10.09.2026 à 13:16

Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - […]
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Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - où, dans quelle direction et quelle voie la Serbie va", a-t-il précisé.
Cette décision intervient après que le Premier ministre, Đuro Macut, a appelé lundi à la tenue de nouvelles élections, dans le but "d'apaiser les tensions au sein de la société [serbe]" [Politico].
Et pour cause. Le pays est traversé depuis novembre 2024 par un "vaste mouvement de protestation né de l'effondrement d'un auvent dans la gare de Novi Sad, dans le nord du pays" [France 24]. "Cet accident, qui a fait 16 morts, a provoqué la colère de centaines de milliers de citoyens, emmenés par un mouvement étudiant, qui y voyaient le résultat de la corruption qui gangrène [le pays]", poursuit le média français.
"L’opposition accuse également Vučić et ses alliés de violence contre les opposants politiques, des liens avec la criminalité organisée et la restriction de la liberté des médias" [Die Zeit], accusations que rejette le président serbe.
"Dirigeant nationaliste, Aleksandar Vučić, 56 ans, est au pouvoir en tant que Premier ministre ou comme président depuis plus d’une décennie" [Le Monde]. "Son parti, le Parti progressiste serbe, est classé comme conservateur de droite et populiste de droite", souligne Die Zeit. Élu président en 2017, et réélu en 2022, Vučić a récemment affirmé "qu’il allait démissionner aussitôt après avoir officiellement convoqué les législatives, pour se lancer dans la campagne, laissant entrevoir son ambition de revenir au poste de Premier ministre" [Le Monde]. Il pourrait ainsi conserver le pouvoir, "quel que soit son titre officiel", analyse Die Zeit.
Ces dernières semaines, le président serbe a parcouru la Serbie pour "rencontrer des citoyens et parler des projets économiques et de leurs besoins" [France 24]. Le gouvernement a par ailleurs annoncé "une enveloppe de 980 millions d'euros qui seront distribués […] à plusieurs catégories de citoyens, pour répondre à la crise énergétique et à la hausse des prix" avec, comme premiers bénéficiaires, "les retraités, les vétérans de guerre et certaines catégories sociales".
Face à ce que l'opposition considère comme une "'campagne électorale' avant l'heure" [France 24], les étudiants ont annoncé qu'ils présenteraient leur propre liste au scrutin.
Le président Vučić a estimé, pendant son allocution de mercredi, que "la Serbie a choisi une bonne voie européenne, mais en préservant en même temps les amitiés traditionnelles, la fierté nationale et la dignité" [Politika].
Candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2012, la Serbie "piétine en raison de réformes jugées insuffisantes en matière d'État de droit ainsi que des tensions persistantes avec le Kosovo" [Le Figaro], ce qui inclut notamment "la mise en place des conditions nécessaires à la tenue d'élections libres et équitables" [Die Zeit]. La Serbie entretient également des "liens étroits avec la Russie", qu'elle refuse de sanctionner depuis 2022 et la guerre d'agression russe en Ukraine.
Cette même semaine, des milliers de personnes se sont rassemblées pour assister aux funérailles du criminel de guerre Ratko Mladic. "Condamné à la prison à perpétuité par un tribunal de l'ONU pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, Ratko Mladić a été inhumé lundi à Belgrade avec les honneurs militaires et en présence de représentants du gouvernement" [Deutsche Welle]. Un événement qui a indigné Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ayant qualifié ces images de "choquantes".
Les élections législatives anticipées du 25 octobre prochain pourraient "mettre le modèle de Vučić à l’épreuve" [Deutsche Welle]. Toutefois, "l’opposition politique en Serbie reste fragile" et personne "ne s'attend à ce qu'une seule élection suffise à redresser les institutions serbes ou à modifier fondamentalement les relations du pays avec l'UE", conclut le média allemand.
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09.09.2026 à 12:39

Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest]. De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les […]
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Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest].
