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24.09.2026 à 13:05

Ugo Bertet
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"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro. Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de […]

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Oslo a annoncé, mercredi 23 septembre, la volonté d'établir une feuille de route afin d'exploiter le premier gisement de terres rares européen - Crédits : Maarten Heerlien / Wikimedia Commons CC-BY-2.0

"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro.

Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de terres rares] est beaucoup plus grand que ce qui avait été estimé précédemment. Selon l'estimation mise à jour, l'étendue des terres rares a été ajustée de 8,8 millions de tonnes en 2024 à 15,9 millions de tonnes en 2025. Le champ peut donc être 80 % plus grand" [Adresseavisen].

Situé à 150 kilomètres au sud-ouest d'Oslo, le gisement recèlerait notamment du néodyme et du praséodyme, "éléments qui entrent dans la composition de 'super aimants' utilisés notamment dans les véhicules électriques, les énergies vertes et la défense", précise Le Temps.

La ministre norvégienne de l'Industrie, Cecilie Myrseth, souhaite accélérer le calendrier, avec un plan d'exploitation attendu d'ici 2028 au plus tard : "nous pensons que c'est possible, même si c'est un calendrier ambitieux", a-t-elle déclaré à Aftenposten.

"Une décision importante"

Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a qualifié cette annonce de "décision importante", précise le quotidien Adresseavisen. "Il est primordial d'augmenter la production en Norvège [pays non membre de l'UE, ndlr] pour accéder aux minéraux critiques à l'avenir, et l'exploitation minière peut également créer des emplois et une nouvelle industrie", poursuit le chef du gouvernement.

Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie, "la valeur des biens et services où les terres rares sont incluses est estimée à 15 000 à 16 000 milliards de NOK", soit autour de 1 400 milliards d'euros. "De grands chiffres qui devraient également augmenter", a précisé la ministre de l'Industrie [E24].

L'annonce a été bien accueillie par l'industrie et les syndicats, mais avec des conditions. La confédération syndicale LO se réjouit que l'État assume un rôle opérationnel, tandis que Norsk Industri, la fédération des industries norvégiennes, demande que le plan soit "suivi de mesures et de moyens" [E24].

Environnement et souveraineté

L'exploitation se heurte toutefois à des "obstacles environnementaux" [Le Temps], qui "ont longtemps retardé le projet" [Euronews]. "Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge du pays, c'est-à-dire menacées, à des degrés divers, de disparition : différents coléoptères saproxyliques, des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses…", énumère Le Figaro.

En réponse, "Rare Earths Norway (REN), la société propriétaire des droits d’extraction, a déclaré que la mine elle-même serait 'invisible', l’extraction et le concassage se déroulant sous terre", en admettant que "des installations de traitement de surface seraient encore nécessaires" [Euronews].

L'enjeu touche aussi à la sécurité des approvisionnements européens. "Indispensables à la transition énergétique et numérique, les terres rares sont définies comme critiques par l’Union européenne qui dépend aujourd’hui de la Chine, poids lourd du secteur, pour ses approvisionnements", relève Le Temps. Aujourd'hui, "environ 70 % des extractions de terres rares ont lieu en Chine", poursuit Adresseavisen. Or "à ce jour, aucun gisement de terres rares n’est en exploitation en Europe" [Le Temps]. Dans ce contexte, REN dit espérer "commencer l'exploitation minière au cours de la première moitié des années 2030", conclut Euronews.

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23.09.2026 à 12:27

Ugo Bertet
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Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus […]

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Texte intégral (2328 mots)
Un accord commercial de principe a été trouvé entre Bruxelles et Manille (ici Ursula von der Leyen rencontrant le président philippin, Ferdinand Marcos Jr., en 2023) - Crédits : Christophe Licoppe - Commission européenne

Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus à un 'accord substantiel'" [Politico].

"Les Philippines, avec leurs 113 millions d'habitants, constituent un marché important pour les exportateurs de l'UE. Les entreprises européennes exportent un nombre particulièrement important de machines, de moyens de transport, de produits pharmaceutiques et d'équipements médicaux", souligne Die Welt.

"L’accord de libre-échange sera probablement conclu en 2027 et signé en 2028. Mais les contours sont particulièrement positifs pour l’UE", résume La Matinale européenne.

"Maintenant, le travail se transforme en finition du travail", a déclaré Šefčovič aux journalistes mardi à Bruxelles. "Nous avons chargé nos équipes de conclure officiellement l’accord dans les mois à venir" [Politico].

