22.09.2026 à 13:11

Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du […]
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Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du pétrole".
Emmanuel Macron avait promis de "débattre en toute franchise", soulignent Les Échos, alors que plus tôt dans la journée, le locataire de la Maison-Blanche avait exprimé "de la rancœur à l'égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jugé en partie responsable de la flambée des prix du pétrole" [Le Monde].
Mais "Emmanuel Macron a indiqué que Trump s’était montré 'très réceptif et [qu'ils avaient] pu aborder en détail les deux conflits' d’Ukraine et du Moyen-Orient, 'qui sont évidemment importants pour la paix dans le monde et pour notre sécurité, et qui ont un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français'", rapporte Le Figaro.
À la suite de son entretien avec le président américain, Emmanuel Macron a exprimé sa "volonté de rouvrir Ormuz", par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures, et de "libérer des volumes", rapporte La Libre. "Je veux des résultats", a insisté le chef de l'État [Le Monde].
En effet, "le trafic à travers le détroit d'Ormuz reste nettement en dessous des niveaux d'avant-guerre, tandis que les avancées et les attaques des Houthis autour du détroit de Bab el-Mandeb ont ajouté une autre menace pour les routes pétrolières et maritimes commerciales", détaille le Kyiv Post.
Pour contrer la hausse des prix du pétrole, le président français "aurait proposé plusieurs initiatives […], dont une résolution du conseil de sécurité de l'Onu visant à débloquer le détroit d’Ormuz, et une mission de protection des sites pétroliers saoudiens contre les attaques des rebelles Houthis" [Le Figaro]. La sécurisation du détroit pourrait ainsi être assurée par d'autres États, "afin de permettre à Washington et Téhéran de poursuivre leurs discussions sur les autres sujets de contentieux", analyse La Libre.
Du côté de la mer Rouge, face au nouveau front ouvert par les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, la France entend intervenir selon une "approche strictement défensive", précise une source diplomatique citée par Le Monde. "Paris envisage ainsi de contribuer à la sécurisation d'infrastructures énergétiques saoudiennes […] tout en excluant toute participation au conflit armé avec les Houthis", précise le quotidien français.
Dans un message publié sur X, Emmanuel Macron indique que Paris et Washington ont "décidé d'agir ensemble pour résorber les tensions sur les marchés de l'énergie, en protégeant les infrastructures critiques au Moyen-Orient et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz" [Les Échos].
Cet entretien a été l'occasion pour Emmanuel Macron de s'assurer du soutien de Donald Trump concernant la guerre en Ukraine, en insistant sur "la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de [missiles] intercepteurs" [France info].
"La France et d'autres membres de la Coalition des volontaires ont fait pression pour des défenses aériennes plus fortes pour l'Ukraine, y compris des missiles intercepteurs supplémentaires" [Kyiv Post].
Le président français a également précisé qu'il avait, avec Donald Trump, "largement exploré les propositions d'un moratoire réciproque sur les frappes liées à l'énergie entre l'Ukraine et la Russie" [Kyiv Post]. "La sauvegarde de l'infrastructure ukrainienne d'électricité et de chauffage reste une priorité essentielle pour la sécurité européenne, à l'approche d'un hiver qui s'annonce difficile", précise le média ukrainien.
"On voit bien qu'aujourd'hui il faut aider le système énergétique ukrainien et la situation dans toute la région", précise Emmanuel Macron, alors que son homologue américain avait estimé, plus tôt dans la journée, que la Russie avait "perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l'Ukraine"[France info].
Quelques heures après son entretien avec Donald Trump, le président Macron a également rencontré Volodymyr Zelensky. À cette occasion, le dirigeant ukrainien "a clairement indiqué que toute désescalade devait être réciproque" [Kyiv Post]. Une rencontre bilatérale avec le président américain est également programmée mardi 22 septembre. "Nous avons accepté de nous rencontrer à New York, et cette rencontre pourrait changer beaucoup. Il y a un élan diplomatique", a indiqué Volodymyr Zelensky, rapporte le média ukrainien.
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21.09.2026 à 12:03

"Il y a beaucoup de choses difficiles à prévoir en Russie. Le résultat de cette élection n'en faisait pas partie", entame la BBC. Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a "sans surprise remporté les élections législatives russes, dimanche 20 septembre" [France info]. "Ces législatives, les premières depuis le début de l'offensive à grande échelle […]
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"Il y a beaucoup de choses difficiles à prévoir en Russie. Le résultat de cette élection n'en faisait pas partie", entame la BBC. Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a "sans surprise remporté les élections législatives russes, dimanche 20 septembre" [France info].
"Ces législatives, les premières depuis le début de l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine en 2022, [visaient] à renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement russe", contextualise BFM TV, qui précise qu'"elles se sont aussi déroulées dans les territoires d'Ukraine occupés et annexés par la Russie".
