Josué Toubin-Perre
«Quatre !», «Quatre !», «Deux !», «Deux !», «Cinq !», «Cinq !» ; «Stop ! La caisse est pleine.» Dans la baie de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes), à l’arrière du Victoria IV, bateau océanographique de 17 mètres de long, on passe des heures à compter les faisceaux, ces feuilles qui sortent de la posidonie. Cette plante sous-marine, protégée car menacée, tapisse de nombreuses côtes méditerranéennes sous forme d’herbiers de 0 à 40 mètres de profondeur. Elle est connue du grand public pour ses feuilles qui tombent chaque hiver et qui finissent sur les plages. «On ne se plaint pas, regardez comme le cadre de travail est paradisiaque», s’amuse Sébastien Personnic, docteur en biologie marine qui travaille pour le bureau d’étude et d’intervention écologique Andromède océanologie. Dans un mouvement de cheveux digne des surfers californiens, il montre les villas multicolores sur la côte baignées de soleil. Lui et son équipage de sept biologistes-plongeur·ses passent douze semaines chaque année à bord du Victoria IV pour le programme Repic (Restaurer la posidonie impactée par les ancres). Ils et elles ont pour mission de récolter des herbiers arrachés par des ancres de bateaux, les mettre dans des caisses puis les replanter sur des fonds marins sur trois sites pilotes : Villefranche-sur-mer bien sûr, Beaulieu-sur-mer et le golfe Juan. Le projet est notamment soutenu par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et le Fonds vert, ainsi que par des entreprises privées. Quand les matelots arrivent à 45 faisceaux de posidonie dans une caisse, ils et elles commencent à remplir la suivante. «La plante est toujours vivante et peut se réimplanter grâce à son rhizome [une tige souterraine, semblable à une racine, NDLR], explique Sébastien Personnic. Nous lui donnons un coup de pouce avec des agrafes en fer qui vont se dégrader à terme sans polluer, le temps qu’elle se reconnecte au fond marin. C’est un peu comme un tuteur pour un arbre sur terre.» Au fond de la Méditerranée, chaque caisse permet de couvrir un cercle d’un mètre de diamètre, espacé des autres cercles de deux mètres. «Nous avons fait de nombreux tests, et c’est cette disposition en grille qui a le mieux marché», explique le docteur en biologie marine. Le programme Repic s’approche des 10 000 m2 replantés. «Avec un taux de survie des faisceaux de plus de 80%», se félicite Sébastien Personnic. Il préfère parler de «forêt de posidonie» plutôt que d’«herbiers» (le terme scientifique consacré), car «cela invite plus à la protéger». «10 000 m2, c’est à la fois énorme et, en même temps, c’est l’équivalent d’un hectare. Nous avons conscience que ce n’est presque rien par rapport à ce qui a été perdu. Nous replantons mais, la première chose à faire, c’est de tout mettre en place pour arrêter de les détruire», expose-t-il. La posidonie, qui tire son nom du dieu grec Poséidon et qui n’existe qu’en mer Méditerranée, a subi un important recul en un siècle seulement. On en compte aujourd’hui 80 000 hectares sur le littoral français, soit 10% de moins qu’il y a cent ans. Et deux millions d’hectares sur l’ensemble de la Méditerranée, où la perte est plus difficile à estimer mais pourrait s’élever à plus de 30%, selon les chiffres de l’ONG WWF. «Plus de 20% de la biodiversité méditerranéenne se trouve dans les herbiers de posidonie. Les poissons s’en servent notamment comme d’une nurserie, et les petites espèces en général y trouvent un refuge pour prospérer.» «C’est pourtant une espèce clé. Plus de 20% de la biodiversité méditerranéenne se trouve dans les herbiers de posidonie, détaille Jo-Ann Schies, biologiste marine qui travaille pour le programme Repic. Les poissons s’en servent notamment comme d’une nurserie, et les petites espèces en général y trouvent un refuge pour prospérer.» En plus de fournir des stocks de poisson, les herbiers rendent d’innombrables services aux humains et aux écosystèmes. «En cas de tempête, ils