flux Ecologie

Mouvement international œuvrant à construire un monde où l’énergie renouvelable soutenue par les populations locales est accessible à tou.te.s.

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31.05.2023 à 15:51

FossilFreeNews – Renforçons le mouvement et faisons passer l’humain avant le profit

christine
Texte intégral (2198 mots)

Nous voici à l’époque de l’année où les géants du pétrole réunissent leurs actionnaires, se retroussent les manches et annoncent « fièrement » des PROFITS ahurissants. Des profits accumulés en détruisant notre climat !

Cela signifie donc aussi qu’il s’agit d’une période intense pour notre mouvement ! Les activistes remuent ciel et terre à travers le monde, levant la voix pour faire entendre leurs revendications sur l’urgence de l’action climatique. Alors attachez vos ceintures, les ami·e·s, car la saison démarre, et le mouvement pour le climat ne baisse pas les bras.


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IDernières nouvelles du front

L’EACOP lâché par une autre banque

Dites au revoir à une autre banque qui quitte le navire de l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP). Cette fois, c’est la méga-banque japonaise Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC) qui s’est décidée à rejoindre le club et à revenir sur son intention d’investir dans le projet. S’il était construit, l’EACOP déplacerait des milliers de familles et de paysans de leurs terres. Il pose également des risques importants pour les ressources en eau et les zones humides en Ouganda et en Tanzanie, notamment dans le bassin versant du lac Victoria dont dépendent plus de 40 millions de personnes pour leur eau potable et leur production agricole de subsistance.

La banque japonaise était l’un des principaux conseillers financiers et elle a persisté pour un temps, mais devinez quoi ? Elle n’a pas pu résister plus longtemps à la pression de notre mouvement.

C’est franchement génial de voir nos efforts progresser pour mettre un terme au projet destructeur de l’EACOP. Presque chaque mois, nous gagnons du terrain. Nos actions, nos revendications, et la pression que nous mettons sur ces institutions sont en train de payer. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas seulement une bonne nouvelle pour nous, mais aussi pour toutes les populations et pour la vie sauvage qui ont désespérément besoin d’un avenir sans cet oléoduc au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Plus les abandons sont nombreux, plus leurs chances de survie augmentent !

Ne lâchons rien !

Les activistes pour le climat du collectif Stop Total et d’autres groupes citoyens organisent une manifestation devant les bureaux de la SMBC et de la Standard Chartered à Paris, 2023. Crédit photo : Claire Jaillard / 350.org

L’énergie renouvelable alimente la Journée mondiale de l’Afrique

La Journée mondiale de l’Afrique (25 mai) a été littéralement électrifiée par le lancement du projet Énergie renouvelable. L’équipe a lancé cette étude innovante qui a analysé les politiques d’énergies renouvelables, les opportunités et les obstacles éventuels au Bénin, au Ghana, au Nigeria et au Togo.

Et ce n’est pas tout ! Dans dix pays différents, les activistes ont travaillé ensemble pour préparer un avenir plus vert. Je vous parle de l’Ouganda, de l’Égypte, du Ghana, du Nigeria, du Togo, du Bénin, de l’Afrique du Sud, de l’Éthiopie, du Congo et du Kenya. Ils ont organisé toute une gamme d’activités avec entre autres le Tribunal du peuple, des ateliers d’art, des festivals de musique, des fresques, des réunions pour la presse et même des spectacles pour les talents du changement climatique.

Ce fut une démonstration épique de l’unité de l’Afrique pour des lendemains durables et pleins d’espoir !

 

 

 

La Tribune Populaire des Energies Renouvelables s’est tenue au Bénin pour mettre en lumière les résultats de la recherche en matière d’énergies renouvelables. Des jeunes, des communautés, des organisations de la société civile et des experts en énergie se sont réunis pour célébrer le patrimoine, la culture et les valeurs de l’Afrique. Crédit photo : NOUMONVI Jacques de la Coalition des énergies renouvelables au Bénin

 Le sommet du G7 n’assure pas sur le climat

Une fois de plus, le sommet du G7 au Japon vient de se planter en matière de protection du climat. On aurait pu penser que s’attaquer à l’urgence de mettre fin à l’ère des énergies fossiles et donner la priorité aux énergies renouvelables était une évidence. Mais apparemment non, au lieu de ça, nous avons une série de mesures bancales qui contredisent complètement leur ambition supposée de protection du climat.

