23.09.2026 à 12:27

Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus […]
L’article Accord UE-Philippines : Bruxelles poursuit sa stratégie de diversification commerciale est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Deux ans et demi après la reprise des négociations, "la Commission européenne a annoncé [mardi 22 septembre] un accord de libre-échange avec les Philippines", relèvent Les Échos. Dans un communiqué conjoint, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et la ministre philippine du Commerce et de l’Industrie, Maria Cristina Aldeguer-Roque, ont déclaré "qu’ils étaient parvenus à un 'accord substantiel'" [Politico].
"Les Philippines, avec leurs 113 millions d'habitants, constituent un marché important pour les exportateurs de l'UE. Les entreprises européennes exportent un nombre particulièrement important de machines, de moyens de transport, de produits pharmaceutiques et d'équipements médicaux", souligne Die Welt.
"L’accord de libre-échange sera probablement conclu en 2027 et signé en 2028. Mais les contours sont particulièrement positifs pour l’UE", résume La Matinale européenne.
"Maintenant, le travail se transforme en finition du travail", a déclaré Šefčovič aux journalistes mardi à Bruxelles. "Nous avons chargé nos équipes de conclure officiellement l’accord dans les mois à venir" [Politico].
Une fois signé, cet accord commercial "supprimera plus de 94 % des droits de douane [et] couvrira plus de 97 % des échanges bilatéraux" [Euronews]. Selon la Commission européenne, "le commerce bilatéral entre l’UE et les Philippines a un potentiel de croissance bien supérieur aux niveaux actuels, qui s’établissent à 17,6 milliards d’euros pour les biens et à 10,3 milliards d’euros pour les services", précise La Matinale européenne.
Pays de l'Indo-Pacifique en forte croissance, cet accord pourrait notamment profiter "aux producteurs européens dans des secteurs comme les équipements de transport, les médicaments, machines-outils, mais aussi les producteurs de porcs, volailles et autres produits laitiers" [BFM Business]. Via cet accord, la Commission vise également "une meilleure protection de sa propriété intellectuelle, avec une 'liste commercialement pertinente d'indications géographiques protégées' […], une coopération renforcée dans les minéraux critiques [ainsi que] des 'engagements ambitieux' en matière environnementale" [Les Échos].
L'annonce de cet 'accord substantiel' a été saluée par la France, "qui a par le passé été sceptique à l’égard des accords commerciaux qui ont exposé son puissant lobby agricole à la concurrence étrangère", rappelle Politico. Selon le ministre du Commerce, Nicolas Forissier, "cette évolution est une bonne nouvelle pour nos entreprises et pour notre commerce", ajoutant que la France restera "vigilante". De plus, "le Copa Cogeca, organisation qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a salué les avancées promises pour les agriculteurs de l'UE" [BFM Business].
Si l'accord UE-Philippines se confirmait, ce dernier "viendrait s'intégrer dans une politique bien plus ambitieuse de l'Europe", estiment Les Échos. Il intervient, en effet, "plus d'un an après que les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane d'ampleur à de nombreux partenaires commerciaux, déclenchant des mesures de rétorsion et alimentant les tensions dans le commerce mondial" et depuis, "l'Union européenne cherche à nouer de nouveaux liens commerciaux", rappelle Euronews.
"Depuis l'année dernière, il est devenu très clair que le paysage commercial connaît une transformation fondamentale. Et je pense qu'en raison des turbulences sur le marché mondial, […] l'Europe donne l'image d'un partenaire qui tombe à pic", selon Maroš Šefčovič, en précisant que depuis "l'an dernier, [son] téléphone n'arrêtait pas de sonner, et ces coups de fil initiaux se traduisent maintenant par des accords commerciaux bien concrets. […] Nous n'avons jamais réalisé une telle moisson" [BFM Business]. "Face à la Chine et aux États-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique", résume France 24.