atténuent la puissance des vagues ; le tissu racinaire et les feuilles mortes qui échouent sur les côtes aident à limiter l’érosion des plages pendant les grands vents d’hiver, souligne Jo-Ann Schies. Ils peuvent stocker jusqu’à huit fois plus de carbone qu’un sol forestier et ils produisent énormément d’oxygène. Pour le tourisme, la sécurité, la santé… À chaque herbier détruit, nous perdons une valeur inestimable.» Ces dernières années, ce sont surtout les ancres des bateaux de plaisance qui ont fait des ravages. Des lois et des cartes qui montrent où s’amarrer ont limité le phénomène, mais les fonds marins portent encore des cicatrices. «Nous avons un autre programme où nous cartographions l’ensemble des herbiers de posidonie en France. Partout sur nos radars, nous voyons des lignes droites sur les fonds marins qui correspondent à des ancres qui ont tout arraché sur leur passage», regrette Jo-Ann Schies. Si la baie de Villefranche-sur-Mer a été choisie comme site pilote de replantation, c’est qu’elle a été le théâtre de l’un des plus grands reculs de la posidonie en France, à cause de dizaines de bateaux qui naviguent dans le secteur. «Maintenant qu’on a obtenu qu’ils ne puissent plus jeter leur ancre n’importe comment, on peut commencer ce travail de réhabilitation des écosystèmes», détaille la biologiste. Une nouvelle pression s’ajoute : le réchauffement climatique. «Il n’y a pas encore de consensus sur l’impact des canicules marines sur la posidonie, car on manque de recul, prévient Patrick Astruch, ingénieur de recherche pour le Groupe d’intérêt sur la posidonie, qui dépend de l’université Aix-Marseille (Bouches-du-Rhône). Ce qui est sûr, c’est qu’à cause des enfers maritimes que l’on voit maintenant chaque été, elle est automatiquement impactée, comme tous les êtres vivants. On voit déjà des feuilles blanchir lors des événements les plus chauds.» Une étude parue en juillet 2025 dans la revue Scientific Reports parle d’une possible perte d’habitat de 75% pour la posidonie d’ici 2050, à cause du réchauffement des eaux. Une estimation à prendre avec précaution. «La capacité de résilience de cette plante, qui peut aussi bien vivre à 0 ou 40 mètres de profondeur, nous étonne de plus en plus, souligne Patrick Astruch. Avant, on pensait qu’avec une eau au-delà de 29 degrés, c’était fini pour elle ; je reviens de Tunisie où j’ai vu des herbiers plongés dans une mer à 33 degrés pendant plusieurs semaines : ils n’aiment pas, les feuilles commencent à blanchir, mais ils ne meurent pas. C’est assez exceptionnel.» Face aux chaleurs extrêmes, la posidonie semble également réagir de manière assez spéciale. C’est une plante à fleurs, qui connaît tous les dix ans une floraison intense et coordonnée. Les scientifiques pensent que le phénomène est enclenché lors d’étés infernaux. «La dernière fois que nous avons observé cette floraison, c’était en 2023, qui est à ce jour l’été ayant vu les canicules marines les plus importantes – même si 2026 va sûrement le surpasser, observe Patrick Astruch. C’est peut-être un mécanisme de survie assez unique.» Pour les opérations de renaturation comme Repic, les canicules marines doivent aussi être considérées. «Les premières années, nous avons replanté à moins de dix mètres de profondeur, là où les variations de températures sont les plus importantes, se souvient Sébastien Personnic. Ça n’a pas été une réussite et nous avons appris de cette erreur en plantant plus en profondeur.» Texte intégral (1811 mots)

Replanter des herbiers arrachés par les ancres

Restaurer un écosystème clé menacé

Les canicules marines, une nouvelle menace

Anne-Claire Poirier