Mais ne vous en faites pas, les activistes de bon nombre de pays ne sont pas restés les bras croisés. Ils et elles sont descendu·e·s dans la rue avec pas moins de 50 manifestations dans 21 pays. C’est ce que j’appelle se faire entendre !

Notre mouvement ne va pas ralentir simplement parce que nos soi-disant dirigeant·e·s sont accros aux énergies fossiles et persistent à détourner le regard devant les conséquences dévastatrices et l’urgence de mettre en place des alternatives vertes. Eh bien, devinez quoi ? Nous ne lâchons rien. not backing down.

Représentants de 350 et de dizaines d’autres organisations de la société civile à Hiroshima pour le sommet des dirigeant·e·s du G7. Sommet du G7. Le groupe international des sept, connu sous le nom de G7, est un forum politique intergouvernemental qui traite de questions internationales. Il est constitué des sept pays représentant les sept plus grandes puissances économiques mondiales. Crédit photo : 350.org

Les Tonga rejoignent les nations réclamant la fin des énergies fossiles

Dans une initiative forte pour un avenir durable, les Tonga ont rejoint un groupe de nations qui réclament un traité de non-prolifération des énergies fossiles. Il s’agit d’un engagement clair pour dire « arrêtons d’utiliser et d’investir dans les énergies fossiles, ensemble ».

Les Tonga expriment ainsi leur opposition face aux effets néfastes des énergies fossiles et envoient un message fort. Ce message est le signe d’un avenir plus vert ! Il est tout à fait réjouissant de voir les dirigeants de l’archipel prendre cette position audacieuse et rejoindre d’autres nations pour un changement positif. Vanuatu et Tuvalu, d’autres États insulaires du Pacifique, ont déjà signé l’initiative pour un traité de non-prolifération des énergies fossiles l’an dernier. Espérons que d’autres suivront leur exemple et mettront ces énergies polluantes sur la touche une fois pour toutes !

À voir absolument

Shell et quelques autres géants du pétrole viennent d’annoncer des profits délirants pour le premier trimestre. Je vous parle bien de milliards : Shell (9,6 milliards USD), BP (5 milliards USD), ExxonMobil (11,4 milliards USD), Chevron (6,7 milliards USD), et TotalEnergies (6,5 milliards USD).

Il est temps de s’opposer à ces entreprises cupides et de tourner nos efforts vers les énergies renouvelables. Car pendant que ces entreprises nagent dans les profits, les citoyen·ne·s lambda comme nous ont du mal à payer leurs factures et doivent faire face à une hausse énorme du coût de la vie. Nous ne devrions pas avoir à choisir entre nous chauffer ou manger alors que ces sociétés engrangent de telles sommes d’argent. Faisons-nous entendre et exigeons du changement, mes ami·e·s !

BOOSTEZ VOTRE MILITANTISME

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirme que « un abandon rapide et équitable de toutes les énergies fossiles est nécessaire pour éviter le dépassement et atténuer les dommages irréversibles causés aux populations et aux écosystèmes ». Dans le même temps, les villes peuvent contribuer à la crise climatique. C’est pourquoi nous vous invitons aujourd’hui à mieux comprendre les villes et leur relation au changement climatique.

Ce cours proposé par le Partenariat unique pour l’apprentissage des Nations Unies sur les changements climatiques (UN CC: Learn) aborde également les mesures d’adaptation et d’atténuation, et peut s’avérer particulièrement utile si vous cherchez des moyens de pousser vos autorités locales à montrer plus d’ambition en matière d’action climatique !

AUTRES NOUVELLES

Citation du mois

« L’ère des énergies fossiles touche à sa fin, les jeunes du Pacifique le savent et nos dirigeant·e·s le savent. Le Pacifique fait preuve de l’initiative et de la volonté politique dont nous avons besoin à travers le monde. La transition énergétique laisse la part belle à l’innovation et à l’équité, mais nous devons abandonner les énergies fossiles destructrices du climat qui nous ont mis dans ce pétrin et qui sont à l’origine de nos ennuis. Si des nations insulaires comme les nôtres peuvent faire le premier pas, qu’est-ce qui en empêche le reste du monde ? »

– Inangaro Vakaafi, Conseil des anciens de 350 Pacifique

04.05.2023 à 15:59

Les grands moments de début 2023

Matilda Borgstrom
Texte intégral (1567 mots)

Au Royaume-Uni, nous continuons à travailler avec la coalition Warm This Winter qui exige que le Gouvernement mette en œuvre des actions urgentes pour faire face aux crises énergétiques et climatique. Ensemble, nous avons envoyé des milliers de lettres aux parlementaires et remis notre pétition de près d’un 500 000 signatures au Premier ministre !

