LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
lvsl.fr – Le Vent Se Lève
 
Tout reconstruire, tout réinventer - Info politique et générale. Tendance de gauche souverainiste

▸ Les 5 dernières parutions

04.02.2026 à 22:41

Marat : derrière la légende noire, retour sur « l’ami du peuple »

Simon Férelloc

Dans son Ode à Charlotte Corday, le poète André Chénier, après l’assassinat de Marat, témoigne : « le noir serpent, sorti de sa caverne impure, a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre, le venimeux tissu de ses jours abhorrés ! Aux entrailles du tigre, tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu'il avait dévorés ! ». Le portrait de cette bestialité révolutionnaire (Michelet écrit que « sa grande bouche batracienne ne rappelait pas beaucoup que cet être fut un homme ») est passé à la postérité : Marat est demeuré synonyme des excès et des massacres de la Révolution. Contre cette légende noire, Victor Hugo rappelle qu'il fut aussi « l'ami du peuple » : « Tant qu’il y aura des misérables, il y aura sur l’horizon un nuage qui peut devenir un fantôme, et un fantôme qui peut devenir Marat ». Détracteurs et thuriféraires oublient un élément plus prosaïque : Marat fut un acteur central du premier républicanisme français. Trait d'union entre une bourgeoisie jacobine et des sans-culottes aspirant à refondre l'ordre social, Marat tenta de concilier leurs aspirations - et de pousser la Révolution à un « maximum démocratique » dont il n’est pas certain qu’il ait été dépassé depuis.
Lire plus (223 mots)
Dans son Ode à Charlotte Corday, le poète André Chénier, après l’assassinat de Marat, témoigne : « le noir serpent, sorti de sa caverne impure, a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre, le venimeux tissu de ses jours abhorrés ! Aux entrailles du tigre, tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu'il avait dévorés ! ». Le portrait de cette bestialité révolutionnaire (Michelet écrit que « sa grande bouche batracienne ne rappelait pas beaucoup que cet être fut un homme ») est passé à la postérité : Marat est demeuré synonyme des excès et des massacres de la Révolution. Contre cette légende noire, Victor Hugo rappelle qu'il fut aussi « l'ami du peuple » : « Tant qu’il y aura des misérables, il y aura sur l’horizon un nuage qui peut devenir un fantôme, et un fantôme qui peut devenir Marat ». Détracteurs et thuriféraires oublient un élément plus prosaïque : Marat fut un acteur central du premier républicanisme français. Trait d'union entre une bourgeoisie jacobine et des sans-culottes aspirant à refondre l'ordre social, Marat tenta de concilier leurs aspirations - et de pousser la Révolution à un « maximum démocratique » dont il n’est pas certain qu’il ait été dépassé depuis.

01.02.2026 à 17:09

« Les États-Unis ont toujours fait preuve d’une remarquable propension à la violence » – par Wolfgang Streeck

Wolfgang Streeck

Bombardement du Venezuela, menaces contre Cuba et l'Iran, tentative d'annexion du Groenland, exactions de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), brutalités policières persistantes... Si la presse se focalise sur le rôle de Donald Trump dans ce déchaînement, elle oublie la longue histoire de violence des États-Unis, à l'intérieur comme à l'extérieur de leurs frontières. La stupéfaction provoquée par le trumpisme ne découle-t-elle pas de l'idéalisation de l'Amérique de Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden ? C'est l'analyse de Wolfgang Streeck, directeur émérite du Max Planck Institute et auteur de nombreux ouvrages en politique étrangère - dont LVSL a publié plusieurs articles.
Lire plus (115 mots)
Bombardement du Venezuela, menaces contre Cuba et l'Iran, tentative d'annexion du Groenland, exactions de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), brutalités policières persistantes... Si la presse se focalise sur le rôle de Donald Trump dans ce déchaînement, elle oublie la longue histoire de violence des États-Unis, à l'intérieur comme à l'extérieur de leurs frontières. La stupéfaction provoquée par le trumpisme ne découle-t-elle pas de l'idéalisation de l'Amérique de Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden ? C'est l'analyse de Wolfgang Streeck, directeur émérite du Max Planck Institute et auteur de nombreux ouvrages en politique étrangère - dont LVSL a publié plusieurs articles.

30.01.2026 à 17:17

Le bilan « mitigé » du moment populiste européen

Arthur Borriello

Pour comprendre l'émergence récente de partis-mouvements dans l'espace politique européen, à l'instar de la France insoumise, du M5S ou encore de Podemos, le politiste Arthur Borriello invite à envisager ces organisations comme une réponse stratégique à deux évolutions de fond : la « démassification » et la désintermédiation de la vie politique. Dans Populisme : le mal nommé (Éditions de l’Université de Bruxelles, 2025), ce dernier retrace ainsi l’origine historique de ces mouvements « gazeux », en analyse les fondements théoriques et organisationnels, avant d’en dresser un bilan qu’il juge « mitigé ». Reprenant une citation de l’historienne Annie Kriegel, pour qui il « est de saine méthode de ne juger une quelconque aventure humaine en termes de réussite ou d’échec qu’en fonction des valeurs auxquelles cette aventure a accepté de s’étalonner », l’auteur rappelle que la forme parti-mouvement, et plus largement la stratégie du populisme de gauche, a certes permis l’institutionnalisation de nouveaux partis politiques, mais qu’elle n’a pas conduit à la conquête de l’État ni au renversement de l’hégémonie néolibérale annoncés. Extrait.
Lire plus (194 mots)
Pour comprendre l'émergence récente de partis-mouvements dans l'espace politique européen, à l'instar de la France insoumise, du M5S ou encore de Podemos, le politiste Arthur Borriello invite à envisager ces organisations comme une réponse stratégique à deux évolutions de fond : la « démassification » et la désintermédiation de la vie politique. Dans Populisme : le mal nommé (Éditions de l’Université de Bruxelles, 2025), ce dernier retrace ainsi l’origine historique de ces mouvements « gazeux », en analyse les fondements théoriques et organisationnels, avant d’en dresser un bilan qu’il juge « mitigé ». Reprenant une citation de l’historienne Annie Kriegel, pour qui il « est de saine méthode de ne juger une quelconque aventure humaine en termes de réussite ou d’échec qu’en fonction des valeurs auxquelles cette aventure a accepté de s’étalonner », l’auteur rappelle que la forme parti-mouvement, et plus largement la stratégie du populisme de gauche, a certes permis l’institutionnalisation de nouveaux partis politiques, mais qu’elle n’a pas conduit à la conquête de l’État ni au renversement de l’hégémonie néolibérale annoncés. Extrait.
3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