flux Ecologie

Mouvement international œuvrant à construire un monde où l’énergie renouvelable soutenue par les populations locales est accessible à tou.te.s.

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27.12.2022 à 14:06

FossilFreeNews – Le numéro de décembre

christine
Texte intégral (1850 mots)

Voici notre dernière lettre d’information de 2022, et je dois dire qu’elle déborde d’énergie et d’espoir pour l’année à venir !

Alors que 2022 sera bientôt derrière nous, j’écris ces lignes avec un cœur plein de gratitude pour une année mémorable en ce qui concerne le mouvement climatique. En résumé, nous avons pu assister à une percée historique pendant la COP27 : la création du fonds d’indemnisation des pertes et dommages ; de plus en plus de sociétés d’assurance et de banques abandonnent l’East African Crude Oil Pipeline et d’autres projets des énergies fossiles à travers le monde, et nous voyons les sources d’énergie renouvelable se développer un peu partout. Globalement, cette année a été riche en événements, avec de très nombreuses campagnes et autres actions menées aux quatre coins du monde par notre grand mouvement pour la justice climatique, par 350.org et par nos nombreux partenaires.

À l’approche de la nouvelle année, quel meilleur moyen de la commencer qu’un voyage autour du monde ? Afrique, Canada, Japon, Amérique latine et États-Unis. Oui, nous allons commencer l’année en fanfare, avec des plans passionnants pour chaque région concernée. Voilà qui est plutôt réjouissant, non ?

Avant de vous quitter, laissez-moi terminer l’année en VOUS portant un toast, pour avoir été là, pour avoir ouvert ce message, pour avoir cliqué sur les liens, signé les pétitions et agi pour contribuer à mettre un terme à l’ère des énergies fossiles.

Je vous souhaite de très heureuses fêtes de fin d’année et une excellente nouvelle année !


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À ne pas manquer


Tshepo Peele, organisateur

“Je m’appelle Tshepo, et je suis organisateur pour 350.org en Afrique du Sud. Mon travail consiste en grande partie à faciliter la tâche de nos activistes et des groupes locaux avec lesquels nous travaillons, et je forme et donne des conseils de stratégie à une trentaine de groupes.

En 2023, nous avons prévu de soutenir ces groupes locaux pour préparer des campagnes plus longues et en continu, pour accueillir les nouveaux membres et les jeunes et établir des stratégies de communication durables qui visent à amplifier leurs projets et leurs victoires ! Nous voulons aussi aider les groupes avec lesquels nous travaillons déjà pour qu’ils soient plus indépendants, financièrement et stratégiquement, afin de continuer à développer notre réseau et pour ajouter de nouvelles voix à nos actions pour le climat.”


Eri Watanabe, organisateur 350.org au Japon

« Bonjour, je m’appelle Eri ! Cette année a été riche en victoires pour nous chez 350 au Japon. Nous avons consacré beaucoup d’efforts pour essayer de bloquer l’argent et le soutien des banques et autres sociétés japonaises qui alimentent les projets fossiles à travers le monde. Et nous constatons pas mal de progrès !

Nous allons maintenir la pression sur les institutions financières japonaises pour l’année à venir. Et l’un de nos principaux plans pour y parvenir est de former les activistes à travers tout le pays dans le cadre d’un programme de formation aux campagnes sur le financement. Nous voulons les aider à acquérir les compétences et les réseaux nécessaires, à communiquer avec les populations touchées et à explorer différents moyens d’action.”


Chris Gusen, organisateur de campagnes numériques au Canada

“Salut ! C’est Chris de 350 Canada qui vous parle. Après des années de pression, le gouvernement de Justin Trudeau a fait savoir qu’il présentera une loi pour une transition juste début 2023.

Nous nous y préparons déjà et nous serons prêt·e·s à faire pression pour une loi de transition socialement juste, audacieuse et ambitieuse qui soit à la hauteur de l’ampleur de la crise climatique et qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

2022 n’a pas manqué de nous montrer les impacts de la crise climatique dans la région, mettant encore une fois en évidence que nous ne pouvons pas nous permettre de retarder l’action pour le climat. Et nous n’avons pas l’intention de relâcher la pression !  »


Maria Victoria Emanuelli, organisatrice de campagnes pour l’Amérique latine

Bonjour, je m’appelle Maria Victoria et je vis en Argentine. J’organise des campagnes depuis de nombreuses années, assez longtemps pour savoir que l’expression « l’union fait la force » est on ne peut plus vraie.