"Selon les derniers résultats provisoires de la Commission électorale centrale russe, portant sur 83,52 % des procès-verbaux, Russie unie recueille 57,82 % des voix sur les listes nationales. Le Parti communiste arrive loin derrière avec 13,84 %, suivi du Parti libéral-démocrate (LDPR) avec 8,77 % et enfin du parti Nouvelles Personnes avec 7,07 %", égrène Euronews. "Les résultats définitifs [seront] annoncés au plus tôt le 25 septembre", précise the Kyiv Post.
"La formation au pouvoir semble en passe de nettement améliorer son score de 2021 (49,8 %) et elle est, selon les projections de l'agence Tass [agence de presse nationale de Russie], d'ores et déjà assurée de conserver sa majorité des deux tiers des députés siégeant à la Douma, permettant de modifier la constitution" [Courrier international].
Côté participation, selon Euronews, celle-ci "s'établit ce lundi à près de 57 %, un niveau supérieur à celui de 2021, lorsque 51,72 % des électeurs avaient voté". "Les territoires annexés de l’est de l’Ukraine, qui participaient pour la première fois aux législatives, ont connu une forte participation et massivement voté pour le parti de Vladimir Poutine", rapporte Le Figaro.
"Grâce à un appareil d’État fondé sur la répression électorale et la répression de la liberté d’expression, 'Russie unie' était en position de l’emporter" [The Kyiv Independent]. Face au parti du Kremlin, "seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine ont été autorisées à concourir. Le seul parti frontalement opposé à la guerre, Iabloko, avait été écarté", fait valoir Courrier international.
"[Laissée hors du scrutin], l'opposition en exil avait appelé tous les 'Russes opposés à la guerre' à voter contre le parti de Vladimir Poutine le même jour à la même heure, dimanche à midi, pour montrer leur nombre", relate France info. "Des électeurs anti-Kremlin ont répondu à l’appel" [Le Monde] "pour créer des files d'attente devant les bureaux de vote […] le plus tard possible. Leur logique [était] la suivante : [avec un vote plus] tardif, et avec un véritable bulletin papier plutôt qu'électronique, [il devait être plus] difficile de le falsifier dans la dernière ligne droite" [France info].
"D’autres avaient prévu de se rendre aux urnes avec une pomme à la main. Rien n’interdit de venir avec un fruit. Mais la pomme est le symbole de… Iabloko. Sur les réseaux sociaux a circulé l’avertissement affiché à l’entrée d’un bureau de vote : pas de pomme", raconte Le Monde. De son côté, l'Union européenne a dénoncé des élections se déroulant dans un climat de "répression systématique et institutionnalisée" [France info].
Comme le rappelle le média ukrainien The Kyiv Independent, "selon l’organisation de défense des droits de l’homme OVD-Info, plus de 2 000 Russes sont actuellement emprisonnés pour des raisons politiques". "Grâce à un soutien artificiellement créé parmi les citoyens russes, ces élections législatives donnent à Poutine et à son régime davantage de marge de manœuvre pour poursuivre leur guerre contre l’Ukraine".
"Le dernier jour des élections a été précédé au petit matin d’attaques massives de drones ukrainiens, les autorités russes [ayant] affirmé en avoir abattu plus de 1 600 dans le pays dont 450 visaient Moscou" [Le Figaro]. Ces attaques ont "tué deux personnes dans la périphérie de la capitale, d'après les autorités russes" et "une importante raffinerie a été endommagée" à Moscou également, observe Courrier international. "Un drone ukrainien a également frappé un bus dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine contrôlé par la Russie, tuant deux personnes dont une employée de la Commission électorale", poursuit l'hebdomadaire français.
Parallèlement, "la Commission électorale a annoncé avoir observé 'plus d’un millier' de vagues d’attaques destinées à saturer de requêtes le système de vote électronique, ainsi que des attaques contre 'l’infrastructure de télécommunications de la Russie dans son ensemble'" [20 Minutes]. "Moscou a accusé Kiev d'avoir voulu perturber les élections. Le ministère russe de la Défense a promis d''intensifier' ses frappes contre des cibles militaires à Kiev en représailles" [Euronews].
Le chef d'État ukrainien "s'est entretenu au téléphone avec Donald Trump, qui a sommé Kiev ces derniers jours de cesser ses frappes contre les raffineries russes. Il a indiqué avoir convenu d'une rencontre à New York dans les prochains jours avec le président américain, avec qui il a évoqué 'des idées pour des mesures de désescalade'" [Courrier international].
Mais pour la BBC, le Kremlin devrait se servir du résultat des élections pour justifier "les décisions […] concernant le déroulement de la guerre". Et "quelles seront ces décisions ?", s'interroge la radio anglaise. "Le président Poutine a récemment exclu une nouvelle vague de mobilisation". Mais "malgré les démentis officiels, la société russe reste profondément inquiète quant à la possibilité d’une nouvelle vague de mobilisation", conclut le média d'outre-Manche.
