29.10.2026 à 12:11

"L’Union européenne a reculé sur son offre d’ouvrir des pourparlers avec le Canada pour en faire un 'membre associé' à la suite de désaccords entre ses États membres, au moment même où s’ouvre un sommet UE-Canada à Montréal", relève The Guardian. Cette proposition avait été faite par "la présidente de la Commission, Ursula von der […]
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"L’Union européenne a reculé sur son offre d’ouvrir des pourparlers avec le Canada pour en faire un 'membre associé' à la suite de désaccords entre ses États membres, au moment même où s’ouvre un sommet UE-Canada à Montréal", relève The Guardian.
Cette proposition avait été faite par "la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors de son discours sur l'état de l'Union au Parlement européen", le 16 septembre dernier [Euronews]. Une annonce qui avait pris "certains pays de l'UE au dépourvu", souligne Politico.
Alors que Bruxelles et Ottawa "cherchent à réduire leur dépendance économique et stratégique envers les États-Unis et la Chine" [RTL], l'UE a, pour l'heure, "abandonné toute mention d'adhésion associée dans le dernier projet de déclaration commune qui doit être adopté à l'issue du sommet", note Euronews.
Contrairement à une adhésion classique, ce statut "pourrait permettre à un pays extérieur de participer étroitement à certaines politiques européennes sans devenir membre à part entière de l’Union" [RTL]. "Les contours de cette association restent [toutefois] à définir", complète la radio française. À son arrivée à Montréal, Ursula von der Leyen a pourtant encore utilisé cette terminologie. "Nous avons une nouvelle ambition : rapprocher le Canada […] en tant que membre associé de l’UE", a écrit la présidente de la Commission sur ses réseaux sociaux, ajoutant : "Montréal, nous sommes sur le point d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire commune" [CBC].
Cependant, "au lieu d’annoncer un programme de travail sur le développement de 'l’adhésion associée'", le projet de déclaration commune précise que les deux parties "travailleraient à définir, d’ici le sommet UE-Canada de 2027, le concept d’une association toujours plus étroite entre le Canada et l’UE", écrit The Guardian. Bien que ce projet doive "encore être approuvé définitivement" [Politico], la mention de 'membre associé' en a disparu.
"Un groupe de pays, dont l’Allemagne, la Grèce et la France", a mené cette opposition [Politico], Berlin l’ayant même qualifiée de "ligne rouge", souligne CBC. "Personne n’a été consulté sur l’adhésion associée en dehors du personnel le plus proche de Von der Leyen, semble-t-il", a déclaré un diplomate [The Guardian]. Pour autant, le désaccord "porte surtout sur la forme de ce rapprochement, plus que sur son principe", puisque "pour Paris, le problème ne réside pas dans le rapprochement avec Ottawa mais dans les conséquences d’un tel précédent", note RTL.
Le statut de 'membre associé' avait déjà été évoqué pour d'autres États. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait "précédemment proposé un statut similaire pour l’Ukraine" [Euronews], une proposition elle aussi "rejetée", rappelle The Guardian. Berlin fait désormais valoir que cette formule devrait être "réservée en tant qu’étape intermédiaire aux pays candidats potentiels […], notant que le statut n’a pas d’ancrage formel dans les traités actuels de l’UE", écrit le quotidien britannique. Appliquer cette expression au Canada "pourrait brouiller la distinction entre association durable et étape préparatoire à l’adhésion", estime RTL.
De son côté, le Premier ministre canadien, Mark Carney, privilégie l’idée d’une 'alliance pour l’avenir', "une formule plus souple destinée à rassurer l’opposition", précise RTL. Le chef du gouvernement a déclaré que son pays "n’avait aucun intérêt à rejoindre officiellement l’UE", note The Guardian. "Peu importe les dénominations ou la terminologie exactes […], l'essentiel réside dans l'impact [que ce rapprochement] aura sur le quotidien des Canadiens", a affirmé Mark Carney [CBC].
