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16.02.2026 à 13:11

Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ?

Lou Caubet
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"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même […]

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Texte intégral (2200 mots)
Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a tenu un discours plus policé que son compatriote J.D. Vance l'an passé lors de la Conférence de Munich, de quoi rassurer un peu les Européens - Crédits : US Department of State - Flickr

"Samedi [14 février], dans son discours à la conférence de Munich sur la sécurité, [Marco] Rubio a déclaré que les États-Unis et l'Europe partageaient un destin commun, mais il a averti que le déclin culturel et économique de l'Europe devait être inversé et que les migrations massives devaient être stoppées", relate Euronews. Durant la même allocution, le secrétaire d’État américain "[a] appelé une Europe 'forte' à se ranger derrière la vision du président américain quant à l'ordre mondial" [Courrier international]. Les propos du chef de la diplomatie américaine ont longuement été commentés par la presse française et européenne.

"Un an après [le discours] de J.D. Vance, beaucoup plus agressif, la prudence reste tout de même de mise", souligne France info. La Croix rappelle que "tout juste investi [en février 2025], le numéro deux de l’administration américaine avait sidéré l’audience en affirmant que la principale menace sur l’Europe n’était ni la Russie ni la Chine, mais la manière dont elle aurait trahi ses valeurs en étouffant supposément les libertés civiques et politiques".

"Nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu'aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective", a cette fois expliqué Marco Rubio lors de la conférence [Le Monde].

Peu de temps après le discours du secrétaire d’État américain, "la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rejeté [quant à elle] ce dimanche les propos de responsables américains tendant à dénigrer l'UE, tout en saluant le changement de ton" de Marco Rubio, rapporte Sud Ouest.

Un discours en trompe-l'œil ?

Mais France Inter s'interroge : "s'agissait-il du discours de la réconciliation transatlantique, ou d'une version 'light', enrobée de sucre, de la même détestation de l'Union européenne telle qu'elle existe par l'administration Trump ?". Même ton du côté du HuffPost qui se demande s'il s'agit d'"une accalmie réelle ou de façade ?".

France Inter va plus loin : "ceux qui se sont dit 'soulagés' par les propos du chef de la diplomatie américaine, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ou le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, y croient-ils vraiment, ou sont-ils simplement diplomates, pour ne pas aggraver les tensions transatlantiques ?". Car si le continent européen a été cité, "pas une seule fois, Rubio n'a prononcé le nom de l'Union européenne" [France Inter] et "pas un mot sur la menace russe" [La Croix].

Le chef de la diplomatie américaine a en revanche "abordé des thèmes chers au président américain" allant de "l'immigration massive à la désindustrialisation de l'Europe" et "a […] vivement critiqué les Nations unies" [France info].

Dans son discours un peu plus tard, Kaja Kallas a directement fait allusion à Donald Trump affirmant que "contrairement à ce que diraient certains, l'Europe n'est pas décadente et woke, et menacée d'un effacement civilisationnel", rapporte L'Union. Enfin, "la responsable de la diplomatie européenne a […] prôné la fermeté face à la Russie dans les négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, insistant sur la nécessité d'arracher des concessions à Moscou", conclut Sud Ouest.

Un tour d'Europe

"[Marco] Rubio poursuit sa tournée en Europe chez les alliés de Trump", titre Le Figaro. Après Munich, le secrétaire d’État américain s'est d'abord rendu à Bratislava dimanche "où il [a rencontré] le Premier ministre Robert Fico, [avant de s'envoler] à Budapest où il s’entretiendra avec Viktor Orbán".

Selon l'hebdomadaire slovaque Tyzden cité par Courrier international, "les discussions [à Bratislava] ont surtout porté sur 'la coopération nucléaire, l'approvisionnement en pétrole et en gaz de la Slovaquie, le conflit en Ukraine et l'Otan'". "Tout comme en Slovaquie, la question énergétique [fait] partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orbán à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes", indique France 24.

Le Figaro souligne également que "Donald Trump ne fait aucun mystère de son soutien pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d''homme fort et puissant', en vue des élections législatives prévues le 12 avril". "Le Premier ministre [magyar] a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du 'Conseil de paix' du président américain", ajoute France 24.

Malgré l'apaisement affiché samedi à Munich, France Inter reste prudente. Pour la radio, "le fait que Marco Rubio se soit ensuite envolé pour la Hongrie d'Orbán et la Slovaquie de Fico, deux eurosceptiques déclarés, amis de Poutine et hostiles à l’aide à l'Ukraine, devrait […] alerter" les Européens.

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13.02.2026 à 13:06

Conférence de Munich : un an après les attaques de J.D. Vance à l'encontre de l'UE, un rendez-vous très attendu

Lou Caubet
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"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", […]

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Texte intégral (1811 mots)
JD Vance dans son discours avait décrit l’Europe comme infestée de l’intérieur, renonçant à ces "valeurs fondamentales"
Dans son discours en 2025, J.D. Vance avait décrit l’Europe comme "infestée de l’intérieur", renonçant à ses "valeurs fondamentales" - Crédits : Preiss/MSC

"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", selon les mots du président de la conférence, Wolfgang Ischinger [DW].

"Voilà un an, [le discours du vice-président américain J.D. Vance] avait choqué l'assemblée et révélé l'ampleur du fossé entre les États-Unis et le Vieux Continent" rappellent Les Échos. Si "cette année, les États-Unis seront représentés par le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ombre de J. D. Vance planera sur l'événement" [Libération].

