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08:50 Cessez-le-feu    Un responsable de la Jamaa islamiya enlevé à son domicile de Hebbariyé par l'armée israélienne

L'armée israélienne s'est infiltrée vers 2h dans la nuit de dimanche à lundi dans le village de Hebbariyé, dans le secteur est de la frontière au Liban-Sud, et a enlevé un responsable de la Jamaa islamiya, Atoui Atoui.

Selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, et d'habitants, une vingtaine de soldats d'unités d'infanterie de l'armée israélienne sont entrés à pied dans ce village de la région du Arkoub. Ils ont pris d’assaut la maison de M. Atoui, ont agressé physiquement sa famille et l'ont enlevé en Israël. Dans la matinée, l'armée libanaise s'est rendue sur les lieux pour inspecter le domicile de la famille Atoui, afin de s'assurer que les Israéliens n'ont pas piégé le bâtiment.

Transfert « pour interrogatoire » en Israël

L'armée israélienne a revendiqué cet enlèvement mené par « les forces de la division 210 », selon un communiqué sur X de la porte-parole arabophone, Ella Waouia. Elle a indiqué que l'opération visait un « important élément terroriste » de la Jamaa islamiya qui a « été transféré en Israël pour y être interrogé ». Selon l'armée, « des moyens de combat ont également été découverts à l’intérieur du bâtiment » dont a été enlevé M. Atoui. Elle a encore accusé ce dernier d'avoir mené, pendant la guerre (octobre 2023 - novembre 2024) et « jusqu'à ces derniers jours » des « activités terroristes contre l’État d’Israël et ses citoyens sur le front nord. »

La Jamaa islamiya est un parti libanais qui dispose, à l'instar du Hezbollah mais dans une moindre mesure, de combattants armés. Il est proche du Hamas et de l'axe de la résistance et est issu, comme le mouvement palestinien, de la confrérie internationale des Frères musulmans. La Jamaa, représentée au Parlement libanais par le député Imad el-Hout, a été visée à de nombreuses reprises par Israël pendant la guerre. Un responsable, également de la famille Atoui, avait ainsi été tué dans une frappe ciblée dans le Mont-Liban en avril dernier, tandis que, pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah, en avril 2024, une frappe avait tué une dizaine de secouristes d'une organisation liée au mouvement à Hebbariyé. La Jamaa islamiya et son chef, Mohammad Takouch, ont été sanctionnés, avec les Frères musulmans, mi janvier, par les États-Unis.

Un timing qui interrogé la Jamaa islamiya

Le groupe a condamné le rapt de Atoui Atoui. Elle a dénoncé une infiltration de l'armée israélienne qu'elle tient pour « pleinement responsable de tout préjudice qui pourrait être causé » à son responsable pour la region de Hasbaya-Marjeyoun et affirme que cet acte « s’inscrit dans une série continue de violations quotidiennes et d’agressions barbares contre la souveraineté » libanaise. La Jamaa s'interroge en outre sur le timing de ce kidnapping, au lendemain de la visite du Premier ministre libanais Nawaf Salam au Liban-Sud, et notamment dans le Arkoub. Elle estime encore qu’Israël veut « intimider les habitants afin de les pousser à quitter leurs villages et leurs terres » et appelle les autorités à faire pression sur la communauté internationale afin de faire libérer Atoui Atoui et les autres détenus libanais en Israël. Vingt Libanais sont actuellement dans les geôles israéliennes, après avoir été enlevés pendant la guerre et après le cessez-le-feu de novembre 2024. Neuf d'entre eux sont des civils.

La municipalité de Hebbariyé a également condamné l'enlèvement, un « acte (...) et une atteinte flagrante à la souveraineté, à la sécurité et à la stabilité » du Liban, ainsi qu’une « violation manifeste de l’inviolabilité des domiciles et de la dignité des citoyens. » Elle a encore appelé l'état à « garantir la protection des citoyens ».

Les infiltrations israéliennes au Liban sont courantes malgré l'accord de trêve. Ce dernier prévoit un retrait total de l'armée israélienne du Liban-Sud, mais celle-ci continue d'occuper au moins six positions dans la zone. Elle continue également de bombarder régulièrement plusieurs régions, disant y viser le Hezbollah, qui refuse de rendre les armes dans tout le pays, comme le prévoit l'accord de cessez-le-feu.

