Marti Blancho
En Andalousie, un cheptel très particulier parcourt les vastes plaines et monts du sud de l’Espagne. On les appelle ici les chèvres et moutons-pompiers. Ces bêtes ne portent pas l’attirail des soldats du feu, mais leur rôle dans la prévention des incendies est fondamental. Le bétail s’occupe en effet de brouter les zones coupe-feux dans les massifs forestiers, ces espaces peu arborés qui créent une discontinuité et freinent ainsi la propagation des brasiers. Concrètement, le pâturage peut réduire de 61 % en moyenne l’étendue de la surface brûlée et diminuer de moitié la vitesse de propagation des brasiers, selon une étude scientifique sur la prévention du feu dans les écosystèmes méditerranéens. Actuellement, environ 100 000 animaux conduits par quelque 200 berger·es pâturent près de 6 000 hectares de terrain à hauts risques. Le Réseau d’aires de pâturage coupe-feux d’Andalousie (Rapca) est actif depuis 2005 sous la houlette du gouvernement régional, avec l’appui scientifique du Conseil supérieur de la recherche scientifique (le CSIC, l’équivalent espagnol du CNRS). Peu connue du grand public, la solution est pourtant ancienne et son efficacité prouvée. Le pastoralisme et l’élevage extensif constituent une des pratiques les plus efficaces et les moins onéreuses pour réduire la végétation inflammable dans les forêts méditerranéennes et limiter ainsi le risque d’incendie, comme le confirme une enquête de la Société espagnole des sciences forestières (SECF) auprès de 69 chercheur·ses et professionnel·les du secteur. «Sans ces animaux, notre écosystème est dysfonctionnel et vulnérable aux incendies, aux maladies, aux pertes de biodiversité.» Il s’agit même d’une nécessité structurelle pour la plupart des forêts européennes. «Les herbivores et le feu sont les deux principaux consommateurs de la biomasse, explique Francisco Martín Azcárate, biologiste et écologue à l’Université autonome de Madrid. Mais, comme les grands herbivores sauvages [bisons, chevaux sauvages…, NDLR] ont disparu de notre continent, il faut absolument travailler avec leurs descendants domestiques : moutons, chèvres, chevaux…» «Même une société végétarienne devrait garder ces troupeaux, ne serait-ce que comme gestionnaires du milieu naturel, ajoute-t-il. Sans ces animaux, notre écosystème est dysfonctionnel et vulnérable aux incendies, aux maladies, aux pertes de biodiversité.» La région d’Estrémadure, à l’ouest de l’Espagne, a bien reçu le message. En 2015, quelque 8 000 hectares de la sierra de Gata, vastes monts recouverts de pins à la frontière avec le Portugal, partent en fumée. Un déclic pour le gouvernement régional, qui réagit en lançant un an plus tard le projet Mosaico, en collaboration avec l’université d’Estrémadure. Le programme repose sur le concept de «coupe-feu productif». Des parcelles à hauts risques d’incendie sont confiées à des agriculteur·ices ou éleveur·ses qui les exploitent et les débroussaillent, éliminant ainsi «une grande partie de la biomasse combustible», retrace Fernando Pulido, biologiste à l’université d’Estrémadure et responsable du projet Mosaico. L’avantage est double : un coupe-feu à moindre coût, et qui maintient une activité locale et durable. «Il ne s’agit pas d’abattre la forêt mais d’intervenir sur les zones les plus vulnérables, de façon presque chirurgicale, afin de créer suffisamment de discontinuité pour empêcher le feu de tout dévorer en quelques jours», précise l’expert en prévention des incendies. Ce sont les chercheur·ses qui déterminent où et comment. L’objectif final : recréer un «paysage en mosaïque», où 20 à 30% de la surface forestière est occupée par de l’élevage, des cultures végétales (notamment des oliveraies) ou une sylviculture peu inflammable. En onze ans, 120 coupe-feux productifs sont nés sur environ 12 000 des 110 000 hectares du territoire concerné, pour une réduction estimée à 15% de la taille théorique des grands incendies. Si la plupart de ces initiatives voient dans l’agriculture extensive la solution, c’est aussi parce qu’elles identifient le dépeuplement rural comme une des causes principales de l’aggravation des incendies. «C’est le premier facteur déclencheur, qui permet à la végétation de croître sans contrôle, sans aucun animal ni être humain pour débroussailler. Le nier, c’est mentir et permettre aux responsables politiques de se dédouaner de leur responsabilité», dénonce Fernando Pulido. Un constat partagé par Eduard Pla, écologue à l’Université autonome de Barcelone : «La plupart de nos forêts vulnérables sont les plus jeunes, celles qui sont apparues là où l’agriculture a disparu au cours des dernières décennies», détaille cet expert des effets du changement climatique sur les écosystèmes forestiers. Reste à ne pas idéaliser le passé. L’Espagne d’antan était certes plus exploitée par le monde paysan, mais pas toujours en faveur des écosystèmes. En effet, la surface forestière a dégringolé jusqu’à atteindre son minimum historique dans la première moitié du 20ème siècle, avant de repousser avec l’exode des campagnes. Aucun des chercheurs consultés ne minimise pour autant l’effet indéniable du réchauffement climatique : il «assèche la biomasse combustible» et la rend plus inflammable, «multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes» et pousse les écosystèmes dans leurs derniers retranchements. Les programmes ibériques veulent rompre avec la surexploitation du vivant en relançant les usages traditionnels de faible intensité et aux bénéfices éprouvés, dont la transhumance, c’est-à-dire le déplacement saisonnier des troupeaux d’un pâturage à un autre. Une pratique ancestrale pratiquée dans une partie de l’Europe et reconnue par l’Unesco depuis 2023. «Le concept de paysage mosaïque est applicable à n’importe quel territoire confronté aux feux de forêt. Il suffit de l’adapter au contexte local.» L’Union européenne finance une partie de ces projets, notamment à travers la Politique agricole commune (PAC) ou le programme LIFE. En avril, l’Andalousie a approuvé une nouvelle série d’aides financières visant à promouvoir le sylvopastoralisme pour la prévention des incendies, dans la lignée du programme Rapca. En Estrémadure, Mosaico continue de grandir. L’année dernière, une partie du Portugal a rejoint le réseau désormais composé de treize territoires ibériques. Des chercheurs néerlandais et californiens sont même venus étudier le modèle sur place, preuve qu’il inspire. «Le concept de paysage mosaïque est applicable à n’importe quel territoire confronté aux feux de forêt, assure Fernando Pulido. Il suffit de l’adapter au contexte local.» Les chercheur·ses déplorent toutefois un manque de moyens financiers et «l’absence d’un véritable cadre législatif», comme le regrette Fernando Pulido. Seuls 30 à 40% des coupe-feux productifs proposés aboutissent, selon le responsable de Mosaico. Reçu au Congrès des députés (l’équivalent espagnol de l’Assemblée nationale) à l’automne 2025, aucune de ses suggestions n’a abouti. Les moutons-pompiers n’éteindront pas les incendies, mais ils sont déjà l’un des outils les plus sobres pour les prévenir. Encore faut-il y mettre les moyens. Texte intégral (1501 mots)

Le pâturage : une nécessité structurelle
Retrouver un paysage mosaïque
Endiguer l’abandon rural
Financer et encadrer le pastoralisme
Ludovic Clerima