Le 1er avril, nous avons rencontré des député·e·s dans tout le pays, pendant que au même moment nous leur envoyioins simultanément de nombreux tweets. Un grand merci à toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide ! Maintenant que nous avons réussi à attirer leur attention, nous allons continuer à exhorter les député·es dans les prochains mois à soutenir des investissements massifs en faveur des énergies vertes et abordables pour toutes et tous, et à mettre fin au pétrole et au gaz polluants et coûteux.

Réunions organisées dans tout le Royaume-Uni dans le cadre de l’action de lobbying massif du 1er avril

Nous avons récemment rejoint l’action de partenaires afin d’inciter le Gouvernement britannique à se retirer du traité sur la Charte de l’énergie (TCE), un traité international extrêmement dangereux. En résumé, il permet aux géants de l’industrie fossile d’attaquer en justice les pays adoptant des mesures en faveur du climat. À lui seul, le Royaume-Uni pourrait être être redevable de 12 milliards de livres sterling au titre de sa politique zéro émission de carbone à l’horizon 2050. Cette situation est simplement inacceptable et risque de constituer un obstacle majeur à la transition écologique et équitable. Plus de 7 000 membres de 350 ont signé la pétition au Royaume-Uni, et elle a été remise au Gouvernement britannique la semaine dernière.

Le travail que nous avons mené avec nos partenaires sur le TCE au niveau de l’UE a déjà permis le retrait immédiat ou à venir de ce traité néfaste pour le climat, notamment de pays comme l’Allemagne, l’Espagne, la France et les Pays-Bas !

En Allemagne, notre équipe a continué à pousser la banque la plus importante du pays, la Deutsche Bank, vers un avenir sans énergie fossile. Bien que nous ayons obtenu une grande victoire l’année dernière lorsque la banque a retiré son soutien à l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP) [1], la Deutsche Bank continue d’injecter des milliards dans des projets de combustibles fossiles catastrophiques pour le climat. Le jour de la Saint-Valentin, nous avons lancé l’action #BreakUpWithDeutscheBank (« séparez-vous de la Deutsche Bank »), et partout en Allemagne des groupes ont offert aux branches de la Deutsche Bank des boîtes en forme de cœur contenant du charbon !

Se séparer de la Deutsche Bank le jour de la Saint-Valentin

Le 1er avril, la banque a pris l’initiative courageuse d’annoncer publiquement qu’elle cessait immédiatement de financer les combustibles fossiles… Vous y avez cru ?! Malheureusement, cette nouvelle n’était qu’un poisson d’avril de notre équipe en Allemagne, diffusé par le biais d’une vidéo réalisée grâce à une Intelligence Artificielle et d’un faux communiqué de presse. Elle a cependant permis de montrer clairement ce vers quoi la banque devrait se diriger !

Découvrez la vidéo contenant la fausse bonne nouvelle sur Instagram ci-dessous ! 

Dans le même esprit facétieux, notre équipe française et les bénévoles de StopTotal ont semé le trouble auprès des entreprises de combustibles fossiles et de leurs financeurs. À Paris, Bruxelles et dans 7 autres villes, nous avons eu l’honneur de célébrer le mariage de deux grands pollueurs : Amundi et TotalEnergies !

Amundi est l’actionnaire principal de TotalEnergies et avec sa société mère, le Crédit Agricole, l’entreprise finance donc le géant pétrolier français à hauteur de milliards chaque année, et joue un rôle important dans le développement de projets destructeurs tels que l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP).

Visionnez la vidéo des cérémonies ci-dessous.

Fossielvrij NL, notre organisation sœur aux Pays-Bas, remue ciel et terre afin qu’ING, la plus grande banque du pays, cesse définitivement de financer les combustibles fossiles. Parmi les nombreuses actions visant ING au cours des derniers mois, on compte le doublage de l’une des publicités d’ING avec un nouveau message, permettant ainsi de révéler la vérité quant au greenwashing de la banque à toutes et tous. Visionnez la vidéo ci-dessous !

Fossielvrij NL a également diffusé une pleine page de publicité dans un journal national, dans laquelle 26 des principales entreprises clientes de la banque, et notamment des organisations d’aide humanitaire d’urgence et le plus grand syndicat néerlandais, appelaient ING à « abandonner le pétrole et le gaz ! ».

