25.09.2026 à 17:06
Rédaction
L’Opération Vanguard est un essai de trois mois lancé par l’Essex County Council, dirigé par Reform UK (parti de droite britannique), visant à déployer des agents de sécurité privés dans les centres de trois villes de la région : Braintree, Chelmsford et Colchester.
L’objectif est d’assurer la sécurité des citoyens et de les rassurer face à la présence de demandeurs d’asile hébergés sur le site de Wethersfield.
Six agents de l’entreprise privée My Local Bobby patrouillent, à raison de deux par ville. Ils sont présents sept jours sur sept, de 10 h à 18 h, sur des itinéraires incluant notamment des zones où des agressions ont été signalées.
Le conseil de comté présente l’opération comme une réponse aux inquiétudes et aux altercations avec des habitants liées aux rassemblements de demandeurs d’asile hébergés dans le centre installé sur l’ancien aérodrome RAF/MDP Wethersfield et acheminés chaque jour en minibus vers les trois villes.
Ouvert en juillet 2023, le centre devrait voir sa capacité passer de 800 occupants à 1 245 lits.
Le budget autorisé atteint 150 000 livres sterling, prélevées sur la réserve du Community Innovation and Improvement Fund. Le coût prévisionnel annoncé pour les trois mois est de 117 936 livres hors TVA, et le conseil affirme qu’il n’y aura ni hausse de la taxe locale ni coût additionnel pour les contribuables.
Selon les données rapportées après la première semaine, les agents ont déjà effectué cinq signalements concernant des comportements menaçants ou la consommation publique d’alcool ou de drogues, ainsi que quatre signalements concernant des incidents de délinquance dans des commerces.
23.09.2026 à 16:47
Rédaction
Lors de la journée du 22 septembre, l’Université de Nanterre a organisé une journée dédiée à l’arrivée des nouveaux élèves sur le campus, avec un événement spécifique pour la présentation des associations présentes sur le campus. La journée spéciale, nommée « Crémaillère de la Maison de l’étudiant·e », a été le cadre d’un d’un show de strip-tease drag au centre des bâtiments de l’Université et des tentes présentes pour l’événement.
Déjà marquée par l’écriture inclusive dans le nom de l’événement, l’Université a donc accueilli l’ensemble des associations étudiantes : sportives, événementielles, de lecture ou encore de chant. Parmi elles étaient présentes deux associations étonnantes : Atelier Drag Nanterre, association étudiante organisant des spectacles de drag, ainsi que le Collectif des Sans-Facs, représentant les élèves n’ayant pas obtenu d’admission à l’université.
Le spectacle de strip-tease a été organisé par l’association étudiante Atelier Drag Nanterre. Filmé et rapidement diffusé sur les réseaux sociaux, on voit dans les vidéos deux femmes réalisant des danses et des chorégraphies, accompagnées de drapeaux représentant la communauté lesbienne, sur une scène située au centre du dispositif d’accueil des étudiants et des tentes des associations.
On peut aussi entendre dans ces vidéos les musiques choisies pour cette performance, telles que « Anarcho Ballade en Do mineur » de Joey Glüten, revendiquant une portée anticapitaliste et anarchiste à l’événement.
L’association étudiante Atelier Drag Nanterre, présente sur le campus de l’Université, est soutenue par Culture Zone Nanterre, La Boussole 92 et Le Refuge, trois associations pro-LGBT. Elle organise un drag show annuel financé par la CVEC, le CROUS de Versailles et l’Université Paris Nanterre. Des sources de financement payées directement par les élèves par le biais de la CVEC (105 € par an et par élève), mais aussi par les financements publics par le biais du CROUS, qui se nourrit de financements étatiques, régionaux et locaux.
Une polémique qui fera, en plus, écho aux grèves lancées par le personnel des cantines universitaires du CROUS qui, depuis le lancement des repas à 1 € pour les étudiants, a lancé une grève dans plusieurs universités pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs pour le bon fonctionnement du service.