Que ce soit durant les vacances d’été ou pendant la haute saison (entre les mois de décembre et avril), la plage Malendure à Bouillante (Guadeloupe) ne désemplit pas. Pour la plupart des touristes, l’idée n’est pas de faire bronzette sur le sable noir en admirant les îlets Pigeons, mais plutôt d’explorer les fonds marins. Le site est l’un des plus populaires de Guadeloupe pour sa célèbre «réserve Cousteau», en référence au commandant du Calypso : «C’est un nom donné par les commerçant.es du coin», indique Thibaut Glasser, chef du pôle marin au Parc national de la Guadeloupe. L’intérêt pour le lieu naît bien grâce au légendaire – et controversé – marin à bonnet rouge. Lorsque Jacques-Yves Cousteau se rend en Guadeloupe dans les années 1950 pour tourner Le Monde du silence, il découvre les îlets Pigeons. La faune et la flore marines lui coupent le souffle et il tente, sans succès à l’époque, de faire protéger la zone. Sorti en 1956, son film fait un carton, avec près de 4,6 millions d’entrées en salles. Il est le seul documentaire, avec Fahrenheit 9/11, à avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes. Il obtient même en 1957 l’Oscar du meilleur documentaire. Cette exposition inattendue place les îlets Pigeons – désormais appelés «réserve Cousteau» – sur la carte mondiale des spots de plongée. On y dénombre 100 000 immersions par an, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Un record en France. Sur mer comme sur terre, on peut y voir une grande diversité d’animaux ainsi que des espèces que l’on ne connaît nulle part ailleurs. C’est le cas par exemple de l’Oiclus cousteaui, qui en français s’appelle… le scorpion Cousteau. La Guadeloupe fait partie des 36 hotspots de biodiversité dans le monde, selon l’ONG Conservation International. Poissons perroquets multicolores, poissons anges, noirs et jaunes qui fusent dans l’eau, poissons chirurgiens qui rappellent aux fans de Disney le personnage de Dory dans Le Monde de Némo, sans oublier la formidable diversité de coraux en présence… Voilà quelques-unes des espèces qui peuplent la zone sous-marine des îlets Pigeons. Ou plutôt peuplaient, comme le constate Noémie, qui vit en Guadeloupe. «J’ai découvert la réserve Cousteau en 2010. C’était la première fois que je faisais de la plongée et j’étais émerveillée par toutes ces couleurs. Mais j’ai eu l’occasion d’y retourner en décembre 2025 et ce n’était plus du tout pareil. Les coraux étaient morts. Il y avait moins de poissons. Tout était gris». Un constat partagé par la communauté scientifique : «Ce n’est pas qu’une impression. Par endroits, à cause du réchauffement climatique, on voit disparaître des espèces, essentiellement des coraux, explique Thibaut Glasser. La température de l’eau ne descend plus et reste autour des 29 degrés. Or, à ce niveau-là, les coraux cuisent et meurent. Tout ceci détruit l’habitat et la zone de chasse de nombreux poissons.» Entre 2022 et 2025, l’archipel a perdu environ 50% de son taux de recouvrement en coraux, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Seuls 5 % à 6 % du territoire marin en est aujourd’hui recouvert. «L’impact du réchauffement climatique se fait également sentir sur les tortues. Le sexe de ces animaux est déterminé par la chaleur du sable où sont enterrés les œufs, ajoute Thibaut Glasser. Avec des températures plus élevées, les tortues qui naissent sont plus souvent des femelles. Et qui dit moins de mâles, dit moins de reproduction et donc moins de tortues à terme.» Les Guadeloupéen·nes cherchent activement des solutions pour préserver, voire restaurer, la faune marine des îlets Pigeons et de l’ensemble du département. Des travaux se déroulent en partie dans la commune de Gosier, au sein de l’Aquarium de Guadeloupe. Sont ainsi exposées dans des bassins dédiés quelques colonies de coraux de type Acropora palmata, reconnaissable à leur forme de cornes d’élan. Omniprésentes dans tout l’archipel par le passé, elles sont aujourd’hui de plus en plus rares. «Nous parvenons à les faire grandir ici, et nous aimerions contribuer à terme à leur restauration dans le milieu naturel, indique Martin Godoc, directeur de l’Aquarium de Guadeloupe. Les suivis réalisés en Guadeloupe montrent aujourd’hui une mortalité extrêmement importante de cette espèce, comprise entre 98 et 100 % selon les sites suivis. Nous souhaitons également étudier certaines colonies d’Acropora palmata qui ont réussi à survivre.» «La restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet » Reste que les réglementations environnementales en cours, visant à protéger ces espèces, empêchent dans le même temps à ces initiatives de prendre de l’ampleur, qu’elles émanent d’organismes privés comme l’Aquarium de Guadeloupe ou d’institutions publiques, comme l’Université des Antilles. Le traitement des dossiers administratif est long (trois ans en moyenne), et lorsque la décision des autorités tombe, le projet initial n’est plus adapté. «La protection de ces espèces nécessite naturellement un encadrement strict. Mais l’enjeu aujourd’hui est aussi de permettre à des projets locaux de conservation d’émerger plus facilement, afin que les initiatives de terrain puissent contribuer pleinement aux efforts collectifs de restauration des récifs», ajoute Martin Godoc. Ailleurs, sur l’île de Bonaire dans les Antilles néerlandaises, la fondation Reef Renewal Bonaire a réussi à replanter plus de 35 000 coraux dans la mer depuis 2013, avec l’aide de plus de 1 300 plongeur·ses formé·es, résident·es et visiteur·ses. Grâce à des techniques de fécondation in vitro, ces chercheur·ses ont créé des espèces de coraux plus résistants au changement climatique. «Faire du brassage génétique en s’appuyant sur les coraux les plus résistants serait une excellente idée chez nous. Mais la restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet », déplore Martin Godoc. Car, à Malendure comme ailleurs en Guadeloupe, le réchauffement climatique n’est pas le seul coupable de la destruction de l’environnement. Les nombreux problèmes du réseau d’assainissement des eaux sur le territoire, avec le rejet dans la mer d’eaux usées chargées en matières fécales et autres éléments polluants, participent à la destruction des coraux. Comme le rappelle Thibaud Rossard, président de l’association V-Reef, qui oeuvre à la protection du récif corallien en Guadeloupe, «quand l’eau est chargée en matières en suspension, ces dernières se déposent sur les écosystèmes et créent un sédiment très fin qui étouffe les végétaux. Sans lumière, il n’y a plus de photosynthèse et les coraux ne peuvent plus se développer. Ils sont étouffés par les algues». Malgré la classification depuis 1996 des îlets Pigeons comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, puis comme cœur de Parc National en 2009 (un des statuts les plus protecteurs sur le plan environnemental), les eaux alentour ne sont pas toujours de bonne qualité. Sur le site Baignades du ministère de la Santé, on découvre ainsi que sur l’année 2025, la qualité de l’eau à Malendure a été jugée mauvaise ou moyenne six mois sur douze par les autorités publiques en charge des contrôles. La cause de cette classification ? Une présence anormalement élevée en bactéries de type entérocoques intestinaux et Escherichia coli. «C’est un vrai problème. Le secteur a été identifié par le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) comme étant prioritaire. Une station de traitement et d’épuration est en voie de construction», précise Thibaut Glasser. Coût de l’opération : 890 000€. Reste qu’au moment où nous écrivons ces lignes, la première pierre n’a toujours pas été posée. Texte intégral (2140 mots)

Tout l’été, Vert vous emmène à la découverte d’un site touristique emblématique percuté par le changement climatique.
Île d’Oléron, GR20 en Corse, Mont-Saint-Michel… Découvrez comment ces endroits se transforment et essayent de s’adapter à un monde en surchauffe. Cette semaine, nous partons en Guadeloupe, dans la réserve Cousteau. Premier spot de plongée français, ce joyau vivant voit sa biodiversité disparaître face à la hausse des températures.
