Catherine
Yves Marignac, porte-parole de l'Association négaWatt, sera présent à 11h15 pour une mini-conférence sur les énergies renouvelables et pour clôturer l'après-midi. (32 mots)
Catherine
Paul Neau, membre de la Compagnie des négaWatts, répondra aux idées reçues sur les énergies renouvelables. (32 mots)
Stéphane LB
🕠 D'un exercice prospectif au projet de société, une réponse à monde en multi crises À partir de 17h30 : Accueil des participant·es 18h00 : Présentation du Scénario négaWatt 2027 19h00 : Échanges avec l'assemblée, en présence des contributeurs du scénario 20h00 : Poursuite des échanges autour d'un apéritif convivial 🕘 Matinée — actualités de l'association et ateliers thématiques À partir de 9h00 : Accueil des participant·es Deux sessions d'ateliers, entrecoupées d'une pause de 30 minutes. Le scénario négaWatt s'appuie sur une utilisation raisonnée de la biomasse pour répondre aux besoins énergétiques tout en préservant les écosystèmes. Comment s'articulent-elles avec les autres usages (alimentation, matériaux) ? Et quelles filières de conversion sont utilisées ? — Animation Simon Métivier, chef de projets, Solagro, et membre de la Compagnie des négaWatts Pour continuer de garantir des conditions de vie dignes, saines et confortables été comme hiver pour ses occupants, le parc bâti (public comme privé) doit impérativement se transformer face au vieillissement et aux impacts du changement climatique. Le scénario négaWatt 2027 propose plusieurs pistes pour y répondre, en convoquant la sobriété et le développement de la rénovation. — Animation Mahel Gonzales-Mortreux, chargé de plaidoyer à l'Association négaWatt Le scénario négaMat modélise une évolution possible de la consommation de matériaux et de matières premières en France, liée aux hypothèses du scénario négaWatt. Quelles sont les grandes tendances observées pour l'utilisation de ces matériaux ? Et comment définir, à travers les réflexions du projet Minimal, un plafond de consommation des métaux compatible avec les limites planétaires ? — Animation Emmanuel Rauzier, scénariste matériaux et membre de la Compagnie des négaWatts, et Judith Pigneur, cheffe de projet Minimal à l'Association négaWatt Souvent attaquées sur leur variabilité, le solaire et l'éolien fournissent pourtant la grande majorité de l'électricité en 2050 dans le scénario négaWatt. Pour vérifier comment assurer l'équilibre offre-demande du réseau électrique français dans ce cadre, le modèle "EOLES" développé par le CIRED a simulé au pas horaire le fonctionnement du système énergétique français en 2050 sur une grande variété d'années météo. — Animation Philippe Quirion, directeur de recherche en économie au CNRS, directeur du CIRED, et membre de la Compagnie des négaWatts Une fois les économies d'énergie réalisées par la sobriété et l'efficacité, il restera des besoins à couvrir. Ces besoins pourront être assurés par les énergies renouvelables, d'autant plus qu'elles présentent de nombreux atouts : elles sont moins chères que les autres sources, nous exposent moins aux risques géopolitiques, sont plus démocratiques… — Animation Émilien Lassara, expert photovoltaïque à l'association Hespul L'électrification des usages, facilitée par les progrès des véhicules électriques ou des pompes à chaleur, est une des clés de la décarbonation et de la souveraineté énergétique. Son déploiement dans des conditions efficaces et abordables repose dans le scénario négaWatt 2027 sur la sobriété, l'efficacité, et une transition maîtrisée du point de vue de la sécurité électrique comme de la sûreté entre un passé nucléaire et un avenir renouvelable. — Animation Yves Marignac, expert énergie de l'Association négaWatt 🥗 Pause déjeuner 13h00 > 14h30 : Repas buffet (sur place) 🕑 Après-midi — Séances plénières Les politiques induites par le scénario négaWatt contribueraient à réparer ce qui abîme la société aujourd'hui : des logements et une alimentation meilleure qualité, une plus grande simplicité de mobilité, une consommation modérée ou encore des pratiques de partage amplifiées. Ces orientations peuvent-elles réduire les inégalités et améliorer le bien-être de toutes et tous ? Et comment infléchir les habitudes économiques dominantes vers ce modèle plus sobre ? Avec : Le triptyque au cœur du scénario négaWatt – sobriété, efficacité et énergies renouvelables – montre la voie de la neutralité carbone et de la souveraineté énergétique. Mais cette stratégie est-elle robuste aux catastrophes écologiques, aux nouvelles crises énergétiques et autres chocs qui nous menacent ? Comment l'action concrète, à l'échelle des territoires, conjugue-t-elle l'ambition de cette transformation avec plus d'adaptation au changement climatique et de résilience ? Avec : 🍸 Apéritif convivial 18h45 Texte intégral (1539 mots)
Ouvert à toutes et tous, sur réservation
Réservé aux adhérent·es de l'association, sur réservation6
Enregistrement des participant·es et accueil autour d'un café.
