Pour Nour*, acheter de l'eau en bouteille n'est pas un simple choix de consommation. Depuis Ramadan 2026, elle souffre de calculs et d'une inflammation des reins et affirme que son médecin lui a recommandé de boire de l'eau minérale. Avec la disparition des bouteilles dans les commerces proches de chez elle, elle s'est tournée vers l'eau des sources et des puits.
Quinze jeunes de Ben Guerdane et de Zarzis ont quitté les côtes de Médenine le 19 août 2026, à bord d'une barque de pêche en fibre de verre. Cinq heures plus tard, l'embarcation a chaviré. Un seul en est revenu. Le naufrage a mis à nu ce que la fermeture de Ras Jedir a laissé derrière elle, une ville privée de son économie et une jeunesse sans autre horizon que la mer.
MNA (mineurs non accompagnés), MIE (mineurs isolés étrangers)… derrière ces acronymes, des enfants et adolescents traversent les frontières qui leur sont interdites pour tenter une vie en Europe. Les professionnels sur le terrain témoignent d’une détérioration de leur prise en charge en France et d’un contrôle accru.
À Gafsa, l’industrie du phosphate puise dans une ressource déjà sous pression : l’eau. Cette activité industrielle pèse lourdement sur l’environnement et le quotidien des habitants de la région. Cette enquête révèle comment les laveries de phosphate et le Groupe chimique tunisien, ont contribué à l'épuisement des ressources en eau de la région du bassin minier de Gafsa et à leur pollution, entraînant des coupures répétées d'eau potable et des risques sanitaires pour les habitants.
Les absences répétées de Kaïs Saïed ont ramené une question restée théorique depuis 2019. Le texte de 2022 confie l'intérim présidentiel au chef d'une Cour constitutionnelle qui n'a jamais été installée.
Les coupures d'électricité se succèdent depuis le 12 juillet. La STEG les applique pour éviter l'effondrement du réseau, alors que la demande dépasse chaque jour la capacité disponible. Les autorités invoquent une situation exceptionnelle mais les données publiques racontent une crise installée depuis une quinzaine d'années, dont les causes tiennent moins à la météo qu'au retard d'investissement, à l'endettement de la STEG et à un approvisionnement suspendu au gaz venu d'Algérie.
Trois matchs, trois défaites, une élimination sans gloire dès la phase de groupes. Entre le limogeage expéditif de Sabri Lamouchi, le passage éclair d’Hervé Renard et une fédération à couteaux tirés jusque dans ses propres rangs, la Coupe du monde 2026 aura surtout été, pour la Tunisie, le théâtre d’un effondrement en mondovision. Enquête sur les coulisses d’un fiasco annoncé, et sur une FTF qui continue de se murer dans le silence.