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13:12 Marchés   Le pétrole en retrait avec la hausse du trafic dans le détroit d'Ormuz

Les cours du pétrole sont en légère baisse mardi, le marché observant davantage de trafic maritime via le détroit d'Ormuz, malgré des points de tension persistants dans les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 0,67%% à 77,38 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'est le première jour d'utilisation comme contrat de référence, cédait 0,56% à 73,45 dollars.

Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d'Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, après la conclusion d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Ce flux représente environ un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour), mais la hausse des passages de navires via ce détroit particulièrement stratégique est encourageante pour le marché pétrolier. Et cette augmentation du trafic dans le détroit « survient alors que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis continuent d'acheminer 6 à 7 millions de barils par le biais de pipelines contournant le détroit », ce qui est beaucoup plus qu'avant la guerre, souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Par ailleurs, « les réserves stratégiques (débloquées durant la guerre, ndlr) continuent d'acheminer du pétrole sur le marché », ajoute l'analyste. Selon lui « la Maison Blanche veut inonder le marché » pour faire baisser le plus vite possible les prix. Mais après des annonces favorables à la baisse des cours lundi, avec par exemple l'autorisation par les Etats-Unis jusqu'au 21 août des transactions portant sur les hydrocarbures iraniens, mardi des points de tension semblent ressurgir.

Téhéran a répété vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, alors que Washington s'y oppose. De plus, l'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. Le vice-président américain JD Vance avait pourtant affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne.

11:53 Nucléaire   L'Iran ne prévoit pas de laisser l'AIEA inspecter les sites bombardés

L'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. A l'issue de pourparlers en Suisse entre l'Iran et les Etats-Unis sous médiation du Pakistan et du Qatar, le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne. « Il s'agit d'une étape majeure » et « d'un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c'est-à-dire l'arrêt définitif du programme d'armement nucléaire iranien », avait-il ajouté.

Mais Téhéran a refuté avoir convié les inspecteurs de l'AIEA sur les principaux sites de son programme nucléaire, ciblés par des frappes israélo-américaines. « Nous n'avons pas eu de réunion avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique », Rafael Grossi, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. « Nous ne prévoyons pas non plus que l'Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l'agression militaire américaine et sioniste », a-t-il souligné lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle a assisté l'AFP.

L'ambassadeur iranien Ali Bahreini auprès des Nations unies à Genève a lui aussi démenti toute décision de ce type. « Il est trop tôt pour aborder ces questions », qui relèvent « de la prochaine étape » selon le protocole d'accord conclu la semaine dernière, a-t-il dit aux journalistes. Toute information à ce sujet est « erronée ». En juin 2025, lors de la guerre des 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran, les Etats-Unis avaient bombardé trois sites à Fordo, Natanz et Ispahan, le président américain Donald Trump se prévalant alors d'avoir « anéanti » le programme nucléaire du pays.

Le complexe de Natanz a été de nouveau visé lors du conflit lancé le 28 février. L'étendue exacte des dégâts n'est pas connue et l'Iran brandit des questions de sécurité pour refuser l'accès aux sites. En vertu d'une loi votée par le Parlement, l'Iran a suspendu en juillet 2025 sa coopération avec l'AIEA. Téhéran reprochait notamment à l'instance onusienne de ne pas avoir condamné l'offensive israélo-américaine.

L'Iran avait toutefois accepté en septembre 2025 d'accueillir de nouveau des inspecteurs, après s'être mis d'accord sur un nouveau cadre et des membres de l'agence se sont rendus ces derniers mois sur place, y compris en juin 2026 pour visiter la centrale nucléaire de Bouchehr. Mais ils n'ont pas eu accès aux sites bombardés. « Il n'existe, en substance, aucun protocole à cet égard », a réitéré mardi le porte-parole de la diplomatie iranienne.

11:50 MeToo   La justice française refuse de rouvrir l'enquête pour viol contre le réalisateur Luc Besson

La justice a refusé mardi de rouvrir l'une des enquêtes emblématiques du mouvement #MeToo dans le cinéma en France, lancée après des accusations de viol portées par l'actrice Sand Van Roy contre Luc Besson et qui s'était soldée par un non-lieu en faveur du réalisateur. Les juges de la cour d'appel de Paris n'ont pas suivi l'argumentaire de la plaignante, ont indiqué deux sources proches du dossier à l'AFP. Mme Van Roy et ses conseils considéraient notamment que des analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement constituaient un « élément nouveau » permettant de rouvrir l'enquête. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement », a réagi auprès de l'AFP l'avocat de Sand Van Roy, Me Antoine Gitton.

La Cour de cassation en France ne se prononce pas sur le fond mais juge de la bonne application du droit lors du premier jugement puis en appel. Le conseil de Luc Besson, Me Thierry Marembert, s'est félicité lui « que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée ». « Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d'enquête, six procureurs de la République, deux juges d'instruction, trois juges de la cour d'appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés », a souligné l'avocat. « Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années. Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n'a permis d'établir le défaut de consentement de la plaignante », a-t-il ajouté. « Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée », a-t-il conclu.

L'actrice belgo-néerlandaise avait déposé une plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions différentes. Pour Sand Van Roy, l'influent cinéaste et producteur (Europacorp), réalisateur notamment du Grand Bleu (1988) ou du Cinquième élément (1997), lui avait imposé une pénétration digitale, source d'évanouissement, malgré ses demandes pour qu'il cesse. Une version selon elle accréditée par des constatations, le jour des faits, par les urgences médico-judiciaires.

Deux mois après sa plainte initiale, l'actrice déposait une plainte contre le cinéaste pour d'autres viols et agressions sexuelles commis, selon elle, entre 2016 et 2018, épisodes d'une « relation d'emprise professionnelle » sous menaces de « rétorsion sur sa carrière d'actrice ». Luc Besson a regretté de son côté une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination », alors que l'actrice avait tourné dans certains de ses films. Mais il avait relaté un rapport consenti empreint de « douceur ».

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