Lien du flux RSS
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

▸ les 12 dernières parutions

08.10.2026 à 12:17

Ugo Bertet
img

Maroš Šefčovič arrive ce jeudi 8 octobre à Pékin avec pour objectif de "tenter de rééquilibrer les échanges entre l'Union européenne et la Chine, sans déclencher une guerre commerciale" [RFI]. "Le déficit commercial de l'UE avec la Chine atteint un milliard d'euros par jour et s'est creusé de 20 % en un an", précise la […]

L’article UE-Chine : le commissaire européen au Commerce à Pékin pour "rééquilibrer les échanges" entre les deux parties est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1973 mots)
Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce, est à Pékin les 8 et 9 octobre pour deux jours de négociations - Crédits : Claudio Centonze - Commission européenne

Maroš Šefčovič arrive ce jeudi 8 octobre à Pékin avec pour objectif de "tenter de rééquilibrer les échanges entre l'Union européenne et la Chine, sans déclencher une guerre commerciale" [RFI]. "Le déficit commercial de l'UE avec la Chine atteint un milliard d'euros par jour et s'est creusé de 20 % en un an", précise la radio publique française.

Ces négociations s'annoncent comme une "mission particulièrement difficile" selon le commissaire européen au Commerce [Hospodárske noviny]. À la veille de son arrivée, "la Chine a rejeté une demande de l'UE de limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides", rappelle BFM TV.

Alors que "Bruxelles et Pékin dialoguent depuis des mois pour résoudre la crise, […] l'UE menace de sévir face à ce que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a qualifié de 'point de bascule'. Mais la Chine prévient qu'elle réagira en cas de mesures qu'elle jugera contraires à ses intérêts", résume France 24.

La quête d'un "équilibre plus juste"

"Nous chercherons des moyens de ramener ce déficit croissant à un niveau acceptable", a indiqué le commissaire européen [Hospodárske noviny].

À Pékin, Maroš Šefčovič cherchera à "obtenir le maximum [sur trois leviers]", précise le média slovaque. Outre le déficit commercial, notamment dans le secteur automobile, l’ingénierie et l’industrie chimique, le commissaire négociera sur "les moyens d'accroître les exportations européennes vers le marché chinois" afin de parvenir à "un équilibre plus juste entre les exportations et les importations". La troisième concerne "la sécurité économique, dans le cadre duquel l’UE aborde la question des approvisionnements en terres rares et en composants technologiques sensibles, tels que les aimants permanents et les puces électroniques", indique Hospodárske noviny. "La dépendance de l'Europe en la matière est très forte", précise France 24.

La Commission entend  repartir de Pékin avec de "premiers résultats concrets", a indiqué un porte-parole de l'exécutif européen [BFM TV]. Les Européens aimeraient obtenir de la Chine "des engagements à réduire volontairement ses exportations dans quelques secteurs clés, notamment les véhicules hybrides", précise France 24.

Paris et Berlin veulent doter l'UE de nouveaux moyens de riposte

En amont de ce déplacement à Pékin, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont préconisé de conférer à la Commission européenne "davantage de pouvoirs pour restreindre ou même couper les importations en provenance de pays qui créent des distorsions sévères et systématiques", précise Politico. Cette proposition doit être présentée lors du prochain sommet européen, mi-octobre, sous la forme d'un outil permettant "d'exclure du marché intérieur les biens et les services d'un pays en guerre commerciale avec l'UE" [BFM TV].

"Si la Chine n'est pas explicitement nommée dans la proposition franco-allemande, elle est clairement visée", note RFI, qui évoque "un changement radical de la position allemande".

En réponse, "le ministère chinois du Commerce a exhorté Berlin et Paris à 's'abstenir d'encourager l'UE à recourir à des outils protectionnistes à tout bout de champ', dont elles risquent au final de 'subir elles-mêmes les conséquences'", souligne France 24.