De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les missiles balistiques tirés presque quotidiennement par la Russie sur l’Ukraine, et que Kiev peine à abattre, faute d’intercepteurs", explique Le Temps. "Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cesse de réclamer l’aide de ses alliés pour lui en fournir davantage, mais la guerre en Iran a lourdement ponctionné les stocks disponibles", poursuit le journal suisse.
"Je salue l’accord des États membres sur la dérogation accordée à l’Ukraine pour acheter des matériels cruciaux pour les systèmes de défense aérienne Patriot", a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, citée par Sud-Ouest. Kiev va pouvoir "utiliser la prochaine tranche du prêt européen, d’un montant de 3,2 milliards d’euros, 'pour mieux protéger son ciel des attaques russes indiscriminées'", a confirmé la cheffe de l'exécutif européen [Le Temps].
"C'est la première fois que Kiev est autorisée à mobiliser ce prêt pour acheter des intercepteurs Patriot fabriqués aux États-Unis, face à une pénurie critique de munitions antiaériennes ukrainiennes", indique le quotidien régional L'Indépendant.
Car "l’une des conditions apportées à l’octroi de ce prêt de 90 milliards d’euros est la priorité donnée à l’achat d’équipements fabriqués en Europe", commente la RTBF. Or "le système de défense antiaérienne Samp-T NG, de fabrication franco-italienne, est encore peu disponible pour l’instant", poursuit le média belge.
Au total, "l'Ukraine s'apprête à se procurer environ 1 000 missiles Patriot au cours des prochaines années, avec l'aide de ses alliés et grâce [au] prêt de l'Union européenne, a déclaré mardi" le nouveau ministre ukrainien de la Défense, Ievgueniï Khmara [The Guardian].
Toutefois, la plupart de ces missiles "ne pouvant être livrés que dans les années à venir, [le pays en guerre avec la Russie] appelle […] ses alliés à lui fournir dès à présent des moyens de défense antiaérienne provenant de leurs propres stocks, en échange de missiles plus performants issus de ces contrats dans le futur" [RTBF]. Kiev affirme "avoir besoin de 300 missiles intercepteurs Patriot pour se défendre pendant l’hiver", relaie The Guardian.
En réponse à l'appel de l'Ukraine, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a promis à la suite d'une réunion virtuelle du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine (une organisation rassemblant une cinquantaine de pays), mardi 8 septembre, "d'envoyer des missiles pour le système de défense antiaérienne Patriot provenant du stock de la Bundeswehr [l'armée allemande] à l'Ukraine" [La Dépêche]. Le ministre allemand n'a cependant "pas précisé le nombre de systèmes concernés ni évoqué de calendrier", souligne TFI Info.
"J'appelle tous les membres du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine à examiner leurs propres stocks et à effectuer des livraisons similaires", a également déclaré Boris Pistorius, cité par La Dépêche.
Berlin emboîte ainsi le pas de Londres, le secrétaire d’État britannique à la Défense, Wes Streeting, ayant annoncé le même jour que "le Royaume-Uni consacrerait 100 millions de livres sterling (116 millions d’euros) au renforcement des capacités de défense aérienne de l'Ukraine cet hiver, notamment grâce à des Patriot" [Agence Europe] mais aussi des "munitions de gros calibre et des drones" [TFI Info].
De leur côté, "la France et l'Italie accélèrent pour mettre à disposition de l'Ukraine leurs systèmes de défense aérienne SAMP/T", car la situation devient critique compte tenu de "la recrudescence attendue des attaques russes cet hiver" [Les Échos]. "Les Européens qui participent au mécanisme Purl de l'Otan pour acquérir des armes pour l'Ukraine, promettent toutefois de livrer à temps", relate le quotidien français.
Hier encore, Vladimir Poutine et Donald Trump "se sont entretenus une heure par téléphone" avec pour objectif "de relancer les tentatives des États-Unis - au point mort depuis longtemps - d’arrêter les combats via de nouvelles discussions en face-à-face entre les deux belligérants", informe 20 Minutes.