En Argentine, en 2022, nous nous sommes focalisé·e·s sur la recherche et sur la sensibilisation concernant l’énorme coût social et environnemental de la fracturation hydraulique en Patagonie. Vaca Muerta est la deuxième plus grande réserve de gaz de schiste au monde et la quatrième de schiste bitumineux. Nous travaillons aussi étroitement avec les populations touchées dans la région de Neuquén, où gaz et huile de schiste sont extraits, dans le but de les laisser sous terre.

L’année prochaine, nous avons prévu d’étendre notre soutien à une autre lutte émergente sur la côte atlantique de l’Argentine : le gouvernement a prévu de construire un oléoduc et un port dans le golfe de San Mathías. Nous allons soutenir l’opposition farouche face à ce projet, et contribuer à relier ce combat à ceux de Neuquén et à ceux menés dans d’autres pays. Parce que oui, l’union fait vraiment la force !  »


Thanu Yakupitiyage, Directeur de la communication aux États-Unis

« Bonjour, je m’appelle Thanu. En tant que responsable de la communication, je me considère comme un raconteur d’histoires. Ici, aux États-Unis, nous avons contribué à faire évoluer le discours et nous avons réussi à faire changer le débat dur la crise climatique.

Ces dix dernières années, le mouvement pour le climat s’est battu avec acharnement pour voir de vraies mesures en faveur du climat et pour obtenir des institutions financières et autres qu’elles désinvestissent des énergies fossiles. Maintenant que la loi sur la réduction de l’inflation est passée, nous avons un autre travail important à accomplir : veiller à ce qu’elle soit mise en œuvre correctement. Nous avons un rôle à jouer dans l’implémentation de l’IRA (Inflation Reduction Act) et nous allons consacrer notre énergie en 2023 à faire pression sur les responsables politiques et sur les institutions afin d’orienter les investissements vers de véritables solutions !

Un oléoduc à la fois, une politique à la fois, nous allons nous débarrasser de l’industrie des énergies fossiles et bâtir un avenir meilleur et plus équitable. En 2023, une chance inouïe nous est offerte pour faire en sorte que des solutions climatiques réelles et socialement justes soient mises en place, et que les énergies fossiles soient abandonnées. Et nous avons besoin de votre aide pour y arriver ! « 


À lire absolument

Comment peut-on vraiment résumer une année aussi intense en événements ?

Ne vous en faites pas, on s’occupe de tout. Nous en avons profité pour souligner quelques-unes des grandes victoires obtenues par notre mouvement en 2022.

À travers ce récapitulatif, nous espérons que vous pourrez vous émerveiller de cette année intense en événements et de toutes les actions auxquelles nous avons participé ! Nous espérons que 2023 apportera des moments et des victoires encore plus extraordinaires et que nous pourrons toujours compter sur votre soutien !


Citation du mois

« Ce que vous faites laisse un impact, et vous devez décider du type d’impact que vous souhaiteriez laisser ”

– Dr Jane Goodall

21.12.2022 à 13:55

Réflexion locale, combat mondial : 5 victoires climatiques en 2022

Débora
Texte intégral (1640 mots)

Youth climate activists march at COP27 in Sharm El-Sheikh

 

  1. Le monde s’est dressé contre l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP) de TotalEnergies.

    Des leaders communautaires, de la jeunesse africaine et de la lutte pour le climat se sont allié·e·s à des volontaires d’Europe et d’Amérique du Nord pour dénoncer l’écocolonialisme, la destruction environnementale et les violations continues des droits humains indissociables de l’EACOP.
    En 2022, grâce à la campagne #StopEACOP, les victimes directes de l’expansion des combustibles fossiles et de la crise climatique ont pu faire entendre leur voix aux bailleurs de fonds de l’EACOP, en Europe, et aux membres de la COP27, en Égypte. Avec l’aide d’opposant·e·s à la ruée des pays européens sur le gaz africain déclenchée par la guerre en Ukraine, la campagne #StopEACOP a fait passer un puissant message cette année : l’expansion des combustibles fossiles n’est PAS une option viable pour notre futur. À ce jour, 24 banques et 18 (ré)assureurs se sont engagés à ne pas soutenir l’EACOP ; nous ne baisserons les armes que lorsque le projet sera annulé et que les ressources disponibles seront consacrées à une transition rapide et juste vers l’énergie propre en Afrique !
  2. Au revoir combustibles fossiles, bonjour énergie renouvelable : l’argent commence à bouger.