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21:28 Liban-Nord   Au moins six morts dans l'effondrement d'un nouvel immeuble à Tripoli, Karimé remet sa démission

Au moins six personnes, dont un petit enfant, ont été tuées dimanche dans l'effondrement d'un immeuble rue de Syrie, dans le quartier de Bab el-Tebbané à Tripoli, au Liban-Nord, tandis que huit personnes ont été extraites des décombres, rapporte notre correspondant Michel Hallak.

Alors que, peu après le début des recherches dans les décombres, les corps d'une femme âgée et d'un enfant de deux ans ont été extraits du site, le président de la municipalité de Tripoli, Abdel Hamid Karimé, a annoncé que six personnes avaient péri dans ce nouveau drame. Selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), huit personnes ont été sorties des décombres. Outre les personnes blessées dans l'écroulement, d'autres l'ont été en raison des tirs en l'air survenus après le drame. Selon le chef de la Défense civile, Imad Khreich, cité par notre correspondant, une dizaine de personnes restent portées disparues sous les décombres. Les bâtisses avoisinantes ont, en outre, été évacuées.

Des équipes de la Défense civile, de la Croix-Rouge libanaise et du Haut comité de secours, composées de volontaires de toutes les régions, s'activent sur place pour trouver d'autres victimes ou survivants. Dès l'effondrement, des habitants du quartier se sont précipités sur les lieux et ont commencé à déblayer les décombres à la main, tandis qu'un rassemblement important de riverains a avait initialement entravé l'accès à l'immeuble avant d'être éloignés par les forces de l'ordre.

Karimé remet sa démission à Hajjar

Face à cette nouvelle catastrophe, plusieurs bâtiments s'étant dernièrement écroulés dans des circonstances similaires, dont l'un à Kobbé dans lequel ont péri deux personnes, M. Karimé, a annoncé avoir remis sa démission au ministre de l’Intérieur, considérant que la ville est « sinistrée » et que la municipalité n'a pas les moyens de faire face aux risques que pose le nombre très élevé de bâtiments fissurés.

Réagissant à ce nouveau drame, alors que les habitants et responsables tripolitains ont interpelé à de nombreuses reprises les autorités pour trouver des solutions aux risques d'effondrement dans la ville, le président libanais, Joseph Aoun, a indiqué sur le compte X de la présidence « suivre les développements » à Bab el-Tebbané. Il a demandé aux secouristes de tout le pays de se mobiliser pour aider aux opérations de secours et d'assurer des abris pour les personnes évacuées de la zone.

Le Premier ministre, Nawaf Salam, dit avoir demandé au président du Haut comité de secours et au responsable de l’unité des catastrophes à la présidence du Conseil des ministres de coordonner les opérations sur place. « J’ai également appelé le ministre de la Santé afin de mobiliser toutes les capacités de l’État pour faire face aux conséquences de cette catastrophe humanitaire », a-t-il ajouté dans un communiqué. « Le gouvernement est pleinement prêt à assurer des solutions d’hébergement pour tous les habitants des immeubles devant être évacués, ainsi qu’à fournir les fonds nécessaires pour entamer immédiatement le renforcement des bâtiments qui doivent l’être, conformément à ce qui a été convenu lors de la réunion tenue à cet effet au Grand Sérail il y a deux semaines », a rappelé le Premier ministre, qui a rappelé que le recensement des risques posés par les immeubles relève des autorités locales. Il a encore appelé « tous les acteurs politiques, à Tripoli comme ailleurs, de s’abstenir de toute tentative d’exploitation de cette tragédie effroyable à des fins politiques mesquines et opportunistes. »

Le président du Parlement, Nabih Berry, a appelé à faire du dossier des immeubles de Tripoli une « question éminemment nationale »

De son côté, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a indiqué que les blessés de l’effondrement seront entièrement pris en charge par le ministère.