22.09.2026 à 16:05
Rédaction
Les habitants du village de Piddington, dans l’Oxfordshire, près de la ville de Bicester, ont voté symboliquement, le 15 septembre 2026, pour « quitter » le Royaume-Uni afin de protester contre le projet d’installer jusqu’à 1 256 demandeurs d’asile, principalement des hommes, sur une ancienne base militaire située à environ 800 mètres du village.
Sur 312 suffrages exprimés, 285 ont choisi de devenir indépendants du Royaume-Uni.
Le taux de participation a atteint environ 92 %, pour un village comptant près de 350 habitants. Les organisateurs ont ensuite proposé de surnommer le village la « Principauté de Piddington ».
Le gouvernement britannique a annoncé en juin 2026 son intention de transformer le site MoD Bicester, une ancienne installation du ministère de la Défense, en centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. Le site pourrait accueillir jusqu’à 1 256 hommes, dans des logements ouverts : les résidents pourraient donc entrer et sortir librement. Un chiffre représentant plus de trois fois et demie le nombre d’habitants du village.
Plus de 130 habitantes ont notamment écrit aux députés britanniques pour affirmer qu’elles ne se sentiraient plus en sécurité dans le village si le projet était réalisé. Elles craignent notamment pour la sécurité des femmes et des fillettes du village, le centre étant prévu pour accueillir quasi exclusivement des hommes seuls.
Le référendum n’a cependant aucune valeur légale. Le droit britannique ne prévoit pas de mécanisme permettant à un village de devenir indépendant du Royaume-Uni. Il s’agissait donc d’une action politique et médiatique organisée par le conseil paroissial afin d’attirer l’attention du gouvernement.
Le Premier ministre Andy Burnham a déclaré comprendre la « force du sentiment » exprimé par les habitants, mais a tout de même refusé de remettre en cause la politique nationale visant à supprimer progressivement l’hébergement des demandeurs d’asile dans les hôtels.
La ministre de la Culture Lisa Nandy a également indiqué qu’abandonner le projet ne serait pas équitable envers les autres collectivités déjà fortement sollicitées.
Malgré la portée purement symbolique du vote et le sentiment de peur suscité chez certains habitants par l’arrivée potentielle d’un nombre de demandeurs d’asile largement supérieur à la population du village, des associations d’aide aux réfugiés ont critiqué la présentation de ces derniers comme une menace. Le Refugee Council estime notamment que leur installation dans une ancienne base militaire isolée risque « d’aggraver le sentiment d’insécurité des personnes ayant fui la guerre ou les persécutions ». C’est à se demander ce qu’il faudrait faire pour que cette association soit satisfaite.
21.09.2026 à 17:37
Rédaction
Converse a été victime d’une attaque de militants woke et indigénistes à la suite de la publication de sa dernière campagne marketing avec la chanteuse KARINA, membre du groupe de K-pop aespa. Accusée de faire l’apologie du Ku Klux Klan à travers sa campagne, la marque, face aux critiques, s’est ensuite excusée et a retiré les visuels incriminés.
Le 27 août 2026, la marque américaine de chaussures Converse lance la campagne « Stars Align With KARINA » pour les sneakers Chuck 70 X, avec Karina comme ambassadrice mondiale. Tout au long du début du mois de septembre, la marque publie différents visuels.
À partir de là, de nombreux comptes d’influenceurs et d’internautes woke et indigénistes lancent une campagne contre la marque, l’accusant d’avoir réalisé une campagne raciste rappelant la persécution des Noirs américains et les lynchages perpétrés notamment par le Ku Klux Klan.
Les deux principaux visuels pris pour cible sont d’abord celui mettant en scène la chanteuse Karina. Elle y porte une longue jupe blanche et tient des Converse noires à la main, dans un cadre où un projecteur en forme d’étoile crée un fort contraste lumineux.
Les militants ont estimé que l’éclairage projeté sur la jupe dessinait une forme blanche et pointue rappelant une cagoule du KKK, tandis que les chaussures tenues ou disposées dans la composition pouvaient évoquer des pieds ou des jambes pendantes, renvoyant selon eux à des images de lynchage.
