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13.10.2026 à 12:23

Ugo Bertet
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"Andy Burnham a appelé à faire évoluer les relations entre le Royaume-Uni et l'UE, à l'approche du sommet prévu le [20 novembre] prochain. Devant le Parlement, le Premier ministre britannique a estimé que le maintien du statu quo ne répondait plus aux intérêts du pays et a plaidé pour l'ouverture d'un débat sur l'avenir des […]

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Texte intégral (1930 mots)
Le sommet UE-Royaume-Uni, initialement prévu en juillet, se tiendra à Bruxelles, le 20 novembre prochain - Crédits : Lauren Hurley / Flickr No 10 Downing Street CC BY-NC-ND 4.0

"Andy Burnham a appelé à faire évoluer les relations entre le Royaume-Uni et l'UE, à l'approche du sommet prévu le [20 novembre] prochain. Devant le Parlement, le Premier ministre britannique a estimé que le maintien du statu quo ne répondait plus aux intérêts du pays et a plaidé pour l'ouverture d'un débat sur l'avenir des relations avec Bruxelles", relève Euronews.

Face aux députés britanniques, Andy Burnham a affirmé que "la Grande-Bretagne devrait engager un 'dialogue sérieux' sur l’avenir de ses relations avec l’UE", détaille Le Figaro. "À chaque étape, le public britannique sera le patron, et il est clair que l'opinion publique soutient actuellement une approche pragmatique comme celle que je suggère", a ajouté le locataire du n° 10 [BBC].

Depuis son arrivée à Downing Street en juillet dernier, le Premier ministre britannique "a à plusieurs reprises affiché son intention de rapprocher le Royaume-Uni de l'UE et a récemment affirmé qu'un retour dans le bloc faisait partie des options envisagées pour l'avenir du pays" [Euronews]. Le mois dernier, Andy Burnham avait même déclaré que "le Brexit avait 'fait plus de mal que de bien' et que le Royaume-Uni avait besoin d'une stratégie claire sur sa relation de long terme avec Bruxelles", rappelle le média paneuropéen.

Un sommet pour relancer la coopération avec Bruxelles

Andy Burnham a indiqué que le sommet UE-Royaume-Uni se concentrerait sur "la stimulation de la croissance et le contrôle de l’immigration illégale", avec également d’autres sujets "sur la table", tels que l'alimentation, l’interconnexion des systèmes énergétiques ou encore l’échange de quotas d’émission [Euronews]. Ce sommet de "relance" doit mettre fin à “des mois d'incertitude” entre Londres et Bruxelles [The Guardian].

Le Premier ministre britannique estime que ces accords pourraient "faire gagner quelque 10 milliards de livres par an à l’économie britannique, d’ici à 2040", souligne Le Figaro. "À l'heure actuelle, des camions entiers de plantes ou de produits frais peuvent être détruits en raison d’un simple tampon manquant ou d’un léger retard administratif", rappelle Andy Burnham [BBC].

Plusieurs points restent toutefois sensibles. La mobilité des jeunes est "la question la plus épineuse […] les deux parties [étant] en désaccord sur les chiffres globaux, ainsi que les frais de scolarité que les étudiants paieraient dans les universités britanniques" [The Guardian]. Andy Burnham a également reconnu que l’initiative européenne Made in Europe, qui vise à favoriser les produits et entreprises européens dans certains secteurs stratégiques, "présentait des 'risques' pour l'industrie britannique". Le Premier ministre souhaite parvenir à "un arrangement qui fonctionne à la fois pour le Royaume-Uni et l'UE", précise le quotidien britannique. Mais ce rapprochement avec Bruxelles ravive aussi les tensions politiques à Londres. "Des responsables de droite au Royaume-Uni accusent le Parti travailliste de vouloir rouvrir le débat, jugé clivant, sur le Brexit". Tandis que la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch, a affirmé qu’Andy Burnham était "en train de 'défaire' l’accord de retrait avec l’UE" [Euronews].

Une ingérence russe lors du vote sur le Brexit ?

La veille, dans le podcast The Rest is Politics, Andy Burnham avait relancé le débat sur l'ingérence russe dans le référendum de 2016, dont l'ampleur et l'effet sur le résultat restent discutés. "En arrivant à Downing Street, j’ai posé la question suivante : y a-t-il eu une ingérence de la Russie dans le référendum de 2016 ? Et j’ai obtenu une réponse claire : oui, il y en a eu une", avait-il déclaré [Le Figaro].

Andy Burnham n'a en revanche "donné aucune précision sur les preuves étayant ses déclarations" [L'Express], tandis que Moscou a toujours nié toute ingérence en dénonçant une "hystérie antirusse", souligne Le Figaro. Le ministre des Affaires étrangères, Stephen Doughty, a de son côté affirmé qu'il était clair que "la Russie avait tenté d’interférer mais avait échoué", rapporte The Guardian.

"Andy Burnham est le premier dirigeant britannique à affirmer publiquement l’existence d’une ingérence russe dans le vote de 2016", relève Libération. "Je pense que cela aidera les électeurs allemands et français à comprendre qu'une partie de cette politique est orchestrée par nos ennemis, à savoir la Russie", a justifié le Premier ministre [L'Express].

