Le succès de la pétition « Non à la loi Yadan » témoigne d’une inquiétude amplement justifiée. Le texte, rédigé par le jeune Alexandre Balasse, est parfaitement clair. Il se suffit presque à lui-même. Insistons néanmoins sur trois raisons majeures de s’y associer. La plus importante est que, dans sa rédaction actuelle, la proposition de loi crée un flou juridique susceptible de fragiliser la liberté d’exprimer une opinion politique sur l’État d’Israël. La seconde est qu’elle risque d’aggraver la
En partance pour Lausanne, au Centre de psychanalyse de Suisse romande, pour donner une conférence au cours de laquelle j’allais commenter l’occultation de l’histoire et de la pensée haïtiennes du xixe siècle dans l’analyse académique du racisme1, je tombe, dans une librairie à la gare de Lyon Part-Dieu, sur la dernière édition de l’ouvrage collectif Histoire mondiale de la France (Seuil, 2025) Dans cet ouvrage, présenté par années symboliques, sur l’ « histoire de toute la France en très longue
Sur les murs de nos villes, mais de nos jours sans crainte, des doigts errants affichent au vol leurs opinions, protestations, propositions ; messages allant du pense-bête élémentaire à l’interrogation métaphysique. Aucun doute, dans la foule anonyme des passants circulent de la réflexion, du jugement, de l’aveu, du rêve. Le journal intime de la vie des villes s’écrit en public.