09.10.2026 à 12:32

Énième tentative pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Des pourparlers américano-ukrainiens vont se tenir [ce] vendredi et samedi à Miami" en Floride, explique France 24. "La délégation ukrainienne doit rencontrer demain aux États-Unis Jared Kushner", le gendre du président américain agissant en qualité de médiateur inofficiel, "ainsi que Steve Witkoff", l'émissaire spécial, a […]
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Énième tentative pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Des pourparlers américano-ukrainiens vont se tenir [ce] vendredi et samedi à Miami" en Floride, explique France 24.
"La délégation ukrainienne doit rencontrer demain aux États-Unis Jared Kushner", le gendre du président américain agissant en qualité de médiateur inofficiel, "ainsi que Steve Witkoff", l'émissaire spécial, a déclaré jeudi Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a dit "compter également sur la participation d’une équipe européenne" [Le Figaro].
Les Européens ont cette fois été invités autour de la table. "Les États-Unis ont convié les conseillers à la sécurité nationale de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan, à se joindre à des discussions avec l’Ukraine" [Ouest-France].
L'équipe ukrainienne sera composée "du chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, Kyrylo Boudanov, de l'ex-ministre de la Défense [aujourd'hui chef du renseignement extérieur, ndlr] Roustem Oumerov et de deux autres hauts responsables, Serguiï Kyslytsia et David Arakhamia", précisent Les Échos. Côté américain, outre Jared Kushner et Steve Witkoff, "des représentants du conseil de sécurité national et du ministère des Finances américain participeront" également aux discussions, indique le quotidien.
Les pourparlers porteront sur de "nouvelles idées" avancées par les États-Unis pour mettre fin au conflit avec la Russie, en particulier des "propositions de garanties de sécurité pour l’Ukraine" et "un projet de prospérité pour l’après-guerre", ont précisé des responsables américains cités par le journal belge Le Soir.
"Les efforts de médiation américains étaient au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en février mais ont repris ces dernières semaines", contextualise Ouest-France.
"Pour Washington, les inquiétudes autour de l'arrivée de l'hiver et de l'approvisionnement en énergie plaident en faveur d'une reprise des discussions", expliquent Les Échos. "Les Européens ont fait part aux États-Unis de leurs préoccupations face aux coûts élevés de l’énergie et aux autres répercussions financières majeures de la guerre en Ukraine", a indiqué un haut responsable américain cité par Le Figaro. Et d'ajouter : "ils sont tous nerveux à l'arrivée de l'hiver" […]. Les États-Unis essaient donc de jouer les médiateurs avec pour objectif d'aboutir à une proposition commune" [The Kyiv Post].
"Jared Kushner et Steve Witkoff s'étaient rendus en septembre à Moscou et à Kiev mais les pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n'ont toujours pas recommencé", rappelle Le Figaro. À cet égard, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a jugé jeudi que "l'impasse" actuelle dans laquelle se trouvait le conflit était "très dangereuse". "L'un des camps, ou les deux, vont intensifier ce qu'ils font pour tenter de briser l'adversaire", a-t-il estimé [France 24].
La réponse du chef d'État ukrainien ne s'est pas fait attendre : "on ne peut pas, d’un côté, négocier avec les Russes au sujet de futurs projets économiques, tout en affirmant de l’autre que nous nous trouvons dans une sorte d’impasse diplomatique", a-t-il opposé [Deutsche Welle]. Côté russe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi "qu’il partageait l’analyse de Rubio, ajoutant qu’il ne voyait aucune perspective immédiate d’un sommet tripartite entre le président russe Vladimir Poutine, Zelensky et Trump".
D'après Le Monde, "un cessez-le-feu partiel portant sur les infrastructures énergétiques et les exportations de céréales" figure parmi les pistes dessinées par Washington. Une solution également envisagée par "l'Ukraine et ses alliés européens" : après plusieurs semaines infructueuses de frappes ukrainiennes destinées à faire chavirer l'économie russe, ceux-ci "plaident désormais pour un cessez-le-feu dans le secteur énergétique et en mer".
À ce stade, les Occidentaux se heurtent à l'opposition de Vladimir Poutine, qui "avait [déjà] rejeté la semaine dernière une telle idée" [TF1 info]. Toutefois, Steve Witkoff et Jared Kushner "pourraient se rendre à Moscou d’ici à la fin du mois pour de nouveaux entretiens avec Vladimir Poutine" [Le Monde]. "Malgré le scepticisme qui règne à Kiev quant aux perspectives d’une percée, un responsable ukrainien a [fait valoir] que les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis et l’intérêt de la Russie pour un allègement des sanctions pourraient inciter Poutine à accepter une forme de cessez-le-feu" [The Kyiv Post].