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18.09.2026 à 12:05

"Un scrutin dont l'issue semble évidente", entame France info. De vendredi 18 à dimanche 20 septembre, "la Russie organise ses premières élections depuis qu'elle a attaqué l'Ukraine en février 2022. Le pays va renouveler la Douma, la chambre basse du Parlement pour les cinq ans à venir" [Les Échos]. "Il y a 450 sièges de députés […]
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"Un scrutin dont l'issue semble évidente", entame France info. De vendredi 18 à dimanche 20 septembre, "la Russie organise ses premières élections depuis qu'elle a attaqué l'Ukraine en février 2022. Le pays va renouveler la Douma, la chambre basse du Parlement pour les cinq ans à venir" [Les Échos]. "Il y a 450 sièges de députés à renouveler, dont la moitié au travers d'un vote national et l'autre moitié grâce à un vote régional", précise le quotidien français.
La formation de Vladimir Poutine, Russie Unie, "détient actuellement 310 sièges à la Douma et doit en remporter au moins 300 pour conserver sa supermajorité et sa capacité à faire adopter des réformes constitutionnelles sans le soutien d'autres partis", explique BFM TV.
"L'élection se déroule également en Crimée, annexée par la Russie à l'Ukraine en 2014, et dans les parties envahies et contrôlées par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson", précise la chaîne de télévision.
Les résultats "sont courus d’avance", prévient le New York Times. Pour le quotidien américain, "les Russes n’ont peut-être guère de raisons de s’intéresser à ces élections législatives mises en scène". Et le site russe en exil Meduza confirme que "de nombreux électeurs potentiels sont de plus en plus sceptiques quant à l’idée même de se rendre dans un bureau de vote ou d’utiliser le système de vote électronique à distance, puisque les résultats seront de toute façon ‘truqués’".
"À ce stade, le seul enjeu porte sur le taux de participation et sur l'obtention d'un score supérieur à celui des législatives de 2021, pour témoigner du soutien du peuple à la guerre", notent Les Échos. "Mais le score sera à prendre avec précaution, le bourrage d'urnes étant fréquent en Russie", rappelle BFM TV.
"Les observateurs indépendants de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] n’ont pas été autorisés à surveiller le scrutin", prévient Le Monde. Et le "seul organisme indépendant de surveillance électorale à l'échelle nationale, Golos, qui a vivement critiqué la conduite des élections passées, a fermé ses portes en 2025 après des années de pression des autorités", souligne l'agence de presse Reuters.
"Sans surprise, Russie unie arrive en tête des sondages", relèvent Les Échos. "Seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine - les communistes du KPRF, les nationalistes du LDPR, les conservateurs de Russie juste et les libéraux du parti des Nouvelles personnes - ont été autorisées à concourir" [Le Parisien].
"Iabloko, le seul parti frontalement opposé à la guerre en Ukraine, a d’abord été autorisé à participer au scrutin avant d’en être privé par la justice au mois d’août, dans un contexte de répression de toute forme d’opposition", détaille le quotidien français. "Son vice-président, Lev Chlosberg, a été condamné à onze ans et un mois de prison, […] ayant été reconnu coupable 'd'actions publiques visant à discréditer le recours aux forces armées' russes" [France info].
Mais "le Kremlin ne se limite pas à la sphère politique pour étouffer les contestations. La répression au sein de la société russe, déjà répandue et documentée, 'ne cesse d'augmenter'", alerte Tanya Lokshina, directrice adjointe de la division Europe et Asie centrale de l'ONG Human Rights Watch, citée par France info. "Les opposants sont accusés d’être des 'agents de l'étranger'. Ils sont poursuivis, arrêtés, enfermés. Ou alors, contraints à l’exil…", alerte la télévision belge RTBF.
Si les résultats des législatives font peu de doute, "elles remplissent néanmoins une fonction importante" : "vérifier si la population reste fidèle", décrypte la Deutsche Welle. Car le média allemand décrit un climat d'"anxiété" et de "fatigue" en Russie, face à la guerre en Ukraine, alimenté par "les pénuries de carburant, les frappes de drones et les rumeurs de mobilisation" militaire.
Depuis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la mobilisation "serait annoncée 'à l'automne' après les législatives, le chef de l'État russe et son entourage ont réfuté à de multiples reprises ce 'scénario', très impopulaire jusque dans les cercles dirigeants à Moscou" [France 24].
En outre, "l’économie est mise à rude épreuve par des dépenses de guerre galopantes", affirme le New York Times. Ces législatives interviennent "alors que la cote de popularité de Vladimir Poutine s’effondre, que le nombre de victimes sur le front ne cesse d’augmenter et que les gains territoriaux restent minimes dans ce conflit qui s’éternise", confirme le média britannique The Independant.
Raisons pour lesquelles Vladimir Poutine "a exhorté les Russes à voter, affirmant que la participation démontrerait que des millions de personnes soutiennent les troupes russes et s'opposent aux efforts visant à affaiblir le pays" [The Kyiv Post].
"En Russie, une maxime attribuée à Joseph Staline semble en tout cas toujours d’actualité : 'Ce qui compte ce n’est pas le vote, mais qui et comment on compte les votes'", conclut la RTBF.
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