28.10.2026 à 12:08

"Un projet de loi 'antidémocratique'", cite Reuters. "Érigé comme une 'urgence' face aux violences du 17 octobre, le projet de loi "casseurs-payeurs" a été adopté et nettement élargi mercredi [28 octobre] au Sénat" [La Libre]. "Le texte contenait à l’origine cinq articles et avait été élaboré à l’été 2025, après les débordements qui avaient suivi […]
L’article Mobilisations en France : la presse européenne réagit à l'adoption de la loi "casseur-payeur" par le Sénat est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Un projet de loi 'antidémocratique'", cite Reuters. "Érigé comme une 'urgence' face aux violences du 17 octobre, le projet de loi "casseurs-payeurs" a été adopté et nettement élargi mercredi [28 octobre] au Sénat" [La Libre].
"Le texte contenait à l’origine cinq articles et avait été élaboré à l’été 2025, après les débordements qui avaient suivi le sacre européen du PSG", rappelle Euronews. "Un texte qui se veut une réponse aux scènes de casse devenues récurrentes dans les manifestations françaises", explique Le Temps. "Après les pillages du 17 octobre, le Sénat l’a durci et y a ajouté une vingtaine de dispositions" [Euronews].
"Ce texte législatif prévoit qu'une personne participant à une manifestation pourrait être tenue de payer jusqu'à 10 000 euros pour les dommages et actes de vandalisme, même si elle n'en est pas directement responsable, si elle manifestait à proximité ou au sein du même groupe que les auteurs des dégradations", détaille The Guardian.
Cette loi crée le principe d'une "solidarité financière pour les auteurs directs et indirects des dégradations commises en groupe", complète Euronews. Selon le gouvernement, ce texte va dans le "'bon sens', face à 'l'urgence' de répondre par la loi aux dégradations des derniers jours, avec plus de 2 500 commerces touchés selon le décompte des chambres de commerce et d'industrie en France", note La Libre.
"Elle autorise en outre l'État à saisir les prestations sociales des personnes condamnées, ou celles de leurs parents si elles sont mineures, afin de contribuer au paiement des frais", précise Reuters. "Les allocations familiales, les aides personnelles au logement et le RSA pourront également [faire l'objet d'une saisie] sur le fondement de ce texte" [Le Quotidien]. "Après avoir envisagé d'atténuer cette mesure lors d'un vote à main levée, les sénateurs l'ont finalement durcie au cours d'une deuxième délibération, intégrant aussi [ces] prestations sociales", note le média italien Giornale Roma.
"Le projet de loi a suscité des critiques de la part d'organisations de défense des droits humains, notamment Amnesty International, et d'experts juridiques, qui avertissent qu'il pourrait porter atteinte au principe de responsabilité individuelle et au droit de manifester", souligne The Local. "Les critiques estiment que contraindre une personne à payer pour un dommage qu'elle n'a pas personnellement causé pourrait porter atteinte à la présomption d'innocence et menacer le droit de manifester", poursuit le site d'information anglophone. "Dans une lettre ouverte au Monde, des syndicats de gauche et la Ligue française des droits de l'homme ont écrit : 'Cette loi injuste, qui constitue une grave atteinte à la liberté de manifester, doit être abandonnée, sous peine de risquer un grave recul pour l'état de droit'", ajoute The Guardian.
Un argument rejeté par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. "Ce que change ce projet de loi, c’est que nous créons une responsabilité conjointe et non collective", a-t-il déclaré sur le plateau de TF1 [Reuters]. Ce dernier "s'est 'félicité' du vote des sénateurs, estimant qu'ils avaient 'considérablement enrichi' le texte gouvernemental", écrit La Libre. "Le Sénat l’a adopté dans la nuit à 229 voix contre 105, avec le soutien du Rassemblement national", détaille Le Quotidien. "Il est désormais transmis à l’Assemblée nationale, où son examen promet d’autres discussions électriques, en l’absence de majorité", poursuit le média.