Alors que "les divergences concernent surtout la nature juridique et politique de la future alliance" [RTL], le débat autour du statut de 'membre associé' pourrait dépasser le seul cas canadien. La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, avait également suggéré que l’Australie et la Nouvelle-Zélande "puissent elles aussi devenir des membres associés de l’UE", rapporte France info. Une "proposition que les intéressés n’ont toutefois pas vraiment reprise à leur compte", conclut le média français.
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28.10.2026 à 12:08

"Un projet de loi 'antidémocratique'", cite Reuters. "Érigé comme une 'urgence' face aux violences du 17 octobre, le projet de loi "casseurs-payeurs" a été adopté et nettement élargi mercredi [28 octobre] au Sénat" [La Libre]. "Le texte contenait à l’origine cinq articles et avait été élaboré à l’été 2025, après les débordements qui avaient suivi […]
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"Un projet de loi 'antidémocratique'", cite Reuters. "Érigé comme une 'urgence' face aux violences du 17 octobre, le projet de loi "casseurs-payeurs" a été adopté et nettement élargi mercredi [28 octobre] au Sénat" [La Libre].
"Le texte contenait à l’origine cinq articles et avait été élaboré à l’été 2025, après les débordements qui avaient suivi le sacre européen du PSG", rappelle Euronews. "Un texte qui se veut une réponse aux scènes de casse devenues récurrentes dans les manifestations françaises", explique Le Temps. "Après les pillages du 17 octobre, le Sénat l’a durci et y a ajouté une vingtaine de dispositions" [Euronews].
"Ce texte législatif prévoit qu'une personne participant à une manifestation pourrait être tenue de payer jusqu'à 10 000 euros pour les dommages et actes de vandalisme, même si elle n'en est pas directement responsable, si elle manifestait à proximité ou au sein du même groupe que les auteurs des dégradations", détaille The Guardian.
Cette loi crée le principe d'une "solidarité financière pour les auteurs directs et indirects des dégradations commises en groupe", complète Euronews. Selon le gouvernement, ce texte va dans le "'bon sens', face à 'l'urgence' de répondre par la loi aux dégradations des derniers jours, avec plus de 2 500 commerces touchés selon le décompte des chambres de commerce et d'industrie en France", note La Libre.
"Elle autorise en outre l'État à saisir les prestations sociales des personnes condamnées, ou celles de leurs parents si elles sont mineures, afin de contribuer au paiement des frais", précise Reuters. "Les allocations familiales, les aides personnelles au logement et le RSA pourront également [faire l'objet d'une saisie] sur le fondement de ce texte" [Le Quotidien]. "Après avoir envisagé d'atténuer cette mesure lors d'un vote à main levée, les sénateurs l'ont finalement durcie au cours d'une deuxième délibération, intégrant aussi [ces] prestations sociales", note le média italien Giornale Roma.
"Le projet de loi a suscité des critiques de la part d'organisations de défense des droits humains, notamment Amnesty International, et d'experts juridiques, qui avertissent qu'il pourrait porter atteinte au principe de responsabilité individuelle et au droit de manifester", souligne The Local. "Les critiques estiment que contraindre une personne à payer pour un dommage qu'elle n'a pas personnellement causé pourrait porter atteinte à la présomption d'innocence et menacer le droit de manifester", poursuit le site d'information anglophone. "Dans une lettre ouverte au Monde, des syndicats de gauche et la Ligue française des droits de l'homme ont écrit : 'Cette loi injuste, qui constitue une grave atteinte à la liberté de manifester, doit être abandonnée, sous peine de risquer un grave recul pour l'état de droit'", ajoute The Guardian.
Un argument rejeté par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. "Ce que change ce projet de loi, c’est que nous créons une responsabilité conjointe et non collective", a-t-il déclaré sur le plateau de TF1 [Reuters]. Ce dernier "s'est 'félicité' du vote des sénateurs, estimant qu'ils avaient 'considérablement enrichi' le texte gouvernemental", écrit La Libre. "Le Sénat l’a adopté dans la nuit à 229 voix contre 105, avec le soutien du Rassemblement national", détaille Le Quotidien. "Il est désormais transmis à l’Assemblée nationale, où son examen promet d’autres discussions électriques, en l’absence de majorité", poursuit le média.