Le second visuel est celui réalisé par Converse en collaboration avec Palmes pour sa filiale malaisienne. Publiée sur le compte Instagram de Converse Malaysia, l’image montrait des modèles grimpant à une échelle pour atteindre des paires de chaussures suspendues à une branche d’arbre. Là encore, l’association entre les chaussures suspendues et l’arbre a été interprétée comme une référence à des scènes de lynchage, voire comme la représentation symbolique d’une pendaison.
Le vendredi 18 septembre 2026, Converse diffuse sur ses réseaux sociaux un premier communiqué d’excuses. À partir du 19 septembre, la marque confirme le retrait du visuel de ses différents canaux et annonce travailler à sa suppression partout où il apparaît.
Converse présente alors des excuses publiques sur ses réseaux sociaux officiels avec le message suivant : « Nous sommes désolés. Nous comprenons pourquoi cette image est profondément troublante et reconnaissons que nous nous sommes trompés. Nous l’avons retirée de nos canaux et travaillons à la supprimer partout où elle est apparue. Cela n’aurait pas dû arriver et nous ferons mieux. »
La marque retire par la suite les visuels concernés. Converse appartient au groupe Nike, connu pour ses prises de position militantes. Une nouvelle polémique qui illustre la capacité d’une minorité particulièrement bruyante et à tendance paranoïaque à imposer son interprétation d’une campagne publicitaire, jusqu’à voir dans la présence d’une étoile (dont il faut rappeler qu’elle fait partie du logo de la marque depuis toujours), de chaussures tenues à la main et de jeux d’ombre une représentation du Ku Klux Klan et des lynchages.
18.09.2026 à 17:15
Rédaction
Daniel Freund, député européen allemand du groupe Verts/ALE, a évoqué un possible blocage ou une suspension de fonds européens destinés à la Saxe-Anhalt après la victoire électorale de l’AfD (Alternative für Deutschland) dans ce Land allemand, le 6 septembre 2026.
Le 6 septembre 2026, l’AfD a remporté 43,8 % des voix en Saxe-Anhalt, devançant largement la CDU, arrivée deuxième avec 17,2 %. Avec 39 sièges sur 83 au Landtag, l’AfD se retrouve à trois sièges de la majorité absolue, fixée à 42 sièges, et doit donc trouver des alliés si elle souhaite former un gouvernement.
Dans un entretien accordé à Tagesschau (ARD) le 9 septembre 2026, soit trois jours après la victoire électorale de l’AfD en Saxe-Anhalt, Daniel Freund, député européen allemand des Verts/ALE, a évoqué la possibilité d’une suspension de certains financements européens dans l’hypothèse où un gouvernement dirigé par l’AfD enfreindrait les droits fondamentaux ou les principes de l’État de droit de l’Union européenne.
Tagesschau résume ainsi la situation : si un éventuel gouvernement AfD en Saxe-Anhalt venait à enfreindre les droits fondamentaux de l’Union européenne, le Land pourrait être confronté à une suspension des versements, avec à la clé un important manque à gagner budgétaire.
Daniel Freund estime par ailleurs que l’AfD est un parti qui agit contre le projet européen et contre l’Union européenne et que, dans ce contexte, « la Commission européenne devrait, le cas échéant, également suspendre certains financements ».
Ces avertissements s’appuient notamment sur les précédents de la Pologne et de la Hongrie, où des fonds européens ont déjà été gelés dans le cadre de différends avec les institutions européennes concernant le respect de l’État de droit, à la suite de changements de partis au pouvoir au bénéfice de formations conservatrices.
Daniel Freund fait ici référence à plusieurs sources de financement dont bénéficie la Saxe-Anhalt de la part de l’Union européenne. Le Land doit recevoir au total 2,95 milliards d’euros de fonds européens pour la période 2021-2027, destinés notamment à la rénovation des écoles, des gymnases et des crèches, ainsi qu’à l’acquisition d’équipements médicaux modernes pour les hôpitaux.
Selon les estimations citées par Tagesschau, environ 500 millions d’euros par an pourraient être concernés par une éventuelle suspension des fonds structurels européens, soit près de 20 % des dépenses d’investissement de la Saxe-Anhalt.
