LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Touteleurope.eu
Souscrire à ce flux
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

Accès libre Hymnes européens

▸ les 12 dernières parutions

03.04.2025 à 17:07

Présidence de Donald Trump : quelles conséquences pour l’Europe et la France ?

Arthur Olivier

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, son homologue au Parlement européen Roberta Metsola, ou encore le chancelier allemand Olaf Scholz… Tous ont félicité Donald Trump pour sa réélection. Mais derrière les traditionnelles politesses diplomatiques, l’issue de l’élection américaine du 5 novembre représente un véritable défi pour les Européens. Le retour de […]

L’article Présidence de Donald Trump : quelles conséquences pour l’Europe et la France ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (5231 mots)
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fait partie des interlocutrices en Europe du chef d'Etat américain - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0 | Commission européenne | RapidEye / Flickr
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fait partie des interlocutrices en Europe du chef d'Etat américain - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0 | Commission européenne | RapidEye / Flickr

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, son homologue au Parlement européen Roberta Metsola, ou encore le chancelier allemand Olaf Scholz… Tous ont félicité Donald Trump pour sa réélection. Mais derrière les traditionnelles politesses diplomatiques, l’issue de l’élection américaine du 5 novembre représente un véritable défi pour les Européens.

Le retour de Donald Trump ne réjouit pas vraiment les dirigeants de ce côté de l’Atlantique. A l’exception de quelques uns, comme les Premiers ministres hongrois Viktor Orbán et slovaque Robert Fico, connus pour leurs dérives autoritaires, ou encore la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.

Commerce, défense, régulation du numérique ou lutte contre le réchauffement climatique : l’alternance au sommet de la première puissance mondiale conduit les Européens à multiplier les points de vigilance face aux incertitudes et aux décisions de Donald Trump lors de son deuxième mandat, qui a débuté le 20 janvier 2025.

Hausse significative des droits de douane

S'il a fait de Pékin son adversaire principal, en matière de commerce, le milliardaire de 78 ans a aussi ciblé l’Union européenne, allant jusqu’à la qualifier de "mini-Chine" avant son second mandat. Partenaire économique important des Etats-Unis, le Vieux Continent exporte plus de biens qu’il n'en n’importe depuis ce pays.

Lors de son investiture pour son retour à la Maison-Blanche, le Républicain n'a pris aucune mesure ferme en matière de commerce. Mais le discours a évolué dès le lendemain. "L'UE est très mauvaise pour nous. Ils nous traitent très mal", a déclaré lors d'une conférence de presse le nouveau président américain, assurant que les pays européens pourraient être soumis à des droits de douane.

Le 3 février, Donald Trump a évoqué un déficit commercial de 300 milliards de dollars avec le Vieux Continent, une situation jugée “injuste”. Dans les faits, ce déficit (en matière de biens) a atteint 158 milliards d’euros en 2023, et dépassait les 183 milliards d’euros fin novembre 2024, selon la Commission européenne. Ce déséquilibre a toutefois été partiellement compensé par un déficit de l'Union européenne en matière de services échangés avec les Etats-Unis.

Afin de renverser cette tendance, le Républicain, défenseur de "l'Amérique d'abord" et d'un programme protectionniste, a mis en place une série de mesures. Après avoir annoncé une taxe de 25 % sur l’acier et l’aluminium le 10 février (taxe appliquée depuis le 2 avril) puis annoncé trois jours plus tard la mise en place de "droits de douane réciproques" sur l’ensemble des marchandises importées, le milliardaire a indiqué le 26 février que l'Union européenne serait prochainement concernée par des droits de douane de 25 % sur les produits entrant sur le sol américain. "Nous avons pris la décision, et nous l'annoncerons prochainement, ce sera 25 % et ce sera sur les voitures, toutes sortes de choses", a lancé le milliardaire, qui tenait sa première réunion de cabinet à la Maison-Blanche.

En réponse à la guerre commerciale déclarée, l'UE a contre-attaqué, le 12 mars, en annonçant qu’elle appliquerait des droits de douane "forts mais proportionnés" sur une série de produits américains à compter du 1er avril. Des mesures finalement repoussées à la mi-avril, et qui pourraient concerner jusqu'à 26 milliards d'euros de marchandises américaines, notamment le bourbon, les bateaux ou les motos.

