Esteban Grépinet
Partout en France, le déclin de la biodiversité se poursuit, lentement mais sûrement. 17% des espèces de faune et de flore évaluées sont menacées ou éteintes, seuls 43% des cours d’eau sont en bon état écologique, tandis que la mortalité des forêts a plus que doublé en vingt ans. Pour tenter d’inverser la tendance, le gouvernement a présenté mercredi son plan national de restauration de la nature. Destinée à rétablir le bon fonctionnement des écosystèmes détruits ou dégradés, cette feuille de route était demandée par l’Union européenne – à qui elle a été rendue légèrement en retard, l’échéance étant fixée au 1er septembre 2026. À quelques jours de l’ouverture de la 17ème conférence mondiale (COP17) sur la biodiversité, à Erevan (Arménie), la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, vante un «cap clair et ambitieux» : «Partout où la nature a été effacée ou négligée, ce plan propose une méthode pour lui redonner vie, que ce soit dans nos villes, dans nos campagnes ou dans nos mers.» Très attendu du monde associatif, ce document se décline en différents domaines, avec des objectifs chiffrés : Le hic : une grande partie de ces actions… existe déjà. «C’est une mise en cohérence de tout ce qui se fait depuis trente ans, analyse Cédric Marteau, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). On y retrouve le plan haies, le plan forêts, la stratégie nationale biodiversité…» «Cela ressemble plus à un catalogue de mesures préexistantes qu’à un cadre de transformation des politiques publiques, qui serait pourtant indispensable pour atteindre les objectifs européens», le rejoint Sacha Rolland, responsable du pôle Mobilisation des acteurs à la Société nationale de protection de la nature (SNPN). «La France ne peut pas dire qu’il faut protéger les pollinisateurs et réautoriser certains pesticides.» S’il salue une feuille de route «intéressante», qui «répond aux engagements européens», Rémi Luglia, vice-président de France nature environnement (FNE), s’interroge aussi sur la cohérence du gouvernement étant donné ses récents reculs, notamment avec l’adoption récente de la loi d’urgence agricole : «Cette politique de restauration de la nature ne peut pas se déployer si on a en même temps d’autres politiques qui continuent à détruire la nature. La France ne peut pas dire qu’il faut protéger les pollinisateurs et réautoriser certains pesticides.» Le chercheur, qui préside aussi la SNPN, aurait aimé une meilleure valorisation des solutions fondées sur la nature (par exemple : s’inspirer des barrages de castors pour restaurer les zones humides) et de la restauration «passive» – soit le fait de réduire ou supprimer les actions humaines à l’origine des dégradations des écosystèmes. Pour la première fois, le gouvernement a chiffré le coût de l’ensemble de ces actions de restauration de la nature : entre 4,6 et 5,2 milliards d’euros par an. Le problème, c’est que les financements actuels en couvrent moins des deux tiers. «Il est indispensable d’ajuster les moyens en fonction des besoins, et pas l’inverse», prévient Sacha Rolland, qui pointe les coupes menées dans le budget des politiques écologiques ces dernières années. Pour combler ce manque, le ministère de la transition écologique dit miser sur la «philanthropie» du secteur privé et sur l’obtention de fonds européens. Mais les associations ont une autre piste : s’attaquer aux subventions accordées aux activités qui dégradent les écosystèmes. «On ne crée pas de nouvelles dépenses, mais on rebascule une partie des financements néfastes à la biodiversité vers la restauration de la nature», résume Cédric Marteau. Le plan national de restauration de la nature de la France doit désormais être soumis à la consultation du public et évalué par la Commission européenne d’ici le printemps prochain. Un suivi sera ensuite mené tous les trois ans pour mesurer les avancées. Texte intégral (1251 mots)

«Cap clair»
Les zones agricoles. Réduction des pesticides et engrais, plantation de haies, soutien de l’élevage extensif… La France promet d’agir sur quatre millions de terres agricoles d’ici 2030 ;