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.«Les coraux étaient morts»

Vers des coraux plus résistants

Les eaux usées sur le banc des accusés

Zoé Moreau
Canicules, incendies et sécheresse : face à un climat qui s’emballe, l’avenir des Français bascule Ce 8 juin 2026, Mathilde* a probablement pris l’une des décisions les plus radicales de sa vie : renoncer à sa fertilité. Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué trois mois plus tôt, cette jeune femme de 32 ans s’apprête à commencer une hormonothérapie susceptible de compromettre sérieusement ses chances d’avoir un enfant. Les soignant·es lui proposent de faire congeler ses ovocytes. Elle refuse. «Dans ma chambre d’hôpital, il faisait 35 ou 36 degrés. La fenêtre était recouverte d’une couverture de survie et je venais d’apprendre la réintroduction de pesticides interdits, raconte-t-elle à Vert. J’ai compris que les prochaines années allaient être un défi, et je me suis dit : à quoi bon faire un enfant dans ce monde ?» Aujourd’hui, il n’est plus possible de faire machine arrière, explique Mathilde. Si elle a dû choisir dans l’urgence, elle l’assure : «Je ne regrette pas mon choix». En mai, juin puis juillet, quatre canicules successives ont accablé la France hexagonale, et mis les corps, les esprits et la société tout entière à rude épreuve. Pour beaucoup de Français·es, l’été 2026 a fait du changement climatique une réalité brutale. Un «choc» qui, chez certain·es, a fait vaciller leur désir d’enfant – jusqu’au renoncement. Emma* fait partie de celles et ceux qui doutent encore. Les vagues de chaleur successives et la «dépression» dans laquelle elles l’ont plongée ont profondément ébranlé les certitudes de cette Iséroise de 31 ans. La canicule de juin «m’a fait entrer dans une spirale très noire», confie-t-elle. «Pour la première fois, j’ai eu un aperçu concret de l’avenir. Les oiseaux ne chantaient plus dehors, les tomates de mon potager ont arrêté de pousser, les pollinisateurs avaient disparu. J’étais en état de sidération totale», confie-t-elle. Est-il souhaitable de mettre au monde un enfant dans ces conditions ? «J’y pense tout le temps : si j’en fais, qu’est-ce qu’ils vont boire ? Qu’est-ce qu’ils vont manger ? Dans quel contexte vais-je les élever ? Je n’ai pas de réponse. Mais ça me travaille.» Quand Emma hésite encore, d’autres estiment avoir arrêté leur choix. À quelques centaines de kilomètres plus au nord, Émilie*, ingénieure agronome de 25 ans, l’affirme : «Je n’aurai pas d’enfant.» Avec son compagnon, elle vit sous les combles d’un immeuble mal isolé à Mantes-la-Ville, dans les Yvelines. Les trois vagues de chaleur de l’été ont transformé son appartement en étuve et achevé de dissiper les derniers doutes de la jeune femme. «Avant cet été, je réfléchissais déjà à faire une ligature des trompes [méthode de stérilisation définitive, NDLR], mais j’hésitais encore parce qu’une partie de moi voulait croire en l’avenir. Ça y est, j’ai perdu toute forme d’espoir», rapporte-t-elle. Dans deux ans, son implant contraceptif arrivera à son terme. Cette fois, elle le jure : «Il n’y aura pas de nouveau moyen de contraception réversible après.» Ne pas vouloir d’enfant dans «un monde qui brûle» n’est pas un phénomène nouveau. Les témoignages recueillis par Vert illustrent un constat déjà établi par les démographes : l’inquiétude face à l’avenir peut peser sur le nombre d’enfants désiré. En 2024, l’Institut national d’études démographiques (Ined) a interrogé 12 800 personnes vivant en France hexagonale. Dans une étude publiée en 2025, ses chercheur·ses constataient que les Françaises et Français souhaitaient moins d’enfants qu’auparavant, notamment en raison de leurs «craintes» pour le futur. «Les personnes très inquiètes pour l’avenir des générations futures souhaitent en moyenne 0,11 enfant de moins que les autres», écrivaient les auteur·ices. Cet écart pourrait-il encore augmenter après cet été ? Pour le sociologue Milan Bouchet-Valat, co-auteur de l’étude, ce n’est pas à écarter : «De manière générale, on peut penser que les épisodes climatiques extrêmes tels que les canicules renforcent cet effet», explique-t-il à Vert. Subir ces canicules brutales à répétition, «c’est se rendre compte qu’on est dans un train lancé à pleine vitesse, qu’il y a un mur devant et que personne n’actionne le frein», résume Émilie. «Je ne veux pas avoir la responsabilité de mettre au monde une personne qui aura à vivre dans ce monde-là. Je ne veux pas d’un enfant qui connaîtra des étés à 50 degrés, la violence du système capitaliste, et qui verra que les responsables politiques n’écoutent rien, poursuit-elle. Je pense que cet enfant serait malheureux.» Son témoignage résonne avec ceux de Léa* et Thomas*. La première a 30 ans et vit à Orléans (Loiret). Le second travaille comme comptable près de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Tous deux ont déjà un enfant. Et tous deux affirment que, si leur décision avait dû être prise après cet été, ils auraient peut-être renoncé à devenir parents. «Je regrette d’avoir fait un enfant dans ce monde, confie Thomas. J’aime ma fille, mais j’ai peur pour son avenir. Je suis désormais certain que je ne ferai pas de deuxième enfant. Si c’est pour qu’il naisse sur une planète en guerre et en feu, ce n’est pas la peine.» Léa abonde : «J’ai eu une grossesse formidable. J’ai un bébé formidable. Et j’adorerais en avoir un deuxième. Mais pourquoi mettre une personne supplémentaire sur cette Terre, alors que celle-ci ne va pas bien ? Ça fait déjà des mois que je me dis ça. L’été 2026 m’a confortée dans cette décision-là. À regret, je m’empêcherai d’avoir un autre enfant.» Nous avons posé cette même question à Emma, Thomas, Émilie et Léa : qu’est-ce qui pourrait encore vous faire changer d’avis ? «Une bonne grosse révolution», répond cette dernière. Il faudrait, énumère-t-elle, «qu’on plante davantage d’arbres, que la société soit vraiment écoutée, qu’on mette la santé, les personnes âgées et les enfants au cœur de nos priorités». Émilie aussi aurait besoin d’«un changement profond de système». «Emmanuel Macron appelle au réarmement démographique. Ça montre sa déconnexion profonde avec la réalité. Car c’est en partie de sa faute si je ne peux pas faire d’enfant», blâme-t-elle. Pour Emma, l’espoir d’un sursaut politique n’a pas totalement disparu. Son choix pourrait notamment dépendre du résultat de l’élection présidentielle de 2027. «Si c’est La France insoumise ou Les Écologistes au pouvoir, je pourrais revoir ma décision. C’est la seule chose à laquelle je me raccroche maintenant», confie-t-elle. Et d’asséner : «Si je prenais la décision définitive de ne pas faire d’enfant, ce serait vraiment par contrainte. Et je tiendrais pour responsable une partie de nos responsables politiques actuels. Ce sont eux qui ne prennent pas en compte les enjeux écologiques, qui continuent à spéculer et polluer sans limite, pendant que, nous, on remet en question notre avenir». *Le prénom a été modifié. Texte intégral (1652 mots)

Désir d’enfants, déménagement, changement de carrière ou de vie… Vert a recueilli des centaines de témoignages de personnes dont l’avenir a été percuté par cet été infernal. Découvrez leur histoire dans notre série en quatre volets intitulée «2026, l’été de la bascule».
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.«Si je fais des enfants, qu’est-ce qu’ils vont boire ?»