Rifi menace de démissionner

Une délégation religieuse composée du mufti de Tripoli et du Nord, Mohammad Imam, de l’archevêque de l’archidiocèse maronite de Tripoli, Mgr Youssef Soueif, et du nonce apostolique Paolo Borgia, s'est rendue sur le site et ont demandé aux dirigeants la création d’un « conseil spécial pour Tripoli et le Nord, doté des prérogatives nécessaires pour prendre des décisions rapides et efficaces, afin de lever la privation chronique dont souffre la région et de traiter les crises. »

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a dénoncé pour sa part une « catastrophe nationale majeure », « résultat de décennies d’erreurs cumulées et de négligence. » « Cela nous impose aujourd’hui, à tous, de soutenir le gouvernement afin qu’il prenne l’ensemble des mesures nécessaires, pour éviter — Dieu nous en préserve — de nous réveiller demain face à une nouvelle tragédie », a-t-il ajouté.

De son côté, le député tripolitain Achraf Rifi a estimé, dans un entretien accordé à la MTV, que « l’état d’urgence doit être déclaré » dans la ville. « Le minimum serait de présenter notre démission du Parlement si nous ne parvenons pas à résoudre ces problèmes à Tripoli, car nous ne serons pas de faux témoins face à ce qui porte atteinte à nos concitoyens », a-t-il ajouté. Il n'était pas immédiatement clair si le député compte effectivement présenter sa démission de la Chambre.

L'ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui est lui-même originaire de Tripoli, a appelé « à charger la municipalité de Tripoli d’obliger les propriétaires à réparer et à consolider les immeubles à risque au plus vite ». « Si cela s’avère impossible pour des raisons financières, l’État doit allouer des fonds publics pour la consolidation et inscrire des hypothèques sur les biens au nom de la municipalité, afin d’empêcher leur vente par les propriétaires. De plus, un logement provisoire doit être fourni aux habitants de ces immeubles pendant toute la durée des travaux », a réclamé M. Mikati.

Cet effondrement survient quelques jours seulement après l'évacuation vendredi soir des habitants d'un immeuble de quatre étages situé à proximité, dans le quartier de Dahr al-Maghr, suite à des craquements dans les fondations du rez-de-chaussée. L'immeuble évacué se trouve en face d'un bâtiment qui s'est effondré le 7 janvier dernier. Fin janvier, deux autres immeubles du quartier avaient été évacués et un autre avait fait l'objet d'une inspection. Plusieurs immeubles du quartier pauvre de Kobbé, à Tripoli, se sont effondrés depuis le début de l'hiver, principalement en raison de la négligence et du manque d'entretien. Le mois dernier, un père et sa fille ont trouvé la mort dans un incident similaire qui avait fait la Une au Liban. Les autorités ont maintes fois mis en garde contre le risque croissant d'effondrements à Tripoli, la ville la plus pauvre du Liban, où les infrastructures se sont fortement dégradées dans un contexte de pénurie chronique de financements.

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19:06 Conflit Israël/Hezbollah   Routes, télécoms, souk de Nabatiyé : Salam promet la réhabilitation prochaine des infrastructures du Liban-Sud

Au deuxième jour de sa visite au Liban-Sud, le Premier ministre Nawaf Salam a été chaleureusement accueilli lors des étapes de cette tournée, notamment à Kfar Kila (Marjeyoun) et Kfarchouba (Hasbaya), où il a réitéré l'intention des autorités de réhabiliter les villages détruits par la guerre dévastatrice entre le Hezbollah et Israël, qui continue de les bombarder de manière quasi-quotidienne, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

M. Salam, qui s'était déjà engagé à la reconstruction lors du premier jour de sa visite dans des villages du Sud samedi, a repris sa tournée dimanche matin à Kfar Kila, localité dévastée par les frappes de l'armée israélienne. Accueilli avec des bouquets de fleurs et un rameau d’olivier, le Premier ministre, qui se déplace dans un véhicule blindé de l'armée libanaise, a assuré que son gouvernement travaille à la réhabilitation de ce village « sinistré » et de ses infrastructures « afin d’assurer le retour des habitants. » « Des travaux de remise en état des routes et le déploiement d’un réseau de télécommunications commenceront dans les semaines à venir », a-t-il annoncé. « Notre visite vise à réaffirmer que l’État se tient aux côtés des villages sinistrés », a-t-il insisté, reconnaissant que la situation à Kfar Kila est « plus difficile qu'ailleurs en raison des violations quotidiennes persistantes du cessez-le-feu par Israël et de sa proximité avec la frontière. »

« Le retour des habitants ne pourra pas se faire parce que le village est entièrement détruit et qu'il continue d'être ciblé par Israël », a commenté pour sa part le député Ali Hassan Khalil (mouvement chiite Amal), qui était présent à Kfar Kila. Les députés Kassem Hachem (membre du groupe parlementaire Amal) et Melhem Khalaf (Mouvement de contestation de 2019) étaient également présents.