Emmanuel Macron est désormais "accusé par les syndicats de tenter de restreindre le droit fondamental français de manifester", analyse The Guardian. "Les manifestations de rue, considérées comme un moyen fondamental pour les citoyens de se faire entendre auprès de l'État, ont régulièrement servi à exprimer leurs critiques face aux changements législatifs, qu'il s'agisse de la réforme des retraites ou de la légalisation du mariage homosexuel", rappelle le quotidien britannique. "Les restrictions adoptées au cours d'un mandat peuvent rester en vigueur après un changement de gouvernement", souligne le média espagnol ElPlural, à six mois de l'élection présidentielle française.
L’article Mobilisations en France : la presse européenne réagit à l'adoption de la loi "casseur-payeur" par le Sénat est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
27.10.2026 à 12:09

"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour […]
L’article Viktor Orbán à la tête de l'ONU ? L'étonnante proposition de Donald Trump est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour succéder à António Guterres, "qui achève le 31 décembre prochain son deuxième mandat à la tête d’une institution minée par les crises et les divisions" [La Croix].
L'idée "peut paraître folle à première vue", mais Viktor Orbán constitue "le candidat Maga conservateur idéal", résume un officiel américain interrogé par le Wall Street Journal. "Ses positions anti-immigration, ses affrontements avec Bruxelles ou encore ses atteintes à l'état de droit rendent en effet l'ex-chef du gouvernement nationaliste très Trump-compatible", complètent Les Échos. Autre argument dans le sens de cette candidature : "la Russie et la Chine seraient favorables à cette idée" et Viktor Orbán "pourrait faire office de candidat commun" [Wall Street Journal].
De son côté, l'ancien chef du gouvernement hongrois, battu lors des élections législatives en avril dernier, "serait favorable à cette idée, mais ne veut pas se porter candidat tant qu'il n'est pas certain de l'emporter", affirme le quotidien tchèque iDnes.
Pour être désigné à ce poste, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité. "À cela s'ajoute néanmoins la nécessité d'éviter un veto que peuvent émettre les membres permanents. À savoir : la Russie, la Chine, les États-Unis, mais surtout la France et le Royaume-Uni", explique L'Express. "Ces deux derniers pays disposeraient alors d'un pouvoir considérable qu'ils n'ont pas l'habitude de faire valoir à l'ONU, cherchant habituellement à ne pas froisser les autres puissances".
Le processus de nomination d'un nouveau secrétaire général semble pour l'instant dans l'impasse. "Aucun nom n'a pour l'instant bénéficié du nombre de voix nécessaires pour envisager une succession crédible à António Guterres. Lana Nusseibeh, ancienne ambassadrice des Émirats arabes unis auprès de l'ONU, s'est lancée mais sa candidature est critiquée", constate Libération. "Reste à savoir si le nouveau vote indicatif prévu le 28 octobre permettra de dégager un favori clair" parmi les cinq prétendants [Les Échos].
Dans ce contexte, certains pays n'excluent donc pas une nouvelle candidature. "Il n'y a pas de restrictions, nous n'excluons pas l'apparition d'autres candidats", indique Aleksandr Alimov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par HVG. Le média hongrois rappelle toutefois que la direction de l'institution internationale obéit généralement à un principe informel de rotation géographique : "selon ce principe, c'est cette fois à un représentant de l'Amérique latine et des Caraïbes d'occuper le poste de secrétaire général".
La rumeur a pour le moment suscité peu de réactions officielles, à l'exception de celle de Donald Tusk. "Il y a peu, il était candidat à la présidence de la Commission européenne. Cela me semble tout aussi drôle que cette première rumeur", a ironisé le Premier ministre polonais, en référence à une fausse information diffusée précédemment [Politico].
"Plutôt habituée à avoir à sa tête des profils de diplomates chevronnés, la nomination de Viktor Orbán chamboulerait l'institution internationale", note Libération. Le quotidien rappelle que "depuis plusieurs années, l'ONU est déjà profondément fragilisée par la réduction considérable de son budget, la multiplication de conflits auxquels elle semble ne plus savoir faire face et le manque d'efficacité de son Conseil de sécurité".
Dans ce contexte difficile pour l'organisation, une potentielle candidature de Viktor Orbán interroge. Le média hongrois 24.hu résume ainsi le problème : "un homme politique national aussi clivant peut-il devenir le plus important diplomate du monde ?".
