
25.09.2026 à 09:00
Au Poste
Dans Comme des hommes, femmes politiques génocidaires au Rwanda, l’historienne Juliette Bour retrace la trajectoire de quinze femmes dirigeantes politiques, toutes condamnées pour leur participation au génocide. Une plongée le Rwanda pré génocide qui permet de comprendre les mécanismes qui les ont menées à ces violences extrêmes.
24.09.2026 à 19:00
Au Poste
Les animaux d’élevage sont morts par millions, au point que les services d’équarrissage ont été saturés, la sécheresse a frappé dès le mois de mai. L’agriculture a pris de plein fouet la vague, avec des chutes de rendement parfois catastrophiques.
Bien sûr, les feux, dans le Diois, à Fontainebleau, en Gironde et ailleurs, ont ravagé de manière inédite une partie des forêts françaises. La catastrophe n’a jamais été aussi visible pour nous.
Alors maintenant, que faire ? Cet été dantesque nous permet-il d’espérer au moins un sursaut général ? Comment faire face à la catastrophe, individuellement, mais aussi – surtout - collectivement?
On en parle avec nos deux invité.e.s.
Corinne Morel-Darleux est autrice et militante écosocialiste. Elle a entre autres publié Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce (2019), Alors nous irons trouver la beauté ailleurs (2023) ou encore Du fond des océans les montagnes sont plus belles (2025) aux éditions Libertalia.
Thomas Wagner est le fondateur et rédacteur en chef du média indépendant Bon Pote, consacré au changement climatique.
23.09.2026 à 09:00
Au Poste
L'éditrice Marina Simonin (La Dispute, éditions sociales) démonte la mécanique du marché du livre : le distributeur, acteur de l'ombre, encaisse à l'aller comme au retour, que le livre se vende ou finisse au pilon. D'où la surproduction. Et un chiffre qui dit tout : «il y a quatre gros groupes, qui se partagent 90% du marché de l'édition». Bolloré en est «la face la plus hideuse de tout ce qu'on combat politiquement et matériellement», mais pas la seule : Madrigall, alias Gallimard, a jadis éjecté ses maisons de sa distribution. Pour elle, les livres sont «des armes, des outils», et il faut s'attaquer au pouvoir de l'argent sur la culture. Aux auteurs de gauche, elle conseille de parier sur les indépendants, car quand le vent tourne, les éditeurs bourgeois, prévient-elle, «ils vont nous tourner le dos, ils vont pactiser avec la droite, avec l'extrême droite». Sa réponse : «il faudrait exproprier les gros groupes de l'édition» et mutualiser la distribution.
Arnaud Viviant, pilier du Masque et la Plume, qui publie L'Art d'avoir toujours raison en littérature, joue les francs-tireurs. La chaîne du livre ? «Evidemment, tout le monde est enchaîné», et «Celui qui est tout en bas, c'est l'auteur». Il bouscule le label «indépendant», rappelle que selon lui le libraire reste un commerçant, et soutient que la lecture ne baisse pas : c'est le livre neuf qui recule. Bolloré ? La culture est une marchandise, «mais c'était une propagande comme les autres, pour lui». Sa solution, sur le modèle de Jack Lang cassant le cartel du cinéma en 1981 : «il faudrait démanteler Bolloré».