flux Ecologie

RÉSEAU ÉCOLOGISTE DES PROFESSIONNEL·LE·S DE L'ACTION PUBLIQUE
Le Lierre rassemble plus de 1 700 fonctionnaires, agents publics, contractuels, experts, consultants, acteurs et actrices des politiques publiques, convaincus que la transformation de l'action publique est indispensable pour répondre aux urgences écologique, sociale et démocratique.

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02.04.2025 à 16:16
Le Lierre
Lire plus (342 mots)

Suite à la publication de son dernier livre : Une société désirable, comment prendre soin du monde, Le Lierre et la Fondation pour l’écologie politique ont eu le plaisir de recevoir Dominique Méda à l’Académie du Climat

Animée par la philosophe Céline Marty, cette conférence a permis de répondre à plusieurs questions concernant le rôle des services publics dans une transition écologique et l’inclusivité possible d’une telle transition.

C’était l’occasion de comprendre différents éléments de cette reconversion ambitieuse de la société :
1️⃣ Le rôle que les services publics -et les fonctionnaires- pourraient jouer,
2️⃣ Le rôle que pourrait prendre l’Etat,
3️⃣ La place de l’Europe et l’espoir qu’elle peut représenter,
4️⃣ Comment résister à la recherche systémique de performance ?

Dominique Méda a pu mettre en lumière le pouvoir d’agir de chacun.e dans une reconversion écologique et inclusive de la société.

Consultez ici le compte rendu de ces échanges :

19.03.2025 à 22:10
Le Lierre
Texte intégral (985 mots)

🌿 Le réseau professionnel du Lierre recrute un-e chef-fe de projet, en charge de l’animation des dynamiques territoriales et du projet “Transitions territoriales”.

Missions principales :

  • Coordonner le projet « Transitions territoriales » (nom provisoire) :  Ce projet vise à contribuer aux dynamiques locales de transition en sensibilisant les non-convaincus d’une part, en outillant et en renforçant la capacité d’action de celles et ceux qui font progresser la transition écologique et solidaire dans les territoires d’autre part. Il consiste à produire des documents (synthèses pédagogiques, fiches méthodologiques, partage d’expériences et de bonnes pratiques) et à organiser des événements concourant à la mise en réseau et à la montée en compétence des acteurs locaux (agents administratifs, personnels techniques, de santé et d’action sociale, élu-e-s, associations engagées, citoyens désireux de s’engager localement).
  • Coordonner et structurer le développement des groupes locaux : Le Lierre comporte 12 groupes thématiques (GT) et 15 groupes locaux (GL). Le/la chef-fe de projet sera chargé-e de la structuration et l’animation des GL et un point d’entrée pour les membres du réseau souhaitant développer ou participer à des initiatives locales. 
  • Être en appui ponctuel sur d’autres missions prioritaires du réseau, comme pour l’organisation d’événements, la valorisation de publications ou la rédaction de demandes de financements… 

Organisation de l’activité : Le travail est organisé sous la responsabilité hiérarchique du Secrétaire général et un lien fonctionnel avec les référents du projet “Territoires & Transitions”, et l’équipe dirigeante du Lierre (appelée équipe d’animation). Le travail quotidien implique des liens réguliers avec les partenaires du projet (institutions, ONG, réseaux professionnels, think tank, associations) et les membres actifs du réseau, notamment les pilotes des groupes thématiques et groupes locaux.


Le ou la chef-fe de projet a vocation à assurer les activités suivantes :

Coordonner le projet stratégique “Transitions territoriales » 

  • Coordonner et piloter le projet dans sa globalité,
  • Animer certains groupes de travail dédiés au projet,
  • Articuler le projet avec la vie quotidienne du réseau,
  • Accompagner les travaux des groupes thématiques et groupes locaux
  • Aider à la rédaction, mise en forme et publication de fiches, notes et contributions thématiques.