« L'État a été longtemps absent du Sud »

Après son étape à Kfar Kila, le chef du gouvernement s'est rendu à Kfarchouba, où il a reçu un accueil chaleureux de la part des habitants, des députés et des représentants de la société civile. « Kfarchouba est un symbole de résilience. Nous sommes pleinement conscients des épreuves endurées par les habitants du Arqoub durant de nombreuses années d'agression, de privation et de négligence. Ils disposent de droits inaliénables auprès de l'État libanais », a déclaré M. Salam. Il a également mis en avant les projets en cours et à venir, notamment la route reliant Souk al-Khan à Chebaa, les initiatives de gestion des eaux usées et la rénovation des écoles publiques.

Nawaf Salam a également effectué un arrêt au Sérail d+e Marjeyoun. « L'État a été longtemps absent du Sud, de 1943 à 1975, mais aujourd'hui, nous voulons que cette région revienne dans son giron. Nous nous félicitons tous que l'armée reste engagée dans ses responsabilités au Sud, mais l'extension de la souveraineté ne passe pas uniquement par l'armée, mais aussi par le droit, les institutions et les services sociaux offerts à la population », a-t-il déclaré. « La reconstruction commencera par la réhabilitation des infrastructures », a-t-il promis, estimant que « l'important est de souligner le retour de l'État » dans la région.

Nabatiyé « cœur économique, social et culturel » du Sud

Après s'être rendu à Rachaya el-Foukhar (Hasbaya), il a conclu sa tournée par une visite à Nabatiyé, la deuxième en moins d'un an. M. Salam y a participé à l'inauguration du marché provisoire « al-Baïdar », lancé par les habitants afin de soutenir les familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance suite à la destruction du souk historique de Nabatiyé par des frappes aériennes israéliennes le 12 octobre 2024. « La destruction de Nabatiyé a été immense et dévastatrice (...) Nabatiyé est le cœur économique, social et culturel de la région. Par conséquent, la reconstruction de son marché relancera l’activité commerciale, revitalisera les petites entreprises, aidera les gens à conserver leurs emplois et reconnectera les villages grâce à une seule et même artère économique », a déclaré le Premier ministre. Il a exprimé l'espoir que des financements pourront être obtenus « dans les mois ou les années à venir » pour verser des indemnisations aux commerçants et « redonner sa vie au souk ». Cela devra être fait en coopération avec le ministre de la Culture pour « le restaurer dans le respect du patrimoine, préservant ainsi l'identité et l'histoire de la ville », a assuré M. Salam. Il s'est ensuite rendu au siège de la municipalité, où il a souligné qu'il abordait chaque jour avec les visiteurs étrangers l'importance de « l'engagement du gouvernement à déployer tous les efforts et à mobiliser les ressources arabes et internationales pour mettre en œuvre le cessez-le-feu de novembre 2024 ».

Interrogé sur « l’exclusion de Nabatiyé de la décision relative aux exemptions des factures de l’eau, de l’électricité et de l'abonnement au réseau téléphonique », Nawaf Salam a déclaré qu'il s’agissait « d’un oubli ». « Cette question ne relève pas de notre compétence, mais de celle des députés, et un amendement ou une nouvelle loi est nécessaire. Dès qu’une nouvelle loi sera promulguée, nous l’appliquerons sans aucun doute », a-t-il promis. Il a par ailleurs souligné que les travaux de construction du nouveau Sérail de Nabatiyé sont en cours, tout comme la route reliant Nabatiyé à Marjeyoun, qui « sera bientôt remise en service. »