Une inquiétude déjà mesurée par les démographes
«Je regrette d’avoir fait un enfant dans ce monde»
«Il faudrait un changement profond de système»
Mathilde Picard + AFP
C’est «une usine qui va menacer la ressource en eau alors que le territoire subit déjà un stress hydrique», dénonce la porte-parole de l’ONG Seastemik, Esther Dufaure, auprès de France 3. L’implantation d’une mégaferme à saumons en Gironde, d’une ampleur inédite en France avec jusqu’à 10 000 tonnes produites par an, a été autorisée le 3 août par l’État «dans un cadre environnemental strict» alors que des habitant·es, des ONG et des parlementaires s’opposent à son installation. Ce projet de 280 millions d’euros porté par la filiale française de la société Pure Salmon, financée par un fonds d’investissement singapourien, «présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire», a justifié mardi la préfète de la Gironde, Sophie Brocas. Cette usine terrestre d’élevage de saumons, en circuit fermé, doit être construite sur 14 hectares au Verdon-sur-Mer, au bout de l’estuaire de la Gironde, à partir de 2027. Une décision qui provoque la colère des associations. La ferme à saumons aurait besoin de prélèvements d’eau très importants, jusqu’à 6 500 m3 par jour pour ce projet. Un chiffre qui interloque, d’autant plus dans le contexte actuel de sécheresse qui a participé à alimenter les incendies historiques subis par le département. Dès 2025, 27 ONG ont dénoncé, dans un Appel pour l’océan, un projet «complètement démesuré» qui menacerait l’écosystème du «plus grand et plus sauvage estuaire» d’Europe, avec des rejets de boues au détriment de la pêche et de la culture de coquillages. Les professionnel·les s’inquiètent des risques pour leurs ressources. «Il y aura forcément un déséquilibre environnemental», s’indigne Philippe Morandeau, éleveur d’huîtres sur l’île d’Oléron au micro de France 3. Alors que la pisciculture marine française ne représentait en 2024 que 5 807 tonnes de poissons, toutes espèces confondues, d’après les chiffres officiels, le projet girondin et ses 10 000 tonnes de saumons par an deviendra le plus important de toute l’Union européenne, selon Pure Salmon. Toutefois, des productions atteignent 12 000 t/an en Norvège, précise l’entreprise. Pour la préfète, l’installation de la mégaferme «répond à plusieurs enjeux d’intérêt général : la reconversion d’une friche industrialo-portuaire à la pointe du Médoc, la création de 250 emplois directs et la production sur le territoire national du poisson le plus consommé par les Français, et actuellement importé à 99%.» L’autorisation environnementale «est assortie de prescriptions environnementales particulièrement exigeantes qui encadreront aussi bien la phase de travaux que l’exploitation de l’installation» et feront l’objet d’un «contrôle permanent», tente de rassurer la représentante de l’État. Elle cite notamment «la protection des ressources en eau et des milieux aquatiques», «la qualité des rejets aqueux dans le milieu naturel», «la préservation de la biodiversité et des espèces protégées» ou encore «la gestion des odeurs et limitation des émissions lumineuses». Jugeant les risques environnementaux trop importants, plusieurs centaines d’opposant·es ont manifesté en janvier dernier et en décembre 2025 sur le lieu d’implantation. Et l’enquête publique a enregistré plus de 20 000 contributions, défavorables dans leur quasi-totalité. Durant celle-ci, la commission locale de l’eau, le Bureau des ressources géogologiques et minières (BRGM) et le conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde, également opposés au projet, avaient pointé un déficit d’information derrière les «affirmations rassurantes». Alors que le projet est situé dans un espace naturel protégé, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a déploré le manque de quantification précise des rejets d’azote et de phosphore dans les eaux. Malgré cette importante mobilisation, la commission d’enquête publique a rendu un avis favorable en mars, comme le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) il y a un mois. Une proposition de loi soutenue par une centaine de député·es allant de La France insoumise (LFI) aux Républicains réclame un moratoire de dix ans sur ces fermes-usines de saumons. Déposée en mars 2025, elle n’a pas encore été examinée à l’Assemblée nationale. La société Pure Salmon assure que sa «technologie éprouvée» garantit «un impact maîtrisé sur la biodiversité». La méthode utilisée est fondée sur un système de recirculation d’eau, «RAS» (pour recirculating aquaculture systems). Cela signifie que l’eau est toujours en mouvement, filtrée, traitée et réutilisée. Elle est «adoptée par de plus en plus de pays producteurs de poissons et reconnue comme étant la plus vertueuse quant aux volumes d’eaux nécessaires au fonctionnement de ce type d’installation», assure la préfecture. «De l’enfumage», balaient les opposant·es, qui annoncent qu’une dizaine d’ONG dont Seastemik et L214 vont déposer prochainement un recours contentieux devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Si les principes de l’aquaculture en recirculation «sont aujourd’hui bien établis», des projets de cette taille constituent «un changement d’échelle» avec encore peu de «références opérationnelles» dans le monde, pointait l’Ifremer dans une note publiée en mars. «Pure Salmon reconnaît les capacités sensorielles des poissons dans son dossier technique mais prévoit des densités très élevées (60 à 70 kg/m3) incompatibles avec les besoins du saumon atlantique, une espèce migratrice vivant en milieu ouvert», souligne l’association de lutte pour le bien-être animal L214. Selon celle-ci, «chaque individu aura seulement l’équivalent d’une demi baignoire». Pure Salmon, de son côté défend ses bonnes intentions, affirmant que «le bien-être animal est au cœur du projet» et que l’approvisionnement de la ferme obéit à des «normes strictes», assurant aux saumons une alimentation «responsable et traçable». Le projet divise également au sein du gouvernement. La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, s’y était opposée «à titre personnel» lors d’une audition au Sénat en avril. «Il n’y a aucune raison qu’il ne se fasse pas», avait répondu son collègue de l’industrie, Sébastien Martin, lors d’un déplacement en juin en Gironde. Texte intégral (1473 mots)

Emplois, encadrements des rejets : la préfète tente de se justifier
Experts et associations soulignent les risques environnementaux
La technologie ne résout pas tout
Esteban Grépinet
Chevreuils fuyant les flammes, oisillons asphyxiés, tortues brûlées… La faune sauvage souffre face aux incendies qui ravagent la France cet été. Les feux de forêt, comme ceux de Gironde, ont probablement causé la mort de dizaines de milliers d’animaux, même si un bilan exhaustif reste difficile à estimer. Devant ce désastre écologique, les appels à interdire la chasse dans les zones sinistrées se multiplient. La pétition «Pas de fusil sur les cendres» lancée sur la plateforme Change.org par Bruno Valentin, un gérant de refuge pour animaux dans le Cantal, a recueilli à ce jour plus de 380 000 signatures. Le texte appelle notamment à un «moratoire immédiat de la chasse dans nos forêts incendiées» ainsi qu’à la mise en place d’un «périmètre de protection autour des zones brûlées pour permettre aux animaux de trouver refuge dans les parcelles épargnées sans être traqués». Des pétitions similaires ont été déposées sur le site de l’Assemblée nationale, mais sont moins suivies pour le moment. Dans leur sillage, cinq associations de défense des animaux ont envoyé ce mardi une lettre à la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, lui demandant de suspendre les activités de chasse dans les territoires marqués par des incendies, mais aussi plus largement par la sécheresse ou la canicule. «Il est de votre responsabilité, Madame la Ministre, de faire primer l’intérêt de la nature sur celui d’un loisir, et de décréter sans délai ce moratoire», implore le texte, que Vert a pu consulter. «On fait comme si le changement climatique n’existait pas, alors qu’il faudrait adapter les dates de chasse en fonction des conditions climatiques» Les associations ciblent notamment la chasse d’été, autorisée sous conditions pour quelques animaux (chevreuil, sanglier, renard), et appellent à reporter l’ouverture générale de la chasse (qui commence généralement début septembre) «tant que les conditions écologiques restent critiques». «On fait comme si le changement climatique n’existait pas, alors qu’il faudrait adapter les dates de chasse en fonction des conditions climatiques», précise auprès de Vert Richard Holding, de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Face aux critiques, le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen, a dénoncé fin juillet dans La Dépêche du Midi une proposition «ridicule» et «idéologique d’écolos qui n’y connaissent rien». «On ne va pas aller tirer sur des populations d’animaux s’ils ont été mis à mal par les incendies, on sait juger par nous-mêmes», argue-t-il. La FNC prône une discussion «au cas par cas avec les préfets concernés […] au sein de chaque territoire communal». Juridiquement, ces derniers peuvent suspendre la chasse sur dix jours renouvelables «en cas de calamité» qui serait «susceptible de provoquer ou de favoriser la destruction du gibier». Plusieurs fédérations départementales se sont déjà prononcées pour des interruptions de chasse dans les zones incendiées, comme dans les Pyrénées-Orientales ou dans le massif du Bois Noir (Hautes-Alpes). «Ce ne sont pas aux chasseurs de décider, nous demandons à ce que l’État se responsabilise et reprenne le pouvoir pour protéger la faune sauvage», tance Richard Holding. Interrogés par l’AFP, les services du Premier ministre, Sébastien Lecornu, ont évoqué des adaptations des calendriers de chasse «au cas par cas, territoire par territoire», et «en lien étroit avec les fédérations départementales des chasseurs». Texte intégral (859 mots)

