25.09.2026 à 12:04

"Les cloches des églises sonneront littéralement à travers toute la France ce vendredi [25 septembre] matin" [Euronews]. Et pour cause : "le pape effectue [sa] première visite officielle en France depuis 18 ans", poursuit le média européen. "Aucun pape n'a effectué de visite d'État [dans l'Hexagone] depuis Benoît XVI en 2008", rappelle RFI. "À partir […]
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"Les cloches des églises sonneront littéralement à travers toute la France ce vendredi [25 septembre] matin" [Euronews]. Et pour cause : "le pape effectue [sa] première visite officielle en France depuis 18 ans", poursuit le média européen. "Aucun pape n'a effectué de visite d'État [dans l'Hexagone] depuis Benoît XVI en 2008", rappelle RFI.
"À partir de vendredi, Léon XIV passera quatre jours en France, visitant Paris, Lourdes et Metz", détaille la Deutsche Welle, qui évoque une "fièvre papale" en France. "Tous ses événements publics affichent complet depuis des semaines. Les organisateurs prévoient qu'environ un million de personnes se rassembleront dans les rues de Paris samedi pour une messe en plein air géante place de la Concorde", observe le quotidien allemand.
"Vendredi, Léon doit s'adresser au président Emmanuel Macron et à d'autres dirigeants français au palais de l'Élysée, ainsi qu'au personnel du siège de l'Unesco", écrit Cyprus Inform. "Le président n'assistera toutefois à aucune des messes célébrées par le pape, principalement pour éviter d'enfreindre le principe français de stricte séparation de l'État et de la religion", note la BBC.
"Cette visite intervient dans un contexte de désaccords entre les responsables catholiques français et le gouvernement concernant l'inscription en 2024 du droit à l'avortement dans la Constitution française, une première mondiale, et une loi adoptée plus tôt cette année légalisant l'aide médicale à mourir pour les adultes atteints de maladies incurables", souligne Cyprus Inform. Une loi qui s'oppose aux valeurs de "l'Église catholique [qui] enseigne que toute vie humaine est sacrée et s'oppose à l'avortement, à l'aide médicale à mourir et à la peine capitale" [Reuters].
L'attente est grande. "Après un passage en papamobile à travers la foule jusqu'à la cathédrale Notre-Dame vendredi après-midi, le pape Léon XIV sera rejoint dans la soirée par 80 000 jeunes au Stade de France, dans le nord de Paris", rapporte la BBC. Ensuite, il se rendra dans le sud de la France à Lourdes pour y célébrer une messe "avec sept survivants d'abus sexuels commis par des membres du clergé, alors que l'Église catholique continue de faire face à l'héritage des abus au sein de ses institutions et que des voix s'élèvent pour réclamer des comptes", pointe RFI. "Les responsables de l'Église locale espèrent que ce voyage redorera l'image de l'Église" [Reuters].
"Lundi, le pape doit [enfin] s'adresser aux dirigeants de l'UE dans la ville de Metz, avec un discours intitulé 'Aux racines de l'Europe pour la paix et l'unité' [Euronews]. "Le choix de Metz est en lui-même symbolique. Jadis centre de l'Empire carolingien, la ville a changé de langue et d'allégeance à plusieurs reprises au cours des siècles, étant tantôt allemande, tantôt française", rappelle la Deutsche Welle.
"Il rendra hommage à Robert Schuman (1886-1963), père fondateur de l'Union européenne et fervent catholique, aujourd'hui candidat à la béatification" [BBC]. Pour le pape Léon XIV, "l’Europe est une entité réelle qu’il faut préserver et développer au-delà du nationalisme", considère le politologue Olivier Roy, cité par la Deutsche Welle.
"Aujourd'hui, la France s'est sécularisée comme le reste de l'Europe, et moins de la moitié de la population se déclare catholique", rappelle la BBC. Alors, cette visite se présente sans doute comme un défi. "La France est devenue en quelque sorte un terrain d'expérimentation pour les changements qui affectent le catholicisme en Europe occidentale", analyse François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique des religions au sein de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) [RFI]. Puisque l'Europe tient toujours un "rôle clé pour le pape", conclut la Deutsche Welle.