Déterminé à faire régner sa loi, Donald Trump a frappé un grand coup trois semaines plus tard. Sous l'appellation de "jour de la libération", il a décrété dans la soirée du mercredi 2 avril l'instauration d'une taxe de 20 % sur tous les produits européens entrant aux Etats-Unis. "L’Europe nous arnaque, eux, c’est 39 % qu’ils prennent. On va leur en demander à peine la moitié", a-t-il justifié.

Si l’ensemble des produits européens sont touchés par ces nouvelles taxes, certains secteurs vont être plus durement impactés, l’industrie automobile en tête. Les voitures fabriquées à l’étranger seront désormais taxées à 25 %, pénalisant particulièrement l'Allemagne et ses grands constructeurs.

L’Union européenne n’a pas tardé à réagir. Elle prépare ses contre-propositions depuis des semaines. Lors d'un sommet en Ouzbékistan le 2 avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé "un coup dur pour l’économie mondiale", avertissant que ces mesures entraîneraient une montée de l’inflation. L'Allemande a rappelé que l'UE était "en train de finaliser un premier paquet de contre-mesures en réponse aux droits de douane sur l'acier", et de se préparer "à d'autres contre-mesures, pour protéger nos intérêts et nos entreprises si les négociations échouent". Elle a cependant laissé ouverte la porte ouverte à des négociations.

L’entrée en vigueur des taxes américaines est prévue le 9 avril pour les mesures spécifiques visant l’Europe, la Chine et d’autres partenaires commerciaux.

Quelles sont les conséquences pour la France ?

Les relations avec Washington sont tout aussi cruciales côté français. Selon les chiffres du Trésor, les échanges de biens et services entre la France et les Etats-Unis ont atteint un niveau historique en 2023 (153,1 milliards de dollars). L’Hexagone représente par ailleurs le 5e plus gros investisseur outre-Atlantique, tandis que les Etats-Unis occupent la première place en sens inverse.

Les droits de douane supplémentaires aux frontières américaines risque de peser sur les secteurs dans lesquels les exportations sont particulièrement importantes : les industries de l’aéronautique et de la chimie, mais aussi les boissons (vins, cognacs et autres alcools de l'Hexagone), dont certains sont déjà menacés par une enquête commerciale en Chine.

Les nouveaux plans du gouvernement américain prévoient des droits de douane différenciés et plus sévères vis-à-vis des territoires d’Outre-mer par rapport au reste de l’UE. Ainsi, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte seront soumises à une taxe supplémentaire de 10 %, tandis que La Réunion, bien qu’ayant le même statut légal, verra ses exportations taxées à 37 %. Ce taux atteindra même 50 % sur les produits en provenance de Saint-Pierre-et-Miquelon - taxation la plus élevée à l'échelle du globe.

Augmenter les dépenses militaires

Le mot "Europe" n’apparaissait qu'une fois dans le programme du ticket Trump-Vance : pour aborder le sujet des dépenses militaires. "Les Républicains renforceront les alliances en veillant à ce que nos alliés respectent leur obligation d'investir dans notre défense commune et en rétablissant la paix en Europe", pouvait-on dans le document de 16 pages.

Depuis des années, le milliardaire critique les Etats membres de l’Otan, les accusant de sous-investir en matière de défense et de compter sur le parapluie de leur allié américain. Donald Trump leur a longtemps reproché de ne pas respecter l’objectif de consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses militaires, une cible fixée en 2006. Et le 7 janvier 2025, il a déclaré que les membres de l'Alliance atlantique devaient accroître ce budget de défense à 5 % de leur PIB. "Ils peuvent tous se le permettre", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse dans sa résidence de Mar-a-lago.

Un objectif que beaucoup jugent irréaliste. Parmi les 23 membres de l’Union européenne que compte l'Otan, une large majorité dépasse aujourd’hui le palier des 2 %. La Pologne a plus que doublé cet objectif en 2024, avec un niveau de dépenses atteignant 4,1 % de son PIB. Le déclenchement de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, a notamment poussé les gouvernements de l’UE à mieux investir dans leur défense.

"L'Europe ne peut espérer assurer sa paix et sa sécurité en continuant de dépenser moins que les autres continents ou espaces politiques", a soutenu le président français Emmanuel Macron à l'occasion de ses vœux aux armées, lundi 20 janvier.

Face aux menaces de désengagement des Etats-Unis (qui ont suspendu temporairement leur aide militaire à l'Ukraine entre le 3 et le 8 mars dernier) en Europe, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a présenté mardi 4 mars un plan pour une Europe "plus sûre et résiliente". Initialement nommé "ReArm Europe" ("Réarmer l'Europe"), ce plan désormais appelé "Readiness 2030" ("Préparation 2030") vise à répondre aux défis sécuritaires auxquels est confronté le continent.

