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30.09.2026 à 12:42

Manon Mazuir
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"Emmanuel Macron au chevet de l'Europe", entame France info. "En visite d’État de deux jours en Espagne [mardi 29 et mercredi 30 septembre, ndlr], le président français a consacré une partie de son intervention à l’Université Complutense à la 'fatigue démocratique' qui touche selon lui le continent" [20 Minutes]. Le chef de l'État a livré […]

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Texte intégral (2362 mots)
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre Pedro Sánchez partagent des positions communes sur de nombreux sujets européens. Ici les deux dirigeants réunis à Paris le 13 juillet 2026 - Crédits : Jorge Villar / Flickr La Moncloa - Gouvernement espagnol CC BY-NC-ND 4.0
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre Pedro Sánchez partagent des positions communes sur de nombreux sujets européens. Ici les deux dirigeants réunis à Paris le 13 juillet 2026 - Crédits : Jorge Villar / Flickr La Moncloa - Gouvernement espagnol CC BY-NC-ND 4.0

"Emmanuel Macron au chevet de l'Europe", entame France info. "En visite d’État de deux jours en Espagne [mardi 29 et mercredi 30 septembre, ndlr], le président français a consacré une partie de son intervention à l’Université Complutense à la 'fatigue démocratique' qui touche selon lui le continent" [20 Minutes].

Le chef de l'État a livré mardi à Madrid "ses recettes pour répondre à la crise démocratique et la montée des 'extrêmes'", poursuit France info. Alors que se rapproche la fin du second mandat d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen est donnée "favorite dans les sondages pour lui succéder et les forces aux deux extrémités de l’échiquier politique dépassent ensemble 55 % des intentions de vote", contextualise 20 Minutes. En Espagne aussi, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, "fragilisé par des affaires judiciaires et confronté à une grave crise du logement, est menacé à quelques mois des législatives par une hypothétique alliance entre la droite et l'extrême droite", analyse France 24.

Crise démocratique européenne

Selon Emmanuel Macron, "cette crise démocratique a commencé avec la désindustrialisation car 'on n'a plus tenu la promesse' d'une économie qui permettrait à tous de 'vivre mieux'" [France 24]. "Cela s'est aggravé avec la 'crise démographique' que les Européens ont rééquilibré 'par l'immigration', ce qui a 'bousculé' le 'consensus' dans leurs sociétés" [France info].

Il a également affirmé, comme le rapporte 20 Minutes, que "la complexité des décisions [dans les démocraties] et la multiplication des contre-pouvoirs alimentent aussi une crise 'd’efficacité' qui 'crée une fascination pour les régimes autoritaires'". Cette situation a favorisé, selon lui, "l’émergence de forces 'démagogiques' proposant des solutions 'beaucoup plus rapides', mais 'simplistes'", relate le média français.

Le chef de l'État a aussi pointé "le rôle des réseaux sociaux et de leurs algorithmes" [20 Minutes] et le "pouvoir croissant accumulé par les entreprises technologiques", appelant à "réhumaniser" les réseaux sociaux [El País] et à "'reprendre le contrôle' de ces plateformes et de l'intelligence artificielle" [France 24]. Ce thème est l'une des dernières batailles du président français, "qui espère, avant de quitter le pouvoir en mai, interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, malgré les obstacles juridiques - un objectif partagé par Pedro Sánchez, pour les moins de 16 ans", commente L'Indépendant. "C'est une bataille européenne", a-t-il lancé dans l'amphithéâtre [France info].

Renforcer les liens franco-espagnols

Mais alors que "cette visite avait précisément pour objectif affiché de resserrer les liens entre les deux pays", elle a coïncidé avec le rejet mardi soir par le Sénat espagnol, dominé par la droite, de "la ratification du traité d'amitié et de coopération avec la France" [Euronews]. "Ce vote porte un coup dur au traité, signé en janvier 2023 par Pedro Sánchez et Emmanuel Macron et déjà ratifié par la France en 2025", décrypte le média européen.

