Polluée depuis un demi-siècle par le Groupe Chimique Tunisien, Gabès étouffe dans l’indifférence du pouvoir. L’air, chargé de soufre et de particules fines, dépasse jusqu’à douze fois les normes légales. Entre crises l’asphyxie, malades chroniques et silence des officiels, cette enquête retrace, en chiffres, la mécanique d’un désastre industriel que l’État refuse encore de nommer.