Suppression de "plus de 94 % des droits de douane"

Une fois signé, cet accord commercial "supprimera plus de 94 % des droits de douane [et] couvrira plus de 97 % des échanges bilatéraux" [Euronews]. Selon la Commission européenne, "le commerce bilatéral entre l’UE et les Philippines a un potentiel de croissance bien supérieur aux niveaux actuels, qui s’établissent à 17,6 milliards d’euros pour les biens et à 10,3 milliards d’euros pour les services", précise La Matinale européenne.

Pays de l'Indo-Pacifique en forte croissance, cet accord pourrait notamment profiter "aux producteurs européens dans des secteurs comme les équipements de transport, les médicaments, machines-outils, mais aussi les producteurs de porcs, volailles et autres produits laitiers" [BFM Business]. Via cet accord, la Commission vise également "une meilleure protection de sa propriété intellectuelle, avec une 'liste commercialement pertinente d'indications géographiques protégées' […], une coopération renforcée dans les minéraux critiques [ainsi que] des 'engagements ambitieux' en matière environnementale" [Les Échos].

L'annonce de cet 'accord substantiel' a été saluée par la France, "qui a par le passé été sceptique à l’égard des accords commerciaux qui ont exposé son puissant lobby agricole à la concurrence étrangère", rappelle Politico. Selon le ministre du Commerce, Nicolas Forissier, "cette évolution est une bonne nouvelle pour nos entreprises et pour notre commerce", ajoutant que la France restera "vigilante". De plus, "le Copa Cogeca, organisation qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a salué les avancées promises pour les agriculteurs de l'UE" [BFM Business].

Une "moisson" commerciale sans précédent pour Bruxelles

Si l'accord UE-Philippines se confirmait, ce dernier "viendrait s'intégrer dans une politique bien plus ambitieuse de l'Europe", estiment Les Échos. Il intervient, en effet, "plus d'un an après que les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane d'ampleur à de nombreux partenaires commerciaux, déclenchant des mesures de rétorsion et alimentant les tensions dans le commerce mondial" et depuis, "l'Union européenne cherche à nouer de nouveaux liens commerciaux", rappelle Euronews.

"Depuis l'année dernière, il est devenu très clair que le paysage commercial connaît une transformation fondamentale. Et je pense qu'en raison des turbulences sur le marché mondial, […] l'Europe donne l'image d'un partenaire qui tombe à pic", selon Maroš Šefčovič, en précisant que depuis "l'an dernier, [son] téléphone n'arrêtait pas de sonner, et ces coups de fil initiaux se traduisent maintenant par des accords commerciaux bien concrets. […] Nous n'avons jamais réalisé une telle moisson" [BFM Business]. "Face à la Chine et aux États-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique", résume France 24.

Après l'accord politique UE-Mercosur de décembre 2024, signé en janvier 2026 et appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026 pour son accord commercial intérimaire, le commissaire Šefčovič a "confirmé que les discussions sont sur le point d'aboutir pour un traité de libre-échange avec la Thaïlande et que des négociations sont en cours avec la Malaisie" [Les Échos]. Il a également "affirmé vouloir 'conclure avec l'Inde et l'Indonésie' avant la fin de l'année", précise le média économique. Pour le commissaire, "l’Asie du Sud-Est est la région dans laquelle il faut être" [Politico].

Les autres fronts commerciaux de l'UE

"Parallèlement, les Européens poursuivent leurs efforts pour tenter de résoudre à l'amiable leurs déséquilibres commerciaux avec la Chine. Les 27 imputent en grande partie leur déficit commercial colossal avec la Chine (autour d'un milliard d'euros par jour) à des pratiques déloyales de Pékin, qu'ils accusent de détruire des pans entiers de l'industrie européenne", rappelle BFM Business. Le commissaire du Commerce se rendra en Chine les 8 et 9 octobre, afin d'obtenir de Pékin des "résultats crédibles" [La Matinale européenne].

Par ailleurs, "l'Union européenne veut désormais aller plus loin avec certains partenaires [comme avec le] partenariat renforcé annoncé la semaine dernière avec le Canada" en tant que membre associé [Les Échos]. "L'Australie […] et la Nouvelle-Zélande […] pourraient également bénéficier d'un statut spécial, comme proposé récemment par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola", fait savoir le journal économique.

