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Les Etats-Unis négocient « en ce moment » avec l'Iran pour un cessez-le-feu à la guerre entre les deux pays, a affirmé mardi Donald Trump.
« Ce que j'ai dit hier était exactement juste. Nous sommes en négociations en ce moment », a déclaré le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio participaient à ces discussions.
Aux alentours de 15h30 mardi, le Kesrouan, dans le Mont-Liban, a ressenti à son tour les effets de la guerre israélo-américaine en cours contre l'Iran depuis le 2 mars. Plusieurs explosions sourdes ont été entendues au-dessus de Jounieh, chef-lieu du caza, tandis que des débris sont tombés dans les quartiers de Haret Sakhr et Sahel Alma, occasionnant des dégâts matériels mais sans faire de victimes. D’autres localités du haut Kesrouan, comme Kleyate, ont également été touchées. Plus de six détonations, selon des témoins cités par des médias locaux, ont été entendues à plusieurs kilomètres à la ronde.
Dans l’immédiat, l’origine de ces explosions n’était pas clairement établie. La piste d’une interception de missile a toutefois rapidement été évoquée. En fin de journée, plusieurs sources de sécurité de haut rang ont confirmé à l'agence Reuters qu’un missile iranien avait été intercepté pour la première fois dans l’espace aérien libanais. Deux d’entre elles ont précisé qu’un « navire étranger » avait procédé à cette interception à l’aide de systèmes de défense antimissile. « Dieu merci, il n’y a pas de blessés dans le Kesrouan à la suite du missile intercepté », a réagi sur X le député Farid Haykal el-Khazen, exprimant l’espoir que « le Kesrouan reste à l’écart de la guerre et de ses conséquences ».
Selon une source sécuritaire libanaise contactée par L’Orient-Le Jour, la seule certitude est que le missile « est un missile iranien à sous-munitions » (une arme qui disperse en plein vol des dizaines ou centaines de petites bombes explosives). Ce qui est moins certain, en revanche, c’est « s’il a été intercepté en plein vol par un missile intercepteur ou s’il s’est désintégré de lui-même », précise la source, qui ajoute qu’il faudra attendre les résultats des tests sur les morceaux de métal retrouvés sur le terrain. Selon elle, la théorie de l’interception reste la plus plausible jusqu’à présent. L’autre inconnue reste la destination finale du missile, que les forces de sécurité libanaises ne peuvent pas déterminer avec les technologies dont elles disposent.
Selon des médias israéliens, le projectile aurait été tiré depuis l’Iran en direction d’une cible américaine au Liban. Certains médias libanais avancent qu’il visait l’ambassade des États-Unis à Aoukar (Metn) et aurait été détruit en vol par un intercepteur lancé depuis la base de Hamate, au Liban-Nord. Le média panarabe al-Hadath a pour sa part indiqué que la base elle-même était la cible visée. Située dans le caza de Batroun, celle-ci abrite une unité américaine dans le cadre des programmes d’assistance à l’armée libanaise.
Enfin, dans ce qui semble être un incident séparé mardi, l'armée israélienne a affirmé en soirée qu'un missile tiré depuis l'Iran était tombé à la mi-journée à Beyrouth. « A la suite d'une évaluation et sur la base des informations dont dispose l'armée israélienne, ainsi qu'au regard des tirs effectués plus tôt dans la journée en direction de l’État d'Israël, un missile balistique tiré par le régime terroriste iranien est tombé à Beyrouth », indique un communiqué militaire sans plus de précisions. Interrogé par l'AFP, un porte-parole militaire israélien a dit que la chute du projectile sur la capitale libanaise avait eu lieu « vers midi », soit à peu près en même temps ou peu avant que le gouvernement libanais annonce sa décision d'expulser le nouvel ambassadeur d'Iran à Beyrouth, nommé en février.
Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Depuis, Israël effectue des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et d'avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière. Le Hezbollah continue lui de lancer des salves de roquettes de l'autre côté de la frontière.
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