Budget de l'UE
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08.10.2026 à 12:17

Maroš Šefčovič arrive ce jeudi 8 octobre à Pékin avec pour objectif de "tenter de rééquilibrer les échanges entre l'Union européenne et la Chine, sans déclencher une guerre commerciale" [RFI]. "Le déficit commercial de l'UE avec la Chine atteint un milliard d'euros par jour et s'est creusé de 20 % en un an", précise la […]
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Maroš Šefčovič arrive ce jeudi 8 octobre à Pékin avec pour objectif de "tenter de rééquilibrer les échanges entre l'Union européenne et la Chine, sans déclencher une guerre commerciale" [RFI]. "Le déficit commercial de l'UE avec la Chine atteint un milliard d'euros par jour et s'est creusé de 20 % en un an", précise la radio publique française.
Ces négociations s'annoncent comme une "mission particulièrement difficile" selon le commissaire européen au Commerce [Hospodárske noviny]. À la veille de son arrivée, "la Chine a rejeté une demande de l'UE de limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides", rappelle BFM TV.
Alors que "Bruxelles et Pékin dialoguent depuis des mois pour résoudre la crise, […] l'UE menace de sévir face à ce que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a qualifié de 'point de bascule'. Mais la Chine prévient qu'elle réagira en cas de mesures qu'elle jugera contraires à ses intérêts", résume France 24.
"Nous chercherons des moyens de ramener ce déficit croissant à un niveau acceptable", a indiqué le commissaire européen [Hospodárske noviny].
À Pékin, Maroš Šefčovič cherchera à "obtenir le maximum [sur trois leviers]", précise le média slovaque. Outre le déficit commercial, notamment dans le secteur automobile, l’ingénierie et l’industrie chimique, le commissaire négociera sur "les moyens d'accroître les exportations européennes vers le marché chinois" afin de parvenir à "un équilibre plus juste entre les exportations et les importations". La troisième concerne "la sécurité économique, dans le cadre duquel l’UE aborde la question des approvisionnements en terres rares et en composants technologiques sensibles, tels que les aimants permanents et les puces électroniques", indique Hospodárske noviny. "La dépendance de l'Europe en la matière est très forte", précise France 24.
La Commission entend repartir de Pékin avec de "premiers résultats concrets", a indiqué un porte-parole de l'exécutif européen [BFM TV]. Les Européens aimeraient obtenir de la Chine "des engagements à réduire volontairement ses exportations dans quelques secteurs clés, notamment les véhicules hybrides", précise France 24.
En amont de ce déplacement à Pékin, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont préconisé de conférer à la Commission européenne "davantage de pouvoirs pour restreindre ou même couper les importations en provenance de pays qui créent des distorsions sévères et systématiques", précise Politico. Cette proposition doit être présentée lors du prochain sommet européen, mi-octobre, sous la forme d'un outil permettant "d'exclure du marché intérieur les biens et les services d'un pays en guerre commerciale avec l'UE" [BFM TV].
"Si la Chine n'est pas explicitement nommée dans la proposition franco-allemande, elle est clairement visée", note RFI, qui évoque "un changement radical de la position allemande".
En réponse, "le ministère chinois du Commerce a exhorté Berlin et Paris à 's'abstenir d'encourager l'UE à recourir à des outils protectionnistes à tout bout de champ', dont elles risquent au final de 'subir elles-mêmes les conséquences'", souligne France 24.
En parallèle, les discussions avancent aussi à Strasbourg. Les députés européens ont adopté mercredi 7 octobre (454 voix pour, 86 contre et 110 abstentions) "une recommandation concernant les relations de l'UE avec la Chine", rapporte Informat.ro. Le texte demande "des conditions plus équitables pour les entreprises européennes" et classe la surcapacité industrielle chinoise, les subventions publiques et les restrictions d'accès au marché comme "des problèmes de plus en plus importants pour l'économie de l'Union", résume le média roumain.
"Le Parlement demande de réduire les risques créés par les dépendances européennes à l’égard des matières premières critiques, des médicaments, des batteries, des véhicules électriques, des technologies de l’information et de la communication et des semi-conducteurs. […] La réduction de ces dépendances n’est pas présentée comme une interruption des relations économiques avec la Chine", précise Informat.ro.
Le vote est intervenu "juste à temps pour le voyage" du commissaire Šefčovič à Pékin, observe Politico. La rapporteure, Hilde Vautmans (Renew Europe), voulait qu'il y aille "avec le mandat le plus fort possible de cette maison". "L'Europe a une puissance économique. Il est temps de l’utiliser", conclut-elle [Politico].