Lancement de l'Université négaWatt dans la salle des fêtes
9h30 : Mot d'accueil, actualités de l'Association négaWatt et présentation des grandes lignes du scénario 2027
Quelques mots pour faire connaissance et passer en revue l'actualité de l'association.
Avec Gaëlle Bompard, présidente de l'association, Benoît Lebot, ancien président.
10h30 > 13h00 : Ateliers thématiques
Chaque participant·e pourra ainsi suivre deux ateliers parmi une liste de six présentés ci-dessous.1. Les ressources de biomasse mobilisées dans le scénario négaWatt 2027
2. Bâtiments, santé et qualité de vie
3. Matériaux et limites planétaires - vers une consommation soutenable
4. Garantir l'approvisionnement en électricité quelle que soit la météo ?
5. Les atouts des énergies renouvelables dans le scénario négaWatt
6. Une électrification réussie sans pari nucléaire
Réservé aux adhérent·es de l'association, sur réservation
Ouvertes à toutes et tous, sur réservation14h45 : La sobriété peut-elle rendre la société plus juste ?
16h45 : Quelle stratégie robuste face aux crises écologiques et énergétiques ?
Pour prolonger autour d'un verre les échanges de l'après-midi
Stéphane LB
05 octobre 2026 – Lettre ouverte au Premier ministre M. le Premier ministre, La transition énergétique est la seule voie possible pour la France pour renforcer notre souveraineté énergétique, garantir la protection du pouvoir d'achat des citoyens et la compétitivité de nos entreprises, protéger notre environnement et lutter contre le dérèglement climatique. Nous, acteurs de la transition énergétique signataires de cette lettre ouverte, réaffirmons avec force que ces objectifs ne seront atteints qu'en respectant la hiérarchie des principaux leviers de la transition énergétique : d'abord privilégier la sobriété et l'efficacité énergétique, puis la valorisation dans tous les territoires des énergies renouvelables et de récupération sous toutes leurs formes, et enfin le déploiement des autres solutions décarbonées. Nous exhortons donc le gouvernement à ne pas sacrifier les ambitions et les moyens de la transition énergétique sur l'autel de la rigueur budgétaire, car il y a des économies de court terme qui coûteraient terriblement cher à la France et aux Français. Coups de rabot successifs sur les aides MaPrimeRenov' à la rénovation énergétique et à l'acquisition d'appareils de chauffage au bois performants, baisses des soutiens à la filière solaire thermique, photovoltaïque et au biogaz au dépens des filières et de notre souveraineté énergétique, délais administratifs déraisonnables et plus récemment menace sur les CEE et réduction de 40 % du Fonds chaleur, pourtant reconnu par la Cour des comptes comme un dispositif extrêmement efficace en termes d'optimisation de dépenses publiques : depuis plusieurs mois, les décisions affaiblissant la transition énergétique se succèdent et inquiètent fortement les collectivités territoriales, les consommateurs, les entreprises de la transition écologique, les producteurs issus du monde agricole et les associations de protection de l'environnement. Si la Programmation pluriannuelle de l'énergie de la France a enfin été publiée, sa réussite suppose désormais de mobiliser pleinement et de manière cohérente l'ensemble des leviers de la transition énergétique. L'électrification des usages constitue l'un des leviers de décarbonation, qui doit être articulé avec la sobriété et l'efficacité énergétique en premier lieu, ainsi qu'avec le développement de l'ensemble des énergies renouvelables et de récupération (chaleur renouvelable, électricité renouvelable, gaz renouvelables ou encore biocarburants) en fonction de leur pertinence et des besoins des territoires. De ce fait, les moyens et les mesures mis en place pour atteindre les objectifs fixés sont notoirement insuffisants et, de surcroît, à la baisse, en contradiction avec les objectifs énergétiques de la France. De même, les opérateurs publics (ADEME, Anah, ...) sont injustement fragilisés. C'est ainsi toute la planification énergétique de la France portée par le Gouvernement et soutenue par les acteurs de l'énergie qui se trouve potentiellement décrédibilisée. C'est enfin la gouvernance des politiques énergétiques qui souffre d'un