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01.04.2025 à 16:35
lsamuel
Texte intégral (1008 mots)

Lors du Festival Ça Presse à l’Hôtel de Ville de Lyon, à la mi-mars, le Syndicat de la Presse Pas Pareille a lancé son site Internet, se positionnant comme un acteur « sur lequel compter ».

par Jocelyn Peyret

« Le SPPP regroupe divers médias indépendants », nous explique Tatiana, salariée de Silence, un média lyonnais membre du SPPP (NDLR : et titre pionnier de la presse écologiste en France). Un de ses buts « est de créer du lien entre tous ces médias, de mettre en commun des outils, de porter des revendications et, de manière générale, de se faire connaître et exister dans le paysage médiatique ». L’idée, « c’est de rassembler des médias qui n’appartiennent pas à un groupe industriel, financier ou politique. Ce sont des médias qui ont aussi des valeurs communes, qui sont solidaires de toutes les luttes pour l’émancipation. Ça va être souvent des médias portés par des associations ou des sociétés coopératives et qui vont financièrement dépendre principalement des abonnements, des dons ou d’événements qu’ils organisent. »

Le Syndicat, dont l’idée a émergé lors des Assises Internationales de la Presse Pas Pareille en 2022, a pu se créer grâce au journal Mouais !, qui a bénéficié d’une subvention du Fonds de la Presse Libre pour amorcer le projet. Parmi la trentaine de médias qui a répondu au premier appel, la majorité sont des journaux papier même « s’il y également des média en ligne et des radios ». La prédominance des médias papier vient que ce sont eux qui ont été à l’origine du Syndicat. « Il y avait une envie de réenchanter un peu le papier. »

Quatre médias membres du SPPP – Silence, L’âge de Faire, La Brèche et Lisbeth – ont mené un travail collectif autour du groupe Bolloré. « La particularité de ce dossier, c’est qu’on l’a fait de manière coordonnée. Les membres des rédaction concernaient ont fait des réunions pour définir sur quel sujet chacun allait traiter. L’idée, ça a été de pouvoir couvrir plusieurs sujets parce qu’il y a pas mal d’axes possibles, de choses à aller chercher. Il y a eu un travail plus complet que si ça n’avait été qu’une seule rédaction qui aurait travaillé dessus. » Pour Tatiana, l’enjeu est double : « ça a l’intérêt de constituer un dossier plus élaboré, mais aussi de faire connaître des médias à travers nos propres médias. De pouvoir mettre en avant le travail d’un autre dans notre dossier collectif ». Alors que les critiques contre l’empire Bolloré se font de plus en plus présentes, le SPPP espère faire prendre conscience que d’autres médias sont possibles et qu’ils existent sur l’ensemble du territoire.

Une autre approche collective développée par le SPPP est la mise en vente d’abonnements groupés. Une obligation de prendre un minimum de deux abonnements pour bénéficier de tarifs préférentiels et découvrir ainsi de nombreux médias indépendants.

Le SPPP relaie aussi les informations sur les menaces contre les médias qui en font partie. « La mairie RN de Perpignan s’attaque à l’Empaillé », dénonce ainsi le Syndicat. L’Empaillé, qui se définit comme « une presse libre pour l’Occitanie », est mis « en examen par la juge d’instruction de Perpignan, après une plainte pour injure déposée par ce directeur de la police municipale ». En octobre 2023, le journal a publié « une enquête sur la mairie de Perpignan. Puisque la liberté de la presse existe encore dans ce pays, nous nous permettions alors de dénoncer la politique lepéniste de Louis Aliot et  » son idéologie autoritaire, raciste et anti-féministe […] Au passage, nous relevions qu’Aliot a embauché un caïd de la police nationale parisienne, Philippe Rouch, qui enchaîne les saisies de drogues, largement médiatisées « . C’est cette phrase qui nous vaut actuellement d’être mis en examen. » Le média en ligne Blast, dont est issue une partie des informations publiées par l’Empaillé, est lui aussi en procès. Le rendu est prévu pour le 3 avril. Une affaire que suivront de près les membres du SPPP, dont l’Empaillé est un des fondateurs.

Pour en savoir plus :

www.syndicatdelapressepaspareille.org

https://lempaille.fr/la-mairie-rn-de-perpignan-sattaque-a-lempaille

www.lesautresvoixdelapresse.fr

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31.03.2025 à 13:49
lsamuel
Texte intégral (578 mots)

Ils réinventent la démocratie, écologique et sociale
Table ronde
jeudi 10 avril
19 h – 21 h

La démocratie subit les assauts de l’extrême-droite, la désillusion liée à l’exercice du pouvoir des partis politiques aux affaires depuis des décennies et, corollaire, la perte de confiance dans les institutions.

En matière environnementale, c’est encore plus vrai peut-être, alors que seul le processus démocratique permet de s’assurer l’acceptabilité de mesures qui vont s’avérer de plus en plus contraignantes face à la situation qui se dégrade très rapidement. L’appel à la construction d’une démocratie différente vient des rangs militants pour le respect de la nature et de tous les vivants.