Nous continuons également à élaborer des projets passionnants pour le reste de l’année, et nous nous préparons à orienter notre action vers des campagnes en faveur de la démocratie énergétique et de la justice climatique. Suivez notre actu pour en savoir plus !

 

Sources :

1: « Selon une source, la Deutsche Bank ne financera pas l’oléoduc africain controversé » [Article de Reuters] (en anglais)

28.04.2023 à 11:00

FossilFreeNews – Investir dans notre planète et dans nos communautés

christine
Texte intégral (2391 mots)

Chaque année, le 22 avril, le monde fête la « Journée de la Terre ». C’est l’occasion d’apprécier la beauté et la diversité de notre planète, mais aussi et surtout, de réfléchir au besoin de préserver notre maison commune.

Cette année, chez 350.org, nous avons profité de tout le mois pour mettre en lumière l’énorme travail accompli par le mouvement climat à travers le monde. Nous nous battons pour la justice climatique et pour de véritables solutions à la crise climatique. Nous réclamons aux gouvernements et aux institutions financières de donner la priorité à un avenir où chacun peut s’épanouir, nous appelons les décideurs partout dans le monde à #InvestirDansNosCommunautés.

Accompagnez-moi dans ce voyage pour en savoir plus sur les différentes actions et activités que nous avons entreprises au cours de ce mois précieux.


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DERNIÈRES NOUVELLES DU FRONT

De véritables solutions pour le climat

Nous savons que le réchauffement climatique et ses effets empirent chaque jour. Nous savons que la crise climatique affecte lourdement notre planète et nos populations. Et nous savons aussi que nous avons les outils et les solutions pour y mettre fin. Le dernier rapport du GIEC publié en mars l’a expliqué clairement. Ce que nous ne savons peut-être pas, ou que nous ne réalisons pas toujours, c’est que notre mouvement met déjà ces solutions en œuvre aux quatre coins du monde !

Un peu partout, le public mène des campagnes fortes pour transformer le système énergétique, pour construire des alternatives centrées sur les populations et imaginer le monde que nous voulons construire : un monde où les combustibles fossiles appartiennent au passé et où les communautés prospèrent.

Nous avons sélectionné quelques points forts chez nos camarades du Ghana, du Canada, en Afrique du Sud et en Türkiye pour vous inspirer et vous apporter une note d’espoir. Et ce ne sont que quelques exemples de l’incroyable activisme orienté vers les solutions qui éclot et fleurit un peu partout !

La lutte de 350 Ghana pour réduire les émissions de carbonepar Portia Adu-Mensah, directrice du groupe 350 Ghana Reduce our Carbon, abrégé en 350 G-ROC

En 2021, 350G-ROC a démarré la campagne « Renewable Energy for Communities » (RE4C). Leur objectif actuel est de veiller à ce que le gouvernement ghanéen respecte sa promesse d’avoir au moins 10 % de renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030 (contre seulement 3 % aujourd’hui) en augmentant la part des projets solaires, du solaire décentralisé et de l’éolien, et en encourageant l’intégration des énergies renouvelables dans les politiques de développement régionales.

Le Canada lutte pour une transition justepar Amara Possian, responsable de l’équipe 350.org Canada

L’un de nos efforts collectifs les plus importants est la campagne pour que le gouvernement fédéral tienne sa promesse d’assurer une transition équitable des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Dans les trois ans écoulés depuis que le Premier ministre Justin Trudeau a promis une transition juste, nous avons maintenu la pression, et en février 2023, le gouvernement a finalement publié son Plan pour des emplois durables.

Climat et justice sociale en Afrique du Sudpar Alex Lenferna, co-fondateur et secrétaire général de la Climate Justice Coalition

En Afrique du Sud, les coupures d’électricité programmées à intervalles réguliers sont une réalité récurrente depuis des années dans le cadre de notre politique dite de « délestage ». Cette réalité laisse des millions de personnes sans électricité régulièrement pendant plusieurs heures par jour. L’obscurité exacerbe la pauvreté, l’inégalité et le chômage. L’Afrique du Sud a la possibilité de transformer son système énergétique pour créer un futur plus juste socialement et écologiquement, si elle prend les bonnes décisions maintenant.