Emmanuel Macron est désormais "accusé par les syndicats de tenter de restreindre le droit fondamental français de manifester", analyse The Guardian. "Les manifestations de rue, considérées comme un moyen fondamental pour les citoyens de se faire entendre auprès de l'État, ont régulièrement servi à exprimer leurs critiques face aux changements législatifs, qu'il s'agisse de la réforme des retraites ou de la légalisation du mariage homosexuel", rappelle le quotidien britannique. "Les restrictions adoptées au cours d'un mandat peuvent rester en vigueur après un changement de gouvernement", souligne le média espagnol ElPlural, à six mois de l'élection présidentielle française.
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27.10.2026 à 12:09

"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour […]
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"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour succéder à António Guterres, "qui achève le 31 décembre prochain son deuxième mandat à la tête d’une institution minée par les crises et les divisions" [La Croix].
L'idée "peut paraître folle à première vue", mais Viktor Orbán constitue "le candidat Maga conservateur idéal", résume un officiel américain interrogé par le Wall Street Journal. "Ses positions anti-immigration, ses affrontements avec Bruxelles ou encore ses atteintes à l'état de droit rendent en effet l'ex-chef du gouvernement nationaliste très Trump-compatible", complètent Les Échos. Autre argument dans le sens de cette candidature : "la Russie et la Chine seraient favorables à cette idée" et Viktor Orbán "pourrait faire office de candidat commun" [Wall Street Journal].
De son côté, l'ancien chef du gouvernement hongrois, battu lors des élections législatives en avril dernier, "serait favorable à cette idée, mais ne veut pas se porter candidat tant qu'il n'est pas certain de l'emporter", affirme le quotidien tchèque iDnes.
Pour être désigné à ce poste, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité. "À cela s'ajoute néanmoins la nécessité d'éviter un veto que peuvent émettre les membres permanents. À savoir : la Russie, la Chine, les États-Unis, mais surtout la France et le Royaume-Uni", explique L'Express. "Ces deux derniers pays disposeraient alors d'un pouvoir considérable qu'ils n'ont pas l'habitude de faire valoir à l'ONU, cherchant habituellement à ne pas froisser les autres puissances".
Le processus de nomination d'un nouveau secrétaire général semble pour l'instant dans l'impasse. "Aucun nom n'a pour l'instant bénéficié du nombre de voix nécessaires pour envisager une succession crédible à António Guterres. Lana Nusseibeh, ancienne ambassadrice des Émirats arabes unis auprès de l'ONU, s'est lancée mais sa candidature est critiquée", constate Libération. "Reste à savoir si le nouveau vote indicatif prévu le 28 octobre permettra de dégager un favori clair" parmi les cinq prétendants [Les Échos].
Dans ce contexte, certains pays n'excluent donc pas une nouvelle candidature. "Il n'y a pas de restrictions, nous n'excluons pas l'apparition d'autres candidats", indique Aleksandr Alimov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par HVG. Le média hongrois rappelle toutefois que la direction de l'institution internationale obéit généralement à un principe informel de rotation géographique : "selon ce principe, c'est cette fois à un représentant de l'Amérique latine et des Caraïbes d'occuper le poste de secrétaire général".
La rumeur a pour le moment suscité peu de réactions officielles, à l'exception de celle de Donald Tusk. "Il y a peu, il était candidat à la présidence de la Commission européenne. Cela me semble tout aussi drôle que cette première rumeur", a ironisé le Premier ministre polonais, en référence à une fausse information diffusée précédemment [Politico].
"Plutôt habituée à avoir à sa tête des profils de diplomates chevronnés, la nomination de Viktor Orbán chamboulerait l'institution internationale", note Libération. Le quotidien rappelle que "depuis plusieurs années, l'ONU est déjà profondément fragilisée par la réduction considérable de son budget, la multiplication de conflits auxquels elle semble ne plus savoir faire face et le manque d'efficacité de son Conseil de sécurité".
Dans ce contexte difficile pour l'organisation, une potentielle candidature de Viktor Orbán interroge. Le média hongrois 24.hu résume ainsi le problème : "un homme politique national aussi clivant peut-il devenir le plus important diplomate du monde ?".
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