11.09.2026 à 17:02
Rédaction
Le 10 septembre 2026, l’organisation LGBT Outright International a publié un rapport indiquant que près de 90 % des organisations LGBTIQ+ interrogées dans le monde ont perdu des financements depuis janvier 2025.
Le rapport, intitulé Breaking Point: The Urgent Need to Invest in Global LGBTIQ Movements (« Point de rupture : le besoin urgent d’investir dans les mouvements LGBTIQ mondiaux »), a été réalisé par Outright International, une ONG new-yorkaise de défense des droits LGBTIQ à l’échelle mondiale.
À travers un questionnaire adressé à 229 organisations LGBTIQ+ dans 94 pays et 23 entretiens approfondis menés dans toutes les régions du monde, l’étude révèle que 203 organisations sur 229, soit environ 89 %, déclarent avoir subi une baisse, une suspension ou une perte totale de leurs financements depuis janvier 2025.
Parmi elles, 49 % ont perdu plus de la moitié de leur budget total, tandis que 75 % ont perdu plus d’un quart de leurs financements. 40 % déclarent être confrontées à un risque sévère ou immédiat de fermeture dans l’année, tandis que seulement 3 à 4 % se considèrent comme financièrement stables.
Le rapport indique que le mouvement LGBTIQ+ mondial aurait perdu plus de 125 millions de dollars de financements annuels depuis janvier 2025, soit environ 30 % de son financement annuel total.
Cette situation serait principalement due aux coupes dans l’aide du gouvernement américain, engagées par l’administration Trump à partir de janvier 2025. Plus de la moitié des organisations interrogées citent ainsi une source liée au gouvernement américain parmi les bailleurs ayant réduit, suspendu ou retiré leur soutien.
Outright International et d’autres acteurs, comme le Human Rights Funders Network ou le PMNCH, indique une crise financière mondiale pour les associations LGBT et autres associations idéologiques. Une crise qui touche des organisations longtemps habituées aux subventions publiques et au soutien des entreprises, alors que ces dernières sont elles aussi de plus en plus nombreuses à réduire leurs financements dans un contexte économique de plus en plus difficile.
09.09.2026 à 11:34
Rédaction
L’Union européenne a alloué environ 11,1 millions d’euros à quatre projets de recherche dans le cadre du programme Horizon Europe, sur le thème « Rôles de genre dans les mouvements extrémistes et leur impact sur la démocratie ». Ces projets visent à analyser comment les mouvements d’extrême droite mobilisent les idées de genre associées à la masculinité pour séduire les jeunes hommes, et à proposer des outils pour « renforcer la démocratie » et la « justice de genre ».
Ces financements relèvent de la politique Horizon Europe et, plus particulièrement, de son programme « Culture, créativité et société inclusive », dans la catégorie « Recherche innovante sur la démocratie et la gouvernance ».
Le projet, lancé en 2024, disposait d’un budget initial de 9 millions d’euros, destiné à financer trois projets à hauteur de 2 à 3 millions d’euros chacun.
Au final, trois projets ont été financés dans le cadre de cet appel, pour un montant total de 8,63 millions d’euros, tandis qu’un quatrième projet, chiffré à 2,49 millions d’euros, a été financé dans le cadre d’un appel antérieur intitulé « Féminismes pour une nouvelle ère de démocratie », portant le total à 11,1 millions d’euros.
Les quatre projets sont les suivants :
Le cahier des charges de l’appel précise que les projets doivent contribuer à comprendre et à lutter contre l’utilisation de la masculinité au sein des mouvements extrémistes, identitaires et nationalistes, ainsi que parmi les influenceurs et mouvements en ligne prônant des idées identitaires, nationalistes et réactionnaires, le tout dans « une perspective intersectionnelle ».
Il prévoit également le développement de « méthodes innovantes », d’approches politiques et d’outils destinés à lutter contre les récits et les idéaux identitaires et nationalistes.
Une fois de plus, l’argent du contribuable est dépensé par des technocrates européens non élus contre leurs propres intérêts, et toujours dans le but de lutter contre les idéologies prônant le nationalisme et le sentiment identitaire.