Des adaptations «au cas par cas»
Amélie David
«Malheureusement, la majorité des légumes d’été que nous avons plantés n’ont pas réussi à pousser. Peut-être à cause de la pollution laissée dans l’air par toutes les armes utilisées…», s’inquiète Laurita Jarjour. Son message vocal arrive sur notre téléphone alors qu’une visioconférence avec plusieurs habitant·es du sud du Liban se déroule, ce lundi 20 juillet, dans les bureaux de l’Œuvre d’Orient, une organisation caritative chrétienne, à Beyrouth, la capitale. Cette habitante de Rmeich, village frontalier d’Israël, devait accueillir une dizaine de journalistes quelques heures plus tôt, lors d’un convoi humanitaire organisé par cette ONG française. Celui-ci devait rejoindre son village ainsi que ceux de Debel et Aïn Ebel, trois localités chrétiennes enclavées où vivent environ 7 000 personnes. Ces communes se trouvent dans la zone tampon instaurée par Israël le long de la frontière. Il s’agit d’une bande de territoire qui couvre plus de 600 kilomètres carrés dans le sud du Liban et où l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires. «C’est important de venir les voir, de leur apporter de l’aide humanitaire et d’être à leurs côtés pour qu’ils puissent tenir», explique Vincent Gelot, directeur de l’Œuvre d’Orient au Liban. Les combats ont diminué d’intensité depuis le cessez-le-feu du 17 avril puis la signature, le 19 juin, d’un accord-cadre entre Beyrouth et Tel Aviv, que le Hezbollah (parti chiite libanais doté d’une puissante milice) refuse. Malgré tout, les frappes israéliennes et les destructions systématiques d’habitations, de terres agricoles et d’infrastructures qui se poursuivent rendent la vie quotidienne difficile et compromettent le retour de centaines de milliers de déplacé·es. Pour l’heure, la milice chiite n’a pas riposté. Dans son dernier bilan publié, le ministère libanais de la santé recensait au moins 4 332 mort·es et 16 568 blessé·es depuis la reprise de la guerre, le 2 mars. Pour prendre part au convoi, les autorisations nécessaires avaient été obtenues auprès du mécanisme de coordination, un dispositif de contrôle de la cessation des hostilités dirigé par les États-Unis, la France et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Mis en place pour superviser la sécurité au Sud-Liban, il associe les parties libanaises et israéliennes à travers un comité international. Les déplacements dans cette zone nécessitent une organisation au préalable entre toutes les parties et il faut transmettre quarante-huit heures à l’avance l’identité des passager·es, les plaques d’immatriculation et l’itinéraire. Toutes les autorisations avaient été obtenues par les organisateur·ices du convoi. Mais, après plus de deux heures de route depuis Beyrouth, les voitures ont été stoppées à un barrage de l’armée israélienne en zone occupée. Là-bas, les drapeaux bleu et blanc flanqués de l’étoile de David remplacent ceux, rouge et blanc ornés d’un cèdre, du Liban. «Faites demi-tour, vous n’avez pas l’autorisation de passer !», ordonne un soldat posté dans une maison éventrée par les bombardements, aujourd’hui transformée en position militaire. Autour de nous, les stigmates de la guerre sont omniprésents. Les bâtiments sont endommagés, les vergers brûlés, les oliviers abandonnés. Les fruits, que personne n’a pu récolter, pourrissent sous un soleil de plomb. Les équipes de l’Œuvre d’Orient organisent régulièrement des convois depuis le début de la guerre en octobre 2023 pour rejoindre les villages enclavés. Si plusieurs ont pu arriver sans encombre, d’autres ont été bloqués pendant plusieurs heures et même pris dans les combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Après quelques minutes, notre convoi fait demi-tour. «Heureusement, ils ne nous ont pas tiré dessus !», souffle notre chauffeur. Les organisateur·ices tentent durant plusieurs heures d’obtenir le feu vert de l’armée israélienne pour continuer la route. En vain. Près de cinq heures d’attente plus tard, c’est un non définitif. «La présence de la presse [Libération, Le Monde, La Croix, The National, RFI…, NDLR] aurait été l’une des raisons principales du refus de pouvoir accéder à ces villages», avance Vincent Gelot, qui a pourtant réussi à mener des convois accompagnés de journalistes par le passé. De retour à Beyrouth, les organisateur·ices improvisent une visioconférence avec les habitant·es d’Ain Ebel, où 340 familles vivent toujours et dépendent grandement des convois humanitaires. À travers leurs témoignages se dessine le quotidien d’une population qui vit depuis des mois pratiquement coupée du reste du Liban. «Ici, la ressource agricole principale est la culture des olives mais, depuis 2023, il n’y a aucune récolte. Les agriculteurs ont perdu trois saisons car ils ne peuvent plus accéder à leur terrain et entretenir leurs oliveraies», déplore le maire d’Ain Ebel, Ayoub Kheirch, face à la caméra. Comme Laurita Jarjour à Rmeich, l’édile s’inquiète de la pollution de l’air, du sol et de l’eau. «Le risque est là. Nous n’avons pas pu effectuer de tests, malheureusement», ajoute-t-il. «Nous sommes très attachés à notre terre. Nous ne voulons pas la quitter.» Cette crainte est étayée par un récent rapport du ministère libanais de l’environnement et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS-Liban), qui met en évidence une contamination importante des sols dans le sud du pays et dans la Békaa, région à l’est du pays. Les scientifiques y relèvent notamment des concentrations élevées de phosphore ainsi que la présence de métaux lourds dans les particules en suspension, conséquences directes des bombardements et de la destruction des infrastructures. Alors que la visioconférence se poursuit, d’autres messages font vibrer notre téléphone. Ce sont ceux d’un autre habitant de Rmeich : Amin Haddad. L’apiculteur décrit un quotidien morose où les résident·es se sentent enfermé·es dans «une grande prison à ciel ouvert» et où travailler est devenu difficile. «Nous attendons toute l’année pour la récolte du miel, mais maintenant nous ne pouvons plus la vendre… Et tout le matériel est devenu au moins deux fois plus cher pour arriver jusqu’ici, dépeint-il. Nous comptons donc sur nos abeilles, mais nous en avons perdu la moitié.» La visioconférence touche à sa fin. Malgré la difficulté de la situation, Sandy Diab, membre du conseil municipal d’Ain Ebel, rappelle : «Nous sommes très attachés à notre terre. Nous ne voulons pas la quitter.» Depuis Rmeich, grâce à une connexion internet sommaire, Laurita Jarjour continue de témoigner de son quotidien. Sur place, pris·es en étau entre les combats, les habitant·es ont dû réapprendre à s’organiser pour maintenir la vie dans leur village, malgré la mort tout autour. «Ce qui nous a un peu sauvés, ce sont les légumes et les fruits de base : les concombres, les tomates, la menthe, ainsi que quelques arbres fruitiers plantés auparavant. Mais les cultures d’été se sont fanées et ont jauni chez beaucoup de gens», détaille Laurita Jarjour, dont la fatigue s’entend dans la voix. Au fil des messages vocaux, elle avoue que sa volonté de rester s’est fissurée au fil des mois. L’isolement, les difficultés à se nourrir et la peur permanente ont fini par ébranler ses certitudes : «Si je pouvais partir, je partirais, même si j’aime vivre sur ma terre. Mais aujourd’hui, ce n’est plus une simple guerre, c’est une guerre psychologique, c’est une guerre contre notre existence.» Texte intégral (1818 mots)

«Faites demi-tour !»