L'objet du litige ? "Un article prévoyant qu'un membre du gouvernement d'un des deux pays soit invité au Conseil des ministres de l'autre au moins une fois tous les trois mois", renseigne BFM TV. Pourtant, la justice espagnole, saisie sur ce point, avait estimé le 23 septembre "que le traité d'amitié franco-espagnol était bien constitutionnel", relève la chaîne d'information française.

Malgré ce camouflet, le président français et le roi Felipe VI ont participé dans la matinée du mercredi à "un forum économique franco-espagnol, en présence de nombreux chefs d’entreprise" [Le Télégramme].

Le média espagnol ABC rappelle que "la France est le premier partenaire commercial de l’Espagne au monde et le troisième qui alloue plus d’investissements […] au pays. En outre, ils partagent des liens importants en termes de sécurité et de défense et aussi d’immigration".

Un allié espagnol face aux enjeux européens

"Le programme d'Emmanuel Macron se [poursuit également aujourd'hui] avec sa rencontre avec Pedro Sánchez au palais de la Moncloa". La réunion de mi-journée doit permettre "d'aborder les questions relevant de l'agenda bilatéral, européen et international" [Euronews].

Le président français "a assuré sur X vouloir 'renforcer notre souveraineté européenne et notre agenda de compétitivité", en investissant "dans notre avenir, par un budget européen à la hauteur des enjeux et doté de nouvelles ressources propres" [L'Indépendant].

"En pleines négociations [sur le budget pluriannuel] au sein de l’Union européenne, il espère trouver un allié à Madrid face à l’opposition de plusieurs pays, dont l’Allemagne, à une trop forte augmentation de ce budget, et sur la possibilité de recourir à l’emprunt commun", souligne Le Télégramme.

"Les deux dirigeants, arrivés au pouvoir entre 2017 et 2018, partagent un positionnement pro-européen sans avoir affiché une grande intimité", relate 20 Minutes. "Ils se sont aussi récemment retrouvés sur la reconnaissance d'un État de Palestine et leur opposition à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, même si la gauche française reproche au président de ne pas être aussi ferme que le dirigeant espagnol" [L'Indépendant].

À l'Université Complutense, le président français a prévenu : "malgré un 'réveil' depuis le Covid, la guerre en Ukraine et le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, [le Vieux Continent] est 'trop lent' face à la Chine et aux États-Unis, 'qui pour la première fois de leur histoire sont deux immenses puissances hostiles à l'idée européenne'" [France 24].

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29.09.2026 à 13:14

Ugo Bertet
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La cheffe des sociaux-démocrates suédois, Magdalena Andersson, "a annoncé lundi [28 septembre] lors d'une conférence de presse avoir échoué à former un nouveau gouvernement", annoncent Les Échos. À cette occasion, l'ancienne Première ministre (2021-2022) a constaté qu'elle n'avait "actuellement aucune possibilité" d'y parvenir [Le Monde]. "À l’origine de la décision d’Andersson se trouve un conflit […]

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Texte intégral (1769 mots)
Après dix jours de tractations, Magdalena Andersson a renoncé à former un gouvernement en Suède. - Crédits : Conseil européen

La cheffe des sociaux-démocrates suédois, Magdalena Andersson, "a annoncé lundi [28 septembre] lors d'une conférence de presse avoir échoué à former un nouveau gouvernement", annoncent Les Échos. À cette occasion, l'ancienne Première ministre (2021-2022) a constaté qu'elle n'avait "actuellement aucune possibilité" d'y parvenir [Le Monde].

"À l’origine de la décision d’Andersson se trouve un conflit avec un allié potentiel de coalition : le Parti de gauche suédois a annoncé son vote en faveur du candidat des Modérés à la présidence du Parlement", Andreas Norlén [La Matinale européenne]. Un choix qui a permis à ce dernier d'être réélu lundi, au détriment de "la candidate des sociaux-démocrates, Johanna Haraldsson", observe Le Monde.