Alors que "les désaccords sur l'Ukraine, le Groenland, les tarifs douaniers et les ingérences ont creusé davantage le fossé" entre les deux puissances [RTBF], la réponse européenne aux menaces américaines sera particulièrement scrutée. Parmi les principaux enjeux : "la nécessité pour l'Union européenne de développer une plus grande autonomie stratégique sans pour autant affaiblir le pilier de l'Otan", relate l'agence italienne Agenzia Nova.

Des relations transatlantiques en recomposition

Le rapport de Munich sur la sécurité, publié en amont de la conférence, est sans appel et "pointe la nécessité pour l'Europe de se montrer plus indépendante militairement vis-à-vis d'une administration étasunienne autoritaire qui ne partage plus son attachement aux normes et valeurs démocratiques libérales", rapporte Libération.

"Pour les plus optimistes", la conférence permettra "avant tout de se parler, afin de rapprocher un peu les deux rives de l'Atlantique" expliquent Les Échos. Mais "pour les États-Unis de Donald Trump, la sécurité de l'Europe n'est plus au cœur des intérêts américains", poursuit le média. "Le rapport classe Donald Trump parmi les 'demolition men' […] : un chef d'État qui brise les règles en vigueur par le biais d'une politique 'de la boule de démolition'" [Libération].

La Croix souligne que "le président de la [conférence de Munich] ose aussi croire que Marco Rubio 'parlera de politique étrangère' sur scène, contrairement au vice-président J.D. Vance". Or "on ignore ce que l'Américain va dire à la tribune" [RFI]. La radio internationale s'avance toutefois en affirmant que "les Européens ont bien compris que l’alliance atlantique ne sera plus comme avant".

Quelle cohésion européenne ?

Les Échos posent le cadre : "si les débats porteront sur l'Ukraine, Gaza ou l'effort de défense européen, l'événement sera également l'occasion de voir si l'Europe peut afficher une démonstration d'unité, en se confrontant à la pensée américaine". Mais RFI avance qu'"entre un Emmanuel Macron offensif et une Giorgia Meloni conciliante, l'Europe reste divisée et donc une proie facile".

Le média allemand DW s'interroge : "comment l'Europe doit-elle se réorienter dans ce nouveau contexte mondial ? Et quel rôle l'Allemagne peut-elle jouer ?". En effet, "puisque la France et le Royaume-Uni n'ont pas d'argent, c'est de l'Allemagne qu'on attend des annonces dans la défense" [Les Échos]. Et de rappeler que "l'impact du désengagement américain est bien plus fort en Allemagne qu'en France".

RFI souligne que "les dirigeants et les ministres vont essayer, en coulisses, d'avancer sur certains dossiers, notamment sur l'Ukraine". "L'une des innovations majeures de l'édition 2026 est la création de la 'Maison de l'Ukraine'", explique l'Agenzia Nova,"un espace entièrement dédié aux discussions sur l'avenir de l'Ukraine".

Si les États-Unis, de plus en plus imprévisibles, peuvent encore surprendre leurs alliés, une chose est certaine : les "Européens seront sur le qui-vive" [Ouest-France].

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12.02.2026 à 12:53

L’Otan lance “Arctic Sentry” pour mieux coordonner la sécurité dans le Grand Nord

Lou Caubet
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"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1. Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand […]

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Texte intégral (1724 mots)
Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, a mené les discussions avec Donald Trump concernant la sécurité de la zone arctique, en partenariat avec les Européens - Crédits : Conseil de l'UE

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1.

Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a assuré, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe [Le Monde].

"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement", a expliqué le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.

Meilleure coordination

On ne sait "pas clairement si l'opération […] implique l'envoi de moyens militaires supplémentaires dans la région", note la Deutsche Welle (DW). Pour Les Échos, elle "ne prévoit à ce stade pas d'augmentation des moyens militaires au Groenland, mais se propose de mieux coordonner les manœuvres et exercices déjà existants". Notamment les "actions conjointes menées par les sept alliés arctiques : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande", explique DW.

De son côté, Le Monde parle aussi de "nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord", coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. "Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni", ajoute le quotidien du soir.

Apaiser Donald Trump

Arctic Sentry "a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et […] Mark Rutte à Davos, le mois dernier", rappelle RTS. À cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

Cette nouvelle "activité" de l'Otan, "sur le modèle de celles lancées en mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland", poursuit La Libre. Le président américain semble depuis avoir "renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan".

Une opération de façade ?

De son côté, l'Otan "dément que 'Arctic Sentry' soit une opération de façade rebaptisée pour ménager Donald Trump" [Euronews]. Selon des diplomates cités par Politico, elle pourrait "servir d'avertissement précoce à la Russie et à la Chine afin qu'elles restent à l'écart du Groenland à l'avenir, en particulier si l'île arctique décidait de devenir indépendante". La Russie a d'ailleurs réagi, "annonçant qu'elle prendra quant à elle des 'contre-mesures', y compris de 'nature militaire', si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire au Groenland" [Sud Ouest].

Pour autant, l'opération est "largement perçue comme une démarche politique plutôt que comme une réponse à un risque sécuritaire immédiat", relate Euractiv. "Pour l'instant, [elle] n'existe que sur le papier", abonde EU Observer. En outre, "si le soulagement prévaut à Bruxelles, personne n'est dupe. Donald Trump peut revenir sur le sujet très rapidement ou trouver d'autres angles d'attaque contre l'Europe", souligne Le Monde. Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'Otan doivent notamment aborder "la reprise en main par les Européens de la défense de leur continent" [Les Échos].

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