On accuse parfois la démocratie de prendre trop de temps. Mais, comme nous l’a dit un jour Éric Gauthier, à l’initiative de l’expérimentation de Sécurité sociale de l’alimentation de Cadenet dans le Vaucluse : « Comme nous n’avons plus le temps de nous tromper, prenons celui de faire les choses de façon à ce qu’elles marchent bien du premier coup. »

Pour parler d’expériences démocratiques inventives, nous recevons :

– Danièle Bacheré, de la coopérative Oasis du Coq à l’âme
– Jérémy Dumont, du collectif Nous sommes vivants
– Antoine Gaillard, membre de l’Atelier paysan, du Collectif SSA et administrateur de la Fédération des Associations de Maintien d’une Agriculture Paysanne de Picardie (FAMAPP)

Cette table ronde sera animée par Carine Mayo et Isabelle Vauconsant, journalistes.

Académie du Climat
2 place Baudoyer Paris 4e

 

Inscription gratuite et recommandée : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdZjGWGocXSPm3VaLvdSYMsjeorZWLz7JrXtfHPBIqLjgEnSQ/viewform

Le débat sera enregistré et accessible en différé sur la chaîne YouTube des JNE : https://www.youtube.com/@jneasso9668/streams 

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31.03.2025 à 12:02
dboone
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Notre regard sur les insectes évolue en fonction d’études scientifiques récentes qui nous ouvrent sur leur univers minuscule et méconnu, pour ne pas dire mal aimé. À la tête d’une équipe au Centre de recherche sur la cognition animale du CNRS de Toulouse, Mathieu Lihoreau étudie le comportement des insectes depuis vingt ans et nous conduit vers ce nouveau regard. Dans la lignée de Jean-Henri Fabre, cet éthologue défend l’importance de l’observation en milieu naturel pour mieux les comprendre. Il prend l’exemple de la drosophile, abondamment étudiée dans des milliers de laboratoires dans le monde, mais dont on ne connaît quasiment pas les mœurs à l’état naturel.

Depuis ses ruches jusqu’à Fukushima, Mathieu Lihoreau nous parle de ses chères abeilles, de leur apprentissage social ou de leur intelligence ; de la reconnaissance faciale chez les guêpes ; des émotions des bourdons ou de leur aptitude à jouer ; de la mémoire des moustiques et de leurs larves ; des métamorphoses des criquets pèlerins et de leur compas solaire ; ou encore des cultures et de la sensibilité des insectes en général. Il évoque même pour eux la possibilité d’une « conscience miniature ». Et s’il faut toujours tout ramener à notre propre espèce et à nos intérêts, sachez que des études aussi « gratuites » en apparence que le régime alimentaire des locustes engendre des progrès pour lutter contre l’obésité. Nous savions que les insectes étaient nécessaires aux écosystèmes, mais ils se révèlent aussi passionnants : ce livre en est une preuve magistrale !

Cette collection « Chroniques sauvages » a pour slogan « Chaque animal a une histoire, chaque chercheur une aventure ». Elle est dirigée par la chercheuse Audrey Dussutour, « Madame Blob ».

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Tana éditions – 144 pages, 19,90 €
Contact presse : Anne Vaudoyer. Tél. : 06 63 04 00 62 – anne.vaudoyerpresse@gmail.com
(Marc Giraud)
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31.03.2025 à 11:53
dboone
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Il s’appelle Mathyas, il est cadre dans la publicité à Montréal (Québec). Il a, comme on dit, tout pour être heureux, sauf qu’il ne l’est pas vraiment. Lui, son rêve, c’est de vivre au milieu des moutons…

par Maryvonne Ollivry

Un jour, sur un coup de tête, Mathyas quitte tout, pays, job, amis, et débarque en France. Mais comment s’y prendre ? S’il a lu quantité d’ouvrages sur le pastoralisme, il n’a jamais mis la main à la… patte. Alors, dans la salle d’un café de village provençal où sont attablés des éleveurs, son accent québécois interrompt soudain les conversations : l’un de vous aurait-il besoin d’un berger ? Et de préciser qu’il n’a jamais exercé mais est prêt à apprendre. Voilà, c’est parti… Mathyas fera ses classes chez l’un, puis chez l’autre, parfois, face à la dureté des hommes comme des éléments, se désespérera, mais jamais ne renoncera. Le film s’inspire de l’expérience de Mathyas Lefébure racontée dans son ouvrage « D’où viens-tu, berger ? » (Actes Sud).

La réalisatrice Sophie Desrape, dont c’est le sixième long-métrage, a su transmettre à la fois la beauté du métier et son âpreté. Au milieu de somptueux paysages, elle montre aussi la violence des relations humaines, le fossé creusé entre les gens du terroir et les fonctionnaires européens, les coups au cœur et la colère des éleveurs quand leurs brebis font le bonheur des loups. Colère que comprend Mathyas bien sûr sans pour autant remettre en question l’instinct du canidé sauvage. La nature n’est pas angélique. L’homme non plus. Mais à suivre sa passion, en vivant son expérience jusqu’au bout, en s’élevant dans les alpages le temps de l’estive, Mathyas parvient à s’élever tout court.

Un film de Sophie Deraspe (Québec/France) avec Félix-Antoine Duval, Solène Rigot, Guilaine Londez et Bruno Raffaeli.
Distribution : Pyramide Films
Contact presse : Rachel Bouillon. Tél.: 06 74 14 11 84 – rachel@rb-presse.fr
Sortie le 9 avril 2025

Bande annonce

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