En guise de conclusion à cet été cataclysmique, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a acté tout début septembre notre «entrée dans l’ère du dépassement» (l’overshoot, en anglais). En clair, il est désormais inéluctable que le seuil fatidique de 1,5 degré Celsius (°C) de réchauffement climatique soit dépassé, «probablement d’ici quelques années». Ce constat, loin de clore le sujet autour de l’(in)action climatique, ouvre au contraire d’importantes questions sur l’après. Tour d’horizon. C’est en décembre 2015, avec la signature de l’Accord de Paris sur le climat, que l’objectif de contenir le réchauffement climatique à 1,5°C (par rapport à l’ère pré-industrielle) est entré pour la première fois dans nos vies. Depuis, ce chiffre structure l’ensemble de l’action climatique mondiale. Mais d’où vient-il exactement ? «C’est un seuil qui s’est construit à la fois politiquement et scientifiquement, répond Roland Séférian, climatologue à Météo-France et co-auteur des travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Avant 2015, la communauté scientifique avait plutôt fixé à 2°C le seuil de perturbations jugé dangereux.» «Le quatrième rapport du Giec, paru en 2007, avait reconnu que dépasser 2°C de réchauffement était vraiment très risqué, confirme Robert Vautard, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et co-président du Giec. Mais lors de l’Accord de Paris, une coalition de petits pays insulaires a démontré que la montée des mers les menacerait dès 1,5°C…» «Pour nous, la barre de 1,5°C est une ligne rouge, une question de survie. Tout ce qui va au-delà signifie la condamnation à mort de mon pays et la submersion de nos îles sous les océans», avait ainsi déclaré le président de la République des Îles Marshall, Christopher Loeak, le 30 novembre 2015. Alors que l’Accord de Paris s’est conclu sur le double objectif de maintenir le réchauffement «bien en dessous de 2°C» tout en poursuivant «les efforts pour le limiter à 1,5°C», «les connaissances ont continué d’évoluer» sacrant petit à petit la pertinence du second, estime Roland Séférian. Dès 2018, le Giec a ainsi détaillé dans un rapport les écarts massifs entre un réchauffement à 1,5°C et un réchauffement à 2°C. Par exemple, limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à 2°C mettrait 10 millions d’habitant·es à l’abri de la montée des eaux, réduirait de 420 millions le nombre de personnes exposées à des chaleurs extrêmes et diviserait par deux le total de victimes de stress hydrique. En somme, cela réduirait «de plusieurs centaines de millions le nombre de personnes exposées aux risques liés au climat», écrivaient les scientifiques. Sans compter le nombre d’espèces menacées d’extinction qui doublerait selon l’atteinte d’un seuil ou de l’autre. Ces dernières années, la planète a essuyé de plus en plus de coups de chaud, dépassant ponctuellement 1,5°C de réchauffement. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), les premiers mois au-delà de ce seuil remontent à 2015-2016 et la première période de douze mois s’étend de février 2023 à janvier 2024. 2023, 2024 et 2025 constituent le premier trio d’années en dehors des clous (en moyenne). Pour conclure au dépassement de l’objectif de l’Accord de Paris, il faudra toutefois attendre que le seuil soit dépassé à l’échelle d’une décennie, au moins. Ce qui ne devrait pas tarder : en juin dernier, plusieurs auteur·ices du Giec estimaient qu’au rythme actuel d’émissions, la température mondiale atteindra +1,5°C dans trois ans, +1,7°C dans douze ans et +2°C dans vingt-cinq ans. En 2018, le Giec estimait encore que le dépassement d’1,5°C interviendrait «entre 2030 et 2052». Et après ? Dans son rapport sur les engagements climatiques des États de novembre 2025, l’ONU estimait qu’«en supposant leur mise en œuvre complète», le monde atteindrait un réchauffement de 2,3 à 2,5°C d’ici à 2100. Tandis que se contenter des politiques actuellement mises en œuvre conduirait à 2,8°C de réchauffement, un niveau tel que l’habitabilité de la planète serait menacée. «Il n’y a pas d’avant/après, le réchauffement climatique est un processus continu», assure Mirey Atallah, cheffe du service Adaptation et résilience du Programme des Nations unies pour l’environnement. «Tout ce qu’il faut retenir, c’est que