Structurer et coordonner les groupes locaux et leur développement

  • Participer au lancement et au suivi des groupes locaux, 
  • Être le point d’entrée des demandes des GL,
  • Aider à l’organisation d’événements, à Paris et dans les GL,

Participer à la communication

  • Coordination de l’organisation d’événements
  • Participation aux relations presse
  • Représentation du réseau à des événements avec nos membres et partenaires

Expériences, compétences et savoir-être

  • Expérience (même courte) en coordination de projet et animation d’équipe (en administration, association, cabinet de conseil ou entreprise).
  • La connaissance concrète des collectivités territoriales, institutions et administrations publiques est nécessaire (pour comprendre l’environnement professionnel des membres du Lierre, contributeurs aux travaux et publics cibles).
  • Compétences et connaissances attendues :
    • Bonne connaissance des enjeux de la transition écologique, et des différents acteurs de l’action publique
    • Maîtrise des techniques d’animation et de gestion de projets
    • Bonne capacité d’expression écrite et orale
  • Savoir-être :
    • Partage des valeurs et objectifs du Lierre
    • Sens du travail en équipe et du reporting
    • Autonomie, capacité d’adaptation et bonne organisation personnelle

Conditions du poste :

  • Type de contrat : CDD de 1 an à temps plein (35h par semaine)
  • Date de début : mai ou juin 2025
  • Rémunération : 2 300 euros net par mois + prise en charge 50% Navigo + mutuelle santé.
  • Lieu de travail : Paris 5e, dans un lieu offrant plusieurs avantages :
    • Un espace de coworking associatif idéalement situé en plein de coeur de Paris, face à Notre-Dame, avec possibilité de réchauffer votre déjeuner sur place ou de profiter des nombreux restaurants aux alentours, 
    • Télétravail possible 1 à 2 jours par semaine, 

 Si vous êtes intéressé.e par ce poste et que vous pensez correspondre au profil recherché, merci d’envoyer rapidement votre CV, lettre de motivation (ou vidéo, si vous voulez) à l’adresse : contact@le-lierre.fr en mettant “Candidature Territoires & Transitions” et vos prénom et nom de famille dans l’objet du mail.
Date limite des candidatures le jeudi 3 avril 2025 (la date initiale du 9 avril a été avancée face au nombre élevé de candidatures reçues en mars).

13.03.2025 à 15:57
Le Lierre
Texte intégral (1629 mots)

La proposition de loi “TRACE” discuté mi-mars prochain au Sénat propose d’instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation des sols concertée avec les élus locaux. Dans la perspective des débats parlementaires, le groupe Aménagement du territoire du Lierre analyse – dans cette tribune parue dans la Gazette des communes – les enjeux du ZAN et les inconvénients apportés par cette proposition de loi qui détricote dangereusement le cap nécessaire de la sobriété foncière.

N’oublions pas les raisons d’être du ZAN : Les sols sont le support et le lieu d’habitat de la biodiversité, ils nous nourrissent, ils régulent les bioagresseurs et les maladies, préservant la santé des plantes, ils régulent le cycle de l’eau, ses flux et sa qualité, prévenant les inondations et nous donnant accès à de l’eau potable ; ils captent le carbone. L’artificialisation galopante qui détruit les sols pose un vrai risque dont nous mesurons aujourd’hui parfaitement les conséquences – sans parvenir encore à en traiter l’origine. En France, plus de 20 000 hectares de sols sont artificialisés par an1.

Le ZAN devrait être un impondérable parce qu’il permet de préserver une ressource essentielle qui ne l’était pas suffisamment jusqu’à présent : l’assouplissement prévu dans la proposition de loi sénatoriale est contre-productif, ne faisant que reporter la nécessité d’agir.

Ainsi entre autres mesures, la proposition de loi “TRACE”2 prévoit non seulement de supprimer l’objectif intermédiaire de réduction de moitié de l’artificialisation d’ici 2030, mais elle va jusqu’à modifier la définition juridique de l’artificialisation : non plus “l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol”, mais seulement “la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers”. Cette reformulation appauvrit le sens du ZAN et ignore la dimension qualitative de la fonction écologique des sols.

Plutôt que d’abroger l’objectif intermédiaire à 2030 initial, il faudrait concentrer tous les efforts sur les moyens – techniques et financiers – à trouver pour l’atteindre.