Ce projet prévoit une enveloppe de près de 800 milliards d’euros à mobiliser dans les cinq ans à venir pour moderniser les capacités militaires des Vingt-Sept. Un autre volet majeur du financement concerne la création d’un nouvel instrument de prêt de 150 milliards d’euros, appelé « SAFE », destiné à aider les Etats membres à acheter des équipements militaires européens. Ce mécanisme vise à renforcer l’interopérabilité entre les forces armées européennes, tout en soutenant l’industrie de défense européenne.

Un bouclier de défense européen d'autant plus urgent et nécessaire que dans un document intitulé "Interim National Defense Strategic" ("Orientations stratégiques provisoires pour la défense nationale") en date du 29 mars, le nouveau secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, redéfinit les priorités militaires des Etats-Unis en accord avec les orientations de Donald Trump. Ce texte prévoit en particulier un retrait significatif des forces américaines en Europe, y compris en cas d’attaque russe. Une intention toutefois relativisée ce jeudi 3 avril par le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, assurant que les Etats-Unis allaient "rester dans l'Otan".

Quel avenir pour l’aide américaine à l’Ukraine ?

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie est l'autre grand sujet de préoccupation des Européens. Le milliardaire, qui avait souligné à plusieurs reprises vouloir engager des négociations avec Moscou avant sa prise de fonction, promettant de "mettre fin à la guerre en Ukraine en vingt-quatre heures", s'y est bel et bien employé. Avec un succès très relatif pour le moment.

Le 28 février, une rencontre houleuse à la Maison-Blanche avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exacerbé les tensions, le milliardaire américain accusant son homologue de manquer de volonté pour parvenir à un "accord de paix durable". En réponse, le chef d'Etat ukrainien a souligné que des garanties de sécurité solides étaient indispensables pour mettre fin à la guerre. Cette divergence a non seulement affaibli le soutien américain à l'Ukraine, mais aussi inquiété les alliés européens concernant l'engagement des Etats-Unis dans cette crise.

Sur le plan militaire, Donald Trump a négocié un cessez-le-feu partiel avec la Russie, limité aux attaques sur les infrastructures énergétiques et maritimes. Ce compromis, bien qu'insuffisant pour stopper les combats au sol, a permis d'ouvrir la voie à une pause temporaire dans les hostilités. Cependant, la Russie a répondu en posant des conditions strictes, comme l'arrêt de l'aide militaire américaine à l'Ukraine et la levée de sanctions économiques, compliquant toute avancée vers une trêve durable. L'administration Trump a utilisé ce cessez-le-feu pour exercer une pression sur l'Ukraine, suspendant temporairement son assistance militaire afin d'obtenir des concessions.

En parallèle, le président américain continue de chercher à tirer parti des vastes ressources en terres rares présentes sur le sol ukrainien pour compenser le soutien financier américain. Un accord sur ces minerais stratégiques est en négociation mais reste difficile à trouver. D'autant qu'une partie importante des gisements se trouve dans des zones occupées par la Russie, compliquant leur exploitation. Les négociations sur les centrales électriques ukrainiennes, en particulier la centrale nucléaire de Zaporijia, occupent également une place centrale dans les discussions entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine.

Elon Musk et la régulation du numérique en question

S’agissant des dossiers liés au numérique, les relations transatlantiques pourraient là aussi se tendre un peu plus. Ces dernières années, l’UE a renforcé la modération des réseaux sociaux avec le Digital Services Act (DSA) et limité la domination des géants du web avec le Digital Markets Act (DMA).

Des législations peu appréciées par Elon Musk, propriétaire de la plateforme X (ex-Twitter) et actuel membre du gouvernement de Donald Trump. Celui-ci a connu plusieurs conflits avec la Commission européenne au sujet de l’application du DSA, sur le traitement de la désinformation notamment.

Le patron de Tesla, en charge du ministère de l’Efficacité gouvernementale, travaille sur une mission temporaire destinée à couper dans les dépenses et à abroger des réglementations fédérales. Il s’est récemment illustré par des actions peu amicales vis-à-vis de l’Europe, notamment en s’ingérant dans la campagne des dernières élections allemandes, en soutenant publiquement la candidate d’extrême droite Alice Weidel.