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24.09.2026 à 13:05

"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro. Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de […]
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"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro.
Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de terres rares] est beaucoup plus grand que ce qui avait été estimé précédemment. Selon l'estimation mise à jour, l'étendue des terres rares a été ajustée de 8,8 millions de tonnes en 2024 à 15,9 millions de tonnes en 2025. Le champ peut donc être 80 % plus grand" [Adresseavisen].
Situé à 150 kilomètres au sud-ouest d'Oslo, le gisement recèlerait notamment du néodyme et du praséodyme, "éléments qui entrent dans la composition de 'super aimants' utilisés notamment dans les véhicules électriques, les énergies vertes et la défense", précise Le Temps.
La ministre norvégienne de l'Industrie, Cecilie Myrseth, souhaite accélérer le calendrier, avec un plan d'exploitation attendu d'ici 2028 au plus tard : "nous pensons que c'est possible, même si c'est un calendrier ambitieux", a-t-elle déclaré à Aftenposten.
Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a qualifié cette annonce de "décision importante", précise le quotidien Adresseavisen. "Il est primordial d'augmenter la production en Norvège [pays non membre de l'UE, ndlr] pour accéder aux minéraux critiques à l'avenir, et l'exploitation minière peut également créer des emplois et une nouvelle industrie", poursuit le chef du gouvernement.
Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie, "la valeur des biens et services où les terres rares sont incluses est estimée à 15 000 à 16 000 milliards de NOK", soit autour de 1 400 milliards d'euros. "De grands chiffres qui devraient également augmenter", a précisé la ministre de l'Industrie [E24].
L'annonce a été bien accueillie par l'industrie et les syndicats, mais avec des conditions. La confédération syndicale LO se réjouit que l'État assume un rôle opérationnel, tandis que Norsk Industri, la fédération des industries norvégiennes, demande que le plan soit "suivi de mesures et de moyens" [E24].
L'exploitation se heurte toutefois à des "obstacles environnementaux" [Le Temps], qui "ont longtemps retardé le projet" [Euronews]. "Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge du pays, c'est-à-dire menacées, à des degrés divers, de disparition : différents coléoptères saproxyliques, des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses…", énumère Le Figaro.
En réponse, "Rare Earths Norway (REN), la société propriétaire des droits d’extraction, a déclaré que la mine elle-même serait 'invisible', l’extraction et le concassage se déroulant sous terre", en admettant que "des installations de traitement de surface seraient encore nécessaires" [Euronews].
L'enjeu touche aussi à la sécurité des approvisionnements européens. "Indispensables à la transition énergétique et numérique, les terres rares sont définies comme critiques par l’Union européenne qui dépend aujourd’hui de la Chine, poids lourd du secteur, pour ses approvisionnements", relève Le Temps. Aujourd'hui, "environ 70 % des extractions de terres rares ont lieu en Chine", poursuit Adresseavisen. Or "à ce jour, aucun gisement de terres rares n’est en exploitation en Europe" [Le Temps]. Dans ce contexte, REN dit espérer "commencer l'exploitation minière au cours de la première moitié des années 2030", conclut Euronews.
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23.09.2026 à 12:27

Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus […]
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Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus à un 'accord substantiel'" [Politico].
"Les Philippines, avec leurs 113 millions d'habitants, constituent un marché important pour les exportateurs de l'UE. Les entreprises européennes exportent un nombre particulièrement important de machines, de moyens de transport, de produits pharmaceutiques et d'équipements médicaux", souligne Die Welt.
"L’accord de libre-échange sera probablement conclu en 2027 et signé en 2028. Mais les contours sont particulièrement positifs pour l’UE", résume La Matinale européenne.
"Maintenant, le travail se transforme en finition du travail", a déclaré Šefčovič aux journalistes mardi à Bruxelles. "Nous avons chargé nos équipes de conclure officiellement l’accord dans les mois à venir" [Politico].
Une fois signé, cet accord commercial "supprimera plus de 94 % des droits de douane [et] couvrira plus de 97 % des échanges bilatéraux" [Euronews]. Selon la Commission européenne, "le commerce bilatéral entre l’UE et les Philippines a un potentiel de croissance bien supérieur aux niveaux actuels, qui s’établissent à 17,6 milliards d’euros pour les biens et à 10,3 milliards d’euros pour les services", précise La Matinale européenne.