"Une nouvelle constellation"

À la tête de "l'opposition de gauche, composée des sociaux-démocrates, du Parti de gauche, des Verts et des centristes" [Le Monde], Magdalena Andersson avait "remporté une majorité étroite avec 176 sièges au Parlement" lors des législatives du 13 septembre, contre 173 pour la droite menée par le Premier ministre sortant, Ulf Kristersson [Die Zeit]. Une courte avance qui avait conduit "à la démission de ce dernier", rappelle Politico. La cheffe de file des sociaux-démocrates a alors été chargée il y a 10 jours "de former un gouvernement" [Les Échos].

Prenant acte de la décision du Parti de gauche de ne pas soutenir sa candidate, Magdalena Andersson a renvoyé ce dernier à ses responsabilités. "Le Parti de gauche s'est allié aux Modérés" formant ainsi une "nouvelle constellation", a affirmé l'ancienne Première ministre, jugeant alors logique que l'un de ces partis "ait la possibilité d'entamer des consultations" pour tenter à son tour de former un gouvernement [Expressen].

La cheffe du Parti de gauche, Nooshi Dadgostar, a toutefois rejeté cette lecture, niant "avoir formé un nouveau bloc avec les Modérés" [Politico]. Elle justifie son vote en qualifiant Norlén de président "apolitique et impartial", souligne Le Monde. Surtout, le Parti de gauche "se méfie des sociaux-démocrates, qu'il soupçonne de vouloir former un gouvernement sans sa participation", analyse le journal du soir.

Ulf Kristersson pourrait être rappelé

Andreas Norlén "rencontrera mercredi individuellement les leaders de chaque parti, avant d'annoncer à qui sera confié le prochain mandat de former une coalition. L'option la plus probable est le Premier ministre sortant, Ulf Kristersson, leader des Modérés", explique La Matinale européenne.

Le chef des Modérés devrait alors "rallier les centristes à sa cause", mais sa promesse d'intégrer au gouvernement "le parti d'extrême droite les Démocrates suédois risquerait néanmoins de lui compliquer la tâche", observent Les Échos. Magdalena Andersson, elle, "semble déterminée à reprendre les négociations comme Premier ministre désigné, une fois que Kristersson aura échoué", note La Matinale européenne.

"Former une coalition gouvernementale, en Suède, peut prendre du temps", rappelle Le Monde. Le record date de janvier 2019, avec "134 jours d'attente après les législatives du 9 septembre 2018", alors qu'en 2022, Ulf Kristersson avait réuni la droite et l'extrême droite "en 37 jours seulement". "On a l'impression de se diriger à nouveau vers un scénario comme en 2018 où il n'y avait pas de majorité claire", conclut Marius Perrin, chercheur à Sciences Po cité par Les Échos.

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28.09.2026 à 12:01

Léa Deseille
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"Il rend son tablier", écrit France info. "Figure dominante de la scène politique serbe depuis plus de 14 ans, le président Aleksandar Vučić a annoncé dimanche [27 septembre] sa démission", poursuivent Les Échos. Ainsi, il met "fin à son second et dernier mandat de cinq ans et [ouvre] la voie à des élections présidentielles anticipées" […]

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 Le président serbe Aleksandar Vučić lors d'une conférence de presse à l'occasion de la visite du président du Conseil européen, António Costa, début juin à Belgrade - Crédits : Conseil européen
Le président serbe Aleksandar Vučić lors d'une conférence de presse à l'occasion de la visite du président du Conseil européen, António Costa, début juin à Belgrade - Crédits : Conseil européen

"Il rend son tablier", écrit France info. "Figure dominante de la scène politique serbe depuis plus de 14 ans, le président Aleksandar Vučić a annoncé dimanche [27 septembre] sa démission", poursuivent Les Échos. Ainsi, il met "fin à son second et dernier mandat de cinq ans et [ouvre] la voie à des élections présidentielles anticipées" [El Mundo].