Pour l'heure, concernant l'accord UE-Philippines, au-delà de sa signature, "les deux parties n'ont pas encore convenu de la mise en œuvre et des détails techniques" [Die Welt]. Celui-ci devra ensuite "être approuvé par les États membres et le Parlement européen", conclut le média allemand.

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Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du […]

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Emmanuel Macron et Donald Trump (ici, lors du G7 à Évian en juin dernier) se sont entretenus à New York - Crédits : Daniel Torok / Flickr White House

Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du pétrole".

Emmanuel Macron avait promis de "débattre en toute franchise", soulignent Les Échos, alors que plus tôt dans la journée, le locataire de la Maison-Blanche avait exprimé "de la rancœur à l'égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jugé en partie responsable de la flambée des prix du pétrole" [Le Monde].

Mais "Emmanuel Macron a indiqué que Trump s’était montré 'très réceptif et [qu'ils avaient] pu aborder en détail les deux conflits' d’Ukraine et du Moyen-Orient, 'qui sont évidemment importants pour la paix dans le monde et pour notre sécurité, et qui ont un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français'", rapporte Le Figaro.

"Rouvrir Ormuz"

À la suite de son entretien avec le président américain, Emmanuel Macron a exprimé sa "volonté de rouvrir Ormuz", par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures, et de "libérer des volumes", rapporte La Libre. "Je veux des résultats", a insisté le chef de l'État [Le Monde].

En effet, "le trafic à travers le détroit d'Ormuz reste nettement en dessous des niveaux d'avant-guerre, tandis que les avancées et les attaques des Houthis autour du détroit de Bab el-Mandeb ont ajouté une autre menace pour les routes pétrolières et maritimes commerciales", détaille le Kyiv Post.

Pour contrer la hausse des prix du pétrole, le président français "aurait proposé plusieurs initiatives […], dont une résolution du conseil de sécurité de l'Onu visant à débloquer le détroit d’Ormuz, et une mission de protection des sites pétroliers saoudiens contre les attaques des rebelles Houthis" [Le Figaro]. La sécurisation du détroit pourrait ainsi être assurée par d'autres États, "afin de permettre à Washington et Téhéran de poursuivre leurs discussions sur les autres sujets de contentieux", analyse La Libre.

Du côté de la mer Rouge, face au nouveau front ouvert par les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, la France entend intervenir selon une "approche strictement défensive", précise une source diplomatique citée par Le Monde. "Paris envisage ainsi de contribuer à la sécurisation d'infrastructures énergétiques saoudiennes […] tout en excluant toute participation au conflit armé avec les Houthis", précise le quotidien français.

Dans un message publié sur X, Emmanuel Macron indique que Paris et Washington ont "décidé d'agir ensemble pour résorber les tensions sur les marchés de l'énergie, en protégeant les infrastructures critiques au Moyen-Orient et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz" [Les Échos].

Un moratoire sur les frappes contre le secteur énergétique

Cet entretien a été l'occasion pour Emmanuel Macron de s'assurer du soutien de Donald Trump concernant la guerre en Ukraine, en insistant sur "la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de [missiles] intercepteurs" [France info].

"La France et d'autres membres de la Coalition des volontaires ont fait pression pour des défenses aériennes plus fortes pour l'Ukraine, y compris des missiles intercepteurs supplémentaires" [Kyiv Post].

Le président français a également précisé qu'il avait, avec Donald Trump, "largement exploré les propositions d'un moratoire réciproque sur les frappes liées à l'énergie entre l'Ukraine et la Russie" [Kyiv Post]. "La sauvegarde de l'infrastructure ukrainienne d'électricité et de chauffage reste une priorité essentielle pour la sécurité européenne, à l'approche d'un hiver qui s'annonce difficile", précise le média ukrainien.

"On voit bien qu'aujourd'hui il faut aider le système énergétique ukrainien et la situation dans toute la région", précise Emmanuel Macron, alors que son homologue américain avait estimé, plus tôt dans la journée, que la Russie avait "perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l'Ukraine"[France info].

Quelques heures après son entretien avec Donald Trump, le président Macron a également rencontré Volodymyr Zelensky. À cette occasion, le dirigeant ukrainien "a clairement indiqué que toute désescalade devait être réciproque" [Kyiv Post]. Une rencontre bilatérale avec le président américain est également programmée mardi 22 septembre. "Nous avons accepté de nous rencontrer à New York, et cette rencontre pourrait changer beaucoup. Il y a un élan diplomatique", a indiqué Volodymyr Zelensky, rapporte le média ukrainien.

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