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12.10.2026 à 12:05

Léa Deseille
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"Va t-on vers un vrai répit ?", se questionnent Les Échos. Dimanche 11 octobre, "Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie" [The Guardian]. Cette trêve "est instauré[e] immédiatement dans le conflit russo- ukrainien. Les deux parties ont donné leur accord. Ne le rompez pas !'", a écrit le président américain […]

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À seulement trois semaines des élections de mi-mandat, Donald Trump tente le tout pour tout pour faire baisser le prix de l'essence aux Etats-Unis et gagner des électeurs - Crédits : Maison-Blanche
À seulement trois semaines des élections de mi-mandat, Donald Trump tente le tout pour tout pour faire baisser le prix de l'essence aux États-Unis et gagner des électeurs - Crédits : Maison-Blanche / Flickr

"Va t-on vers un vrai répit ?", se questionnent Les Échos. Dimanche 11 octobre, "Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie" [The Guardian]. Cette trêve "est instauré[e] immédiatement dans le conflit russo- ukrainien. Les deux parties ont donné leur accord. Ne le rompez pas !'", a écrit le président américain sur Truth Social, complète le média britannique.

Mais cet accord aurait été négocié "sans que Kiev n’en ait été informé", assure Le Monde, provoquant la "surprise" du président ukrainien Volodymyr Zelensky [Les Échos]. Et ce dernier d'ajouter : "si les Russes acceptent un cessez-le-feu concernant les infrastructures énergétiques, l'Ukraine l'acceptera. Si le président Trump l'a négocié avec Poutine, qu'on nous dise simplement quand le cessez-le-feu entre en vigueur. Nous sommes prêts et nous l'accepterons'" [Les Échos].

Un accord énergétique jugé illégal

Cette nouvelle annonce américaine fait suite à un accord inédit entre la Russie et les États-Unis. "Le président américain Donald Trump [avait indiqué] vendredi [9 octobre] avoir négocié la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou", explique France info.

Concrètement, le département du Trésor des États-Unis a autorisé la livraison de diesel russe "jusqu'en avril 2027 'afin de permettre l'approvisionnement du marché mondial'. Un accord voulu par le président américain pour essayer de noyer le mécontentement des Américains face à la hausse du prix du diesel", jugent Les Échos.

Or "des élus démocrates et républicains ont mis en cause dimanche 11 octobre la légalité de [cette mesure], affirmant que cela contrevenait à une loi du Congrès américain", alerte Libération. "'La décision du président Trump d'autoriser les importations de diesel russe aux États-Unis va directement à l'encontre de la loi', ont estimé sept sénateurs, dont quatre appartenant au Parti républicain, faisant référence à une loi adoptée par le Congrès en 2022 après l'invasion russe de l'Ukraine et qui interdit l'importation d'énergie russe'", précise France info.

De son côté, le gouvernement américain refuse cette interprétation. "Sachez que toute personne au Congrès qui prétend […] que cela nous est interdit se trompe", a affirmé le secrétaire au Trésor, Scott Bessent [Libération].

Les frappes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent

La solidité de l'accord sur le diesel russe annoncé par Donald Trump est donc limitée, tout comme l'efficacité de la trêve sur les infrastructures énergétiques négociée dimanche soir. Après l'annonce de Trump, "Moscou s’est gardé, pour l’heure, du moindre commentaire", remarque Le Monde. Puis, "des attaques russes ont touché des centrales électriques à Kharkiv et à Kiev après que Trump a annoncé un cessez-le-feu énergétique immédiat, a déclaré Volodymyr Zelensky" dimanche soir [The Kyiv Post].

De son côté, l'Union européenne s'est dit prête à "soutenir une trêve des frappes sur les infrastructures énergétiques entre la Russie et l’Ukraine 'dès qu’elle tiendra'", selon les mots de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas [Le Figaro].

Les dernières négociations de Donald Trump ne s'appliqueraient donc pas réellement, alors qu'elles sont décisives pour lui. Elles interviennent "à moins d'un mois d'élections de mi-mandat cruciales pour la suite de son [bail] à la Maison-Blanche" [La Libre].

Dans les derniers sondages, la cote de popularité du milliardaire est au plus bas et le coût de la vie est affiché comme la principale priorité des électeurs. "Il a affirmé que cette mesure permettrait de faire baisser les prix des carburants aux niveaux mondial et national", ajoute The Guardian. "Le premier sujet pour Trump, ce sont les midterms et le prix du diesel aux États-Unis. Il est prêt à tout pour montrer qu'il privilégie les intérêts nationaux américains", conclut Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie-Eurasie de l'Institut français des relations internationales, interrogée par Les Échos.

