Le haut représentant pour Gaza du « Conseil de paix » mis en place par Donald Trump a enjoint mardi les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le Hamas pour qu'il accepte de rendre les armes.
« Je demande aux membres du Conseil d'utiliser tous les moyens à leur disposition pour exhorter le Hamas et l'ensemble des factions palestiniennes à accepter » de désarmer « sans délai », a déclaré le diplomate bulgare Nickolay Mladenov.
« Chaque heure, chaque jour perdu a un coût humain et érode davantage le processus vers une paix crédible et durable », a-t-il estimé.
Le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025 entre Israël et le mouvement islamiste palestinien a permis une accalmie des combats à Gaza après deux ans de guerre, même si des frappes israéliennes continuent de faire des morts.
La deuxième phase du plan Trump prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne et le déploiement d'une Force internationale de stabilisation dans le territoire. Mais le mouvement islamiste refuse tout désarmement aux conditions posées par Israël.
« Le dépôt des armes par les groupes armés représenterait une rupture décisive avec les cycles de violence qui ont façonné la vie à Gaza depuis des décennies », a insisté Nickolay Mladenov.
« Les implications seraient profondes : retrait de l'armée israélienne et reconstruction à grande échelle. Cela ouvrirait la voie à des investissements internationaux durables, à la liberté de circulation et à la reconstruction d'institutions capables d'assurer la gouvernance, la justice et des perspectives pour tous », a encore dit le diplomate.
Au cours de ce Conseil de sécurité consacré à la question des Palestiniens, le Coordonnateur spécial adjoint de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a jugé par ailleurs « profondément alarmant » le « niveau accru de violence en Cisjordanie ».
« Je suis particulièrement préoccupé par la multiplication et l'intensification des attaques de colons qui, parfois menées à proximité - voire avec l'appui - des forces de sécurité israéliennes, contribuent au déplacement de communautés palestiniennes », a-t-il dit.
Un message relayé avant la réunion par un groupe de neuf pays présents au Conseil de sécurité (Bahreïn, Danemark, France, Grèce, Lettonie, Pakistan, Somalie et Grande-Bretagne) qui ont jugé « inacceptables » les « attaques continues et de plus en plus violentes de colons israéliens contre la population civile palestinienne ».
Depuis le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, les attaques de colons contre des civils palestiniens dans ce territoire occupé par Israël depuis 1967 se sont nettement intensifiées.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée israélienne a averti tard mardi que Téhéran avait lancé une salve de missiles vers Israël, où une dizaine de personnes ont été blessées dans la journée par des tirs en provenance d'Iran.
« Il y a peu de temps, les forces de défense ont identifié des missiles lancés depuis l'Iran vers le territoire » d'Israël, a annoncé l'armée sur son compte Telegram, en précisant que les systèmes de défense « sont en cours d'activation pour intercepter la menace ».
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré mardi soir que la centrale nucléaire de Bouchehr avait été touchée par une frappe, qui n'a pas fait de dégâts, accusant les Etats-Unis et Israël d'en être à l'origine.
« Alors que l’ennemi américano-sioniste poursuit ses hostilités (...), un projectile a frappé l’intérieur de l’enceinte de la centrale de Bouchehr », a rapporté l'organisation, en précisant qu'aucun « dégât matériel ou technique, ni aucune perte humaine » n'avait été signalé à ce stade.
Peu après, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à la « retenue maximale afin d'éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit ».
La centrale nucléaire civile de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, avait déjà été frappée la semaine dernière par un « projectile », qui n'a fait aucun dégât sur l'infrastructure ni blessé, avait indiqué l'AIEA.
La Russie, dont des spécialistes travaillent dans cette centrale, avait dénoncé une « frappe irresponsable ».
La centrale de Bouchehr, la seule opérationnelle en Iran, a une capacité de production de 1.000 mégawatts, qui ne représente qu'une fraction des besoins en électricité du pays.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDouze personnes ont été blessées mardi soir dans deux villes proches de Tel-Aviv, à la suite du tir d'un ou plusieurs missiles en provenance d'Iran, ont indiqué les secours israéliens.
A Bnei Brak, les équipes de secours « prodiguent des soins médicaux et évacuent neuf blessés » vers des hôpitaux, parmi lesquels « un homme de 23 ans [...] présentant des blessures par éclats, et huit autres personnes légèrement blessées [...] dont 6 mineurs », a indiqué le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, dans un communiqué.
Le MDA a également indiqué avoir évacué trois personnes blessées à la suite d'une explosion à Givat Shmuel, ville voisine de Bnei Brak.
Après la douzième alerte aux missiles en provenance d'Iran de la journée, un journaliste de l'AFP présent à Bnei Brak, ville peuplée majoritairement de juifs ultra-orthodoxes, a vu le toit d'un garage individuel effondré, comme plié en deux, sur une voiture au pied d'un immeuble.
Le MDA a également publié des photos montrant un impact sur le haut d'une façade d'un immeuble, un toit effondré sur un autre, et un trou béant au troisième étage d'un immeuble d'habitation, sans préciser s'il s'agissait de dégâts à Bnei Brak ou à Givat Shmuel.
Par ailleurs, une femme d'une trentaine d'années a été tuée mardi dans le nord d'Israël à la suite de tirs de roquettes en provenance du Liban, où des affrontements opposent Israël au mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran, ont indiqué les secours israéliens.
Le MDA a indiqué dans un communiqué qu'une « femme d'environ 30 ans » avait été retrouvée « sans vie et présentant de graves traumatismes multiples », dans le sud de la vallée de la Houla. L'organisation a aussi fait état de deux blessés légers par des éclats.
L'armée israélienne a indiqué à l'AFP que des dizaines de roquettes en provenance du Liban avaient été tirées peu avant vers la zone.
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