Zéro charbon à Milas, en Türkiyepar Nejla Işık, présidente de l’association Karadam Karacahisar pour la protection, le progrès et la solidarité envers la nature et la vie sauvage, (KARDOK) à İkizköy

Notre objectif est de réorienter l’économie locale et de construire un avenir basé sur une transition juste, en abandonnant le charbon et en misant sur les énergies renouvelables et les industries régénératives. Nous sommes sur le point de publier notre second rapport sur les options de notre région en matière de solutions durables pour le climat !

 

S’unir pour construire un avenir plus vert et durable

Avec le hashtag #FossilFreePUP, l’Université polytechnique des Philippines (PUP) et 350 Pilipinas ont organisé un atelier d’une journée sur le thème de l’action pour le climat et des campagnes pour les énergies renouvelables.

Avant d’entrer dans les détails, que diriez-vous de construire un système basé sur l’énergie solaire ? Plutôt cool, non ? L’atelier a réuni des étudiant·e·s, des organisations de jeunes, des ONG et des enseignant·e·s qui ont travaillé ensemble à construire un Tekpak, un générateur solaire portable développé par des survivant·e·s du typhon Yolanda.

Cet atelier a rassemblé des personnes de différents horizons avec pour objectif un changement significatif et un impact concret, dans l’espoir d’un monde ouvert à des solutions plus optimistes et plus vertes, sans énergies fossiles. Voilà qui fait plaisir à entendre. 💡

Banque mondiale et problèmes mondiaux

Vous vous souvenez de la pétition que nous vous avons demandé de signer dans la dernière édition de cette newsletter ? Elle a obtenu près de 35 000 signatures et elle a été remise le 14 avril lors d’une grande action menée à Washington. Les activistes se sont rassemblé·e·s devant le siège social pour réclamer une énergie propre et un financement juste, pendant les réunions de printemps de la Banque mondiale. Notre lutte pour un financement adéquat du climat et pour des systèmes financiers plus équitables continue !

La Banque mondiale détient le pouvoir d’influencer une véritable réforme pour une énergie propre et abordable. Avec leur nouvelle direction, nous continuerons à faire pression sur le financier de la planète car selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), « s’adapter à la crise climatique pourrait coûter aux pays en développement entre 160 et 340 milliards de dollars US chaque année d’ici 2030 ». Et nous savons que le groupe de la Banque mondiale a dépensé 14,8 milliards de dollars US pour soutenir des projets et des politiques dans les énergies fossiles depuis l’Accord de Paris.

Il est temps de servir le peuple et non plus le profit.

ONE À VOIR

Marquer le mois de la Terre nous donne à tous l’occasion de véritablement explorer et de faire évoluer notre relation avec la Terre. Et quel meilleur moyen d’y parvenir qu’avec une vidéo inspirée qui nous rappelle que les solutions sont là. Elles sont en place. Et elles sont tout à fait accessibles. C’est dans ces solutions que se trouve notre force.

Notre mouvement est en pleine croissance, nous sommes positif·ve·s, et nous espérons continuer à promouvoir les solutions climatiques en tant que collectif. Bon visionnage !

LE POUVOIR EST ENTRE VOS MAINS

Le groupe des sept, ou G7, est un forum politique intergouvernemental constitué des sept plus fortes économies mondiales et qui traite de questions internationales. En gros, les pays les plus riches qui apportent l’argent sur la table, et le pouvoir qui va avec, exerçant une grande influence politique au niveau mondial.

Comme nous le savons tous, la crise climatique est à notre porte, pour certains plus que pour d’autres. Pourtant, le pays hôte du sommet de cette année, le Japon, persiste à soutenir les projets associés aux énergies fossiles. Ils vont même plus loin en cherchant à investir localement et à l’étranger.

Aidez-nous à exiger du Japon qu’il montre l’exemple en établissant un calendrier clair de sortie du charbon et en interdisant les investissements dans toutes les énergies fossiles !

AUTRES NOUVELLES

Citation du mois

« Et quand nous, peuples autochtones, parlons de « notre territoire », nous parlons de la terre, de l’eau, des forêts, des mers et des océans.

Ce territoire contient tout ce qui permet la vie sur la planète. C’est pourquoi, en cette Journée de la Terre, il est très important que quelqu’un entende cet appel, l’appel de la Terre.

Parce que quelqu’un qui n’est pas capable d’entendre l’appel de cette Terre ne sera pas capable d’entendre l’appel de quiconque. »

Sonia Guajajara, Ministre des peuples autochtones du Brésil

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