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19.02.2026 à 09:03

Mort de Quentin D. à Lyon, ou l'instrumentalisation des antifas à des fins politiques

On parle d'inversisme, c'est-à-dire un processus d'inversion des valeurs qui s'est petit à petit installé dans une forme de normalité, en banalisant les formes de discours qu'on ne questionne plus car elles feraient partie du sens commun. C'est ce que le philosophe Antonio Gramsci appelait la philosophie des non-philosophes. Ce processus d'inversion des valeurs s'inscrit dans un tournant qui a lieu dans les années 1980. Ce n'est alors plus la solidarité collective qui est valorisée, mais les responsabilités individuelles qui deviennent un mantra. « There is no such thing as society » (« la société n'existe pas »), affirmait Margaret Thatcher. C'est le moment d'émergence du révisionnisme, qui impose une relecture de l'histoire des opprimés et des luttes sociales.
« Vouloir catégoriser l'antifascisme comme terroriste, c'est attaquer ce que ce mouvement représente : les droits démocratiques, la justice sociale et la solidarité avec les migrants »
Dans les discours publics et politiques, cette inversion des valeurs a été favorisée par le fait que les mots ont été peu à peu vidés de leur sens. Le terme de « liberté » ne fait par exemple plus référence à la liberté des peuples, chèrement acquise, mais à celle des multimillionnaires qui dictent de plus en plus les règles du jeu. Elle est devenue un signifiant vide dont l'extrême droite peut se saisir. Ce processus de réécriture de la langue et de l'histoire a pleinement cours aujourd'hui.
Source: Basta !

18.02.2026 à 17:23

Mort de Quentin Deranque : « Capitale des fachos » et « labo de l'antifascisme »… Lyon concentre les violences politiques | Élise Martin

Pour l'auteur, l'extrême droite a imposé à la ville un niveau de violences qui nécessite une réponse « par tout le monde ». « Le Planning familial ou un groupe de lesbiennes sont obligés de se former au service d'ordre ou à modifier leur parcours de manifestations en prévision d'actions de l'extrême droite. La question de l'autodéfense s'est posée pour tout le monde, ce n'est pas qu'une affaire d'antifas », détaille l'auteur.
Car oui, en parallèle, la confrontation physique est également utilisée par certains et les affrontements existent, comme Terres de luttes l'explique. Dans les années 1990, c'est le Scalp. En 2013, la Gale émerge après la mort de Clément Méric, puis la Jeune Garde, en 2018. « Tous ces mouvements antifas ont été créés en réaction au fascisme, c'est dans leur nom. Les villes sans extrême droite ont très peu de présence antifasciste. Ces groupes se montent uniquement là où l'extrême droite agit », remarque Romain Jeanticou.
Source: 20 Minutes

17.02.2026 à 20:08

“90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l'extrême droite”

De manière purement statistique, on ne saurait en toute bonne foi mettre dos à dos les collectifs antifascistes et d'extrême droite. Selon la chercheuse Isabelle Sommier, entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologique, 9 sur 10 étaient le fait de l'extrême droite. (Ce type d'assassinat constitue 13 % des violences politiques, qui restent dominées à 70 % par les attaques meurtrières perpétrées par des islamistes, concentrées pour plus du tiers sur l'année 2015).
“Si les coups portés à Quentin Deranque ont été commis par des groupes antifascistes en raison de ses opinions politiques, ce serait la première victime d'un groupe de gauche depuis Action Directe dans les années 1980”, souligne par ailleurs la sociologue dans une interview au Nouvel Obs.
Elle précise que le camp progressiste a davantage recours à des actions de type “vandalisme” et “affrontements avec les forces de l'ordre”, tandis que l'extrême droite est adepte “des agressions racistes, homophobes ou contre des adversaires politiques”.
De quoi démentir l'affirmation de Marion Maréchal, selon laquelle “la violence d'extrême droite est dérisoire” et qu'elle “n'existe pas dans notre pays” (sur BFMTV, ce mardi 17 février).
À l'inverse, LFI – qui a pourtant condamné “la violence physique d'où qu'elle vienne” – est désormais attaquée de toutes parts, accusée d'avoir attisé la violence ayant mené à la mort de Quentin Deranque. Un peu partout, on peut lire que LFI est dans “l'engrenage de la violence” (L'Opinion) ou encore qu'il existe “une complaisance de LFI pour la violence politique” (Gérald Darmanin, sur RTL).
Source: Bon pote
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