Réunis à Luxembourg, jeudi 1er octobre, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE) ont formellement adopté le règlement relatif à l'éloignement forcé de migrants en situation irrégulière, validé par le Parlement européen trois mois plus tôt. Les étrangers concernés devront donc quitter l'État membre dans lequel ils se trouvent et coopérer avec les autorités, sous peine de sanctions.
Plusieurs pays européens, qui veulent créer des centres de rétention en Afrique où renvoyer des migrants déboutés du droit d'asile, ont annoncé, jeudi, avoir fait des progrès dans les discussions à ce sujet. L'Ouganda et surtout le Rwanda sont cités comme susceptibles d'héberger les premiers hubs.
Dans un récent rapport, Amnesty international a dénoncé les mauvais traitements dont sont victimes les exilés arrivés dans l’enclave espagnole de Ceuta durant l’afflux de fin juillet. L’ONG a établi ces faits à la suite d’une mission sur place durant laquelle elle a interrogé une soixantaine de personnes.