Les coupes budgétaires poussent les organisations de soutien aux réfugiés au "point de rupture" dans plusieurs zones cruciales, où près de 8,3 millions de personnes risquent d'être privées d'aide cette année, a alerté mardi 29 septembre le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Entre le 8 juillet et le 18 septembre, les Länder allemands ont identifié 488 Afghans à expulser vers leur pays d'origine. Selon la police fédérale qui a centralisé ces données, 267 d'entre eux, soit environ 55%, n'ont pas de casier judiciaire.
Cinq migrants se sont noyés vendredi en tentant de traverser une rivière à la frontière entre la Croatie et la Slovénie. Cinq autres personnes du même groupe ont pu être secourues. Les décès sont fréquents dans cette zone frontalière.
Les gardes-côtes mauritaniens ont indiqué, dans un communiqué publié dimanche, avoir porté secours à 260 personnes, dont 17 enfants, qui se trouvaient sur deux bateaux au large de la Mauritanie. Partis de Gambie, les rescapés avaient passé environ une semaine en mer.
Trois personnes, un enfant de 10 ans et deux femmes, ont perdu la vie lundi matin dans le naufrage de leur canot, au large de Wissant, près de Calais. Leur embarcation de plus de 100 migrants tentait de rejoindre les côtes britanniques.
En Grèce, plusieurs incidents ont eu lieu cet été dans le camp de Sintiki, dans le nord du pays. Des tensions ont éclaté entre des migrants désespérés par plus d'un an d'enfermement et les forces de l'ordre. Les exilés ont aussi dénoncé leurs conditions de détention dans une lettre.
Pour la première fois en 2026, le nombre de personnes déposant une demande d'asile aux Pays-Bas est passé sous la barre des 600 par semaine. Les autorités néerlandaises estiment que cette baisse est liée à la diminution du nombre de nouvelles demandes de regroupement familial.
Des responsables syriens sont en discussion avec les gouvernements allemand et belge pour tenter de faciliter le retour des réfugiés de guerre. Mais de nombreux Syriens, installés en Allemagne notamment, sont réticents à revenir dans un pays dont la sécurité est encore précaire.