    350.org s’est intéressé en particulier aux coulisses de la crise climatique : quels projets contribuent le plus au réchauffement, et qui les finance ?
    En collaboration avec des personnes de tous âges et de tous les échelons de la société civile internationale, nous avons maintenu la pression sur les banques et autres bailleurs de fonds de l’industrie fossile. Notre travail consiste en partie à convaincre les investisseurs que les combustibles fossiles sont une cause perdue… et ça marche. Voici quelques exemples qui le démontrent :
    • L’Indonésie est le premier exportateur mondial de charbon. Bank Negara Indonesia (BNI), une banque détenue par l’État, n’en a pas moins officiellement commencé à restreindre son financement du charbon, sous l’intense pression du mouvement pour la justice climatique.
    • L’EACOP a soulevé une vague d’indignation planétaire autour du financement des combustibles fossiles, poussant des banques et assureurs de premier plan, comme Deutsche Bank en Allemagne ou JP Morgan Chase aux États-Unis, à s’engager publiquement à ne pas financer l’oléoduc.
    • Selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie, le développement de l’énergie renouvelable a battu des records en 2022 et le solaire est voué à dépasser l’ensemble des autres sources d’électricité d’ici 5 ans. Le mouvement pour la justice climatique n’y est pas pour rien : profitant de l’appel à la « sécurité énergétique » lancé par l’industrie fossile après l’invasion de l’Ukraine, il a en effet plaidé pour une VÉRITABLE sécurité énergétique, où l’énergie ne peut servir de prétexte au financement de la guerre et du chaos climatique.
  3. De l’Asie à l’Afrique, davantage de connexions, de solidarité et de pouvoir.

    Afin de continuer de lutter pour la justice climatique, nous devons tirer notre force et notre pouvoir de la joie et de la communauté. En 2022, nous avons consacré temps et énergie aux personnes capables de s’indigner avec nous et de nous inspirer, mais aussi de comprendre notre double fardeau émotionnel : combattre l’industrie fossile tout en subissant les effets directs du réchauffement, de la pandémie, des pénuries alimentaires et énergétiques et de la guerre.

    Cette année, des artistes ont défié la crise climatique pour afficher des messages de solidarité aux quatre coins de l’Asie dans le cadre du projet Weave of Hope. L’art est un puissant vecteur de changement ; de l’Indonésie aux Philippines, ce projet de 350 Asie a rassemblé des volontaires décidé·e·s à raviver l’espoir aux premières lignes du chaos climatique.

    Avec ses partenaires, 350 Afrique a conjugué musique et activisme au travers de concerts #StopEACOP, organisés à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique, et d’Art X Activism #FossilFreeVirunga. Ces deux événements ont combiné joie et sensibilisation aux impacts de l’industrie fossile sur les peuples autochtones. En mettant l’accent sur l’art pictural, la musique et les relations humaines, ils ont rapproché différents groupes d’Afrique et consolidé le mouvement pour la justice dans son ensemble.
  4. Les leaders des pays du Sud se mobilisent pour la justice climatique.

    En collaboration avec la société civile, 350 Afrique a profité du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) en faveur de l’Afrique du Sud, annoncé l’an dernier à la COP26, pour passer à l’action. L’organisation a réclamé transparence et participation populaire, afin de garantir que les fonds financent des solutions climatiques réelles ne reproduisant pas les injustices passées. Elle met à présent l’expérience acquise au service de 350 Indonésie, pays avec lequel un JETP a récemment été conclu.

    Le Brésil est revenu à la table des négociations climatiques en élisant
    Luiz Inácio Lula da Silva, moins d’un mois après les enchères de concessions de combustibles fossiles les moins rentables de son histoire. Le soutien international aux communautés locales et aux écosystèmes uniques contrarie le projet de l’industrie d’exploiter des sites tels que la forêt amazonienne. La société civile d’Amérique latine s’est quant à elle unie à l’appel pour une finance climatique mettant les peuples avant les profits.
    La fin de l’année a été marquée par l’inclusion d’engagements en faveur d’un fonds pour les pertes et dommages dans l’accord final de la COP27, à l’instigation des militant·e·s des pays du Sud.
  5. Pertes et dommages à la COP27.

    Ce qui n’était à l’origine qu’un concept que certains politiciens – dont l’Américain John Kerry, pour ne pas le citer – se refusaient à prononcer à voix haute est devenu à Sharm el-Sheikh le cri de ralliement, après des années d’activisme éreintant et souvent traumatique, des principales victimes du changement climatique : les pays riches doivent indemniser les pertes et dommages causés par leurs émissions,
    tout en respectant leurs promesses de financement pour le climat.
    Et cette année, des engagements en faveur du premier fonds officiel pour les pertes et dommages ont été inclus dans la décision de la COP27.