L’argument des « maires bâtisseurs »


Comme ses prédécesseurs, le Premier ministre a promis de soutenir les « maires bâtisseurs » lors de sa déclaration de politique générale le 14 janvier 2025. Mais cette vision, quelque peu désuète et décalée au regard des enjeux actuels, mérite d’être remise en question.
Le développement du territoire et la mise en œuvre de nouveaux projets ne doit plus se traduire systématiquement par la consommation d’espace et l’artificialisation des sols.
L’attractivité d’un territoire passe également par l’amélioration du cadre de vie et donc par le réusage et la rénovation du bâti et des espaces urbains existants. Il faut donner les moyens aux élus de favoriser à chaque fois des approches alternatives, comme la densification urbaine et la requalification. En prenant en compte les enjeux locaux, les besoins réels en logements et la nécessaire réindustrialisation des territoires, il faut pouvoir arbitrer et innover non pas contre, mais dans le cadre du ZAN.
Ces solutions sont souvent plus complexes et plus coûteuses, certes, mais seulement si on en a une approche à court terme. Il faut changer nos manières de faire en nous adaptant à cette nouvelle trajectoire de l’aménagement, qui peut d’ailleurs favoriser la créativité et l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles filières.


Il ne s’agit pas d’éluder les difficultés de mise en œuvre du ZAN bien réelles, mais ce qu’il faut savoir c’est que des solutions existent et doivent être expérimentées, y compris pour adresser la diversité des contextes territoriaux des collectivité : plusieurs associations et instituts ont déjà fait des propositions concrètes d’outils fiscaux, techniques et juridiques pour y répondre.
De fait, plusieurs territoires ont déjà fait d’immenses progrès dans le domaine de la sobriété foncière et de la préservation des sols, les retours d’expériences réussies en ce domaine ne manquent pas. On peut à ce titre mentionner les cinq régions (Bretagne, Normandie, Bourgogne Franche-Comté, Nouvelle Aquitaine, Hauts-de-France) qui ont déjà adopté la mise à jour de leurs schémas d’aménagement (SRADDET).

Malheureusement, la position de cette PPL fait l’inverse : partir de l’existant, ne rien changer, en dépit du fait manifeste que tout change autour de nous. C’est un retour en arrière. Il semble pourtant incohérent de vouloir conserver des manières de faire héritées de la France des années 1970 quand le béton coulait à flot, les matériaux étaient peu chers et le pétrole abondant. Face aux défis actuels, le gouvernement en tant que garant de l’intérêt général, doit pouvoir faire preuve de vision, d’ambition et de courage politique. Les aléas climatiques, l’extinction de la biodiversité, les conflits d’usages, ne disparaîtront pas magiquement en mettant le ZAN sous le tapis.

Améliorer, pas affaiblir
Détricoter le ZAN, c’est également balayer d’un revers de manche les efforts réalisés par les nombreux acteurs dans les régions, les communes, les métropoles, les instances déconcentrées…qui ont œuvré depuis 2021 pour le mettre en œuvre.
C’est le rôle de l’État et du service public que d’avoir une vision ambitieuse des efforts à fournir tout en donnant de réels moyens aux collectivités pour la mettre en œuvre. Des élus locaux se sont exprimés en ce sens dans une tribune récente, demandant à ce qu’il n’y ait pas de retour en arrière.3
Le mérite du débat actuel autour du ZAN est qu’il met en lumière une interrogation plus profonde : à quand la fin du pointillisme politique et de la multiplication des plans et programmes sans cohérence les uns avec les autres ?
Quand serons-nous capables de construire avec les collectivités territoriales une stratégie d’aménagement du territoire suffisamment ambitieuse pour faire face aux enjeux actuels, économiques, démographiques et écologiques ?
Il est temps que l’État affirme, au côté des collectivités territoriales, un rôle plus fort en faveur de la régulation et de la préservation des espaces naturels, en adressant les contradictions manifestes. Cela nécessite une vision claire, qui ne cède pas face aux pressions ou aux résistances, mais qui place l’intérêt général au cœur de ses décisions.

