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15:44 Nucléaire iranien    Trump affirme que l'Iran accepte des inspections nucléaires « du plus haut niveau »

Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran a « pleinement accepté » le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse, dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les États-Unis.« L'Iran a pleinement et totalement accepté des inspections nucléaires du plus haut niveau pour une longue durée (l'éternité !!!). Cela garantira une +honnêteté nucléaire+ », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Une affirmation contredite par l'Iran, qui a indiqué mardi ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis. L'étendue exacte des dégâts reste inconnue et Téhéran invoque des questions de sécurité pour refuser l'accès à ces installations.

Le doute persiste depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington. L'Iran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Mais il est le seul pays non doté de l'arme atomique à enrichir l'uranium au niveau de 60% et à accumuler d'importants stocks, selon l'AIEA. Ce seuil est proche des 90% nécessaires pour élaborer une bombe et se situe bien au-delà du plafond autorisé de 3,67% - équivalant à ce qui est utilisé pour la production d'électricité.

Le vice-président américain JD Vance, à la tête de l'équipe américaine lors des pourparlers avec l'Iran en Suisse, avait déjà affirmé lundi que Téhéran avait « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne.

15:21 Nucléaire   L'Iran refuse l'accès des inspecteurs nucléaires à ses sites bombardés

L'Iran a refusé mardi l'accès à ce stade d'inspecteurs de l'AIEA à ses sites clés bombardés alors que Donald Trump a assuré que Téhéran acceptait des inspections nucléaires « du plus haut niveau », nouveau possible point d'achoppement dans le règlement du conflit au Moyen-Orient malgré de premiers pourparlers.

Après la conclusion de négociations en Suisse, qui ont commencé à traduire concrètement un protocole d'accord signé la semaine dernière entre l'Iran et les États-Unis après plus de trois mois de guerre, l'heure est aux consultations diplomatiques, en dépit de nouveaux tirs israéliens qui ont fait deux morts au Liban. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est attendu de mardi à jeudi aux Émirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, alliés des Etats-Unis qui se trouvent en première ligne.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a de son côté entamé une visite d'État à Islamabad mardi, accompagné du chef de la diplomatie, tandis que l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, s'est rendue à Oman pour parler notamment de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz. Les pourparlers en Suisse, dont la première phase s'est achevée, ont permis de poser des « bases très solides pour aboutir à un accord final réussi », s'est félicité lundi le vice-président JD Vance, à la tête de l'équipe américaine.

L'Iran veut « administrer » Ormuz

Ces discussions, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables. Mais des divergences restent évidentes sur des sujets brûlants, comme Ormuz et le programme nucléaire iranien. L'Iran a dit mardi ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites nucléaires clés, bombardés par Israël et les Etats-Unis, une position apparemment contredite par le président américain qui a affirmé que Téhéran avait « pleinement et totalement accepté » des inspections de ses installations atomiques « du plus haut niveau ».

Le doute plane depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington. Téhéran a toujours nié chercher à se doter de la bombe atomique, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète. Concernant Ormuz, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que cette voie maritime resterait « administrée » par son pays, selon des propos rapportés par l'agence Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les États-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

Dans un communiqué commun mardi, Oman et l'Iran ont dit mardi qu'ils allaient étudier les « coûts » des services liés à l'administration du détroit, en soulignant « leur souveraineté sur leurs eaux territoriales » dans ce passage. Le protocole d'accord prévoit la réouverture de ce goulet, où le trafic maritime a atteint lundi un niveau record depuis le début du conflit selon les données de la plateforme spécialisée Kpler: au moins 37 navires de matières premières l'ont franchi lundi.

Baisse du cours du baril de Brent

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars où il s'est stabilisé mardi, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Pressé de mettre un terme à une guerre qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran. Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, « toutes les transactions » concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne « sont autorisées jusqu'au 21 août », a détaillé le ministère américain des Finances.

Quant à un éventuel déblocage d'avoirs iraniens, M. Vance a souligné que son pays s'assurerait que ces fonds « ne serviraient pas à financer le terrorisme », laissant entendre que leur dégel pourrait être assorti de conditions. Mais mardi, l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève a affirmé que son pays était « le seul » habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs.

15:16 Cessez-le-feu   Emmanuel Macron affirme à Joseph Aoun qu’il mènera « des consultations » pour préparer l’après-Finul

Le président français Emmanuel Macron rencontre le président libanais Joseph Aoun à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026, en marge d’un sommet européen. Photo d’archives NICOLAS TUCAT / Reuters

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec le chef de l’État libanais, Joseph Aoun, pour aborder la situation générale au Liban-Sud, à la lumière des résultats des négociations américano-iraniennes organisées en Suisse ainsi que des résultats du sommet du G7 organisé en France ces derniers jours.

Selon le communiqué de la présidence, Emmanuel Macron a notamment indiqué qu’il « mènerait des consultations avec plusieurs pays afin de déterminer leur position sur l’initiative » consistant à déployer une force armée internationale au Liban-Sud après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le retrait doit commencer au début de l’année 2027. Cette position a été soutenue par certains pays de l’Union européenne, dont la France, l’Italie et l’Espagne.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait affirmé le 19 juin sur Franceinfo que Paris est prêt à maintenir des soldats au Liban après le départ de la Finul, en concertation avec les autorités locales.

Les deux chef d'Etat ont également évoqué les relations libano-syriennes et la coordination entre les deux pays. À cette occasion, Joseph Aoun a salué les déclarations du président syrien Ahmad el-Chareh lors de sa récente interview télévisée dimanche sur la chaîne al-Mashhad.

Le président syrien avait affirmé démentir toute volonté d’intervenir militairement au Liban et avait même évoqué la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah « si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie ».

Joseph Aoun et Emmanuel Macron se sont enfin entendus pour « maintenir un contact régulier afin de suivre l’évolution de la situation et les efforts en cours pour consolider le cessez-le-feu au Liban et renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire ».

L’ambassadeur français au Liban, Hervé Magro, s’est lui entretenu mardi avec le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal, pour l'assurer du maintien du soutien français à l’armée libanaise.

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Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec le chef de l’État libanais, Joseph Aoun, pour aborder la situation générale au Liban-Sud, à la lumière des résultats des négociations américano-iraniennes organisées en Suisse ainsi que des résultats du sommet du G7 organisé en France ces derniers jours.Selon le communiqué de la présidence, Emmanuel Macron a notamment indiqué qu’il « mènerait des consultations avec plusieurs pays afin de déterminer leur position sur l’initiative » consistant à déployer une force armée internationale au Liban-Sud après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le retrait doit commencer au début de l’année 2027. Cette position a été soutenue par certains pays de l’Union européenne, dont la France,...

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