Privés de terrain et inquiets de la pollution
Collectif
Note aux lecteur·ices Monsieur le président de la République, Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : «Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ?» La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher. Qui aurait pu prédire que 5 764 personnes mourraient de la canicule en quinze jours, sans que rien ne s’arrête ? Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ? Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15% et un tiers de leurs récoltes selon les productions ? Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ? Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ? Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ? Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102% de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ? Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit : Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute. Le Giec avait prédit, depuis 1990. À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétition et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es. Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat. Nous nous sommes mobilisé·es sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et travailleuses pauvres de notre pays. Nous nous sommes mobilisé·es aux côtés des exilé·es et déplacé·es notamment à cause des dérèglements climatiques, des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine. Nous nous sommes mobilisé·es contre les mégabassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. Nous nous sommes mobilisé·es à deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement. Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous nous avez traité·es d’exagéré·es, puis de radicaux, puis d’écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau. Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes. Nous exigeons un plan d’urgence, parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des Ehpad où l’on ne meurt pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et paysans sinistré·es, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe. Nous exigeons un plan d’adaptation, parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser. Nous exigeons un plan d’atténuation, parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance. Pour payer ces trois plans, nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit. Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027. Les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins. Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an. Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame. Le samedi 26 septembre 2026, partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitant·es, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue. Marchons pour le climat, pour la paix, pour les solidarités. Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale. Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non-humains. Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus. Cliquez ici pour accéder à l’appel à mobilisation. Robert Abauzit Catherine Abélard La vie est un bien précieux, ne la gâchons pas Thierry Abel ERCVM Isabelle Abraham Mireille Adenis Foyer rural Savignies Alain-Bernard Outrebon ALAIN ALAIN PIROT Terre de liens – Alternatiba MIREILLE ALBENQUE Valérie Albert Elisabeth Allain Vincent Allain Conseiller municipal les Écologistes Vannes Alain Amalric Maxime Amblard Université de Lorraine Monique Amiaud Pouria Amirshahi Député de Paris (Groupe écologiste et social) Maxime Ancette Linnea Andersson Janine Andresen Guillaume ANDRE-WALLUT Vertuose, accompagnement à la transition des PME industrielles Anne-Marie Anne-Marie Viguié CCFD Terre Solidaire 31 Fabienne ANTIGNAC joel antignac Patricia Antoine Antoine Antoine Reyes François Anton Les Verts populaires Annie Arteil Citoyenne Annie PATRICIA ATTARD Esther Audo Apicultrice Henri AUGUSTE Clémentine Autain Députée de l’APRES Philippe Autissier J.C AUVRAY Alice Avenel Les Écologistes (Mantois-Vexin) Jacqueline Ayasse Attac Violène Baarsch Marie-Antoinette BACHÈNE-VICAIRE Liliane Bac Marie-Frédérique BACQUÉ Université de Strasbourg Marie Hélène Bacqué Annie Bailly Carole Balavoine Benjamin Ball Organisateurice de communautés Tiphaine Baloge Sabrina Banon sandrine barascud Barbaray Elisabeth Barbay AVE : Association des Verts Espérantistes (Espéranto, langue de la paix et de la solidarité mondiales) FRANCOISE BARBILLON Nicolas Bardey Les Ecologistes Sébastien Barles Vaï Marseille / avocat Jacques Barnier brigitte baroux Nature et Progrès, Bloom, Terre de Liens, NEF, Habitat et Humanisme, Coopérative Oasis Alix Barrielle Guillaume Barthélemy LFI Nathalie Bartholomé Christine Bartolo Bio Consom’acteurs Lila Basri Élue d’arrondissement Lyon 69008 Catherine Bassani AVEC Association de Veille Écologiste et Citoyenne Jean-François BATAILLE Simone Batisse Andy Battentier Sociologue, chargé de campagne claudine baudoin Emmanuelle Baudry Paula Bazerque Sandrine BEACQ COBIONAT BIOCOOP Victor BEAUDOIN Poitiers Collectif Anne Beaufumé Adhérente LPO Stéphanie Beaulieu CEDRIC BEAUMIN Hubert Bécart adjoint au maire du 8e arrondissement de Lyon christine BEC Pascall Beck EELV yvette beck Thérèse BEDUE Gilbert Belgrano David Belliard Maire du 11ème arrondissement de Paris Lisa Belluco Députée de la Vienne Michel Benais Marco Bénard Guy BENARROCHE Sénateur Écologiste des Bouches du Rhône Robin Bénévent Mieux Vivre Poissy Samia Benguetaïb Directrice de Radio Parleur rali benkhedda Kamel Benmakhlouf Citoyen Georges BENNAVAIL Réseau des Initiatives de la Haute Vallée de l’Aude Jill Bennett Morgan Bennett Caroline Benoit Particulier François Benoit-Marquié Verts populaires Laurence Benotmane Yassine Benyettou Militant antiraciste, RED Jeunes Rivka Bercovici LDH Paris Monika Bérenger Martine BERGÉ Françoise Bergère Citoyenne Axelle Bergeret Sylvette Béringuier Célia Berlizot Giraud Les Petits Grains Bernard Bernard Heude écologie Olivier-Jacques BERNARD Bernard Bernard PIPON Association Prévention Environnement Santé Drôme des Collines Irene Bernaud Christian BERNEZET Génération.s Claudie Bernicot Simone Bernillon Attac Laurence Berset Chrystel Bertrand Adjointe 8ème arrondissement de Lyon Pierre BESNARD Citoyen conscient et motivé ! betty betty vaissiere Jacqueline BEX Syndicaliste Léna BIENVENU Collectif Pour le Triangle de Gonesse Annah Bikouloulou Adjointe au maire de Paris Aurélie Billon Leyla Binici Militante ecologiste Gilles Blanchon Bernadette BLIN LERY Denis Bochu Les écologistes Nantes Stéphanie BOCQUET Co-secrétaire régionale des Écologistes Nord – Pas-de-Calais Emmanuèle Body Infirmière retraitée Audrey Boehly Journaliste scientifique, spécialiste des limites planétaires Sylvie Boissin Particulier Michel Boitard Militant dans de nombreuses associations béa bollea Pierre Bona Militant contre le capitalisme, le patriarcat, le fascisme, le racisme, l’injustice sociale, l’inaction climatique Élodie Bonnafous forum poitevin Jean-Francois BONNE claire bonneton Dylan Boquet Sonja Bordessoules Patrick BORG Citoyen du Monde Marie BORIN Myriam Bossy Yasmine Bouagga Les Écologistes Loubna Boualam Arthur boucher Anne-Marie BOUDET Christopher Boudet Les Ecologistes Laetitia Boulle Béatrice BOUQUET Abdelkrim BOURAKBA Lés écologistes Jean François Bourcier Brigitte Bourgin Jean-Jacques BOURGOIS Eglise Verte Pierre Bourguet Alain BOURIEZ Mpaule Bouriez Habitante de la Planete Patrick Bourmond Génération.s conseiller municipal Brigitte Bourseaux Martine Bousquet Vianney Boussard Alternatibat Aurélien Bousseaud Militant pour le vivant Jacques Boutault Écologiste, ex-maire du 2e arrt de Paris Clarisse Boutin Duquesnoy Patrice boutin Les verts populaires, Conseiller municipal ville de Nantes Jean Robert BOUTREUXVIE PAYS ENVIRONNEMENT Anne Boutron Michael Bouysset Agnès Bouzereau David Boyer SAS la vague bio Céline BREBION Valerie