Le Parlement européen demande une relation plus équilibrée avec Pékin

En parallèle, les discussions avancent aussi à Strasbourg. Les députés européens ont adopté mercredi 7 octobre (454 voix pour, 86 contre et 110 abstentions) "une recommandation concernant les relations de l'UE avec la Chine", rapporte Informat.ro. Le texte demande "des conditions plus équitables pour les entreprises européennes" et classe la surcapacité industrielle chinoise, les subventions publiques et les restrictions d'accès au marché comme "des problèmes de plus en plus importants pour l'économie de l'Union", résume le média roumain.

"Le Parlement demande de réduire les risques créés par les dépendances européennes à l’égard des matières premières critiques, des médicaments, des batteries, des véhicules électriques, des technologies de l’information et de la communication et des semi-conducteurs. […] La réduction de ces dépendances n’est pas présentée comme une interruption des relations économiques avec la Chine", précise Informat.ro.

Le vote est intervenu "juste à temps pour le voyage" du commissaire Šefčovič à Pékin, observe Politico. La rapporteure, Hilde Vautmans (Renew Europe), voulait qu'il y aille "avec le mandat le plus fort possible de cette maison". "L'Europe a une puissance économique. Il est temps de l’utiliser", conclut-elle [Politico].

Les autres sujets du jour

Économie

Élargissement

Espagne

Mouvement lycéen

Schengen

Ukraine

L’article UE-Chine : le commissaire européen au Commerce à Pékin pour "rééquilibrer les échanges" entre les deux parties est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

07.10.2026 à 12:13

Valentin Ledroit
img

"C'est une information qui a fait l'effet d'une bombe outre-Rhin", résument Les Échos. Mardi 6 octobre au matin, la police allemande a arrêté August Hanning à son domicile. Cet homme de 80 ans a dirigé entre 1998 et 2005 le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, "avant de rejoindre le ministère fédéral de […]

L’article Allemagne : l'arrestation pour espionnage de l'ancien chef du renseignement fragilise les services secrets du pays est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1843 mots)
August Hanning a dirigé le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, entre 1998 et 2005
August Hanning a dirigé le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, entre 1998 et 2005 - Crédits : Tim Reckmann / ccnull.de CC-BY-NC 2.0

"C'est une information qui a fait l'effet d'une bombe outre-Rhin", résument Les Échos. Mardi 6 octobre au matin, la police allemande a arrêté August Hanning à son domicile. Cet homme de 80 ans a dirigé entre 1998 et 2005 le Bundesnachrichtendienst (BND), le service allemand de renseignement extérieur, "avant de rejoindre le ministère fédéral de l'Intérieur, où il a occupé le poste de secrétaire d'État jusqu'en novembre 2009", puis de devenir consultant dans le secteur privé [Deutsche Welle].

Selon les premières informations de l'enquête, son ancien directeur de cabinet Manfred D. lui aurait fourni, contre rémunération, des informations secrètes du BND entre 2010 et 2022. "Au total, environ 2 000 documents auraient été transmis […]. Il s'agissait souvent de comptes rendus destinés à des réunions des services organisées à la Chancellerie, au cours desquelles les responsables des services de sécurité échangent leurs points de vue chaque semaine", rapporte le Tagesschau.

Une affaire d'espionnage d'une ampleur potentiellement historique

Pour la Süddeutsche Zeitung, ces révélations pourraient devenir "l'une des très grandes affaires d'espionnage de la République fédérale". Politico évoque de son côté "l'une des plus graves compromissions potentielles du renseignement allemand depuis la fin de la guerre froide".

August Hanning est "fortement soupçonné d’espionnage constituant une trahison d’État, de recueil de secrets d’État, de tentative de trahison d’État ainsi que d’activité d’agent de services secrets", a fait savoir le parquet fédéral dans un communiqué [Le Monde]. "Il aurait notamment utilisé des informations classifiées pour une analyse destinée à un membre d'un service de renseignement étranger". Dans une autre situation, il aurait aussi "échangé pendant des années des informations politiques" avec un représentant d'un autre service de renseignement étranger, relate le journal économique Handelsblatt.

Les documents saisis comprendraient "des rapports extrêmement sensibles", portant notamment sur "le programme nucléaire iranien ou l'armée russe" [Tagesschau]. L'identité des éventuels bénéficiaires demeure incertaine. Selon les informations de plusieurs médias allemands, dont la Süddeutsche Zeitung, le service destinataire de l'une des analyses ne serait "pas la Russie". Politico, citant un responsable du renseignement allemand, affirme de son côté que "ni les services russes ni les services chinois n'étaient impliqués".