vaste mouvement de recentralisation des décisions et des choix technologiques et financiers. Alors même que chacun sait que le principal critère de réussite de la transition énergétique réside dans une responsabilisation et une mobilisation collective de toutes les composantes de la société et que les populations sont en attente de solutions concrètes et de proximité. Ces choix et ces arbitrages ne sont pas sans conséquence. Les risques encourus sont majeurs pour les Français, les filières économiques, les collectivités locales et les territoires : – Risques sociétaux d'une augmentation de la précarité énergétique et plus globalement des factures d'énergie ; – Risques économiques d'augmentation de la facture énergétique des entreprises françaises et perte de compétitivité, d'écroulement de filières françaises de transition énergétique – pourtant indispensables pour notre souveraineté et la santé économique du pays (rénovation, bois énergie durable, solaire thermique, EnR électriques, gaz renouvelables, etc.) – et d'explosion des coûts de l'adaptation au dérèglement climatique ;Risques environnementaux et sanitaires engendrés par l'absence d'une approche globale de la rénovation – nécessaire pour améliorer le confort été comme hiver et s'adapter aux besoins de la population –, par la maladaptation et la promotion de solutions énergétiques peu efficaces ou retardant la sortie des énergies fossiles (pompes à chaleur aérothermiques installées sur des passoires énergétiques sans rénovation préalable, augmentation des effets rebonds, etc.), ainsi que par les coûts générés par ceux-ci ; – Risques institutionnels liés à l'inefficacité de la dépense publique et de l'augmentation du coût de l'inaction, de la disparition d'organes indépendants de contrôle de l'action publique et de la perturbation de l'écosystème des acteurs. Cela ne peut conduire qu'à la colère des acteurs locaux et des citoyens. Pour les signataires de cette lettre, il n'est pas trop tard pour rectifier le cap de ces politiques publiques. L'ensemble de ces forces vives réunies autour de cette lettre formulent ainsi des propositions structurantes à mettre en place dès maintenant et à faire perdurer pour l'avenir. Nous demandons, tout d'abord, la création d'une conférence nationale de la planification énergétique représentative des acteurs de la transition énergétique et chargée d'accompagner la mise en œuvre de la planification énergétique française (PPE, SNBC, PNACC). Cette instance sera chargée d'évaluer l'efficacité des moyens réglementaires, matériels et financiers alloués et d'en proposer les meilleures évolutions pour respecter les trajectoires de la planification énergétique. Elle devra coconstruire avec le Gouvernement les prochaines planifications et les politiques publiques y contribuant. Nous demandons, ensuite, l'élaboration d'une loi de finances pluriannuelle de la transition énergétique et climatique fixant des prélèvements financiers, des moyens financiers et évaluant les coûts évités par la mise en œuvre de cette stratégie de la transition énergétique. Les trajectoires financières fixées devront être asservies à l'atteinte des objectifs et garantir une véritable visibilité pour l'ensemble des décideurs. Cette loi devra être évolutive pour l'État et réajustée, en co-construction avec l'instance nationale précitée, en fonction de la réalisation de la planification. Sans ces évolutions essentielles, la France ne sera pas à la hauteur des défis majeurs auxquels elle fait face aujourd'hui. C'est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, les signataires de cette lettre vous appellent solennellement à engager au plus vite la mise en œuvre de cette relance d'une transition énergétique à la hauteur des enjeux vitaux pour la société française. Soyez assuré de notre soutien actif et de notre mobilisation totale pour les concrétiser. Texte intégral (1380 mots)
L'Association négaWatt se joint aux acteurs de la transition énergétique signataires d'une lettre ouverte adressée au Premier ministre, pour alerter sur les récents arbitrages budgétaires et stratégiques qui compromettent notre souveraineté énergétique et climatique.
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