    Comme l’a souligné Joseph Zikulu, directeur régional de 350 Pacifique : « L’inclusion d’un fonds pour les pertes et dommages dans le texte définitif [de la COP27] est le résultat direct de la pression exercée par la société civile et les nations les plus touchées. »

    Il nous faut encore veiller, entre autres, à ce que les pays censés contribuer au fonds tiennent leurs promesses et que les personnes dans le besoin puissent accéder à l’argent nécessaire à une transition juste de manière simple et claire. Mais il s’agit d’une victoire à célébrer, tandis que nous abordons 2023 prêt·e·s à lutter pour une mise en œuvre optimale, une vraie finance climatique et les solutions justes et communautaires dont le monde ne peut se passer.

 

13.12.2022 à 17:19

Êtes-vous prêt·e à rejoindre notre voyage à nos côtés pour la COP ? Exemplaire

christine
Texte intégral (2282 mots)

La COP27 commence dans deux semaines environ et dans cette édition de la lettre d’information Zéro Fossile, nous allons aborder de nombreux exemples de la manière dont notre mouvement s’organise dans le monde entier pour faire pression sur les responsables présents à la conférence, et aussi vous expliquer comment vous pouvez participer !

Même si les vraies actions pour le climat n’ont généralement pas lieu pendant les COP, celles-ci font partie de l’effort mondial pour remédier à la dégradation du climat. Pour résoudre cette crise mondiale, nous avons besoin d’une mobilisation mondiale, et la COP est pour nous une occasion unique de mettre sous les projecteurs le changement que nous voulons voir se réaliser. Cette année, la conférence se déroule en Afrique, le continent le plus touché par les effets de la crise climatique. Et nous suivons la voie tracée par les activistes du continent pour démontrer que chaque dixième de degré compte..

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Dernières nouvelles du front

Du Cap jusqu’au Caire #Road2COP

Que diriez-vous d’un voyage à travers l’Afrique ?

Du 22 octobre au 16 novembre, 350Africa.org mettra en lumière plusieurs batailles menées sur le continent pour mettre fin au changement climatique et aux projets d’exploitation des énergies fossiles. Où que vous soyez, vous pourrez rejoindre notre « caravane » en ligne et suivre de près le travail des groupes et des mouvements d’initiative locale, de l’Afrique du Sud à la République démocratique du Congo, en passant par l’Ouganda et la Tanzanie.

Cette caravane virtuelle prépare le terrain pour ce que les activistes de toute l’Afrique attendent de la COP27, et elle dénonce le rôle de l’industrie des énergies fossiles et de la finance dans l’accélération de la crise climatique. La première étape a eu lieu en Afrique du Sud, avec la Fair Finance Coalition et des explications sur le financement de la lutte contre le changement climatique et sur le partenariat pour une transition énergétique juste (JETP). Ensuite, nous manifesterons notre solidarité avec 40 organisations locales d’Ouganda, de Tanzanie et de RDC.

 Les larmes de la résilience

Des organisations locales, de la société civile et des ONG se sont rassemblées sur l’île de Kioa, dans le Pacifique, afin de se préparer à faire entendre une voix unie à la COP27. Elles ont ainsi rédigé la « Déclaration d’urgence climatique de Kioa », réclamant des mesures plus importantes en matière d’atténuation et d’adaptation, une plus grande place pour les pertes et dommages dans les négociations (c’est-à-dire la prise en compte des dommages déjà causés par la crise climatique), et la création d’arrangements financiers plus équitables.

 

Les peuples du Pacifique continuent à montrer l’exemple en revendiquant un traitement juste et équitable des menaces de la crise climatique. Kioa n’a pas été choisie au hasard : la population a été déplacée depuis Tuvalu vers cette île qui a été achetée à Fidji en 1946 pour assurer l’avenir de son peuple. Ces populations elles-mêmes ont vécu la migration et les déplacements forcés dus au changement climatique. Elles ont su en tirer de nombreux enseignements et une sagesse tels que nous avons hâte d’en savoir plus à l’occasion de leur voyage vers la COP.

