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RÉSEAU ÉCOLOGISTE DES PROFESSIONNEL·LE·S DE L'ACTION PUBLIQUE
Le Lierre rassemble plus de 1 700 fonctionnaires, agents publics, contractuels, experts, consultants, acteurs et actrices des politiques publiques, convaincus que la transformation de l'action publique est indispensable pour répondre aux urgences écologique, sociale et démocratique.

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16.04.2026 à 14:17

29 avril 2026 : Solutions Transitions à Rennes

Le Lierre

(363 mots)


Venez assister à une soirée dédiée aux agents publics et aux élus pour passer du projet politique à l’action dès le début du mandat.

L’objectif est d’outiller les collectivités sur les conditions de mise en œuvre des politiques de transition écologique et solidaire, de favoriser le partage de retours d’expériences, notamment à l’échelle bretonne et de découvrir le contenu de la plateforme Solutions Transitions.

Nous aurons le plaisir d’accueillir :

  • Laurence Lemarchand, adjointe au Maire de Saint Sulpice La Fôret
  • Véronique Robitaillie DGS de Dinan Agglomération
  • Raphaël Yven, cofondateur de Le Lierre
  • Axel Erba-Roux, chercheur à l’I4CE – Institut de l’économie pour le climat / Institute for Climate Economics
  • Franck Sina, DGS de la Ville de Saint-Herblain
  • Laurence Quinaut, DGS de Rennes Ville et Métropole

Cette conférence vise enfin à souligner l’importance des premiers mois de mandat et à poser la transition écologique et solidaire comme un cadre transversal pour penser l’ensemble des politiques publiques locales.

Inscription gratuite et obligatoire via le formulaire ci-dessous.

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10.04.2026 à 10:00

10 avril 2026 : Climat Libé Tour

Le Lierre

Texte intégral (2052 mots)

Le vendredi 10 avril 2026, dans le cadre du Climat Libé Tour, Le Lierre organisait à l’Académie du Climat, en partenariat avec la Ville de Paris et Libération, une journée de travail dédiée aux liens entre dérèglement climatique et santé.

Pensée pour les professionnel•les de l’action publique, les agent•es territoriaux et les professionnel•les de santé, cette rencontre a rassemblé de nombreux participant•es autour d’un objectif commun : mieux comprendre les impacts sanitaires du changement climatique et identifier des leviers d’action concrets pour transformer les politiques publiques.

Un constat clair : le changement climatique est déjà une crise sanitaire

Les échanges ont d’abord permis de poser un diagnostic partagé. Le changement climatique n’est plus une menace abstraite : il affecte déjà directement la santé des populations.

L’augmentation des températures entraîne une hausse de la mortalité liée aux épisodes de chaleur, largement supérieure à la baisse de la mortalité hivernale. L’été 2024 en est une illustration frappante, avec plusieurs milliers de décès supplémentaires liés à la déshydratation et aux canicules.

Au-delà des températures, les dérèglements environnementaux ont des effets multiples :

  • multiplication des événements extrêmes (inondations, tempêtes),
  • dégradation de la qualité de l’air,
  • évolution des maladies infectieuses,
  • impacts croissants sur la santé mentale, notamment chez les jeunes.

Ces phénomènes touchent particulièrement les populations les plus vulnérables, renforçant les inégalités sociales de santé.

Atténuation et santé : des co-bénéfices immédiats

Un point clé des discussions a porté sur les co-bénéfices sanitaires des politiques climatiques. Contrairement à une idée répandue, agir pour le climat produit des effets positifs rapides et tangibles sur la santé :

  • Mobilité : réduire l’usage de la voiture individuelle diminue la pollution de l’air, les accidents et favorise l’activité physique. Un kilomètre parcouru à vélo représente environ 1 € de bénéfice pour la santé publique.
  • Alimentation : une alimentation plus végétale améliore la santé tout en réduisant l’empreinte carbone.
  • Énergie : la sortie des énergies fossiles entraîne une baisse significative des maladies liées à la pollution.
  • Logement : la rénovation énergétique lutte contre la précarité énergétique et ses conséquences sanitaires.