L’article Viktor Orbán à la tête de l'ONU ? L'étonnante proposition de Donald Trump est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
26.10.2026 à 12:36

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération. "Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar […]
L’article Serbie : Aleksandar Vučić essuie un gros revers face à la Liste étudiante aux élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération.
"Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar Vučić [Les Échos]. Selon des résultats partiels publiés lundi 26 octobre, sa liste 'Serbie Unie' "aurait obtenu 39 % des suffrages, contre 53 % pour la liste des étudiants", précise le journal économique.
Cette victoire est l’aboutissement de près de "deux années de manifestations en Serbie" déclenchées par l’effondrement en 2024 d’un auvent de la gare de Novi Sad, indique Politico. "Seize personnes sont mortes et les protestataires ont estimé que l’accident était une conséquence de la corruption endémique" du pays [Libération]. Fragilisant progressivement Aleksandar Vučić.
"Les citoyens ont exprimé lors des élections leur volonté de changement", a déclaré le candidat de la Liste étudiante, Radomir Saičić, en précisant "qu'aucune force ne peut l'emporter sur un peuple qui a décidé de prendre son destin en main" [Politika]. Aleksandar Vučić a rétorqué qu’il "s’opposerait férocement au nouveau gouvernement", précise le média serbe.
Le scrutin a massivement mobilisé les électeurs. "De longues files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote dans tout le pays", relèvent Les Échos, qui chiffrent la participation à 69 %, "très proche du score le plus élevé depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992". Aleksandar Vučić lui-même "a dû patienter deux heures" avant de voter, observe le journal économique. Une élection aux allures de "référendum sur Vučić", selon le politologue Nikola Burazer [Les Échos].
Aleksandar Vučić a été "Premier ministre de 2014 à 2017, puis a occupé la présidence jusqu’à sa démission en septembre" [Politico], afin de mener sa liste 'Serbie unie' aux élections législatives, dans l'espoir de retrouver le poste de Premier ministre. "Sous son règne, la Serbie a été classée comme une autocratie électorale par l’institut de recherche V-Dem" tandis que Reporters sans frontières a qualifié Vučić de "prédateur de la presse", décrit Politico.
Le mouvement étudiant s’est constitué en "une force politique disparate", avec des candidats "dont le seul point commun était de vouloir battre le Parti progressiste serbe", décrivent Les Échos. Les candidats de la Liste étudiante étaient "pour la plupart issus de la société civile, sans tête d’affiche", souligne Libération. Cette dernière comprenait notamment "l'ex-star du basket Dejan Bodiroga [ou encore] l'acteur renommé Tihomir Stanić", liste la BBC.
Concernant la formation d'un nouveau gouvernement, Ilija Srdanovic, tête de liste, "n’est pas automatiquement considéré comme un prétendant au poste de Premier ministre", indique Die Zeit, pour qui "le mouvement n’a pas tranché la composition d'un futur gouvernement".
Absents parmi les candidats alignés, les étudiants cherchaient des personnes qui pouvaient entrer dans les institutions afin de "faire leur travail de manière responsable", précise la BBC. Dans le cadre d'un programme en onze points, le mouvement étudiant souhaitait notamment "éradiquer la corruption" et "réformer la scène médiatique" serbe [BBC].
La Serbie, candidate l'UE depuis 2012, "a récemment laissé le processus d'adhésion stagner largement", observe Die Zeit. Sa candidature "reste gelée sur les préoccupations en matière d’état de droit et de démocratie et le refus de Belgrade de rejoindre les sanctions de l’UE contre la Russie", ajoute Politico. La Serbie est "le seul pays européen en dehors du Bélarus à ne pas avoir adopté de sanctions contre la Russie" après le début de la guerre en Ukraine en 2022 [Die Zeit].
À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite prête à "soutenir des réformes en matière d’état de droit, de liberté des médias […] et à travailler ensemble pour faire avancer l’avenir de la Serbie au sein de l’Union européenne" [Libération]. La commissaire à l’élargissement, Marta Kos, a de son côté déclaré que "la porte de l’UE est ouverte, et [que] nous sommes prêts à continuer sur cette voie ensemble", conclut Die Zeit.
L’article Serbie : Aleksandar Vučić essuie un gros revers face à la Liste étudiante aux élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.