Les milieux aquatiques. Le gouvernement veut notamment supprimer plus de 1 700 obstacles d’écoulement sur les rivières (comme les anciens barrages) ;
Les forêts. Protection de massifs, valorisation de pratiques sylvicoles «durables»… Cinq millions d’hectares de forêts doivent être restaurés ;
Les mers. La France s’engage à restaurer plus de 66 000 hectares d’habitats marins en mauvais état, notamment à travers les aires marines protégées (dont l’efficacité est largement critiquée) ;
Sont aussi mis en avant les milieux urbains ou les pollinisateurs. Des efforts spécifiques ciblent les «habitats d’intérêt communautaire» (milieux humides, landes, fourrés et steppes, dunes, rivières et lacs…) dégradés, dont 30% doivent être restaurés d’ici 2030.«Un catalogue de mesures préexistantes»
Environ cinq milliards d’euros par an pour restaurer la nature
Vert
Voilà plusieurs mois que Vert a mis un coup d’accélérateur sur l’investigation. En juin, nous avons créé notre pôle «Enquêtes et solutions» et nous avons déjà publié plusieurs enquêtes qui ont eu une résonance nationale : Plus que jamais, Vert est un média qui pèse dans le débat public et nous ne comptons pas en rester là, surtout à l’aube d’échéances électorales décisives ! Grâce au soutien de nos 15 000 membres du Club et avec l’aide précieuse du Fonds de soutien pour la presse libre, on augmente notre budget pour produire les meilleures enquêtes ! Depuis le 1er octobre 2026, l’enquête est rémunérée 1 000€ bruts : 340€ pour une pré-enquête à la commande, auxquels s’ajoutent 660€ pour l’enquête qui suivra (payé le mois du rendu). Un complément pourra être discuté dans le cadre d’investigations particulièrement ambitieuses, ou de scoops d’ampleur. En plus du salaire, sont potentiellement pris en charge : → Les frais de déplacements ; → Les frais de recherche et/ou d’analyse nécessaires à l’enquête ; → Les frais d’infographie ou de carte interactive si le format le justifie ; → L’accès à des documents, à des données ou des archives ; → Les frais liés à la sécurité du/de la journaliste et de ses sources. Les journalistes seront accompagné·es tout au long de leur enquête par Sophie Roland, rédactrice en chef Enquêtes et solutions de Vert. Elles et ils bénéficieront également d’un accompagnement juridique. Nos enquêtes seront mises en avant sur nos réseaux sociaux pour maximiser leur impact à l’échelle locale et nationale. → Les pollutions en France (outre-mer compris !) et les conséquences sanitaires pour les populations (PFAS, pesticides, métaux lourds, etc.) ; → Les responsabilités des pouvoirs publics et/ou des entreprises ; → Les stratégies des lobbies pour minimiser les risques sanitaires ; → Les solutions pour réduire l’exposition des populations aux pollutions. → Les stratégies de l’extrême droite en France pour minimiser le changement climatique et/ou les pollutions ; → Les liens entre intérêts économiques, groupes d’influence et extrême droite ; → Les acteurs de la désinformation sur l’écologie et la science ; → Les solutions pour lutter contre cette désinformation. Vous pouvez aussi nous transmettre des informations confidentielles en vous rendant sur notre site, vert.eco à la section Alerter Vert. Une pollution dont personne ne parle, des alertes sanitaires mises sous le tapis, un projet «vert» pas si écolo… On attend vos infos. Texte intégral (1226 mots)

Nos deux volets (ici et là) consacrés aux révélations sur le portefeuille d’actions de la ministre de l’écologie Monique Barbut ont été vus plus d’un million de fois sur notre site et nos réseaux sociaux. Notre enquête a été reprise dans Le Monde et sur Mediapart, notamment.
Notre enquête sur l’inaction de la macronie sur le cadmium a été citée jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et reprise par plusieurs médias, dont Libération.Vous êtes journaliste ? Enquêtez avec nous !
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Les propositions d’enquête seront acceptées en fonction de l’intérêt public du sujet, de la solidité de la piste d’enquête et de ses révélations, de son incarnation avec des témoignages forts et de son impact potentiel.Vous êtes citoyenne ou citoyen ? Faites équipe avec nous !