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09.10.2026 à 12:32

Manon Mazuir
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Énième tentative pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Des pourparlers américano-ukrainiens vont se tenir [ce] vendredi et samedi à Miami" en Floride, explique France 24. "La délégation ukrainienne doit rencontrer demain aux États-Unis Jared Kushner", le gendre du président américain agissant en qualité de médiateur inofficiel, "ainsi que Steve Witkoff", l'émissaire spécial, a […]

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Volodymyr Zelensky et Donald Trump, lors de leur rencontre bilatérale en marge du sommet de l'Otan à Ankara le 8 juillet 2026 - Crédits : Daniel Torok / Flickr Maison-Blanche
Volodymyr Zelensky et Donald Trump, lors de leur rencontre bilatérale en marge du sommet de l'Otan à Ankara le 8 juillet 2026 - Crédits : Daniel Torok / Maison-Blanche

Énième tentative pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Des pourparlers américano-ukrainiens vont se tenir [ce] vendredi et samedi à Miami" en Floride, explique France 24.

"La délégation ukrainienne doit rencontrer demain aux États-Unis Jared Kushner", le gendre du président américain agissant en qualité de médiateur inofficiel, "ainsi que Steve Witkoff", l'émissaire spécial, a déclaré jeudi Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a dit "compter également sur la participation d’une équipe européenne" [Le Figaro].

Les Européens ont cette fois été invités autour de la table. "Les États-Unis ont convié les conseillers à la sécurité nationale de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan, à se joindre à des discussions avec l’Ukraine" [Ouest-France].

L'équipe ukrainienne sera composée "du chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, Kyrylo Boudanov, de l'ex-ministre de la Défense [aujourd'hui chef du renseignement extérieur, ndlr] Roustem Oumerov et de deux autres hauts responsables, Serguiï Kyslytsia et David Arakhamia", précisent Les Échos. Côté américain, outre Jared Kushner et Steve Witkoff, "des représentants du conseil de sécurité national et du ministère des Finances américain participeront" également aux discussions, indique le quotidien.

"Nouvelles idées"

Les pourparlers porteront sur de "nouvelles idées" avancées par les États-Unis pour mettre fin au conflit avec la Russie, en particulier des "propositions de garanties de sécurité pour l’Ukraine" et "un projet de prospérité pour l’après-guerre", ont précisé des responsables américains cités par le journal belge Le Soir.

"Les efforts de médiation américains étaient au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en février mais ont repris ces dernières semaines", contextualise Ouest-France.

"Pour Washington, les inquiétudes autour de l'arrivée de l'hiver et de l'approvisionnement en énergie plaident en faveur d'une reprise des discussions", expliquent Les Échos. "Les Européens ont fait part aux États-Unis de leurs préoccupations face aux coûts élevés de l’énergie et aux autres répercussions financières majeures de la guerre en Ukraine", a indiqué un haut responsable américain cité par Le Figaro. Et d'ajouter : "ils sont tous nerveux à l'arrivée de l'hiver" […]. Les États-Unis essaient donc de jouer les médiateurs avec pour objectif d'aboutir à une proposition commune" [The Kyiv Post].

"Aucune perspective immédiate" de sommet

"Jared Kushner et Steve Witkoff s'étaient rendus en septembre à Moscou et à Kiev mais les pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n'ont toujours pas recommencé", rappelle Le Figaro. À cet égard, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a jugé jeudi que "l'impasse" actuelle dans laquelle se trouvait le conflit était "très dangereuse". "L'un des camps, ou les deux, vont intensifier ce qu'ils font pour tenter de briser l'adversaire", a-t-il estimé [France 24].

La réponse du chef d'État ukrainien ne s'est pas fait attendre : "on ne peut pas, d’un côté, négocier avec les Russes au sujet de futurs projets économiques, tout en affirmant de l’autre que nous nous trouvons dans une sorte d’impasse diplomatique", a-t-il opposé [Deutsche Welle]. Côté russe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi "qu’il partageait l’analyse de Rubio, ajoutant qu’il ne voyait aucune perspective immédiate d’un sommet tripartite entre le président russe Vladimir Poutine, Zelensky et Trump".

Une proposition de cessez-le-feu sur les infrastructures énergétiques 

D'après Le Monde, "un cessez-le-feu partiel portant sur les infrastructures énergétiques et les exportations de céréales" figure parmi les pistes dessinées par Washington. Une solution également envisagée par "l'Ukraine et ses alliés européens" : après plusieurs semaines infructueuses de frappes ukrainiennes destinées à faire chavirer l'économie russe, ceux-ci "plaident désormais pour un cessez-le-feu dans le secteur énergétique et en mer".  

À ce stade, les Occidentaux se heurtent à l'opposition de Vladimir Poutine, qui "avait [déjà] rejeté la semaine dernière une telle idée" [TF1 info]. Toutefois, Steve Witkoff et Jared Kushner "pourraient se rendre à Moscou d’ici à la fin du mois pour de nouveaux entretiens avec Vladimir Poutine" [Le Monde]. "Malgré le scepticisme qui règne à Kiev quant aux perspectives d’une percée, un responsable ukrainien a [fait valoir] que les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis et l’intérêt de la Russie pour un allègement des sanctions pourraient inciter Poutine à accepter une forme de cessez-le-feu" [The Kyiv Post].

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