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16:53 Sécurité   Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient

L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont conclu vendredi un pacte de défense liant les trois pays dans un contexte marqué par des attaques contre le royaume saoudien et la guerre au Moyen-Orient.

Le pays du Golfe, où a été signé l'accord, entend renforcer ses alliances sécuritaires alors qu'il a été ciblé par l'Iran en représailles aux bombardements américains et qu'il fait face à une reprise des hostilités avec les rebelles yéménites houthis.

L'annonce de ces trois alliés de Washington envoie un message à Téhéran mais aussi aux Etats-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable, selon des experts.

« L'accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d'agression et stipule que toute attaque armée contre l'un des trois Etats sera considérée comme une attaque contre eux tous », a précisé le ministère pakistanais des Affaires étrangères, la Turquie y voyant une « contribution importante à la préservation de la paix » dans la région.

Il a été signé à La Mecque par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.

« La question était en discussion depuis longtemps, mais les récents développements dans la région en ont accéléré le rythme », a indiqué à l'AFP une source proche de l'armée saoudienne, sous couvert d'anonymat, alors qu'en début d'année, la participation de la Turquie semblait encore écartée selon Riyad.

Les trois pays musulmans sunnites ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, qui a embrasé la région et ébranlé l'économie mondiale.

Se détacher de Washington

L'Arabie saoudite et le Pakistan sont en outre déjà liés par un accord de défense mutuelle conclu en septembre 2025, fruit d'une longue tradition de coopération militaire.

Son annonce avait suscité de nombreuses interrogations, Islamabad possédant la bombe atomique.

Vendredi, Ryad a nié tout lien avec « les ambitions nucléaires » et assuré, comme Ankara, que ce pacte ne visait aucun pays de la région.

« Cet accord est l'un des signes les plus clairs à ce jour que le Moyen-Orient s'éloigne d'un ordre sécuritaire organisé exclusivement par les Etats-Unis », commente pour l'AFP Andreas Krieg, expert en sécurité au King's College de Londres.

Selon l'analyste, cette annonce soutient les ambitions saoudiennes de devenir le parrain de la sécurité régionale et de diversifier sa défense. Pour la Turquie, par ailleurs membre de l'Otan, et le Pakistan, il s'agit de gagner en influence et d'attirer des investissements saoudiens.

Ce rapprochement « est clairement orienté contre l'Iran », relève Oumar Karim, spécialiste de l'Arabie saoudite à l'université de Birmingham.

Pour lui, l'alliance « vise à répondre à la nouvelle approche stratégique » de Téhéran, « qui entend dominer l'ensemble de la région du Golfe et contrôler le trafic maritime dans les voies navigables stratégiques, qu'il s'agisse du détroit d'Ormuz ou du détroit de Bab el-Mandeb ».

L'enjeu d'Ormuz

Pour l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, l'ouverture des passages maritimes est essentielle.

La mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb étaient devenus des voies de substitution alors que l'Iran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz depuis la reprise des affrontements avec les Etats-Unis en juillet.

Mais les houthis yéménites, soutenus par l'Iran, ont récemment imposé un blocus aux navires saoudiens et menacent aussi la navigation à Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique.

L'entente entre Riyad, Islamabad et Ankara intervient au moment où des progrès semblent se dessiner concernant Ormuz : Téhéran a assuré s'être accordé avec le sultanat d'Oman, autre pays riverain, sur un nouvel itinéraire de transit des navires.

Mais toute réouverture dépendra de Washington, qui a imposé un blocus des ports iraniens, ont prévenu les autorités iraniennes.

Outre le front maritime, l'Arabie saoudite a été ciblée sur son territoire par les houthis, qui ont visé ces dernières semaines des infrastructures pétrolières.

La coalition menée par Riyad, alliée du gouvernement du Yémen depuis 2015, a aussi accusé vendredi les rebelles d'avoir mené des bombardements dans la région frontalière de Najran, qui ont fait 11 blessés civils, une attaque sans précédent dans le royaume depuis la trêve de 2022 entre les deux camps.