Vaca Muerta est une « bombe économique »

Les énormes réserves de gaz et d’huile de schiste de la Patagonie argentine, ont été présentées par les compagnies pétrolières comme la solution à la dépendance énergétique et au joug de la dette extérieure. Mais la vérité est tout autre : c’est un piège !

La semaine dernière, 350 Amérique latine a publié la première partie d’un rapport détaillé : « Vaca Muerta : un piège de gaz et de pétrole ». L’étude se penche sur les véritables coûts (souvent cachés) de la fracturation hydraulique à Vaca Muerta, et les chercheurs ont constaté que la somme dépasse plusieurs TRILLIONS de dollars.

Cela signifie donc que si nous n’arrêtons pas cette bombe de carbone immédiatement, les dégâts sociaux et environnementaux qui touchent déjà des milliers de personnes imposeraient un lourd fardeau sur tout le pays.

Grande manifestation à Paris contre l’inflation et la crise climatique

Les conséquences de l’inflation, de la hausse du coût de la vie et des effets du changement climatique sont à présent un véritable fléau pour de nombreuses familles et ont fait descendre des dizaines de milliers de manifestant·e·s dans les rues de Paris la semaine dernière. Ils/elles sont venu·e·s en grand nombre manifester leur colère face à la hausse des prix et à l’inaction climatique, affirmant qu’il n’existe aucune vraie solution sans justice climatique.

Des participant·e·s à une manifestation – Stephane Mahe/Reuters

Comme nous avons pu le constater au cours des derniers mois, la France et d’autres parties de l’Europe ont subi canicule sur canicule, avec des températures extrêmes. Le grand public en a assez et exige des mesures de la part de ses dirigeant·e·s.

À voir absolument

Pendant la journée investisseurs de Total Energies qui a eu lieu il y a quelques semaines, des manifestant·e·s ont organisé une marche pour se joindre au débat.

En mai dernier, lors de l’Assemblée générale annuelle, les actionnaires ont voté pour le  » Plan Climat  » de Total, et une large majorité l’a approuvé. Cependant, Total affirme que  » de nouveaux développements dans le gaz et le pétrole sont encore nécessaires « . Mais la science est catégorique : aucune autre installation de production de gaz ou de pétrole ne doit sortir de terre si nous voulons limiter le réchauffement à 1,5 °C !

Nous demandons aux actionnaires de ne plus être complices des mensonges de Total, de respecter leurs propres engagements pour le climat, et de faire pression sur la multinationale pour renoncer au projet climaticide #StopEACOP.

Photo Hugo Perrin / Vidéo @Mad_Margaux

LE POUVOIR EST ENTRE VOS MAINS

Semaine mondiale d’action Stop EACOP

Quand vous lirez ces lignes, des centaines de personnes dans le monde entier se seront déjà rassemblées pour faire pression sur les banques, les compagnies d’assurances et les entreprises qui financent l’immense oléoduc dont la construction est prévue entre l’Ouganda et la Tanzanie (l’Oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est, ou EACOP). Mais ne vous inquiétez pas, il est encore temps de nous rejoindre et d’ajouter votre nom !

Du 24 au 30 octobre, la Semaine mondiale d’action Stop EACOP mettra en évidence la dimension internationale de cette lutte, avec des actions virtuelles dans plusieurs régions du monde. L’idée est de vraiment mettre la pression sur les financiers et sur les bailleurs de l’EACOP avant la COP27.

BOOSTEZ VOTRE MILITANTISME

Quel est le lien entre changement climatique et droits humains ?

Chez 350.org, nous luttons pour la justice climatique et cela implique de comprendre que les véritables solutions de la crise du climat sont celles qui sont bâties sur l’équité et que les questions sociales, environnementales, économiques, raciales, de genre et du climat sont douloureusement liées.

Les effets de la crise climatique se font déjà ressentir partout dans le monde ; ils marquent profondément les populations, frappant plus fort ceux et celles qui se trouvent dans les régions ou les conditions sociales les plus vulnérables.

Amnesty International propose une formation en ligne gratuite (en anglais) qui analyse les liens entre le changement climatique et les droits humains. Jetez un coup d’œil :

 

Citation du mois

« La COP26 et celles qui l’ont précédée n’étaient pas inclusives, et lors de la COP27, je veux voir l’inclusion des peuples autochtones d’Afrique, les populations prétendument marginalisées, celles qui ont été intentionnellement effacées. Je veux entendre les voix de ces populations. Et puisque la COP se déroule en Afrique, pourrait-on voir l’Afrique prendre les choses en main pour une fois ? »

Irene Aswa – Ecological Justice, Kenya

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