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07.10.2026 à 12:13

"C'est une information qui a fait l'effet d'une bombe outre-Rhin", résument Les Échos. Mardi 6 octobre au matin, la police allemande a arrêté August Hanning à son domicile. Cet homme de 80 ans a dirigé entre 1998 et 2005 le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, "avant de rejoindre le ministère fédéral de […]
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"C'est une information qui a fait l'effet d'une bombe outre-Rhin", résument Les Échos. Mardi 6 octobre au matin, la police allemande a arrêté August Hanning à son domicile. Cet homme de 80 ans a dirigé entre 1998 et 2005 le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, "avant de rejoindre le ministère fédéral de l'Intérieur, où il a occupé le poste de secrétaire d'État jusqu'en novembre 2009", puis de devenir consultant dans le secteur privé [Deutsche Welle].
Selon les premières informations de l'enquête, son ancien directeur de cabinet Manfred D. lui aurait fourni, contre rémunération, des informations secrètes du BND entre 2010 et 2022. "Au total, environ 2 000 documents auraient été transmis […]. Il s'agissait souvent de comptes rendus destinés à des réunions des services organisées à la Chancellerie, au cours desquelles les responsables des services de sécurité échangent leurs points de vue chaque semaine", rapporte le Tagesschau.
Pour la Süddeutsche Zeitung, ces révélations pourraient devenir "l'une des très grandes affaires d'espionnage de la République fédérale". Politico évoque de son côté "l'une des plus graves compromissions potentielles du renseignement allemand depuis la fin de la guerre froide".
August Hanning est "fortement soupçonné d’espionnage constituant une trahison d’État, de recueil de secrets d’État, de tentative de trahison d’État ainsi que d’activité d’agent de services secrets", a fait savoir le parquet fédéral dans un communiqué [Le Monde]. "Il aurait notamment utilisé des informations classifiées pour une analyse destinée à un membre d'un service de renseignement étranger". Dans une autre situation, il aurait aussi "échangé pendant des années des informations politiques" avec un représentant d'un autre service de renseignement étranger, relate le journal économique Handelsblatt.
Les documents saisis comprendraient "des rapports extrêmement sensibles", portant notamment sur "le programme nucléaire iranien ou l'armée russe" [Tagesschau]. L'identité des éventuels bénéficiaires demeure incertaine. Selon les informations de plusieurs médias allemands, dont la Süddeutsche Zeitung, le service destinataire de l'une des analyses ne serait "pas la Russie". Politico, citant un responsable du renseignement allemand, affirme de son côté que "ni les services russes ni les services chinois n'étaient impliqués".
L'enquête est née d'une tout autre affaire. "La procédure en cours a été déclenchée par des découvertes réalisées lors d'une perquisition au domicile de Hanning en septembre 2025", note Handelsblatt. La police cherchait à déterminer si sa société de sécurité privée était liée à une tentative présumée d'enlèvement des enfants de la riche héritière allemande Christina Block.
Les enquêteurs auraient alors découvert un support contenant de nombreux documents secrets récents du BND. "La meilleure découverte jamais réalisée" par la police criminelle de Hambourg dans une affaire d'espionnage, selon les sources policières citées par la Süddeutsche Zeitung. Le BND a ensuite examiné les données et ouvert des vérifications internes, avant que le parquet fédéral ne reprenne l'enquête en mai 2026.
L'affaire dépasse désormais le seul cas d'August Hanning. Le scandale éclate surtout alors que le gouvernement de Friedrich Merz prépare une réforme destinée à accroître les pouvoirs opérationnels du renseignement extérieur. Les accusations surviennent donc à un "moment particulièrement sensible" pour le BND, estime Politico.
L'épisode a également fait réagir la classe politique allemande. "La confiance absolue est la monnaie d'échange du renseignement", affirme le député conservateur Marc Henrichmann dans Handelsblatt. Son collègue Roderich Kiesewetter avertit que lorsque des informations sensibles arrivent "entre des mains étrangères", cela "nuit et met également en danger nos partenaires".
L'actuel patron du BND, Martin Jäger, assure néanmoins qu'"aucun de [ses] objectifs, aucune de [ses] priorités" ne sont remis en cause par l'affaire [Süddeutsche Zeitung]. D'autant que d'importantes menaces continuent de planer sur le pays, selon lui. La veille de l'arrestation, Martin Jäger avertissait que l'Allemagne risquait d'être "entraînée dans un conflit violent avec la Russie", sur fond de "guerre de l'ombre" menée par Moscou [Les Échos].
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