Metz) étaient connues depuis fin juin. Le Vatican y a ajouté vendredi une rencontre privée avec des victimes de violences sexuelles dans l'Eglise.

« Temps d'échange » avec des victimes

Les « modalités précises » du « temps d'échange » prévu le dimanche 27 à Lourdes, ne sont pas encore fixées car « les personnes victimes elles-mêmes seront associées à (sa) préparation », selon le programme officiel.

« En fonction de ce que les participants souhaiteront, et en lien avec les équipes du Saint-Siège, des informations plus précises sur ce sujet pourront éventuellement être communiquées ultérieurement », précise ce document.

Fin mai, le principal collectif de l'établissement scolaire catholique de Bétharram, situé à une quinzaine de kilomètres de Lourdes, dans le sud-ouest du pays, avait demandé à être reçu par le pape lors de sa visite en France, afin de lui remettre notamment des propositions en matière d'accompagnement des prêtres.

Ce collectif de plus de 200 victimes de violences physiques et sexuelles, subies dans cet établissement sur plusieurs décennies, avait écrit à la CEF et au diocèse de Tarbes (sud-ouest) pour solliciter « un temps bref d'audience dans un esprit de prière, de bénédiction et de vérité ».

En octobre 2021, un rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise avait estimé en France à 330.000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles dans l'Eglise.

Lors d'une visite début juin en Espagne, Léon XIV avait promis des « efforts supplémentaires » et une « réponse plus efficace » face au « fléau » des violences sexuelles dans l'Eglise, après avoir rencontré des victimes.

Rencontre avec Macron

La visite débutera le 25 septembre par une rencontre avec le président français Emmanuel Macron, avant un discours au siège de l'Unesco, à Paris. Le déplacement du pape a été placé sous la devise « Pour que le monde ait la vie », une thématique chère à l'Eglise, alors que le Parlement français a adopté en juillet le droit à l'aide à mourir, défendu par le président français mais vigoureusement contesté par les religieux.

Le pape célèbrera ensuite les vêpres à la cathédrale Notre-Dame de Paris en présence « d'évêques, de prêtres, de diacres, de personnes consacrées et de séminaristes uniquement », puis participera à une veillée avec des jeunes de 17 à 35 ans au Stade de France, à Saint-Denis, dans la banlieue nord de la capitale.

Léon XIV tiendra le lendemain, samedi 26, une messe sur la place de la Concorde et les Champs-Elysées, où sont attendus quelque 500.000 participants.

Son prédécesseur, le pape François, s'était rendu trois fois en France, à Strasbourg (est), Marseille (sud-est) et en Corse, mais n'était pas venu à Paris pour la réouverture de la cathédrale Notre-Dame fin 2024, cinq ans après l'incendie.

Dimanche 27, Léon XIV célèbrera à Lourdes, l'un des principaux lieux de pèlerinages catholiques, une autre messe en plein air.

Sa visite s'achèvera le lundi 28 en Moselle, dans le nord-est de la France, où est enterré Robert Schuman, l'un des pères de la construction européenne, et dont l'Eglise a entamé le procès canonique en vue de sa béatification. Sont programmés un « discours sur l'Europe » au Centre des Congrès de Metz et une messe à la cathédrale de la ville.

Le voyage repose « presque intégralement sur la générosité des fidèles », rappelle l'Eglise de France en renouvelant son appel aux dons.

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Le Conseil des ministres a entamé vendredi sa réunion prévue à 15 h à Baabda, au cours de laquelle il doit notamment décider s'il prolonge la durée du mandat de la société Solidere. Il devra surtout trancher s'il souhaite maintenir le régime dérogatoire, contesté, dont bénéficie la société, devenue entre-temps l'un des acteurs les plus puissants du secteur immobilier, ou reprendre davantage la main sur le développement du centre-ville.

Une source gouvernementale a indiqué à L'Orient-Le Jour qu'au sujet de la demande de Solidere d'étendre son mandat de quarante ans, le gouvernement s'oriente vers une décision consistant à lui adresser une lettre conditionnant ce renouvellement à plusieurs réformes. Il serait notamment demandé à Solidere de s'acquitter des sommes dues à l'État et de s'engager à accélérer le développement urbain du centre-ville de Beyrouth.

La Société libanaise pour le développement et la reconstruction du centre-ville de Beyrouth (Solidere), créée par décret en 1994 pour une durée de vingt-cinq ans en vertu de la loi n° 117 de 1991, puis prolongée de dix ans par décret en décembre 2005, verra son mandat expirer en mai 2029.

La demande de Solidere d'une prolongation jusqu'en 2069, inscrite une première fois à l'ordre du jour du gouvernement le 25 juin dernier, avait alors été confiée à un comité groupant les ministres de l'Économie, des Travaux publics, des Finances et de la Culture. À défaut de prolongation, Solidere devra, à cette échéance, liquider son portefeuille et céder les terrains restant en sa possession.

Parmi les autres dossiers, le Conseil des ministres examinera une demande du ministre des Finances, Yassine Jaber, qui présente un projet visant à modifier le décret n° 7296 du 2 janvier 2002, précisant les modalités d'application de la loi sur la TVA concernant les obligations des contribuables en matière de déclarations fiscales, de facturation et de paiement de la taxe.

Le gouvernement devra également statuer sur une demande du ministre de l'Énergie et de l'Eau, Joe Saddi, visant à obtenir une autorisation exceptionnelle permettant le déchargement des cargaisons de tous les navires transportant du carburant destiné aux centrales d'Électricité du Liban (EDL), prévues entre août et octobre 2026, sur la base des résultats des analyses de laboratoire effectuées dans les ports de chargement. Cette procédure déroge à celle habituellement appliquée, le fioul étant généralement analysé à son arrivée par le bureau Veritas à Dubaï.

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