Plus inattendu est le revirement de Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta qui regroupe Facebook, Instagram et WhatsApp. Il semble avoir rejoint la croisade d'Elon Musk contre les législations de l'Union européenne, accusée d'"institutionnaliser la censure", en annonçant une forte réduction de la modération sur ces trois réseaux sociaux le 7 janvier 2025. Trois jours plus tard, le milliardaire a critiqué l'UE pour avoir imposé des amendes massives aux géants américains de la tech, exprimant l'espoir que Donald Trump défende leurs intérêts.

Le Conseil du commerce et de la technologie UE-Etats-Unis est aussi sur la sellette. La plateforme avait été créée en 2021 pour rétablir un dialogue des deux côtés de l’Atlantique sur des sujets comme l’intelligence artificielle ou la cybersécurité. Ce Conseil "a certainement peu de chances de survivre à un second mandat républicain, à moins qu'il ne devienne un club antichinois à part entière", résument Micol Bertolini et Elvire Fabry pour l’institut Jacques Delors.

Enfin, le secteur du numérique pourrait faire les frais des dernières annonces de Donald Trump sur les droits de douane. Jeudi 3 avril, la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a indiqué que l’Union européenne n’hésitera pas à s’en prendre aux géants de la tech pour répondre à la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis et Donald Trump. "Nous avons aujourd’hui toute une batterie d’outils et nous sommes prêts à [répondre]", a-t-elle assuré au micro de la radio RTL.

Douche froide pour le climat ?

L'élection de Donald Trump s'apparente à un recul pour la politique climatique, alors que les Etats-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, derrière la Chine. Le milliardaire veut augmenter la production d'énergies fossiles en favorisant les forages et la construction de nouveaux pipelines. Il est également revenu sur plusieurs normes antipollution dans le secteur automobile.

Donald Trump a choisi un homme pour mener à bien cette tâche. Le 11 novembre 2024, le président élu a désigné Lee Zeldin à la tête de la puissante Agence de protection de l'environnement (EPA), l'organe qui élabore et fait respecter les politiques environnementales au niveau fédéral. "Nous rétablirons la domination énergétique américaine, revitaliserons notre industrie automobile pour ramener des emplois aux Etats-Unis et ferons [du pays] le leader mondial de l’intelligence artificielle. Nous le ferons tout en protégeant l’accès à l’air et à l’eau propres", a réagi sur X le Républicain originaire de New York.

Cette situation fragilise aussi la diplomatie climatique. Rapidement après son accession à la Maison-Blanche en 2017, Donald Trump avait décidé de sortir de l’accord de Paris sur le climat, adopté lors de la COP21 fin 2015. Il a récidivé pour son retour aux affaires en 2025. Tout juste investi, le milliardaire a annoncé le retrait des Etats-Unis de ce texte, qui doit engager le monde sur la voie d'un réchauffement planétaire inférieur à 2°C. Sa décision ne pourra cependant être effective que dans un délai d’un an.

Ce choix rétrograde a aussitôt été pointé du doigt par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, affirmant que “l’Accord de Paris demeure le meilleur espoir de l’humanité tout entière”. L'Allemande a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une de ses grandes priorités avec le Pacte vert présenté en décembre 2019. Loin des ambitions affichées par Trump, la présidence de Joe Biden avait quant à elle été marquée par des politiques significatives et une bonne coopération entre les deux continents sur le plan climatique.

Tensions diplomatiques

Les dirigeants européens ont également été nombreux à réagir à la menace d'annexion du Groenland formulée par Donald Trump le 7 janvier. Un territoire situé entre l'Amérique du Nord et l'Arctique, mais qui appartient au Danemark, membre de l'Union européenne et de l'Otan. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé qu'il n'était "pas question" que l'UE laisse des pays "s'en prendre à ses frontières souveraines". La Commission européenne a quant à elle qualifié ces menaces d'extrêmement "hypothétiques", tout en soulignant son attachement à la souveraineté des Etats.

Des propos loin de calmer les ardeurs du milliardaire, qui a remis le sujet sur la table le 4 mars 2025, lors de son discours face aux deux chambres du Congrès. Le président américain a garanti que cette annexion se ferait "d’une manière ou d’une autre", tout en promettant aux habitants de cette île autonome de 2,1 millions de km2 prospérité économique et succès. "Nous assurerons votre sécurité, nous vous rendrons riches et, ensemble, nous mènerons le Groenland vers des sommets que vous n’auriez jamais imaginés possibles", a-t-il déclaré. Les Etats-Unis possèdent une base militaire dans le nord-ouest de l'île depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont a priori le droit d'augmenter leur présence, tant qu'ils en informent les autorités groenlandaises et le Danemark.