Le Hezbollah accueille favorablement la tournée de Salam

« La visite du Premier ministre au Sud et dans les villages frontaliers est bien accueillie par la population. Nous espérons qu'elle contribuera à renforcer la confiance des habitants du Liban-Sud envers l’État, d’autant plus que, depuis 1948, ils n’ont pas été habitués à ce que l’État les soutienne », a commenté dimanche le député du Hezbollah Hussein Jechi. « Le Liban a rempli toutes ses obligations en matière de cessez-le-feu et la résistance a pleinement coopéré avec les autorités et l’armée libanaise. Cela a été affirmé par le président de la République et le Premier ministre, et confirmé par des rapports de l’armée libanaise et de la Force des Nations unies (Finul). Le Liban a rempli toutes ses obligations et n’est plus tenu à aucun engagement supplémentaire », a poursuivi l'élu, qui s'exprimait lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah à Kawthariyet el-Siyyad (Saïda) à l’occasion de la naissance de l’Imam Mahdi. Le Hezbollah estime que l'accord de cessez-le-feu prévoit le désarmement du parti uniquement au sud du fleuve Litani alors qu'il fait référence à plusieurs textes antérieurs, principalement la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU (2006) qui prévoient le désarmement de toutes les milices, sur l'ensemble du territoire libanais.

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du tandem chiite Amal-Hezbollah, a de son côté estimé que la visite de Nawaf Salam dans le Sud est « un pas dans la bonne direction, qui doit être suivi par une forte présence des institutions étatiques dans la région et le déploiement de l'armée dans toute la zone au sud du Litani et surtout en première ligne », le long de la frontière.

M. Salam s’était déjà rendu dans le Sud fin février 2025, puis de nouveau en octobre dernier, après que le président du Parlement, Nabih Berry, a accusé le gouvernement de négliger ses habitants. Il avait aussi fait face à des critiques du Hezbollah, qui est opposé à la remise de son arsenal à l’État, alors que le monopole étatique des armes reste un objectif central du gouvernement. La reconstruction des zones dévastées, qui nécessitera plusieurs milliards de dollars, dépend largement de financements internationaux, eux-mêmes conditionnés au désarmement effectif du Hezbollah.

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18:52 Conflit   Environ 180 Palestiniens ont quitté Gaza vers l'Egypte en une semaine

Environ 180 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza, assiégée par Israël, depuis la réouverture très limitée de la frontière avec l'Egypte le 2 février, ont annoncé dimanche des responsables dans le territoire.

Israël avait accepté de rouvrir le passage de Rafah, seule porte vers le monde extérieur à ne pas passer par Israël pour les habitants du territoire palestinien, mais qui était fermée depuis mai 2024, en limitant les entrées et sorties aux seuls habitants de Gaza, soumis à de très strictes conditions.

Entre lundi et jeudi, 135 personnes, la plupart des malades et leurs accompagnateurs, ont été autorisées par Israël à quitter la bande de Gaza par Rafah, tandis que 88 autres sont rentrées d'Egypte avant la fermeture du passage vendredi et samedi pour le week-end, selon le service de presse du gouvernement de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas.

« Les chiffres officiels des passages par le poste de Rafah entre le lundi 2 et le jeudi 5 février montrent une sévère restriction des déplacements », a déclaré à l'AFP le chef du service de presse, Ismaïl al-Thawabteh.

L'ONU et les organisations humanitaires réclament depuis des mois la réouverture totale de la frontière avec l'Egypte, prévue dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas, afin de permettre l'afflux de l'aide humanitaire.

La réouverture du poste-frontière dimanche a permis le départ de 44 Palestiniens, « parmi lesquels 19 malades et leurs accompagnateurs », a déclaré à l'AFP le directeur de l'hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, Mohammed Abou Salmiya.

Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé ces chiffres et une source du côté égyptien a elle aussi fait état de 44 départs dimanche.

Ces chiffres portent à 179 le nombre total de départs en sept jours.

Dimanche, selon des images tournées par l'AFP, plusieurs familles palestiniennes se sont rassemblées dans un centre du Croissant-Rouge à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, pour accompagner leurs proches en attente d'évacuation vers l'Egypte.

« Mon fils a été blessé pendant la guerre et une plaque métallique a été posée dans sa jambe pendant un an et demi. On nous a dit qu'il fallait la retirer pour éviter des complications », a raconté Rajaa Abou al-Jadian, la mère d'un garçon sur le point d'être évacué.

Selon Mohammed Abou Salmiya, environ « 20.000 patients, dont 4.500 enfants », ont actuellement « un besoin urgent de soins » dans le territoire dévasté par deux ans de guerre.

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