Une tribune du Groupe de Travail Aménagement et Territoire du Lierre
à retrouver sur le site de La Gazette

  1. Cerema, mai 2024. ↩︎
  2. PPL “Trajectoire de Réduction de l’Artificialisation Concertée avec les Elus” déposée au Sénat le 7 novembre 2024. ↩︎
  3. https://www.lagazettedescommunes.com/956885/zan-les-elus-locaux-demandent-des-solutions-pas
    un-abandon/
    ↩︎

18.02.2025 à 10:00
Le Lierre
Texte intégral (1004 mots)

Comment faire évoluer les compétences et métiers des agents publics à l’aune des transitions écologiques et sociales ? Comment intégrer la transition écologique dans le dialogue social ? Peut-on améliorer l’attractivité de l’emploi public, en valorisant l’engagement écologique des agents ?   

Réservez votre matinée du mardi 18 mars pour aborder ces questions lors d’une conférence de lancement de notre guide « RH & Transition Écologique », co-rédigé par le groupe de travail RH du Lierre et FPTE.

Participez à cet événement le mardi 18 mars de 9h à 12h, à Paris 7e (lieu à venir) ou en visio-conférence.
Le nombre de place est limité ! Inscription gratuite mais obligatoire ici : https://www.helloasso.com/associations/le-lierre/evenements/sortie-du-guide-rh-du-lierre

Découvrez et téléchargez ici le guide 👇

☘️ La transition écologique ne peut pas se faire contre, ou sans les agents ; elle doit au contraire se faire avec eux.
Responsables de la gestion des agents, les DRH ont un rôle-pivot permettant ou facilitant l’engagement écologique de toute la structure administrative pour laquelle elles travaillent. 

Le guide pratique « les DRH au service de la transition écologique » interroge, avec de nombreux exemples et suggestions à l’appui,  chacune des fonctions de gestion des ressources humaines sous l’angle de la transition écologique.

1️⃣ Dans une première partie, il propose en 6 chapitres une planification RH de la transition écologique :
1. comment repenser l’organisation à l’aune de la transition écologique,
2. comment identifier les compétences et faire évoluer les métiers,
3. comment recruter les personnels dotés des compétences nécessaires et les fidéliser,
4. comment orienter la masse salariale vers la transition écologique,
5. quelles adaptations du temps de travail adopter,
6. et comment intégrer la transition écologique dans le dialogue social.

2️⃣ La deuxième partie se penche, en 5 chapitres,  sur l’accompagnement des agents pour la transition écologique :
7. le développement des parcours individuels et collectifs (plan de formation) de formation pour la transition écologique,
8. la valorisation de l’engagement écologique des agents,
9. le développement de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail grâce à la transition écologique,
10. la prise en compte de l’impact des crises écologiques dans la prévention des risques physiques et psychosociaux,
et 11. la mise en place d’une action sociale écologique.
Le chapitre conclusif revient sur les interconnexions entre la DRH et les autres directions, et le rôle-pivot de la première pour la mise en œuvre de la transition écologique dans la structure administrative concernée. 

Les mesures évoquées dans ce guide pratique sont possibles à droit constant.
Cependant, les auteurs suggèrent aussi quelques évolutions normatives qui faciliteraient la mise en ouvre RH de la transition écologique. 

Le Guide dans les médias

Ce guide a fait l’objet de plusieurs mentions dans la Presse : sur Acteurs publics le 19 février, dans la Gazette des communes le 21 février, sur la plateforme Weka.fr, ainsi que sur le site de l’INSP (ex-ENA).

Les rédacteurs ont également pu présenter ce guide à l’occasion de 2 événements de la communauté RH de la fonction publique :

  1. les Entretiens territoriaux de Strasbourg, avec un atelier dédié le jeudi 12 décembre intitulé Le DRH le pivot de la transition écologique de la collectivité ?
  2. du colloque de l’Observatoire RH de la fonction publique, le 16 décembre 2024 (vidéo de leur intervention disponible ici), et donner une interview vidéo à retrouver ici.
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