Sur la guerre au Proche-Orient, Donald Trump et Joe Biden ont tous deux revendiqué l'accord de cessez-le-feu annoncé le 15 janvier 2025 entre Israël et le Hamas. L'UE, qui n'a pas été directement impliquée dans les négociations, a salué l'accord tout en se montrant prudente quant à la suite. Un certain nombre de dirigeants européens a rappelé l'engagement officiel de l'Union, favorable à une solution à deux Etats. Une position apparemment peu compatible avec le nouveau plan proposé par Donald Trump en 2025, qui prévoit une prise de contrôle de Gaza par les États-Unis pour en faire une "Riviera du Moyen-Orient". Une transformation radicale qui nécessite le transfert de 2,4 millions d’habitants vers l’Égypte et la Jordanie.

L’article Présidence de Donald Trump : quelles conséquences pour l’Europe et la France ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

03.04.2025 à 12:19

Donald Trump dévoile ses nouveaux droits de douane contre le reste du monde, l'UE se dit "prête" à riposter

Hugo Palacin

"La planète entière retenait son souffle. Le trublion à la Maison-Blanche, si fier de sa posture jacksonienne, un savant mélange de populisme et de chauvinisme, allait-il mettre ses menaces à exécution et décréter une guerre commerciale tous azimuts ? Le 'jour de la libération' tant annoncé par Donald Trump est arrivé et il n'a pas déçu […]

L’article Donald Trump dévoile ses nouveaux droits de douane contre le reste du monde, l'UE se dit "prête" à riposter est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2681 mots)
Donald Trump a dévoilé les nouveaux droits de douane appliqués au monde entier dans les jardins de la Maison-Blanche, ce mercredi 2 avril 2025 - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0
Donald Trump a dévoilé les nouveaux droits de douane appliqués au monde entier dans les jardins de la Maison-Blanche, ce mercredi 2 avril 2025 - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0

"La planète entière retenait son souffle. Le trublion à la Maison-Blanche, si fier de sa posture jacksonienne, un savant mélange de populisme et de chauvinisme, allait-il mettre ses menaces à exécution et décréter une guerre commerciale tous azimuts ? Le 'jour de la libération' tant annoncé par Donald Trump est arrivé et il n'a pas déçu les plus anxieux", entame Maurin Picard, correspondant du Soir aux Etats-Unis.

"Donald Trump déclare la guerre commerciale au monde", titre purement et simplement RFI. Ce mercredi 2 avril en fin de journée, le président américain a dévoilé les nouveaux droits de douane drastiques imposés à 185 pays et territoires à travers le monde. Une mesure qui risque de bouleverser "des décennies de politique commerciale américaine" et qui menace "de déclencher une guerre commerciale mondiale", alerte The Guardian.

185 pays et territoires concernés

"Il l'annonçait depuis des semaines, il l'a fait" [RFI]. "Dans quelques instants, je signerai un décret historique instituant des droits de douane réciproques sur [les importations] des pays du monde entier", a déclaré Donald Trump hier, en fin d'après-midi, depuis les jardins de la Maison-Blanche. Devant les journalistes, le milliardaire a célébré l'"un des jours les plus importants de l'histoire américaine".

Ce dernier a finalement décidé d'imposer un tarif douanier universel de 10 % sur les importations de 185 pays et territoires des quatre coins de la planète. "Un coup dur porté au libre marché, qui vise notamment à promouvoir la production locale, à forcer les sociétés à rapatrier les usines outre-Atlantique, ainsi qu'à punir les partenaires économiques qui 'maltraitent' Washington, argumente depuis des mois le dirigeant républicain", explique Le Figaro.

Sont concernées les plus grandes puissances mondiales comme les endroits les plus reculés, telles que les îles Heard-et-MacDonald, territoire australien situé dans l'océan Indien, "dépourvu d'êtres humains, mais habité par des colonies de phoques et de pingouins", ironise (à moitié) Euronews.

"Le tarif universel de 10 % entrera en vigueur le 5 avril tandis que les tarifs réciproques débuteront le 9 avril", précise The Guardian.

20 % de droits de douane pour l'UE

Donald Trump a donc "également imposé des droits de douane supplémentaires individualisés à une soixantaine de pays, qu'il considère comme les plus grands contrevenants commerciaux", rapporte Politico. Parmi eux, l'Union européenne et ses 27 Etats membres, visés par des droits de douane supplémentaires à hauteur de 20 %.