Après l'accord politique UE-Mercosur de décembre 2024, signé en janvier 2026 et appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026 pour son accord commercial intérimaire, le commissaire Šefčovič a "confirmé que les discussions sont sur le point d'aboutir pour un traité de libre-échange avec la Thaïlande et que des négociations sont en cours avec la Malaisie" [Les Échos]. Il a également "affirmé vouloir 'conclure avec l'Inde et l'Indonésie' avant la fin de l'année", précise le média économique. Pour le commissaire, "l’Asie du Sud-Est est la région dans laquelle il faut être" [Politico].
"Parallèlement, les Européens poursuivent leurs efforts pour tenter de résoudre à l'amiable leurs déséquilibres commerciaux avec la Chine. Les 27 imputent en grande partie leur déficit commercial colossal avec la Chine (autour d'un milliard d'euros par jour) à des pratiques déloyales de Pékin, qu'ils accusent de détruire des pans entiers de l'industrie européenne", rappelle BFM Business. Le commissaire du Commerce se rendra en Chine les 8 et 9 octobre, afin d'obtenir de Pékin des "résultats crédibles" [La Matinale européenne].
Par ailleurs, "l'Union européenne veut désormais aller plus loin avec certains partenaires [comme avec le] partenariat renforcé annoncé la semaine dernière avec le Canada" en tant que membre associé [Les Échos]. "L'Australie […] et la Nouvelle-Zélande […] pourraient également bénéficier d'un statut spécial, comme proposé récemment par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola", fait savoir le journal économique.
Pour l'heure, concernant l'accord UE-Philippines, au-delà de sa signature, "les deux parties n'ont pas encore convenu de la mise en œuvre et des détails techniques" [Die Welt]. Celui-ci devra ensuite "être approuvé par les États membres et le Parlement européen", conclut le média allemand.
L’article Accord UE-Philippines : Bruxelles poursuit sa stratégie de diversification commerciale est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
22.09.2026 à 13:11

Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du […]
L’article Ukraine, Moyen-Orient, énergie…Ce qu'il faut retenir de l'entretien "très constructif" entre Emmanuel Macron et Donald Trump est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Lundi 21 septembre, Emmanuel Macron et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une discussion d'environ une demi-heure qualifiée de "très constructive" par le président français [France info] qui "a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump pour lutter contre l'envolée des prix du pétrole".
Emmanuel Macron avait promis de "débattre en toute franchise", soulignent Les Échos, alors que plus tôt dans la journée, le locataire de la Maison-Blanche avait exprimé "de la rancœur à l'égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jugé en partie responsable de la flambée des prix du pétrole" [Le Monde].
Mais "Emmanuel Macron a indiqué que Trump s’était montré 'très réceptif et [qu'ils avaient] pu aborder en détail les deux conflits' d’Ukraine et du Moyen-Orient, 'qui sont évidemment importants pour la paix dans le monde et pour notre sécurité, et qui ont un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français'", rapporte Le Figaro.
À la suite de son entretien avec le président américain, Emmanuel Macron a exprimé sa "volonté de rouvrir Ormuz", par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures, et de "libérer des volumes", rapporte La Libre. "Je veux des résultats", a insisté le chef de l'État [Le Monde].
En effet, "le trafic à travers le détroit d'Ormuz reste nettement en dessous des niveaux d'avant-guerre, tandis que les avancées et les attaques des Houthis autour du détroit de Bab el-Mandeb ont ajouté une autre menace pour les routes pétrolières et maritimes commerciales", détaille le Kyiv Post.
Pour contrer la hausse des prix du pétrole, le président français "aurait proposé plusieurs initiatives […], dont une résolution du conseil de sécurité de l'Onu visant à débloquer le détroit d’Ormuz, et une mission de protection des sites pétroliers saoudiens contre les attaques des rebelles Houthis" [Le Figaro]. La sécurisation du détroit pourrait ainsi être assurée par d'autres États, "afin de permettre à Washington et Téhéran de poursuivre leurs discussions sur les autres sujets de contentieux", analyse La Libre.
Du côté de la mer Rouge, face au nouveau front ouvert par les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, la France entend intervenir selon une "approche strictement défensive", précise une source diplomatique citée par Le Monde. "Paris envisage ainsi de contribuer à la sécurisation d'infrastructures énergétiques saoudiennes […] tout en excluant toute participation au conflit armé avec les Houthis", précise le quotidien français.