Clément Gousseau
Des panneaux ont fleuri çà et là dans la campagne du Cotentin, non loin de la route nationale 13, sur la commune d’Yvetot-Bocage (Manche), en cette fin septembre. «Orano à Yvetot, non», «Non à l’implantation d’Orano sur des terres agricoles» : les slogans sont inscrits à la peinture sur des morceaux de bois. Ces inscriptions sont loin d’être isolées. Elles se multiplient à mesure que l’on parcourt les 40 kilomètres qui séparent cette petite commune de celle de La Hague, devenue, au fil des décennies, l’un des bastions du nucléaire français. C’est ici que s’étend sur 300 hectares le site industriel d’Orano, leader mondial du traitement des combustibles nucléaires usés. Ses hautes cheminées se dressent à une vingtaine de kilomètres du réacteur nucléaire de Flamanville 3, qui défraie régulièrement la chronique, notamment en raison de son coût. Mais l’usine, vieillissante, est censée cesser ses activités d’ici 2040. Si un programme qui vise à prolonger son fonctionnement jusqu’en 2060 est en cours, Orano s’apprête à lancer un chantier gigantesque et controversé : Aval du futur. Ce «projet du siècle», présenté par l’industriel comme l’un des «plus importants au monde», vise à renouveler les installations de traitement des combustibles nucléaires usés pour quatre-vingts ans. Sont également prévus un atelier de déchargement et d’entreposage sous eau de ces combustibles, composé de trois bassins d’une capacité de 6 500 tonnes chacun, et des ateliers de traitement. Les déchets nucléaires, «issus principalement de l’activité d’EDF», sont récupérés par Orano pour fabriquer de nouveaux combustibles destinés à la production d’électricité. Ceux qui ne sont pas valorisables, environ 4% de la composition des combustibles usés, doivent rejoindre Cigéo, le projet de centre de stockage souterrain des déchets nucléaires à Bure (Meuse). Un atelier de fabrication de combustible MOX, issu du recyclage de combustibles nucléaires usés, est également envisagé sur le site de La Hague. Durée du chantier : au moins vingt ans, avec des mises en service échelonnées entre 2038 et 2050. Coût estimé : entre 50 et 60 milliards d’euros. La multinationale assure qu’«aucune installation nucléaire ne sera construite en dehors du site de La Hague», mais recherche tout de même «150 hectares de terres» en Normandie pour organiser son chantier. «Ce seront des sites logistiques pour fabriquer des tronçons des futures usines et/ou y construire des parkings», précise Sylvain Renouf, directeur de la communication d’Orano pour le projet «Aval du futur». Dans la région, la commune d’Yvetot-Bocage sera concernée. Ici, une association opposée à l’arrivée de l’industriel est en cours de constitution. D’autres voix s’élèvent contre le projet, notamment au sein du collectif manchois Piscine Nucléaire Stop. «Nous ne sommes pas contre le nucléaire, mais contre son hyperconcentration dans le Cotentin, explique Sophie, une militante qui souhaite rester anonyme. La Hague a été totalement colonisée par cette industrie. Aujourd’hui, avec Aval du futur, on fait face à un projet monstrueux et complètement flou.» Entre «10 000 et 15 000» personnes devraient travailler sur le chantier, avec «un pic d’activité attendu à l’horizon 2040», indique Sylvain Renouf. Aval du futur pourrait avoir de multiples conséquences pour le territoire, tant sur le plan environnemental et économique que sur le logement. Contactée à ce sujet, la préfecture de la Manche, après avoir envisagé de répondre à nos questions, s’est finalement rétractée. Dans le monde agricole, les inquiétudes sont nombreuses quant à l’avenir des terres convoitées par Orano. «Autour de La Hague, l’entreprise voulait initialement mettre la main sur 65 hectares de terres agricoles. Ce n’était juste pas possible. Ils ont réduit leurs prétentions, mais on risque de perdre des terres», se désole Nicolas Massieu, éleveur de bovins et président de l’association Avenir agricole de La Hague. Celle-ci se présente comme «indépendante des oppositions nucléaires». «Quinze hectares sont encore concernés par le projet. Personnellement, je