"Nous allons maintenant faire payer l'Union européenne. Ils sont des commerçants très, très durs. Vous pensez que l'Union européenne est très amicale, mais ils nous arnaquent. C'est tellement triste à voir. C'est pathétique", a déclaré le président américain hier pour justifier cette mesure [Politico].

Dans le reste du monde, les droits de douane supplémentaires sur les importations aux Etats-Unis s'élèvent à 34 % pour la Chine, 24 % pour le Japon, 30 % pour l'Afrique du Sud, 32 % pour la Turquie, 26 % pour l'Inde ou encore 24 % pour l'Australie. Côté européen (hors UE), ils atteignent 10 % pour le Royaume-Uni, l'Ukraine et l'Islande, 31 % pour la Suisse et 15 % pour la Norvège.

A noter que la Russie fait partie des rares pays qui ne figurent pas dans cette longue liste, tout comme la Corée du Nord, la Biélorussie ou encore Cuba. La raison ? Ces Etats sont "déjà confrontés à des tarifs douaniers extrêmement élevés" et concernés par des "sanctions imposées précédemment qui empêchent tout commerce significatif" entre eux et les Etats-Unis, a expliqué un responsable de la Maison-Blanche au New York Times.

L'UE prépare sa riposte

"A peine assenés, les droits de douane extrêmement lourds imposés mercredi 2 avril dans le monde entier par le président Donald Trump, que les réactions, outrées, ont commencé à tomber", rapporte Libération. "L'Europe est prête à réagir", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ajoutant : "Nous défendrons toujours nos intérêts et nos valeurs. Nous sommes prêts à passer de la confrontation à la négociation", rapporte Euronews.

"Cela fait des semaines que la Commission européenne, compétente en matière de commerce, prépare sa riposte", indique Le Monde. Le journal du soir explique que les dirigeants européens "misent encore sur un accord avec Washington, qui leur permettrait d'éviter le pire", pensant qu'il existe "un espace pour négocier […] tant le jeu de la Maison-Blanche est dangereux pour la croissance des deux côtés de l'Atlantique".

Pour contrer ces nouveaux droits de douane, l'exécutif européen prépare deux documents, nous apprend le quotidien français. "Le premier est une liste de mesures de rétorsion qui pourraient entrer en vigueur fin avril ou début mai, le second énumère les sujets sur lesquels les Vingt-Sept seraient prêts à négocier avec Washington si les nouveaux droits de douane américains étaient finalement suspendus. Ils seront communiqués aux Etats membres et à la Maison-Blanche à la mi-avril."

Par ailleurs, la Commission devrait, d'ici à une semaine, envoyer aux Vingt-Sept, pour une validation avant la mi-avril, la liste des produits américains qu'elle entend surtaxer en réponse aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium imposés depuis le 12 mars par Washington et qui concernent 26 milliards d'euros d'exportations européennes.

Pour rappel, les échanges commerciaux annuels entre les Etats-Unis et l'Union européenne atteignent environ 1 500 milliards d'euros, avec un excédent de 150 milliards d'euros pour ce côté-ci de l'Atlantique. Mais le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenu à rappeler que les géants américains du numérique "réalisent 25 % de leurs revenus en Europe, [soit] plusieurs centaines de milliards d'euros chaque année". Une donnée que la Commission a évidemment en tête dans la préparation de sa riposte.

Des droits de douane différents pour les DROM

Parmi les nombreuses annonces de Donald Trump, les ultramarins français ont eu la surprise de voir leur territoire figurer dans le tableau récapitulatif des nouvelles surtaxes douanières américaines. Ainsi "les départements et territoires ultramarins français vont être soumis dans les prochains jours à des niveaux de taxation individuels, bien différents des 20 % qui vont s'appliquer à l'UE", annonce La 1ere.

La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte, qui sont "parties intégrantes du territoire douanier de l'UE mais considérées fiscalement comme des territoires tiers […] verront leurs produits imposés à hauteur de 10 % supplémentaires par les autorités américaines", et non 20 % comme pour l'ensemble de l'UE, poursuit le média ultramarin. "En revanche, la Réunion, qui bénéficie pourtant du même statut légal, verra ses produits taxés à hauteur de 37 %".

"Le gouvernement américain prévoit aussi d'imposer des droits de douane de 50 % sur les produits importés depuis l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon mais de 10 % sur ceux arrivant de la Polynésie française, deux territoires qui ne font pas partie de l'Union européenne aux yeux des douanes", abonde La 1ere.

