12.02.2026 à 12:53

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1. Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand […]
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"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1.
Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a assuré, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe [Le Monde].
"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement", a expliqué le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.
On ne sait "pas clairement si l'opération […] implique l'envoi de moyens militaires supplémentaires dans la région", note la Deutsche Welle (DW). Pour Les Échos, elle "ne prévoit à ce stade pas d'augmentation des moyens militaires au Groenland, mais se propose de mieux coordonner les manœuvres et exercices déjà existants". Notamment les "actions conjointes menées par les sept alliés arctiques : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande", explique DW.
De son côté, Le Monde parle aussi de "nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord", coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. "Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni", ajoute le quotidien du soir.
Arctic Sentry "a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et […] Mark Rutte à Davos, le mois dernier", rappelle RTS. À cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.
Cette nouvelle "activité" de l'Otan, "sur le modèle de celles lancées en mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland", poursuit La Libre. Le président américain semble depuis avoir "renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan".
De son côté, l'Otan "dément que 'Arctic Sentry' soit une opération de façade rebaptisée pour ménager Donald Trump" [Euronews]. Selon des diplomates cités par Politico, elle pourrait "servir d'avertissement précoce à la Russie et à la Chine afin qu'elles restent à l'écart du Groenland à l'avenir, en particulier si l'île arctique décidait de devenir indépendante". La Russie a d'ailleurs réagi, "annonçant qu'elle prendra quant à elle des 'contre-mesures', y compris de 'nature militaire', si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire au Groenland" [Sud Ouest].
Pour autant, l'opération est "largement perçue comme une démarche politique plutôt que comme une réponse à un risque sécuritaire immédiat", relate Euractiv. "Pour l'instant, [elle] n'existe que sur le papier", abonde EU Observer. En outre, "si le soulagement prévaut à Bruxelles, personne n'est dupe. Donald Trump peut revenir sur le sujet très rapidement ou trouver d'autres angles d'attaque contre l'Europe", souligne Le Monde. Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'Otan doivent notamment aborder "la reprise en main par les Européens de la défense de leur continent" [Les Échos].
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11.02.2026 à 12:44

"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité. Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 […]
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"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité.
Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 février. Dans ce texte, la présidente de la Commission européenne souligne "que la fragmentation règlementaire entre pays membres équivaut à des barrières commerciales comparables à des droits de douane de 45 % sur les biens et de 110 % sur les services".
Ce mercredi 11 février, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, sont attendus au troisième sommet européen de l'industrie qui se déroule à la Bourse d'Anvers. Le journal belge Le Soir indique qu'un rapport "du cabinet Deloitte fera également le point sur les progrès de la Déclaration d’Anvers, deux ans après sa publication". "L’Europe doit d’urgence soutenir et relancer son industrie", devrait être le message porté par les 600 chefs d'entreprise réunis à cette occasion [RTBF].
Euractiv rapporte que le Premier ministre belge, Bart de Wever, a récemment interpellé les chefs d'industrie : "donnez-nous vos Dix Commandements […] Qu'est-ce qui vous empêche d'être compétitif aujourd'hui ?". Selon le média, lors de cette rencontre, "les entreprises exigeront que les dirigeants restent sur le même chemin en matière de déréglementation, augmentent les subventions de fonds pour l’industrie et modifient les règles climatiques qu’ils estiment commencer à nuire à leurs résultats financiers".
Cette écoute des industriels est critiquée par certains militants pour l'environnement, qui accusent la rencontre de n'être "rien de plus qu’un entretien d’évaluation, au cours duquel nos dirigeants politiques demandent aux CEO s’ils ont bien appliqué leurs exigences" [Le Soir].
"Briques rouges, tours, douves, jardin géométrique : le château d’Alden Biesen sera 'l'hôte limbourgeois des leaders européens'" annonce la RTBF dans sa revue de presse européenne ce matin.
Cette "retraite" sur la compétitivité devrait comprendre un "diagnostic géopolitique avec Mario Draghi, [un] déjeuner à 27 sur la compétitivité, [des] échanges avec Enrico Letta sur le renforcement du marché unique […] puis une session finale sur les outils à mobiliser pour renforcer la compétitivité européenne", détaillent Les Échos.
Au cœur des préoccupations de ce sommet informel : "simplification des normes, soutien à l'industrie et indépendance stratégique", note le journal. Le rapport Draghi, devenu le fer de lance dans la stratégie européenne en termes de compétitivité, devrait être au centre des discussions car il "soutient fermement le financement de la croissance européenne à l'aide des Eurobonds", c'est-à-dire la mutualisation des dettes publiques et l'emprunt en commun [Euronews]. "Dans un entretien accordé, lundi 9 février, à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, Emmanuel Macron a défendu le recours à [ce] nouvel emprunt commun des Vingt-Sept" [Le Monde].
Au-delà de la question d'une dette commune, la "préférence européenne, soutenue par Ursula von der Leyen [et Emmanuel Macron], sera au cœur des discussions" du sommet informel sur la compétitivité [La Croix]. Cette clause de préférence européenne prendrait la forme d'une obligation pour "les entreprises bénéficiant de fonds publics d’acheter des composants 'Made in Europe'", explique Le Figaro.
Cette proposition conjointe de la Commission européenne et du président français fait néanmoins débat. "L’Italie, l’Allemagne et les pays nordiques ont déjà averti que [cela] pourrait effrayer les investisseurs", souligne Euronews. Ces derniers défendent plutôt "un focus sur la dérégulation et le libre échange", poursuit le média.
Politico rapporte qu'en parallèle, les gouvernements allemand, italien et belge ont rassemblé d'autres propositions dans un document de travail "qui pousse l'Union européenne à achever le marché unique, réduire la bureaucratie et poursuivre de nouveaux accords commerciaux".
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10.02.2026 à 12:13

