Yéménites, Soudanais, Tchadiens, Égyptiens, Sénégalais, Algériens, et surtout Marocains... Des milliers d’exilés survivent dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, sans solution de logement, dans des conditions difficiles, dans l’espoir d’obtenir l’asile ou une régularisation. François Hume-Ferkatadji a rencontré un ressortissant camerounais arrivé depuis le Maroc lors du franchissement collectif de la frontière fin juillet. Il décrit les conditions de vie dans l’enclave.
Selon un organisme chargé de surveiller les prisons et les centres de rétention, en l'espace de neuf mois, 94 migrants mineurs ont été détenus au Royaume-Uni dans le cadre de l'accord franco-britannique "one in one out". Il s'agissait de personnes impliquées dans des procédures de reconnaissance de minorité, qui se sont finalement avérées être des mineurs. Les enfants sont normalement exclus de ce dispositif de renvoi d'exilés vers la France.
Quinze jours après l'entrée illégale de 72 000 migrants à Ceuta, un nouvel appel à traverser la frontière circule sur les réseaux sociaux. Et il est pris au sérieux par les autorités du Maroc, comme par celles de l'enclave espagnole, située tout au nord du continent africain. Le ministère de l'Intérieur marocain promet que toutes les mesures nécessaires sont prises pour éviter les passages illégaux. À Fnideq, la ville à la frontière, côté marocain, des mesures de sécurité renforcées.