Les autres sujets du jour

Défense

Elargissement

Environnement

Industrie

Parlement européen

Relations internationales

L’article Donald Trump dévoile ses nouveaux droits de douane contre le reste du monde, l'UE se dit "prête" à riposter est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

03.04.2025 à 11:54

Quels sont les droits de douane imposés par les Etats-Unis à l'UE et au reste du monde ?

Florian Chaaban

C'est ce qui s'appelle frapper fort. Mercredi 2 avril, tard dans la soirée, Donald Trump a mis ses menaces à exécution en annonçant une série de mesures protectionnistes visant les importations en provenance de l’Union européenne et du reste du monde. Depuis les jardins de la Maison-Blanche et devant un parterre de chefs d’entreprise et […]

L’article Quels sont les droits de douane imposés par les Etats-Unis à l'UE et au reste du monde ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (3278 mots)
Ce mercredi 2 avril, le président américain a enfin dévoilé dans le détail les droits de douane qu’il souhaite imposer sur les produits importés aux Etats-Unis - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0
Ce mercredi 2 avril, le président américain a enfin dévoilé dans le détail les droits de douane qu’il souhaite imposer sur les produits importés aux Etats-Unis - Crédits : The White House / Flickr CC0 1.0

C'est ce qui s'appelle frapper fort. Mercredi 2 avril, tard dans la soirée, Donald Trump a mis ses menaces à exécution en annonçant une série de mesures protectionnistes visant les importations en provenance de l’Union européenne et du reste du monde.

Depuis les jardins de la Maison-Blanche et devant un parterre de chefs d’entreprise et de membres de son gouvernement, il a proclamé l’entrée en vigueur imminente de "droits de douane réciproques", avec des taxes spécifiques par pays et par secteur.

"L'Europe nous arnaque"

Lors d’une allocution soigneusement mise en scène, le président américain a dénoncé les déséquilibres commerciaux qui, selon lui, nuisent aux Etats-Unis depuis des décennies. "Ce qu’ils nous font, nous leur faisons", a-t-il martelé, affirmant que ces mesures marquaient "le jour de la libération" pour l’économie américaine.

L’Union européenne est particulièrement visée. Le milliardaire a ainsi annoncé une taxe de 20 % sur tous les produits européens entrant aux Etats-Unis. "L’Europe nous arnaque, eux, c’est 39 % qu’ils prennent. On va leur en demander à peine la moitié", a-t-il justifié.

En l'état actuel des choses, le taux moyen des droits de douane appliqués par l’UE au pays de l'Oncle Sam avoisine les 4 %, soit un niveau légèrement supérieur à celui pratiqué par les Etats-Unis sur leurs importations (3,5 %). L’administration américaine semble donc avoir obtenu le chiffre de 39 % en y intégrant ses propres estimations des coûts engendrés par la TVA – qui s’élève par exemple à 20 % en France – ainsi que par diverses barrières non tarifaires, telles que les réglementations environnementales et sanitaires.

Les produits chinois, eux, seront frappés d’une taxe encore plus lourde, à hauteur de 34 %, tandis que le Royaume-Uni verra ses exportations soumises à un minimum de 10 %.

Automobile, aéronautique, vins et spiritueux sous tension

Si l’ensemble des produits européens sont touchés par ces nouvelles taxes, certains secteurs seront plus durement impactés. L’industrie automobile en tête : les voitures fabriquées à l’étranger seront désormais taxées à 25 %. Une mesure qui vise directement les constructeurs allemands tels que BMW, Mercedes et Audi, très présents sur le marché américain.

L’aéronautique, les produits pharmaceutiques et les vins et spiritueux français sont également dans le viseur. En 2023, ces secteurs ont exporté respectivement 7,9 milliards, 4,1 milliards et 3,9 milliards d’euros outre-Atlantique. Un marché crucial qui risque d’être lourdement affecté par cette guerre commerciale.

Pour le reste, Donald Trump annonce également que les produits étrangers seront par défaut frappés d'au moins 10 % de droits de douane. En précisant les objectifs : réindustrialiser son pays et y créer des emplois, tout en augmentant les recettes fiscales.

La France face à des taxes asymétriques

Avec seulement 6,2 % de ses exportations destinées aux Etats-Unis, la France semble moins exposée que d’autres pays européens aux nouvelles taxes américaines, bien que sujette aux 20 % de taxes annoncées. Selon Le Parisien, les secteurs les plus touchés seraient l’aéronautique (7,9 milliards d’euros d’exportations en 2023), l’industrie pharmaceutique (4,1 milliards) et les boissons (3,9 milliards), qui pourraient subir un impact significatif.