En Île-de-France, les nuisances liées à la mobilité représentent ainsi environ 1 milliard d’euros par an, dont les deux tiers sont liés à des impacts sanitaires locaux.

Un système de santé sous tension

Les interventions ont également mis en lumière la fragilité du système de santé face à ces transformations. Aujourd’hui :

  • les maladies chroniques représentent 75 % des dépenses de santé,
  • elles pourraient concerner 50 % de la population d’ici 2030,
  • 70 % de ces maladies sont liées au mode de vie et à l’environnement.

Dans le même temps, le système de santé est lui-même un émetteur significatif de gaz à effet de serre, posant la question de sa propre transformation. L’enjeu est donc double : adapter le système de soins tout en agissant en amont sur les déterminants environnementaux et sociaux de la santé.

Dépasser les silos : vers une approche systémique

Un consensus fort s’est dégagé : les politiques publiques restent encore trop cloisonnées. Or, les enjeux de santé, de climat, d’alimentation, de mobilité ou encore d’urbanisme sont profondément interdépendants. Une approche systémique est indispensable pour être efficace. Le concept de One Health (une seule santé) a été évoqué comme cadre pertinent pour repenser l’action publique, en intégrant les interactions entre santé humaine, environnement et écosystèmes.

Le rôle clé des territoires

Les collectivités locales apparaissent comme des acteurs centraux de la transformation. En première ligne face aux crises, elles disposent de leviers concrets :

  • aménagement urbain (mobilités, espaces verts),
  • accès aux soins,
  • prévention,
  • sensibilisation des populations.

Plusieurs initiatives illustrent cette dynamique :

  • développement de la santé environnementale dans les politiques locales,
  • création d’ateliers pour les jeunes parents,
  • actions de prévention (ex : lutte contre les moustiques),
  • montée en compétences des agents publics.

Cependant, ces actions doivent s’appuyer sur :

  • des diagnostics territoriaux précis,
  • un meilleur accès aux données,
  • une articulation renforcée avec le cadre national.

La santé, un levier puissant pour convaincre

Un enseignement majeur de la journée est la force du levier sanitaire pour mobiliser. La santé constitue un sujet consensuel, moins clivant que l’écologie, et particulièrement efficace pour embarquer :

  • les citoyens,
  • les professionnels,
  • les décideurs politiques.

Les professionnels de santé jouent à cet égard un rôle déterminant, notamment dans l’alerte et la sensibilisation (polluants, substances toxiques, etc.).

Former, dialoguer, transformer

Plusieurs pistes d’action ont émergé :

  • Former massivement les professionnels et les décideurs à la santé environnementale
  • Développer l’éco-soin, en interrogeant les pratiques médicales
  • Renforcer le dialogue social, pour construire des politiques adaptées
  • Mieux diffuser les ცოდances scientifiques, en les rendant accessibles
  • Agir malgré les incertitudes, en s’appuyant sur le principe de précaution

Agir maintenant, ensemble

Face à l’ampleur des défis, un message s’impose : il n’est plus possible d’attendre un niveau de preuve absolu pour agir. Les coûts de l’inaction sont déjà considérables, tant sur le plan humain que financier. À l’inverse, les bénéfices d’une action coordonnée, territorialisée et systémique sont immédiats.

Cette journée aura permis de poser les bases d’un dialogue essentiel entre acteurs publics, experts et professionnels de santé. Une dynamique collective indispensable pour construire des territoires plus résilients, plus justes et plus favorables à la santé.

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13.03.2026 à 17:40

Tribune au Monde « Notre fonction publique doit concilier citoyenneté, pluralisme et impartialité »

Le Lierre

Texte intégral (1414 mots)

Dans une tribune au « Monde », Le Lierre et un collectif de représentants des mondes syndicaux et associatifs s’inquiètent des attaques souvent virulentes dont sont victimes les fonctionnaires qui choisissent de contribuer au débat public, et défend la nécessité de préserver un modèle démocratique où coexistent plusieurs visions et opinions.

