« Pas de solution ». Barbara Van Speybroeck, directrice de la communication d'Assuralia, l'association des assureurs belges, m'a confirmé que l'assurabilité des risques IA n'était « pas évidente. » L'opacité des systèmes d'IA empêche d'estimer précisément les risques et de les assurer à leur juste prix. « Aujourd'hui, nous ne voyons pas de solution à ce problème, » conclue-t-elle.
Couverture à trous. À court terme, les assurances ne vont pas s'effondrer, m'a dit Arthur Charpentier. Mais l'indemnisation des sinistres pourrait devenir beaucoup plus longue et conflictuelle. Difficile en effet d'identifier précisément les responsabilités quand un chatbot part en vrille. Est-ce la faute de l'entreprise éditrice du modèle de langage ? De celle qui a généré le code informatique du site web ? Sans documentation précise, les contentieux vont s'éterniser. À plus long terme, les assureurs comprendront mieux ce qu'ils peuvent assurer, m'a-t-il dit. Certains ont déjà commencé à exclure les risques IA de leur couverture. Charge aux assuré·es de bien lire les contrats pour éviter les mauvaises surprises.