L'heure est toutefois à la vigilance. Alors que la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a déjà fait part de son inquiétude, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé qu'il allait réunir à l'Elysée, dès ce jeudi après-midi, "les représentants des filières impactées par les mesures tarifaires annoncées par les Etats-Unis".

Par ailleurs, les nouveaux plans du gouvernement américain prévoient des droits de douane différenciés et plus sévères vis-à-vis des territoires d’Outre-mer par rapport au reste de l’UE. Ainsi, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte seront soumises à une taxe supplémentaire de 10 %, tandis que La Réunion, bien qu’ayant le même statut légal, verra ses exportations taxées à 37 %.

Les Etats-Unis comptent imposer des droits de douane de 50 % sur les produits en provenance de Saint-Pierre-et-Miquelon - taxation la plus élevée à l'échelle du globe avec le Lesotho - contre seulement 10 % pour ceux issus de la Polynésie française, ces deux territoires n’étant pas considérés comme faisant partie de l’Union européenne aux yeux des douanes américaines.

Une riposte européenne en préparation

L’Union européenne n’a pas tardé à réagir. Depuis un sommet en Ouzbékistan, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé "un coup dur pour l’économie mondiale", avertissant que ces mesures entraîneraient une montée de l’inflation.

Toutefois, Bruxelles veut encore croire à une issue négociée. "Il n’est pas trop tard pour répondre aux préoccupations par les négociations", poursuivi la cheffe de l'exécutif européen, précisant que des discussions étaient en cours avec les autorités américaines.

En cas d’échec des pourparlers cependant, la riposte sera inévitable. L’UE prévoit déjà d’appliquer, à partir de mi-avril, des droits de douane ciblés sur certains produits américains comme les motos, les bateaux ou encore le bourbon. "Nous nous préparons maintenant à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises", a averti l'Allemande.

Cette nouvelle salve de mesures protectionnistes, sans précédent depuis les années 1930, pourrait en tout cas avoir des conséquences majeures sur le commerce international. "Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis", a asséné sans détour Donald Trump. Avec ces annonces, le risque de voir l’inflation grimper et la compétitivité des entreprises américaines s’éroder existe pourtant.

L’entrée en vigueur des taxes américaines est prévue en deux temps : le 5 avril pour les droits de douane minimaux de 10 %, et le 9 avril pour les mesures spécifiques visant l’Europe, la Chine et d’autres partenaires commerciaux.

La guerre commerciale est bel et bien déclarée.

Droits de douane imposés par les Etats-Unis sur le sol européen

TerritoireNouveaux droits de douane
Albanie 🇦🇱10 %
Andorre 🇦🇩10 %
Arménie 🇦🇲10 %
Azerbaïdjan 🇦🇿10 %
Bosnie-Herzégovine 🇧🇦35 %
Géorgie 🇬🇪10 %
Gibraltar 🇬🇮10 %
Groenland 🇬🇱 0 %
Guernesey 🇬🇬 0 %
Île de Man 🇮🇲0 %
Îles Féroé 🇫🇴0 %
Islande 🇮🇸10 %
Jersey 🇯🇪 0 %
Kosovo 🇽🇰10 %
Liechtenstein 🇱🇮 37 %
Macédoine du Nord 🇲🇰33 %
Moldavie 🇲🇩31 %
Monaco 🇲🇨10 %
Norvège 🇳🇴30 %
Royaume-Uni 🇬🇧10 %
Russie 🇷🇺0 %
Saint-Marin 🇸🇲10 %
Serbie 🇷🇸37 %
Suisse 🇨🇭31%
Svalbard et Jan Mayen 🇸🇯10 %
Turquie 🇹🇷10 %
Ukraine 🇺🇦10 %
Vatican 🇻🇦0 %
Source : Maison-Blanche

L’article Quels sont les droits de douane imposés par les Etats-Unis à l'UE et au reste du monde ? est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

12 / 12
  GÉNÉRALISTES
Basta
Blast
L'Autre Quotidien
Alternatives Eco.
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
Le Monde
Libération
Mediapart
La Tribune
 
  EUROPE / RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord / Proche & Moyen-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
N-Y Times
  OSINT / INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
AOC
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
L'Insoumission
Les Jours
LVSL
Marianne
Médias Libres
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Rézo
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Extrême-droite
Human Rights
Inégalités
Information
Internet actu ✝
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Vrai ou Fake ?
🌓