Dans un message publié sur X, Emmanuel Macron indique que Paris et Washington ont "décidé d'agir ensemble pour résorber les tensions sur les marchés de l'énergie, en protégeant les infrastructures critiques au Moyen-Orient et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz" [Les Échos].
Cet entretien a été l'occasion pour Emmanuel Macron de s'assurer du soutien de Donald Trump concernant la guerre en Ukraine, en insistant sur "la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de [missiles] intercepteurs" [France info].
"La France et d'autres membres de la Coalition des volontaires ont fait pression pour des défenses aériennes plus fortes pour l'Ukraine, y compris des missiles intercepteurs supplémentaires" [Kyiv Post].
Le président français a également précisé qu'il avait, avec Donald Trump, "largement exploré les propositions d'un moratoire réciproque sur les frappes liées à l'énergie entre l'Ukraine et la Russie" [Kyiv Post]. "La sauvegarde de l'infrastructure ukrainienne d'électricité et de chauffage reste une priorité essentielle pour la sécurité européenne, à l'approche d'un hiver qui s'annonce difficile", précise le média ukrainien.
"On voit bien qu'aujourd'hui il faut aider le système énergétique ukrainien et la situation dans toute la région", précise Emmanuel Macron, alors que son homologue américain avait estimé, plus tôt dans la journée, que la Russie avait "perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l'Ukraine"[France info].
Quelques heures après son entretien avec Donald Trump, le président Macron a également rencontré Volodymyr Zelensky. À cette occasion, le dirigeant ukrainien "a clairement indiqué que toute désescalade devait être réciproque" [Kyiv Post]. Une rencontre bilatérale avec le président américain est également programmée mardi 22 septembre. "Nous avons accepté de nous rencontrer à New York, et cette rencontre pourrait changer beaucoup. Il y a un élan diplomatique", a indiqué Volodymyr Zelensky, rapporte le média ukrainien.
L’article Ukraine, Moyen-Orient, énergie…Ce qu'il faut retenir de l'entretien "très constructif" entre Emmanuel Macron et Donald Trump est apparu en premier sur Touteleurope.eu.
21.09.2026 à 12:03

"Il y a beaucoup de choses difficiles à prévoir en Russie. Le résultat de cette élection n'en faisait pas partie", entame la BBC. Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a "sans surprise remporté les élections législatives russes, dimanche 20 septembre" [France info]. "Ces législatives, les premières depuis le début de l'offensive à grande échelle […]
L’article En Russie, le parti de Vladimir Poutine remporte "sans surprise" les élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Il y a beaucoup de choses difficiles à prévoir en Russie. Le résultat de cette élection n'en faisait pas partie", entame la BBC. Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a "sans surprise remporté les élections législatives russes, dimanche 20 septembre" [France info].
"Ces législatives, les premières depuis le début de l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine en 2022, [visaient] à renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement russe", contextualise BFM TV, qui précise qu'"elles se sont aussi déroulées dans les territoires d'Ukraine occupés et annexés par la Russie".
"Selon les derniers résultats provisoires de la Commission électorale centrale russe, portant sur 83,52 % des procès-verbaux, Russie unie recueille 57,82 % des voix sur les listes nationales. Le Parti communiste arrive loin derrière avec 13,84 %, suivi du Parti libéral-démocrate (LDPR) avec 8,77 % et enfin du parti Nouvelles Personnes avec 7,07 %", égrène Euronews. "Les résultats définitifs [seront] annoncés au plus tôt le 25 septembre", précise the Kyiv Post.
"La formation au pouvoir semble en passe de nettement améliorer son score de 2021 (49,8 %) et elle est, selon les projections de l'agence Tass [agence de presse nationale de Russie], d'ores et déjà assurée de conserver sa majorité des deux tiers des députés siégeant à la Douma, permettant de modifier la constitution" [Courrier international].