plus le monde est chaud, plus il est dangereux», explique-t-elle, citant notamment l’aggravation des canicules, sécheresses, incendies et fortes précipitations. «Il nous faut voir les choses en termes de risques, de probabilité, confirme Robert Vautard, du Giec. Un été comme celui de 2026 ne se produira pas tous les ans, mais la probabilité que ça arrive sera de plus en plus forte.» De fait, le réchauffement – estimé à 1,24°C sur la décennie 2016-2025 – n’a pas attendu pour imprimer sa marque sur les écosystèmes et la vie de millions de personnes. «Ses effets sur la santé humaine sont apparents depuis au moins vingt ans», écrit l’ONU, selon qui le nombre cumulé de décès dus aux changements climatiques a dépassé les quatre millions entre 2000 et 2024. Si le dépassement de 1,5°C est désormais inévitable, la prochaine étape est de revenir en arrière, martèle le PNUE dans son rapport. «Ce n’est en aucun cas un chemin acceptable, mais c’est tout simplement la meilleure option qu’il nous reste, écrit sa directrice Inger Andersen. Il ne se passe rien de bon au-delà d’1,5°C.» Au-delà de ce seuil, le rapport insiste sur le risque de plus en plus élevé de déclencher des «points de bascule» . Autrement dit, lorsqu’un élément clé du climat (calottes polaires, courants océaniques, forêts tropicales, etc.) glisse vers un nouvel état, avec des conséquences irréversibles et difficilement contrôlables. «À ce moment-là, le monde entier deviendra exponentiellement dangereux», prévient Mirey Atallah. «Sur le papier, faire redescendre les températures mondiales permettrait de revenir à un climat proche de la normale, avec moins d’évènements extrêmes, explique Roland Séférian. En revanche, certaines choses seront perdues pour toujours.» La montée des eaux et les dégâts associés seront irréversibles, de même que la disparition d’espèces ou de certains écosystèmes (glaciers, forêts, etc.). «Mais sur tous ces sujets, la science est encore en train de se faire», reconnaît Roland Séférian. Si notre planche de salut consiste à stabiliser puis faire redescendre les températures mondiales, le chantier n’en reste pas moins «profondément incertain», de l’aveu même des Nations unies. Concrètement, «pour faire redescendre les températures, il faut que les émissions de gaz à effet de serre s’annulent, puis deviennent négatives», explique Robert Vautard. Selon l’ONU, il faudrait retirer 220 gigatonnes (milliards de tonnes) d’équivalent CO2 (CO2e) de l’atmosphère pour faire baisser la température de 0,1°C. «C’est plus de 100 ans de reboisement et de gestion forestière à l’échelle actuelle», sans compter que le monde a émis en 2024 53 gigatonnes de CO2e, selon les données européennes. «Et puis on ne sait pas si le système Terre va continuer d’être aussi collaboratif. On voit déjà que les forêts sont affaiblies et stockent de moins en moins de carbone, par exemple», explique Robert Vautard. D’après le PNUE, au-delà d’1,8°C de réchauffement climatique, revenir à 1,5°C deviendra mission quasi impossible de toute façon. Selon le PNUE, le monde n’a aujourd’hui plus d’autre choix que de s’appuyer massivement sur des techniques d’élimination du carbone. Pourtant, beaucoup sont immatures, chères, voire risquées : comme le fait d’injecter du CO2 sous la mer, dans des gisements de gaz épuisés. Roland Séférian craint même l’essor de technologies encore plus hypothétiquement efficaces telles que la géo-ingénierie solaire, qui vise à refroidir la Terre en réfléchissant une partie du rayonnement du soleil vers l’espace (notre article). «Ces dernières années, il y a eu une accélération énorme de l’intérêt sur ces sujets qui relevaient avant de la science-fiction», prévient-il. Le prochain rapport du Giec devrait même s’y pencher. Texte intégral (2109 mots)

Qui a dit 1,5°C ?
1,5 ou 2°C : ça change vraiment quelque chose ?
Le dépassement, c’est pour quand ?
Y aura-t-il un avant/après ? 
Pourra-t-on revenir en arrière ?
Revenir en arrière, mais comment ?