16:36 Liban-France    Les passeports non biométriques ne sont plus acceptés pour les visas Schengen, indique le consulat de France

Le consulat de France au Liban a annoncé, sur son compte X, que les passeports libanais non biométriques ne sont plus acceptés pour les demandes de visas Schengen via le centre TLS à Beyrouth, qui traite notamment les demandes de visa pour la France et d'autres services consulaires.

Le consulat précise que « la direction générale de la Sûreté générale a annoncé que les passeports libanais délivrés selon le modèle de 2003, y compris ceux dont le numéro de passeport commence par RL, ne sont plus valides depuis le 25 juin 2026 ».

« Si vous détenez actuellement un passeport non biométrique, vous devrez obtenir un passeport biométrique avant de soumettre une demande de visa », poursuit le message. Il ajoute : « Si vous avez enregistré votre demande sur TLScontact avec le numéro de votre passeport non biométrique, vous pouvez reporter votre rendez-vous. »

La Sûreté générale (SG) avait annoncé que les passeports non biométriques ne sont plus acceptés pour entrer sur le territoire libanais. « Cette mesure s’inscrit dans un contexte d’adoption globale de documents de voyage biométriques, et en raison du refus de plusieurs pays d’accepter des passeports non biométriques pour l’entrée ou le transit par leur territoire, en harmonie avec les standards de l’Organisation internationale de l’aviation civile », avait alors précisé la SG.

L’institution a également annoncé qu’à partir du 1er octobre 2026, l’usage des passeports suivant le modèle de 2003 au Liban sera abandonné, et leurs détenteurs ne seront plus autorisés à quitter le pays avec ce type de documents.

Un visa Schengen est une autorisation de voyage de court séjour (maximum 90 jours par période de 180 jours) qui permet à son titulaire d'entrer et de circuler librement à travers les pays membres de l'espace Schengen pour le tourisme, les affaires ou une visite.

L'espace Schengen regroupe la majorité des pays de l'Union européenne ainsi que quelques pays associés.

Même si les passeports biométriques sont désormais la norme, plusieurs pays n'en disposent pas encore ou sont seulement en train de les adopter, à l'image du Pakistan, qui a commencé sa transition en 2024.

16:13 Liban   Dar el-Fatwa dénonce une « campagne programmée » contre le mufti Deriane

Le bureau des médias de Dar el-Fatwa, plus haute instance religieuse de la communauté sunnite au Liban, a dénoncé vendredi une « campagne programmée » contre le mufti de la République, Abdellatif Deriane, notamment « les déclarations publiées par certains journaux, sites web et médias sociaux (...) qui contreviennent à l'éthique et aux traditions régissant les relations avec Dar el-Fatwa et ses érudits ».

« Le bureau des médias réaffirme son respect pour toutes les opinions et tous les points de vue, ainsi que pour la liberté d'expression dans le respect des limites éthiques. Toute personne souhaitant formuler une critique doit le faire avec intégrité, en s'abstenant de toute analyse personnelle, de toute conjecture et de toute information fabriquée de toutes pièces visant à déformer la vérité », indique un communiqué, qui menace de poursuites judiciaires « toute personne diffamant le mufti et Dar el-Fatwa ».

Prolongé en 2023, le mandat du mufti de la République fait l'objet de spéculations ces dernières semaines, suite à un appel présenté au Conseil d'Etat par deux juges chériés, Abdel Aziz Chafihi et Hammam Chaar. Le Conseil supérieur chérié avait relevé, en 2023, l'âge de la retraite du mufti de la République de 72 à 76 ans et celui des muftis régionaux à 72 ans, permettant ainsi au mufti Deriane d'être maintenu à son poste.

Le mufti Deriane, 73 ans, est né le 3 avril 1953 à Beyrouth.

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