"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays […]
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"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays nordique, du scandale qui n'en finit pas de grandir autour du prédateur sexuel" mort en 2019.
"Le 30 janvier 2026, le département de la justice américain a rendu publics plus de 3 millions de documents, mettant au jour les noms et relations d’un réseau tentaculaire qui gravitait autour de Jeffrey Epstein", rappelle France Culture. "Une affaire qui dépasse les États-Unis et éclabousse les élites européennes", constate la radio.
Dans le cas de la diplomate norvégienne, les documents "semblent indiquer qu'Epstein a légué 10 millions de dollars aux deux enfants de [Mona] Juul et de [son mari Terje] Rød-Larsen". Ce dernier a ensuite "été nommé exécuteur testamentaire d'Epstein en 2017 (avant que cela ne soit révoqué)", détaille The Guardian.
Politico précise que "d'autres personnalités norvégiennes apparaissent dans les dossiers Epstein, notamment la princesse héritière Mette-Marit et le président du Forum économique mondial et ancien ministre des Affaires étrangères Børge Brende". Enfin, l'ancien "président du Comité Nobel" et "ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland est visé par une enquête pour des soupçons de 'corruption aggravée' du fait de ses relations avec Epstein", complète Libération.
"De la famille royale au gouvernement de Keir Starmer, le Royaume-Uni [est lui aussi] secoué par le scandale", écrit Midi Libre. Le Premier ministre travailliste, "fragilisé par les retombées politiques de l’affaire Jeffrey Epstein, a résisté lundi aux appels à la démission". Il lui est reproché d'avoir nommé Peter Mandelson, un ancien commissaire européen, au poste d'"ambassadeur du Royaume-Uni à Washington en décembre 2024 […]. Le chef du gouvernement l'a démis de ses fonctions en septembre 2025, après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le délinquant sexuel" [France info].
Dimanche 8 février, c'est le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, qui a démissionné. Ce dernier "avait poussé à la nomination de Peter Mandelson. Il était donc particulièrement sur la sellette", précise la télévision française.
La famille royale est aussi directement visée. L'ex-prince Andrew, "qui avait déjà perdu ses titres de prince et de duc d'York en raison de ses liens avec Epstein, s'est retrouvé à nouveau impliqué dans les dernières révélations. Celles-ci comprenaient une photo du frère cadet du roi Charles III d'Angleterre, âgé de 65 ans, penché sur une femme allongée sur le sol", note France 24. La police britannique enquête également "sur une éventuelle faute professionnelle liée à la fuite de documents confidentiels à l'adresse de Jeffrey Epstein alors qu'Andrew était envoyé commercial du gouvernement". Le roi Charles III se dit "profondément inquiet" de cette situation et "se tient prêt à coopérer avec les autorités si celles-ci le sollicitent" [20 Minutes].
L'onde de choc ne s'arrête pas à la Norvège et au Royaume-Uni. "Sur le Vieux Continent, de nombreux responsables ont été contraints de quitter leur poste dans le sillage de la mise en ligne de ces documents" [L'Express].
En Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico a annoncé le 31 janvier dernier avoir accepté la démission d'un de ses conseillers. "D'après un échange de SMS au ton grivois consulté par la BBC, le criminel sexuel [Jeffrey Epstein] promettait en 2018 des 'filles incroyables' en Russie et 'magnifiques' en Ukraine à Miroslav Lajčák, qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie" [France info].
En Suède, "la présidente de la fondation Sweden for UNHCR, qui collecte des fonds pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés", a renoncé à ses fonctions le 2 février dernier, "après la révélation d'un séjour en famille sur l'île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes en 2012" [France info].
Enfin, "l'ex-ministre [français] de la Culture Jack Lang a 'proposé' samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, à Paris" [L'Express]. Son nom apparaît plus de 600 fois dans les "Epstein Files", évoquant une correspondance suivie avec le financier américain et des invitations à le rencontrer dans la capitale française.
"Toutes ces répercussions tranchent avec l'impact de l'affaire aux États-Unis", affirme L'Express. "Certes, les médias américains ont largement relayé les nouvelles informations disponibles grâce à la publication des 'Epstein Files'. Et certaines figures ont pâti des dernières révélations […]. Mais la majorité des individus évoqués dans les documents publiés ont échappé à toute conséquence professionnelle".
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