Brebion Collectif climat Gwen Bregegere Isabelle Bretaudeau Personnel Dominique BRIAND Bioconsom’acteurs Jacques Brie Charente Nature – Que Choisir Ensemble Nicole BRIEND ATTAC Francis Briens Laurent BRIET Avenir climatique Bertrand BRION INDIGNONS NOUS 10S25 Peggy BRISET Responsable communication jean bru Jean Claude Brunebarbe Les Ecologistes FNE Hauts de France Jean Marc Bruneel Adhérent Les Écologistes Soazic B Jacques Buisson Respirons Mieux dans la Ville, Ecologiste Céline Bulteau Hélène Bureau Marie Cabot les écologistes DENIS CACHON Marie-Claire CAILLETAUD Syndicaliste conseillére honoraire CESE Céline CALARD Alain Calderon ERB Marie CANARD Valentine Capillon Fresque du climat Joëlle Capin Claude CAPLAN Chrysis Caporal Ancienne élue locale jacky caquet Giammari Carlufelice Le guen Caroline Aymeric Caron Député de Paris, président-fondateur de la Révolution Écologique pour le Vivant isabelle caron les Achillées de loos en gohelle Jean-michel Carret Linden Castel Odile Castel Lucie Castets Maire du 12 ème arrondissement de Paris victor cat Annie CAUSSEL francis cauvy Emmanuelle Celier arlette cerf Leila Chaibi Députée européenne LFI Georges Chaize Monique Champiot Chantal Chantal HOEDTS Celia Charbonnel Citoyenne BRUNO CHARPIAT Odile Charpiot Marc Charroin Cyrielle Chatelain Députée de l’Isère claude chautemps Odette Chauve Alexandra Chavarot Brigitte CHEREAU Philippe Chesneau Militant écologiste Thérèse CHIARELLO Marie Chiocca Verts Populaires Marion Chorgnon Violaine Chottin Claire Chouteau annick christiaens yves christiaensretraité Bertrand Christian Association Adeline CHRISTOPHE Céline Ciéplinski Conseillère municipale Montgeron en Commun, liste citoyenne de gauche et écologiste, Directrice d’association Michèle Cinquin Vivre bio en roannais Claude Claude ROUX Michelle Clément Gite camping écologique de la tuilerie Nathalie Clénet Mireille C Victoires Populaires Michel Cogan Colette Colette MAGNAND-DESCOURS lionel colin Marie COLIN Unis pour le climat et la biodiversité Isabelle Colliot Mireille Colombet Brigitte Combes Marie Thérèse Combes denis combrisson Isabelle Conte Jean Paul Cotinat laurent cottereau accueil paysan René Cottyn Thierry Couderc Alain Coulombel Économiste membre du bureau national d’utopia Christiane Courant Muriel Courtay Secrétaire Pays de la Loire les Écologistes Pascale Cousin Laura Coussy florence coustier Thierry Crepel Citoyen inquiet Martine Crouzillat Benoît Crozat Martine Cubizolles Bio consom’acteurs Fatima Cuny Les Écologistes veronique curchod Claire Cuyaubère Hugo Daillan Coordinateur des Verts Populaires Jean-Paul Dalibard agir pour l’environnement Daniela Damiani J.Michel Damiens eau…secours 62 Cédric Damoiseau GUICHARD DANIEL Danielle Da pont Ecolos Marianne Daquet Les Ecologistes Marie-Françoise Darras Militante écologiste Baptiste Darricarrère Marie David Sylvie David-Rousseau les Ecologistes et associations environnementalistes et protection animale Hendrik DaviDéputé, L’APRES Jean-Luc DEBARD Claude DEBONSAncien responsable syndical Annick Debrosse Pauline DeburghgraeveConseillère municipale, Vitry sur Seine Benoît De Cornulier Hermine Decours Pascal DECOURSAmnesty International Bertrand DECROIXDécroissant Emma de Dietrich Cyril De GraeveCyril De Graeve PATRICK DE LAAGEPersonnel Charlie DelamareTravaille sur la gestion des déchets verts, la protection de la biodiversité et des espaces naturels sur l’île de Bréhat Thierry DELATTRE Véronique DELATTRE Karima DelliEx Deputee européenne Rémi Deloire Anne Marie Delort Aude Delpit Béatrice DelporteGeneration.s et Utopia 56 Delphine DE LUCAArtiste Ecologiste Syndicaliste Lucien De lucaCitoyen elisabeth demeesterCitoyenne engagée, bénévole associative,membre de peps LAURENCE Demians Jean-Luc Dené Denis Denis Ducom Mary DenoizéMilitante à l’Apres Yannig DERRIENcitoyen Michèle Derus DERUS camille De Saint Jean Henri Descalzo chantal descours GERARD descrambe Catherine DESERAUD Julie Desiry Ghislaine Desquines Jean Dessort benedicte de Valicourt Reynald Devanlay Manuel DevillersEurope Ecologie-Les Verts Sonia Devillers Marguerite Deygassecours catholique Michel DEYGAS Roger Didotaucune Agnès DIMA Agnès DionePoitiers Mémoires et Partages Murielle Dionisi Naïma Di PieroFcpe Dominique Dominique Kling Maxime DorfferÉcologistes Maxime DorgueilhINSA Toulouse Christine Dorion Chantal DOUAUD Bruno Doumaiselle Coline Dournes Caroline Doutreleau Jeanine Doutreleau isabelle Dragon Bourdis Xavier Dubat CECILE DUBOIS-CARRIERCitoyenne inquiète et révoltée de la situation Sylvia Dubost François DubreuilUnis pour le climat et la biodiversité (administrateur) Jacky Dubreuil Joël Ducassesimple citoyen Colette DU CHEYRONL’HERBIER DE COLETTE Emilie DucourantEelv les ecologistes Beatrice DUFAU SAPHORES Chantal Dugne Benoit DULIEGE Christophe DumontConseiller Régional écologiste Grand Est FRANCOISE DUPARAY Marie Dupont Anne-Marie Durandécologiste sans étiquette maryse Durandcitoyenne Denise Durantet cyril DURDUX Chantal Duret Sarah DurieuxMilitante Féministe Françoise Duriez Guillaume DurinCollectif Breakfree Suisse Geve Dutaut Simon DuteilSyndicaliste Stéphane DutrieuxLes Écologistes Claire Duval Martine DuvalPrise de conscience, participation Maxime EcheneMouvement plan A Sylvie EGRETEAU ELISABETH ELISABETH SCHULTHESS Adil EL OUARDIConseiller Municipal d’opposition Écologiste à Arras, Membre du bureau régional des écologistes Nord-Pas-de-Calais NADINE ERMINEsociétaire biocoop André Escallier VERONIQUE ESCHAmnesty International Nicolas Eslinger Laurent Esposito Martine Etienne PHILIPPE FADEL Patrick FarbiazCoanimateur de PEPS Aurelien FarocheRéseau biocoop Laurent Fauconélu écolo Leffrinckoucke louise FAURE patricia Favreau Brice Favre Jean-Yves Fay Laure FELLONI Lénaïg Féret DENISE FERNANDESMadame GHISLAINE FERNANDES Pedro Fernàndez-Claveras Lucie FerrandonLes ecologistes Jean-Marc FERTAuteur, Éducateur Soraya Fettih350.org, activiste pour la protection de l’environnement et la dignité humaine nathalie Fiala Régine Filliard Aude Fillion olivier folacci Nathalie Foray Frederic Fort Dominique Fourniercitoyenne – Unis pour le Climat & la biodiversité Mireille FOURNIER HERVIANT Franck Franck BERNARD Mathis François BallMilitant Jean FRANVILLEAnticapitalise et altermondialiste, plutôt partisan de la décroissance Frédérique Frédérique MARY Eliane Frémineau Irénée FrérotConseiller de Paris Mariette FreudentheilCampagnarde Beatrice Frossard Emilie Gaime Patricia Galfré Thierry GALLOOCitoyen Sylvain GARELLes Écologistrs Marie-Pierre Garnier-ViarougeLPO, épicerie solidaire Didier Garrigues Ghislaine Gauthier Virgile GAUTHROT Merlin GautierPour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS Marietta GauvardBénévolat : Accueil sans abris et Ma Petite Planète. Engagement individuel pour la protection du vivant Bruno GavarriLes Ecologistes Christophe Gayral Bertrand GeayConseiller municipal à Poitiers – La France insoumise – Poitiers en Commun Teil Geneviève Patricia GEOFFROYNaturopathe Georges Georges BIRAULT Jean-Yves Georges Christophe GerardEELV Gérard Gérard JOUFFROY Yannick Germain Laura Ghattas Farid GhehiouechePorte parole de Cannabis sans frontières , président de l’ENCOD Ghislène Ghislène Lagravère Fabrizio GiacaloneÉconomiste, militant François Gibaux Michel Gibeaux Gaëlle GIFFARDMairie de Romainville (conseillère municipale) – Est Ensemble (vice-présidente) philippe gigout Christine GILLES gilliane gilliane le gallicalofa Tuvalu Jean-Marie GIMBERT Damien GirardDéputé écologiste du Morbihan Michel Girardeau Liliane Girard GIRAUD Catherine Giraud Marc GiraudÉcrivain animalier JACQUES GIRIER Jérôme GleizesLes Verts populaires Henriette Gloriès emmanuelle godbert Lorraine Goldenstein Patrick GOMES-LEALACTION JUSTICE CLIMAT-PARIS, militant Therese goncalvesNaturellement Nanterre Nathalie GonzalezPersonnelle Michèle GoossensCitoyenne Dominique Gouhenantmilitant aux Ami-e-s de la Conf’ Patrick GounandCitoyen