Mathilde Picard
«Ce rassemblement est inédit», pose Jean-François Julliard, directeur général de France nature environnement (FNE). Ce mardi 15 septembre, à 19h30, de nombreuses associations, collectifs et syndicats se rejoindront devant le ministère de l’économie et des finances, à Paris. Elles et ils réclament des moyens financiers d’adaptation face au réchauffement climatique et une véritable trajectoire de diminution des émissions de gaz à effet de serre. Un premier rendez-vous militant en ce mois de septembre avant la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale du 26 septembre prochain. Les associations écologistes veulent que les drames de l’été caniculaire ne soient pas oubliés. Les prochaines semaines seront riches en mobilisations dans toute la France. «C’est peut-être la dimension qui manquait aux marches pour le climat de ces dernières années : la convergence entre nos collectifs et les syndicats de travailleurs comme ceux des infirmiers et de pompiers», avance Jean-François Julliard. Une présence évidente, pour Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). «L’effet du réchauffement climatique et des canicules, on le voit directement sur nos patients, raconte-t-il à Vert. Ce ne sont pas des concepts théoriques pour l’an 2050, c’est une dégradation conséquente de l’état de santé des personnes que l’on suit. À peine une première vague de chaleur se finissait qu’une autre arrivait, sans qu’elles aient le temps de récupérer.» La longueur et l’intensité des canicules fragilisent tous nos organes et affectent particulièrement les personnes atteintes de maladies chroniques. «Certains de nos patients ont atteint des niveaux de dégradation à cause des canicules qu’ils ne devaient pas connaître avant des années», déplore-t-il. Les infirmier·es du SNPI travaillent dans des hôpitaux «complètement inadaptés aux canicules», insiste-t-il. Cet été, «ils se sont transformés en serres médicalisées : la température est montée à 35°C voire 40°C degrés dans certaines chambres. Ça a été terrible, on voyait nos patients se réfugier à l’hôpital, mais l’environnement y était dégradé et leur état de santé en pâtissait», rembobine le professionnel. En juin dernier, l’ONG Oxfam pointait l’explosion des besoins en soins due au réchauffement climatique et celle de la fréquentation des urgences dans un système de santé déjà en crise. «Nous, soignants, à part scotcher une couverture de survie avec du sparadrap le long des vitres, on ne pouvait rien faire», s’indigne Thierry Amouroux. Outre un budget de l’État à la hauteur des enjeux, le syndicat réclame une meilleure utilisation du budget existant, et notamment des 60 milliards d’euros cumulés depuis 2004 avec la création de la journée de solidarité. Pour le syndicaliste, «cette mesure post-canicule de 2003 fait contribuer les Français financièrement ; ce montant ne peut pas être fléché à d’autres fins que protéger les plus vulnérables, ce n’est pas admissible.» Le SNPI prendra la parole devant Bercy ce mardi soir aux côtés de pompier·es, d’organisations de défense des précaires (Fondation pour le logement des défavorisés), de syndicats étudiants et de multiples associations écologistes (FNE, Greenpeace). L’occasion pour chaque collectif de rappeler que le réchauffement climatique creuse les inégalités et les discriminations déjà existantes. Alors que les fortes chaleurs attisent les violences contre les femmes, l’association Nous toutes s’exprimera également. «Si nous nous retrouvons ensemble ce soir, c’est parce que l’été a été particulièrement douloureux et a affecté quasiment tous les secteurs de la société», souligne Jean-François Julliard. Le point de convergence de ces collectifs : appeler à un projet de loi de finances avec davantage de moyens pour l’adaptation au changement climatique. «Le budget de l’État, qui sera voté d’ici la fin de l’année, doit compenser les failles et les vulnérabilités de cet été», insiste le directeur général de FNE. Rénovation thermique des écoles et des hôpitaux, recrutements et moyens matériels pour les pompier·es, augmentation du Fonds vert pour aider les collectivités territoriales à s’adapter… La liste des demandes est longue. Le militant écologiste l’admet : «Rien n’est acquis et c’est un combat difficile, mais on rentre dans une séquence présidentielle ; on veut que ces sujets-là soient présents dans le débat, qu’ils ne tombent pas dans l’oubli sitôt les températures redescendues.» Texte intégral (1020 mots)

Des hôpitaux «complètement inadaptés aux canicules»
Utiliser l’argent existant pour l’adaptation au changement climatique
«Rien n’est acquis et c’est un combat difficile»
Vert