Voici la tribune publiée ce 13 mars 2026, à l’initiative du Lierre, en ligne sur Le Monde :« Notre fonction publique doit concilier citoyenneté, pluralisme et impartialité »

Depuis plusieurs années, une même accusation revient dans le débat public : les agents publics « feraient de la politique ». Juges « rouges », université « wokiste », audiovisuel public « biaisé », fonctionnaires « militants ».

Les polémiques autour de certaines nominations administratives, les attaques contre des magistrats ou les controverses visant l’université et l’audiovisuel public ne relèvent plus seulement du débat démocratique ordinaire. Leur accumulation participe de l’installation d’un soupçon politique généralisé sur des institutions et conduit à un corsetage croissant de l’expression publique des agents publics, à rebours de ce dont la vitalité de notre débat démocratique a besoin.

Dans une démocratie vivante, l’action publique, ses choix et ses modalités de mise en œuvre font l’objet de débats, d’interrogations et parfois de critiques.
Ces échanges sont nécessaires et participent du bon fonctionnement de l’Etat de droit : les agents publics peuvent y contribuer. Mais lorsque ces interrogations se transforment en soupçons, en mises en cause personnelles ou en procès d’intention, elles cessent d’éclairer le débat public et fragilisent les institutions.

Les agents publics exercent leurs missions dans un cadre toujours plus difficile. La pression et les choix budgétaires réduisent, année après année, les moyens disponibles, malgré des besoins stables ou croissants. La logique de l’immédiateté médiatique augmente le sentiment d’urgence et l’attente de résultats rapides. C’est dans un tel contexte que les agents s’efforcent, sans ménager leurs efforts, de répondre au mieux aux demandes de leurs concitoyens et des autorités auxquelles ils répondent.

Ils ne doivent pas être instrumentalisés par celles et ceux qui veulent déstabiliser ou démanteler notre édifice républicain, en affaiblissant les opérateurs chargés de missions d’intérêt général et en discréditant leurs agents sur des fondements illégaux.

Notre fonction publique dispose de procédures rigoureuses et de règles précises qui encadrent le recrutement, l’activité et les devoirs des agents publics, et protègent leurs droits de citoyens, comme dans la majorité des régimes démocratiques. Les principes de neutralité du service public et de loyauté des fonctionnaires n’empêchent pas pour autant la liberté d’opinion, et ne sauraient priver les agents publics de l’exercice, à titre privé, de leurs droits civiques, qu’il s’agisse d’agents de l’Etat, des opérateurs publics, de la fonction publique hospitalière ou des collectivités territoriales, qu’il s’agisse de magistrats ou d’enseignants, d’agents administratifs ou techniques.

Faire vivre un Etat démocratique n’est pas réduire ses agents au silence ou le vider de ses valeurs.
C’est l’organiser de telle sorte qu’une seule vision du monde – politique, idéologique, religieuse ou économique – ne puisse imposer sa domination sur l’ensemble de l’appareil d’Etat au détriment des droits de chacune et de chacun, en particulier des minorités, et des principes du service public. Alors que la France a fêté les 80 ans de la Sécurité sociale, elle peut aussi se souvenir de ce qu’elle doit à Pierre Laroque, alors directeur au sein du ministère du travail, qui a concrétisé cette institution majeure pour notre pays. Son éthique professionnelle, nourrie de ses propres convictions autant que de l’effervescence du débat démocratique à la sortie de la guerre, l’a amené à concevoir et à porter cette formidable avancée pour notre pays. C’est au nom de cette même éthique professionnelle que les 5,8 millions de fonctionnaires tâchent chaque jour de construire le bien commun et de prendre soin du lien social.

En démocratie comme au sein de l’Etat, c’est le pluralisme qui protège contre la capture autoritaire, populiste ou illibérale. Par conséquent, nous nous alarmons que des responsables politiques semblent tentés de prendre leurs distances avec ces principes républicains fondamentaux, garants du bon fonctionnement de la vie publique, et nous exprimons notre inquiétude face aux attaques dont certains fonctionnaires font injustement l’objet, sur le seul fondement de leur opinion politique présumée ou de leurs engagements.