Une découverte fortuite

L'enquête est née d'une tout autre affaire. "La procédure en cours a été déclenchée par des découvertes réalisées lors d'une perquisition au domicile de Hanning en septembre 2025", note Handelsblatt. La police cherchait à déterminer si sa société de sécurité privée était liée à une tentative présumée d'enlèvement des enfants de la riche héritière allemande Christina Block.

Les enquêteurs auraient alors découvert un support contenant de nombreux documents secrets récents du BND. "La meilleure découverte jamais réalisée" par la police criminelle de Hambourg dans une affaire d'espionnage, selon les sources policières citées par la Süddeutsche Zeitung. Le BND a ensuite examiné les données et ouvert des vérifications internes, avant que le parquet fédéral ne reprenne l'enquête en mai 2026.

Une crise de confiance au pire moment pour le BND

L'affaire dépasse désormais le seul cas d'August Hanning. Le scandale éclate surtout alors que le gouvernement de Friedrich Merz prépare une réforme destinée à accroître les pouvoirs opérationnels du renseignement extérieur. Les accusations surviennent donc à un "moment particulièrement sensible" pour le BND, estime Politico.

L'épisode a également fait réagir la classe politique allemande. "La confiance absolue est la monnaie d'échange du renseignement", affirme le député conservateur Marc Henrichmann dans Handelsblatt. Son collègue Roderich Kiesewetter avertit que lorsque des informations sensibles arrivent "entre des mains étrangères", cela "nuit et met également en danger nos partenaires".

L'actuel patron du BND, Martin Jäger, assure néanmoins qu'"aucun de [ses] objectifs, aucune de [ses] priorités" ne sont remis en cause par l'affaire [Süddeutsche Zeitung]. D'autant que d'importantes menaces continuent de planer sur le pays, selon lui. La veille de l'arrestation, Martin Jäger avertissait que l'Allemagne risquait d'être "entraînée dans un conflit violent avec la Russie", sur fond de "guerre de l'ombre" menée par Moscou [Les Échos]. 

Les autres sujets du jour

Chine

Élargissement

Espagne

Kosovo

Numérique

Protection civile

Royaume-Uni

L’article Allemagne : l'arrestation pour espionnage de l'ancien chef du renseignement fragilise les services secrets du pays est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

06.10.2026 à 12:05

Léa Deseille
img

"Nous ne céderons ni aux intimidations, ni à l'escalade de la Russie, qui ne doit pas se méprendre : le temps joue contre elle", a écrit le président français sur X, lundi 5 octobre. "Emmanuel Macron a dénoncé […] le 'choix irresponsable' de la Russie 'd'intensifier ses frappes contre les infrastructures et les objectifs civils' […]

L’article Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron dénonce le "choix irresponsable" de Moscou alors que les frappes s'intensifient est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2037 mots)
Alors que les frappes russes s'intensifient en Ukraine, le Emmanuel Macron a promis que la France et l'Europe continueront de soutenir Kiev - Crédits : Conseil européen
Alors que les frappes russes s'intensifient en Ukraine, Emmanuel Macron a promis que la France et l'Europe continueraient de soutenir Kiev - Crédits : Conseil européen

"Nous ne céderons ni aux intimidations, ni à l'escalade de la Russie, qui ne doit pas se méprendre : le temps joue contre elle", a écrit le président français sur X, lundi 5 octobre. "Emmanuel Macron a dénoncé […] le 'choix irresponsable' de la Russie 'd'intensifier ses frappes contre les infrastructures et les objectifs civils' en Ukraine, après un échange avec Volodymyr Zelensky", explique France 24.

Ce choix est "en violation des principes les plus fondamentaux du droit international humanitaire", a ajouté Emmanuel Macron, cité par Le Figaro. "La France et l'Europe continueront de prendre leurs responsabilités pour soutenir l'Ukraine et rechercher tous les espaces pour épargner les civils, obtenir une réduction des hostilités et faire progresser l'idée d'une paix juste et durable", a encore écrit le président de la République.