risque d’en perdre trois. On nous parle de compensation, mais les surfaces sont inexistantes à La Hague. On ne peut pas se permettre de faire des kilomètres, ni de perdre des terrains. J’ai déjà du mal à produire assez de fourrage pour mes bêtes, raconte l’éleveur. Le nucléaire, on est né avec, mais on ne veut pas que ça devienne n’importe quoi.» Interrogé à ce sujet, Orano assure «être dans une démarche de dialogue. Rien n’est acté.» L’industriel promet de ne «pas être acquéreur des terres agricoles. Nous serons dans un système de location, et les parcelles seront rendues à terme.» Autre inquiétude sur le plan environnemental : «Ils vont détruire les dernières landes primaires du plateau de La Hague», déplore-t-on au sein du collectif Piscine Nucléaire Stop. Fin 2025, un peu moins d’1,5 hectare de ces terres situées à proximité du site avait été vendu par la municipalité de La Hague à l’industriel pour 518 000 euros, rapportait La Presse de la Manche. L’opération avait fait l’objet d’un bras de fer pendant plusieurs mois avec les opposant·es au projet. «La question de l’eau nécessaire pour Aval du futur est aussi totalement éludée, alors que la région est en déficit hydrique», s’indigne Sophie, la militante du collectif. Au 1er octobre, le BRGM, le service géologique national chargé de l’étude du sol et du sous-sol, considérait le niveau des nappes phréatiques comme «très bas» dans le Cotentin. Les besoins en eau du projet n’ont pour l’heure pas été rendus publics. Interrogé, Orano précise que «ce sujet est en cours d’étude», sans donner davantage de précisions. D’importantes questions se posent aussi en matière de logement, alors que le département, et le Cotentin en particulier, fait face à une forte pression immobilière. En 2025, cinq communes ont été classées en zone de tension par la préfecture, dont La Hague. «Nos jeunes n’arrivent plus à se loger, les prix montent à cause des salaires de l’industrie nucléaire», raconte Nicolas Massieu. «Il y a une vraie question sociale dans ce projet. Comment ferons-nous, alors que nous avons du mal à trouver des médecins ? Comment allons-nous aménager nos écoles, nos hôpitaux ?», s’interroge Olivier (il n’a pas donné son nom), militant du collectif Piscine Nucléaire Stop. Manuela Mahier, maire (divers gauche) de La Hague, considère qu’un «projet de cette ampleur aura nécessairement des conséquences sur le territoire, bien au-delà du seul périmètre industriel. Son développement ne peut pas être pensé indépendamment de l’habitabilité.» L’industriel reconnaît qu’«Aval du futur ne pourra pas voir le jour sans que le projet soit accepté par le territoire». Pour convaincre la population, il compte sur l’organisation de conférences et sur l’ouverture récente d’Escale Info, un espace ouvert au public, situé tout près de l’usine actuelle et destiné à informer sur les activités du groupe. De son côté, le collectif Piscine Nucléaire Stop organise des contre-conférences. La prochaine est prévue jeudi 15 octobre à Cherbourg et vise à contester les arguments en faveur d’un projet considéré comme «imposé», selon les mots d’Olivier. «Ici, le lobby, c’est l’industrie nucléaire. Orano est tellement puissant que tout le monde, y compris les politiques, se range derrière. Ils vont aménager de façon autoritaire le territoire, il n’y aura plus de place pour autre chose», dénonce-t-il. Le projet, actuellement en phase de concertation, doit faire l’objet d’un débat public en 2027. Sylvain Renouf l’assure : «S’il réussit à passer cette phase et à obtenir à terme les différentes autorisations, le chantier devrait débuter en 2031.» Texte intégral (1863 mots)


«Nous sommes contre l’hyperconcentration du nucléaire dans le Cotentin»

Jusqu’à 15 000 travailleurs pour un chantier aux multiples questions

«Nos jeunes n’arrivent plus à se loger à cause des salaires de l’industrie nucléaire»

«Ici, le lobby, c’est l’industrie nucléaire»
Collectif