Refusons d’emblée cette tentative de conflictualisation, la mise en soupçon des agents publics et l’extrême polarisation du débat autour des fonctionnaires, qui fragilisent le climat de confiance indispensable au bon fonctionnement du service public.

Notre fonction publique se doit de concilier citoyenneté, pluralisme et impartialité.
Revendiquons la liberté d’expression, la transparence de l’action publique et l’idée que les agents publics sont aussi dans leur rôle quand ils participent au débat public comme experts et citoyens, plutôt que d’être les rouages impersonnels d’une froide bureaucratie. Les agents publics jouissent de leur plein droit d’association, d’engagement associatif, politique et de la liberté d’opinion. Ils contribuent au nécessaire pluralisme démocratique.

Revendiquons également la nécessité que les agents publics exercent leurs fonctions et réalisent leurs missions d’intérêt général en s’appuyant sur des valeurs républicaines, qui sont souvent aussi des engagements citoyens. Cette vision pluraliste et démocratique peut constituer un horizon collectif et une fierté partagée, que nous voulons collectivement exprimer et porter dans le débat public.

Sylvie Aebischer, cosecrétaire générale de l’Union fédérale des syndicats de l’Etat – CGT ; 
Caroline Chevé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire ; 
Christophe Delecourt, cosecrétaire général de l’Union fédérale des syndicats de l’Etat – CGT ; 
Vincent Feltesse, collectif Monde d’après, monde d’avance ; 
Wandrille Jumeaux, cofondateur du réseau professionnel Le Lierre ; 
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT ; 
Bruno Lévéder, secrétaire national de la FSU chargé de la fonction publique ; 
Marie Pla, porte-parole du collectif Nos services publics ; 
Justine Probst, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature ; 
Laure Revel, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques ; 
Philippe Sabuco, président du Collectif Télémaque, 
Nathalie Tehio, présidente de la LDH,
et l’association Une Fonction Publique pour la Transition Ecologique.

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13.03.2026 à 17:28

Note sur comment organiser les délégations des élu-e-s locaux

Le Lierre

(484 mots)

A la veille des élections municipales, Le Lierre et Partie Prenante (Manon Loisel & Nicolas Rio) publient un document inédit sur la bonne façon d’articuler les délégations des futurs exécutifs communaux et intercommunaux.
Dans le cadre de la démarche Solutions Transitions, Le Lierre publie une note sur un enjeu stratégique et structurant du début de mandat : le découpage des délégations des élu-e-s et l’organisation des exécutifs.

Ces décisions, parfois prises très vite au lendemain de l’élection, ont des conséquences importantes sur la fabrique de l’action publique tout au long du mandat.
Cette note formule 11 préconisations structurées autour de trois dilemmes :

  • Sur l’articulation avec les services : Faut-il superposer délégations politiques et organigramme administratif ?
  • Sur l’articulation entre adjoints et vice-présidents : Faut-il des périmètres bien séparés ou des zones de superposition ?
  • Sur l’articulation thématique / territoires : Faut-il avoir des délégations territoriales (adjoints de quartier / VP de pôles) ?

Pour réaliser ce travail, Le Lierre a mandaté Manon Loisel et Nicolas Rio qui publient chaque mois depuis un an une “lettre aux 500 000 (futurs) élus municipaux”.
Ensemble, nous avons mobilisé un panel d’une cinquantaine de cadres dirigeants territoriaux (DGS, DGA), de dircab et d’élus sortants (adjoint-e-s municipaux et vice-président-e-s d’intercommunalités), à travers des entretiens et un atelier collectif organisé fin février.
De ces multiples retours d’expériences, Le Lierre et Partie Prenante en ont tiré 11 préconisations pour guider les futurs élus dans la structuration de leur exécutif.

Ce document inédit complète la boîte à outils qu’est Solutions Transitions.
Il peut nourrir les réflexions d’entre-deux-tours et les indispensables discussions de début de mandat sur la gouvernance politico-administrative à mettre en place.

Il est complété par d’autres notes sur l’organisation du cabinet et de l’administration, sur la méthode pour passer du programme de campagne au projet de mandat, la façon de travailler avec des consultants ou sur la formation.

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