"'Je démissionne de mes fonctions de président', a déclaré M. Vučić devant le palais présidentiel, où ses partisans scandaient son nom. Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l’Assemblée nationale'", a-t-il ajouté, rapporte la RTBF.

Le poste de Premier ministre dans son viseur

"Il effectuait son deuxième mandat et aurait dû quitter ses fonctions en mai 2027", explique la Deutsche Welle. "Conformément à la Constitution serbe, la présidente sortante du Parlement, Ana Brnabić, assurera l'intérim de la présidence jusqu'à l'élection d'un nouveau président. L'élection présidentielle devra se tenir dans un délai de 90 jours, la campagne électorale durant entre 30 et 60 jours", note Reuters.

"Cet homme de 56 ans, lié au nationalisme serbe […] domine la vie politique [du pays] depuis plus d'une décennie", rappelle la Deutsche Welle. "Il est devenu Premier ministre en 2014, avant d'être élu président pour un premier mandat en 2017" [BBC]. Il n'était "pas autorisé à briguer un troisième mandat présidentiel" [The Guardian]. Désormais "son objectif : se présenter au poste de Premier ministre lors des élections législatives prévues en octobre", expose France info.

La Serbie bousculée par des protestations étudiantes depuis deux ans

"Début septembre, Vučić a appelé à la tenue d'élections anticipées en octobre, invoquant de 'graves turbulences sur la scène politique intérieure'", écrit la Deutsche Welle. "Le gouvernement de ce dirigeant populiste a été miné par la colère suscitée par des allégations de négligence dans la gestion des finances publiques", juge la BBC.

"C’est l’effondrement du toit de la gare de Novi Sad, faisant 16 victimes, qui a déclenché la colère contre le gouvernement en 2024", rappelle l'audiovisuel britannique. "Les étudiants ont exigé que justice soit faite après cette tragédie. Leur lutte pour la justice et contre la corruption s'est transformée en un puissant mouvement qui tentera de destituer le SNS (Parti progressiste serbe) après 14 ans au pouvoir", pointe The Guardian. "La tenue d'élections anticipées était une revendication clé" du mouvement [Les Échos].

Insuffisant pour tempérer l'ambition d'Aleksandar Vučić. "'Je veux me présenter comme un homme ordinaire, comme l'un des membres du peuple', a-t-il déclaré. Il dirige désormais la liste électorale de son parti populiste de droite", citent Les Échos. "En Serbie, le Premier ministre est formellement plus puissant que le président, mais Vučić a tout de même joué un rôle prépondérant durant ses deux mandats de cinq ans, présidant parfois les sessions gouvernementales et annonçant systématiquement toutes les décisions et tous les projets importants", analyse The Guardian.

Des dizaines de personnes graciées avant sa démission

"Sa candidature au poste de Premier ministre est perçue comme une tentative de conserver une position clé et d'améliorer les chances de son parti face au mouvement étudiant", observe The Guardian. Juste avant de quitter son poste, il a fait plusieurs actions en faveur du mouvement étudiant. "Dimanche, Vučić a déclaré avoir accordé l'amnistie et la grâce à 49 personnes, dont 12 militants et 11 de ses propres partisans, qui avaient été arrêtées ou jugées en lien avec les manifestations", dénombre Reuters.

Un acte qui s'inscrit dans une dynamique de campagne plus profonde. "Ces dernières semaines, Vučić a parcouru le pays, ses déplacements étant retransmis en direct par les médias pro-gouvernementaux. Il a inauguré de nouvelles routes, distribué des aides financières et des médicaments à prix réduit, et rendu visite aux électeurs à leur domicile", conclut The Guardian.

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