Une intensification des frappes à l'approche de l'hiver

"En réponse à des déclarations du président Volodymyr Zelensky qui avait promis d’accroître les attaques de Kiev contre les raffineries russes" [Le Figaro], "la Russie a annoncé dimanche qu'elle allait 'intensifier' ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes, après avoir visé un pont à Kiev pour le quatrième jour d'affilée" [France 24]. "Des menaces russes susceptibles de réveiller chez les Ukrainiens le spectre, en pire, du terrible hiver de l’an dernier que la population a dû traverser en grelottant" [Le Figaro].

Cette annonce s'est vite inscrite dans la réalité. Lundi, "le président ukrainien Volodymyr Zelensky a condamné une attaque russe 'horrible' contre un navire transportant du maïs en mer Noire" [BBC]. "Le capitaine du navire a été tué lors de la frappe menée par deux drones, a déclaré Zelensky. Un autre marin est porté disparu. Onze membres d'équipage, de nationalité azerbaïdjanaise et indienne, ont été secourus", détaille l'audiovisuel public britannique. Le même jour, "au moins cinq personnes sont mortes […] dans des frappes russes de bombes guidées sur Kharkiv, la deuxième plus grande ville d'Ukraine" [France info].

"La pression russe se fait de plus en plus écrasante à l’approche de l’hiver", constate L'Express. "Depuis l’été, il n’y a pratiquement pas eu un seul jour sans attaque contre les infrastructures énergétiques", a confirmé le Premier ministre ukrainien. "L’Ukraine craint l’arrivée de l’hiver car l’armée russe pourrait être en mesure d’infliger d’importants dégâts aux centrales électriques, comme en 2025, lorsque des millions de personnes [ont] été plongées par moments dans le noir et le froid par des températures glaciales", rappelle Le Parisien.

L'Allemagne renforce son soutien financier à l'Ukraine

"Attaquées de toutes parts, les réserves financières ukrainiennes se réduisent donc dangereusement", écrit L'Express. Face à ce constat, "l'Allemagne a annoncé le 4 octobre un nouveau programme de soutien d'une valeur de plus de 1,3 milliard d'euros (environ 1,46 milliard de dollars) pour l'Ukraine", note The Kyiv Independent.

Lors de sa visite à Kiev le 4 octobre, "[le chancelier Friedrich] Merz a précisé que l'Allemagne financerait la production conjointe de drones conçus pour intercepter les drones à réaction russes, ajoutant que des avancées techniques significatives réalisées ces dernières semaines accéléraient la production" [The Guardian].

Son déplacement "s'est déroulé dans le fracas des explosions, des sirènes d’alarme et des détonations du système de défense aérienne ukrainien" [Le Figaro]. "L'Allemagne ne se laissera pas intimider et maintiendra son soutien à l'Ukraine", a déclaré dimanche le chef du gouvernement allemand.

Cette aide est donc jugée nécessaire alors que la situation budgétaire de l'Ukraine "s’annonce pire encore en 2027", selon L'Express. "Le déficit pourrait atteindre environ 70 milliards d'euros", révèle le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). "Sur ce montant, près de 40 milliards d'euros sont destinés à la défense contre la Russie et 30 milliards d'euros au budget de fonctionnement du pays", poursuit le quotidien allemand.

"Nous sommes prêts à dialoguer, prêts à discuter de la fin de cette guerre", a déclaré le chancelier allemand lors de sa rencontre dimanche avec Volodymyr Zelensky [The Kyiv Independent]. Une reprise des négociations pourrait d'ailleurs avoir lieu plus tôt que prévu. "Le président ukrainien a annoncé dimanche que Washington prévoyait d’organiser des pourparlers trilatéraux avec la Russie et l’Ukraine d’ici fin octobre, pour tenter de relancer les négociations, au point mort depuis plusieurs mois", souligne Le Parisien.

Les autres sujets du jour

Espagne

Mobilisation des lycéens en France

Présidentielle 2027

Relations UE-Chine

Roumanie

L’article Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron dénonce le "choix irresponsable" de Moscou alors que les frappes s'intensifient est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

9 / 12

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