Côté participation, selon Euronews, celle-ci "s'établit ce lundi à près de 57 %, un niveau supérieur à celui de 2021, lorsque 51,72 % des électeurs avaient voté". "Les territoires annexés de l’est de l’Ukraine, qui participaient pour la première fois aux législatives, ont connu une forte participation et massivement voté pour le parti de Vladimir Poutine", rapporte Le Figaro.
"Grâce à un appareil d’État fondé sur la répression électorale et la répression de la liberté d’expression, 'Russie unie' était en position de l’emporter" [The Kyiv Independent]. Face au parti du Kremlin, "seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine ont été autorisées à concourir. Le seul parti frontalement opposé à la guerre, Iabloko, avait été écarté", fait valoir Courrier international.
"[Laissée hors du scrutin], l'opposition en exil avait appelé tous les 'Russes opposés à la guerre' à voter contre le parti de Vladimir Poutine le même jour à la même heure, dimanche à midi, pour montrer leur nombre", relate France info. "Des électeurs anti-Kremlin ont répondu à l’appel" [Le Monde] "pour créer des files d'attente devant les bureaux de vote […] le plus tard possible. Leur logique [était] la suivante : [avec un vote plus] tardif, et avec un véritable bulletin papier plutôt qu'électronique, [il devait être plus] difficile de le falsifier dans la dernière ligne droite" [France info].
"D’autres avaient prévu de se rendre aux urnes avec une pomme à la main. Rien n’interdit de venir avec un fruit. Mais la pomme est le symbole de… Iabloko. Sur les réseaux sociaux a circulé l’avertissement affiché à l’entrée d’un bureau de vote : pas de pomme", raconte Le Monde. De son côté, l'Union européenne a dénoncé des élections se déroulant dans un climat de "répression systématique et institutionnalisée" [France info].
Comme le rappelle le média ukrainien The Kyiv Independent, "selon l’organisation de défense des droits de l’homme OVD-Info, plus de 2 000 Russes sont actuellement emprisonnés pour des raisons politiques". "Grâce à un soutien artificiellement créé parmi les citoyens russes, ces élections législatives donnent à Poutine et à son régime davantage de marge de manœuvre pour poursuivre leur guerre contre l’Ukraine".
"Le dernier jour des élections a été précédé au petit matin d’attaques massives de drones ukrainiens, les autorités russes [ayant] affirmé en avoir abattu plus de 1 600 dans le pays dont 450 visaient Moscou" [Le Figaro]. Ces attaques ont "tué deux personnes dans la périphérie de la capitale, d'après les autorités russes" et "une importante raffinerie a été endommagée" à Moscou également, observe Courrier international. "Un drone ukrainien a également frappé un bus dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine contrôlé par la Russie, tuant deux personnes dont une employée de la Commission électorale", poursuit l'hebdomadaire français.
Parallèlement, "la Commission électorale a annoncé avoir observé 'plus d’un millier' de vagues d’attaques destinées à saturer de requêtes le système de vote électronique, ainsi que des attaques contre 'l’infrastructure de télécommunications de la Russie dans son ensemble'" [20 Minutes]. "Moscou a accusé Kiev d'avoir voulu perturber les élections. Le ministère russe de la Défense a promis d''intensifier' ses frappes contre des cibles militaires à Kiev en représailles" [Euronews].
Le chef d'État ukrainien "s'est entretenu au téléphone avec Donald Trump, qui a sommé Kiev ces derniers jours de cesser ses frappes contre les raffineries russes. Il a indiqué avoir convenu d'une rencontre à New York dans les prochains jours avec le président américain, avec qui il a évoqué 'des idées pour des mesures de désescalade'" [Courrier international].
Mais pour la BBC, le Kremlin devrait se servir du résultat des élections pour justifier "les décisions […] concernant le déroulement de la guerre". Et "quelles seront ces décisions ?", s'interroge la radio anglaise. "Le président Poutine a récemment exclu une nouvelle vague de mobilisation". Mais "malgré les démentis officiels, la société russe reste profondément inquiète quant à la possibilité d’une nouvelle vague de mobilisation", conclut le média d'outre-Manche.
L’article En Russie, le parti de Vladimir Poutine remporte "sans surprise" les élections législatives est apparu en premier sur Touteleurope.eu.