Le chef d’État russe a indiqué au président américain "que la Russie n’avait aucune 'visée agressive' à l’égard de l’Europe" [Le Monde]. Il a toutefois "régulièrement affirmé que son armée progressait sur l’ensemble du champ de bataille et que la conquête de la totalité de la région du Donbass, dans l’Est, n’était qu’une question de temps", rappelle Le Parisien.
Volodymyr Zelensky a déclaré "que des négociateurs russes, ukrainiens et américains pourraient se réunir dès ce mois-ci pour discuter d’une issue pacifique", selon 20 Minutes, "mais la Russie s’est montrée plus réservée, estimant lundi qu’il était 'trop tôt' pour parler concrètement d’une telle rencontre".
Selon Le Monde qui cite l’agence Bloomerg, "le président russe n’a montré aucun signe d’assouplissement lors des discussions avec les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner" le week-end dernier. "Moscou entendrait, au contraire, intensifier ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, en pariant sur une position plus favorable au printemps", analyse le journal français.
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08.09.2026 à 12:04

"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien. "L'Europe fait un […]
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"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien.
"L'Europe fait un choix : celui d'être plus présente et plus impliquée au Groenland et dans l'Arctique", a indiqué la présidente de la Commission européenne après avoir dévoilé un programme d'investissement de 200 millions d'euros en faveur de l'île. À travers la signature d'une déclaration commune et de ce nouveau programme, Ursula von der Leyen entend ainsi "renforcer [la] présence politique, économique et sécuritaire [de l'UE] dans l'Arctique", relève Politico.
Côté groenlandais, le rapprochement est aussi accueilli favorablement. Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen estime que l'UE s'est montrée non seulement comme un partenaire important, mais aussi comme un "ami loyal et digne de confiance", rapporte le journal danois Politiken.
L'aide européenne, mise en place dans le cadre de la stratégie "Global Gateway", devrait se traduire par des projets dans trois domaines clés : "la connectivité, l'énergie propre et les matières premières critiques", énumère Deutsche Welle. "Et bien sûr, davantage d'opportunités pour la population du Groenland", a ajouté Ursula von der Leyen.
Concrètement, ces fonds devraient permettre "d'améliorer les connexions internet, de développer l'hydroélectricité ou encore de soutenir la pêche et l'éducation", détaille ABC News. "Le logement, les petites entreprises et le tourisme durable" devraient également en bénéficier, complète la chaîne américaine.
Cette nouvelle relation doit s'inscrire dans la durée. En plus des 200 millions d'euros (environ 1,5 milliard de couronnes danoises) annoncés lundi, la présidente de la Commission "a promis de doubler le soutien de l'UE pour le porter à 530 millions d'euros (un peu moins de 4 milliards de couronnes danoises) d'ici 2034", note Politiken.
Pour ABC News, "l'Union européenne cherche à rassurer un Groenland inquiet en lui promettant un partenariat renforcé et des centaines de millions d'euros d'investissements, après les menaces répétées du président américain Donald Trump de prendre le contrôle de l'île". Le média américain rappelle que les Européens accordent "une attention accrue" à l'île arctique depuis que le pensionnaire de la Maison-Blanche "insiste pour que les États-Unis prennent le contrôle de l'île pour des raisons de sécurité".
Ces menaces n'ont pas disparu. Hier encore, "Donald Trump a publié […] sur son réseau Truth Social une carte représentant une grande partie de l’Amérique du Nord et des Caraïbes sous les couleurs du drapeau américain" [Le Figaro]. "Le visuel englobe notamment le Groenland, Cuba, […] l’Islande [et même] plusieurs territoires français, dont la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon".
"Sans prononcer le nom du président américain", Ursula von der Leyen a fait directement référence aux précédentes déclarations du président américain, affirme RFI. "C'est aux habitants du Groenland et du Danemark de décider de l'avenir du Groenland. À personne d'autre", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.
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