Pour ce renfort précieux pour notre équipe, il est attendu une fine connaissance de la politique française, des enjeux de désinformation et une connaissance de l’extrême droite politique. Parmi les missions, le ou la journaliste suivra l’extrême droite dans la campagne présidentielle en lien avec les sujets écologiques, décryptera le programme de ses candidat·es, mais aussi les discours de désinformation climatique (médias, politiques, IA). Le ou la journaliste sera en charge de la newsletter et de la rubrique Chaleurs actuelles. → Un média généraliste qui a l’urgence écologique comme grille de lecture de l’actualité. Avec ses formats courts, simples et accessibles gratuitement, Vert veut permettre au plus grand nombre de comprendre les crises de notre époque et de savoir comment agir. → Un journal quotidien (et hebdo) envoyé sous forme de newsletter qui compte plus de 140 000 abonné·es et un site très consulté. → Des comptes sur les réseaux très suivis (570 000 followers sur Instagram, 120 000 sur LinkedIn et Facebook, mais aussi des comptes sur Youtube, TikTok, Bluesky, Threads, etc.). → Un média indépendant financé par les dons de particuliers. → Une équipe de 18 salarié·es. En lien avec le rédacteur en chef du pôle écrit (Rémy Calland), le directeur de la rédaction (Loup Espargilière) et l’ensemble de la rédaction, la ou le journaliste politique sera chargé·e de couvrir l’actualité des partis d’extrême droite dans la campagne présidentielle en lien avec les sujets écologiques, de décrypter le programme de leurs candidat·es à l’élection présidentielle et aux législatives, de débusquer la désinformation climatique. → Veille et suivi de l’actualité des partis d’extrême droite en lien avec les enjeux écologiques ; → Couverture de l’actualité chaude de la campagne, fact-checking de déclarations, décryptage de programmes, couverture de rassemblements, reportages ; → Analyse des circuits de désinformation climatique et du traitement de l’écologie dans les médias d’extrême droite ; → Écriture des contenus de la newsletter mensuelle Chaleurs actuelles ; → Enquête possible. Formation : école de journalisme ; école de sciences politiques. Expérience : au moins trois ans d’expérience en média national ; avoir couvert une précédente campagne est un grand plus. Compétences : rigueur, excellente plume, maîtrise des formats décryptage et reportage d’actualité, sens de l’info, capacité à trouver des sujets et angles originaux. Connaissances : maîtrise des enjeux écologiques, connaissance des institutions, de l’extrême droite française et ses représentant·es Qualités personnelles : autonomie, créativité, rigueur, efficacité, adaptabilité, esprit d’équipe. Type de contrat : contrat à durée déterminée (CDD). Salaire : 2 700€ brut, hors ancienneté et 13ème mois. Lieu de travail : sur site, à Césure (13, rue Santeuil, 75 005 Paris). Avantage : titres-restaurant pris en charge à 50% par jour travaillé ; mutuelle 50% ; forfait mobilité durable. → Vert est un média 100% indépendant qui vit des dons de ses lectrices et lecteurs. Pas d’actionnaires bizarres à qui rendre des comptes ou de publicités gênantes. → Vert est un média à impact. Vous contribuerez à bousculer le paysage médiatique avec un média qui a formé des centaines de journalistes, d’étudiant·es en journalisme et même de lycéen·nes. Vert a initié la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, nos journalistes interviennent régulièrement dans les grands médias, sont auditionnés par le Sénat, et nos informations sont régulièrement reprises en France comme à l’étranger. → Vert est un média ouvert sur son écosystème. Nous collaborons avec tout un tas de médias indépendants et traditionnels, ainsi qu’avec des associations, des festivals, ou des collectivités qui ont à cœur de faire le pont entre des acteurs souvent éloignés les uns des autres. → Vert est un média engagé dans la transformation de la société avec des valeurs fortes de sobriété et de solidarité. Nous avons par exemple pris position contre la montée de l’extrême droite, et nous sommes en faveur d’une société plus féministe, antiraciste et inclusive. Lisez notre manifeste. → Vert est un média en plein développement. L’équipe s’étoffe au fil des mois et le titre dispose d’une notoriété et d’un crédit croissants. Les prochaines années s’annoncent fastes et nous sommes porté·es par une communauté de lecteur·ices et de soutiens enthousiastes : le Club de Vert, les personnes qui nous soutiennent avec un don mensuel, compte déjà plus de 15 000 membres. → La direction porte une attention particulière aux conditions de travail des salarié·es, au respect de l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Par ailleurs, un environnement sain, des locaux sympas et une bonne ambiance nous semblent être les ferments d’une expérience professionnelle riche. Le processus de sélection : Date de prise de poste : début octobre 2026. Texte intégral (1154 mots)
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