Cet article est une tribune, rédigée par des personnes extérieures à la rédaction de Vert. Nous parents, oncles et tantes, grands-parents et adultes sommes profondément indignés, révoltés, choqués, ulcérés du sort réservé aux enfants et à la jeunesse actuellement. On récapitule. Après des années de casse méthodique de l’éducation nationale, des enfants mineurs, empêchés d’étudier dans des conditions décentes, demandent ce qui devrait être le strict minimum : des bâtiments et du matériel fonctionnels ; des effectifs de profs adaptés au nombre d’élèves ; des conditions de travail permettant aux profs d’enseigner sereinement ; des emplois du temps moins saturés ; de ne plus dépendre d’un algorithme opaque et insécurisant pour déterminer leur avenir. Des enfants demandent à vivre, pas à survivre. Des enfants demandent à être rassurés. En réponse ? Ils sont méprisés par les dirigeants politiques de ce pays qui – et c’est innommable – font le choix d’une violence inouïe à leur endroit. Nous assistons actuellement à un carnage. À Tours, un lycéen de 16 ans a été éborgné, probablement par un tir de LBD. À Tours encore, un autre jeune de 14 ans a été victime d’un tir illégal qui l’a grièvement blessé au visage. Il a perdu une grande partie de ses dents. À Lens, un adolescent a eu la main arrachée. En tout, ce sont 6 000 mineurs et jeunes qui ont subi une garde à vue parfois dans des conditions atroces Nous ressentons une immense colère. Ce que subissent nos enfants est une maltraitance étatique protéiforme. Car au-delà d’une éducation nationale à bout de souffle, nous constatons que la lutte contre les agressions sexuelles est toujours le cadet des soucis de ce gouvernement. Par ailleurs… Souvenons-nous de l’été dernier. Les écoles, les collèges, les lycées, les facs transformés en fournaises. Les enfants victimes de malaises, celles et ceux en train de vomir, d’autres qui se plaignaient de maux de tête. Les tout petits privés de sieste par des profs des écoles inquiets de les voir mourir étouffés par la chaleur pendant ce temps dédié au repos. Nous ne supportons plus cette maltraitance froide. Nous ne supportons plus l’indifférence des gouvernements actuels, qui revendiquent l’inaction et l’abandon de la jeunesse sous prétexte de coupes budgétaires. Début septembre encore, on apprenait via Politico que l’enveloppe annoncée par le gouvernement au début de l’été pour rafraîchir des milliers d’écoles a finalement été divisée par cinq : 40 millions en moins. En bref, le futur de nos enfants, l’avenir de ce pays, leur est toujours nié. C’est ainsi qu’à notre colère s’associe une immense inquiétude. Les enfants sont le futur de toute société. Le sort que réserve ce gouvernement aux mineurs dit son mépris profond du vivant. Nous, parents mobilisés pendant les canicules, sommes donc solidaires des enfants qui manifestent aujourd’hui. Nous ferons tout pour qu’ils puissent faire entendre leurs voix. C’est à nous, parents, oncles et tantes, grands-parents et adultes, d’être à la hauteur de leurs demandes et de nous mobiliser massivement. Dans les mobilisations actuelles par tous les moyens possibles, via des cordons de protection, des tribunes sur les réseaux, des interpellations aux élus, mais aussi au gouvernement. Nous appelons à l’organisation d’un réseau de solidarité et d’action active pour protéger les lycéens partout où cela sera nécessaire. Nous appelons d’urgence le ministre de l’intérieur à donner de véritables consignes de retenue aux forces de l’ordre. Nous appelons d’urgence le gouvernement à écouter les revendications des lycéens et à les mettre en œuvre concrètement. Enfin, d’ores et déjà nous appelons à une mobilisation massive le 17 octobre ainsi que le 14 novembre dans le cadre de la journée des droits de l’enfance. Étudier dans des conditions dignes est un droit fondamental, une nécessité pour une société qui se veut juste et libre. Les enfants veulent vivre, pas survivre. Écoutez-les. Les parents mobilisé·es contre les canicules Le collectif Faites-la briller L’initiative «On veut vivre» Texte intégral (1175 mots)

«Souvenons-nous de l’été dernier»
«Les enfants sont le futur de toute société»
Appel à une mobilisation massive le 14 novembre
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