Pays de l'Indo-Pacifique en forte croissance, cet accord pourrait notamment profiter "aux producteurs européens dans des secteurs comme les équipements de transport, les médicaments, machines-outils, mais aussi les producteurs de porcs, volailles et autres produits laitiers" [BFM Business]. Via cet accord, la Commission vise également "une meilleure protection de sa propriété intellectuelle, avec une 'liste commercialement pertinente d'indications géographiques protégées' […], une coopération renforcée dans les minéraux critiques [ainsi que] des 'engagements ambitieux' en matière environnementale" [Les Échos].
L'annonce de cet 'accord substantiel' a été saluée par la France, "qui a par le passé été sceptique à l’égard des accords commerciaux qui ont exposé son puissant lobby agricole à la concurrence étrangère", rappelle Politico. Selon le ministre du Commerce, Nicolas Forissier, "cette évolution est une bonne nouvelle pour nos entreprises et pour notre commerce", ajoutant que la France restera "vigilante". De plus, "le Copa Cogeca, organisation qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a salué les avancées promises pour les agriculteurs de l'UE" [BFM Business].
Si l'accord UE-Philippines se confirmait, ce dernier "viendrait s'intégrer dans une politique bien plus ambitieuse de l'Europe", estiment Les Échos. Il intervient, en effet, "plus d'un an après que les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane d'ampleur à de nombreux partenaires commerciaux, déclenchant des mesures de rétorsion et alimentant les tensions dans le commerce mondial" et depuis, "l'Union européenne cherche à nouer de nouveaux liens commerciaux", rappelle Euronews.
"Depuis l'année dernière, il est devenu très clair que le paysage commercial connaît une transformation fondamentale. Et je pense qu'en raison des turbulences sur le marché mondial, […] l'Europe donne l'image d'un partenaire qui tombe à pic", selon Maroš Šefčovič, en précisant que depuis "l'an dernier, [son] téléphone n'arrêtait pas de sonner, et ces coups de fil initiaux se traduisent maintenant par des accords commerciaux bien concrets. […] Nous n'avons jamais réalisé une telle moisson" [BFM Business]. "Face à la Chine et aux États-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique", résume France 24.
Après l'accord politique UE-Mercosur de décembre 2024, signé en janvier 2026 et appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026 pour son accord commercial intérimaire, le commissaire Šefčovič a "confirmé que les discussions sont sur le point d'aboutir pour un traité de libre-échange avec la Thaïlande et que des négociations sont en cours avec la Malaisie" [Les Échos]. Il a également "affirmé vouloir 'conclure avec l'Inde et l'Indonésie' avant la fin de l'année", précise le média économique. Pour le commissaire, "l’Asie du Sud-Est est la région dans laquelle il faut être" [Politico].
"Parallèlement, les Européens poursuivent leurs efforts pour tenter de résoudre à l'amiable leurs déséquilibres commerciaux avec la Chine. Les 27 imputent en grande partie leur déficit commercial colossal avec la Chine (autour d'un milliard d'euros par jour) à des pratiques déloyales de Pékin, qu'ils accusent de détruire des pans entiers de l'industrie européenne", rappelle BFM Business. Le commissaire du Commerce se rendra en Chine les 8 et 9 octobre, afin d'obtenir de Pékin des "résultats crédibles" [La Matinale européenne].
Par ailleurs, "l'Union européenne veut désormais aller plus loin avec certains partenaires [comme avec le] partenariat renforcé annoncé la semaine dernière avec le Canada" en tant que membre associé [Les Échos]. "L'Australie […] et la Nouvelle-Zélande […] pourraient également bénéficier d'un statut spécial, comme proposé récemment par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola", fait savoir le journal économique.
Pour l'heure, concernant l'accord UE-Philippines, au-delà de sa signature, "les deux parties n'ont pas encore convenu de la mise en œuvre et des détails techniques" [Die Welt]. Celui-ci devra ensuite "être approuvé par les États membres et le Parlement européen", conclut le média allemand.
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