engagée pour un monde plus coopératif Gabrielle GRAMMONTSolidarité personnes exilées carine Granara-Bourasseau Philippe GrandLes Écologistes Isabelle GRANGE anny granger Fabienne GrebertConseillère régionale FJ Grimautl Maxime Grimonet Mizzi GrognoAucune Christine Grondin Benoist Grosjean Lucie Grosjean Lauriane GrospellierCitoyenne Samuel GrzybowskiEngagé pour l’économie sociale et solidaire MONIQUE GUEGUENcomité de défense de l’environnement du sud ouest de l’Ille et Vilaine Alain Guibotla belle verte Yona Guibotla belle verte Jean-Claude Guigot Alain GuillaumeVienne Nature Hervé Guillemain jacqueline guillemet Odile GUILLET Alexis Guillot Gildas Guillou-Keredan Hélène GUIOTN/A Véronique Guitton Dominique GuyetENA Jean Luc HaasAssociation Awawani Abderrazak HalloumiAncien élu ville de Poitiers de 2008 2026 Sandrine HamezCitoyenne engagée et qui veut un changement de cap dès maintenant Hélène HARDYLes Ecologistes Annick HARLIN Roméo HEBERT Christine HENRYCitoyenne Julien Henry Francis Herbreteau Stéphane HerbSecrétaire GL Mosson Les Écologistes Annette HERVE Gerald HeulluyMontgeron en Commun Jean-Claude HEYRAUDLes écologistes anne-sophie HocquetLes écologistes Isabelle HuberdeauÉlue municipale Francoise HUBERT Catherine Huet Laurent HugéEcofurieux Charlotte Hugron HUGUETTE HUGUETTE HAUDRY Sylvie Huon jean-marie HupelMilitant écologiste, Conseiller fédéral Les Écologistes Philippe HUSENAU Thomas HUTINélu écologiste Josiane Hy Delphine Ingigliardi François Jacquet Philippe Jacquot Josy Jager SArah JAME Cédric Jamet Isabelle janin Jannick Jannick JUGLARET Adnan Jaoui Françoise Jaud Yannick Jaumouillé Chantal JEAN Jean-François Jean-François VINCENT Isabelle Jean nicole jeannelMamie effarée Philippe JEANNEparticulier Jean-Pierre Jean-Pierre PIERDONRetraité Fonction Publique Territoriale Denis Jelsch Gaël Jobard Olivier JOLLY Cécile Jolycitoyenne Marc Joseph Corinne Jost Bruno Jouët-Pastré Sylvaine Joulin Anne-Sophie Jourdain Florence Jouve Benjamin JoyeuxConseiller régional écologiste d’Auvergne-Rhône-Alpes Bernard joyeux Nabila KÉRAMANEConseillère Fédérale IDF René Kermagoret ESTELLE KESSLER Marjorie Keterséco- syndicaliste Pierre KhalfaÉconomiste Fondation Copernic, Économiste Maxime KhouryActiviste chez Action Justice Climat Salima KidaniAssociation des Musulmans Végétariens de France Jean-Marie Kieffer Mireille Kieffer Julien KienPrésident de Bioconsom’acteurs Dany Klingemann Marie France Kohler Marie Kojimafcpe Cécile LabaronneAdjointe au maire du 8e arrondissement de Lyon Joël LabbéAncien Sénateur Lydia LABERTRANDIEÉlue municipale Les Ecologistes-EELV Pascal Labrise Delphine Labrousse Alain Lacombe Vaya LacombeCollectif Protégeons notre Eau Potable du Nord Deux Sèvres Madeleine Lacour Béatrice LadrangeEx conseillère municipale et communautaire Jean-Noel LAFAILLEIndividuel Adrien LafourcadeLa suite du monde Dominique Lagana Annie LahmerConseillère Régionale Écologiste Joëlle Lallemand Hélène LaloyLes Écologistes, membre Sabine Lamailloux Jean-François LAMAISON Nathalie Lambert Marie-Odile LamirandAucun Bernard Lamy Jean Pierre LancryÉcolo,associatif, syndicaliste Marie-Noëlle Langlois David LAPENDRYCandidat à l’élection présidentielle 2027 Sylvie LARGE François lassalle veronique laudet Claire Lauffenburger Christine Laugier Michèle Laurent-Aupois Catherine LAURENT Laurent Laurent Claisse Michèle LAURENTPersonnel mireille laurent Nadine LauverjatGénérations futures Romain LaveauConseiller municipal à Angers EMMANUEL lavergne Hugues Le Baron Grégory LebertConseiller fédéral Les Écologistes Caroline Le Bescond Philippe Le Blanc Bernard Leboeuf Aurore Le Bourg sophie lebrec Fabian Lebreton Pascal Le BrunCosecretaire departemental Les Écologistes 01 Janine LecailleAssociative et militante Michèle LeclercLes Écologistes, conseillère municipale et communautaire Erwan LecoeurSociologue Jean-Marc Leconte Michèle Le Cor Armel Le CozCo-président de l’ONG Démocratie Ouverte Loïc LE DAUPHIN Jean Denis Le Dinahet corinne lefebvre Aline LefevreLFI Christian LEFEVRE Jeannine Lefevre Vincent Lefort Annick LEFRANC Mireille LE FRANC Lionel LE GAC Myriam Le Gall Paulette Legeay Marie-Hélène Le Guillois Annabelle Lejay Benoît LeloreSoulèvement de la terre stéphanie LeloupArtiste Virginie Leloup Christophe Lemble Anne Lemeille Marco Leoni Alice LeparcMilitante LFI Marie-Martine Leraitre Jacques LE ROUXIndépendant Laurent Leroycitoyen Marc LeroyLes Ecologistes ELIANE LESAGE jean-louis lesage Jean-Louis Christine Lesaunier Eric Lesaunier Christophe LESUEURLes Écologistes Samuel Leuchter-Genin david libeskindAvocat Yann LiebyAntifasciste et communiste libertaire Denis LINGLOIS Hélène LionCo-fondatrice de l’association Canopée Christine LionneFrance insoumise Catherine Llorens Franck LoiseauLes écologistes Jean-Michel LOIZEAUATTAC Olivier LongeonLes écologistes François LongerinasMouvement des coopératives VALERIE LOUBET Jean-Claude LOUIS Pierre LucotMouvement utopia. Bureau national Julien LucyBio consom’acteurs Marie LucyChercheur Fabienne LUKAS matthieu lutz Boris Lx gérard maddalunocitoyen NADINE MAFFLIPersonnel Nicolas Maxime Guy MagdeleineMilitant Les écologistes Paul Magnan Fabienne Mahé Magali MahouxBaskula Corinne MalfantCitoyenne THIERRY MALICORNE Marie-Elisabeth MALIK Thomas Mallon-SteinMaraicher bio Thierry ManceauCollectifs citoyens et associtions d’environnement des Monts du Lyonnais François Mandilles écologistes BENEDICTE MANFICATmédecin josette mangin Charlotte Manouvrier Coralie MantionSecretaire Les Ecologistes Montpellier Jeanine Marchand bruno marechal Blandine Margoux David MARIEcitoyen COUSTATY Marie Rose Pradel Marije Muriel Marion Richard MARIONConseiller municipal de Vaulx-en-Velin (69) et Coordinateur des Verts populaires Flore MarquisBocUp Colette Mars Eveline MARTEL agnès Martin Alexis MartinMaire Adjoint à Nanterre Anne-Marie Martin Chloe Martin Flavien Martineau Emmanuelle Martin Martine Martine VION Lucia Martinez J Martin Lionel MARTINAvec ateliers citoyens Ventoux Patrick Masse Christophe MassiauxCandidat pour le NFP à la législative de 2024 F Masson Julien MatheyPEPS/LFI Cyrille Mathieu Marithé Matterales Ecologistes Florent Matzinger Sylvie Maupeu-Pierre Laurence Maurin dite LM ELOREAutrice arts visuels Odile Maurinactiviste antivalidiste ex élue municipale Petiteau MaximeLes Mômes en nature jeanpaul mayant Margot MedkourNantes populaire, Les Verts populaires Olivier Megelinkcitoyen Paul MeignèCo-fondateur On est raccord! Ronan Meilleray Amar MekdadMilitant Les écologistes Alain Melchio Akli MellouliSénateur ANTOINETTE MERCIER Jean-Jacques MERCIERLes Écologistes Claire Mercuriot Michelle Méroth Alain MestreÉconomiste, militant écologiste Christine Metzger jean-pierre MEVEL Nicolas MeyrieuxHumoriste, Paysan Nadia MezianeActiviste musulmane , Lignes de Crêtes gilles micheneau Julia MignaccaConseillère municipale de Montpellier, Cofondatrice et porte parole des Verts Populaires Hervé Milhau Patricia MillotLes Écologistes Caroline Mimpontel Sophy Mirti Julie Monne Gerard MonnierAccueil Paysan 44 christine Monnot Catherine MonteilGreenpeace surfrider wellfarm terres de lien André et Hélène MONTONI Arnaud Montrignac Laurence Montroussier michael monzièsJardins d’eaux vives Claire Morandmilitante écologiste et enseignante Dominique MOREAUPour changer ce monde Béatrice Morelvivante, aimant les enfants, la nature et pour la protection de tout être fragilisé, en danger par ce désastre planétaire Nina MorelHôpital Lozère elisabeth morin21/12/1959 Luciano Morra Marie Laure Mossé Medora MostajoLes Écologistes. Cadre interne Alessio MottaMobilisations.org, fondateur Waleed MouhaliConseiller Municipal et Président du Conseil Fédéral des Ecologistes bernadette mouillé caroline moulinLes écologistes Paca, asso Changer d ‘Ere collectif Hyères Ecologie Citoyenne Jacques MoulinEELV Pascale MOULLET Aline MouquetConseillère départementale de la Gironde (Nouvelle Donne) Sébastien MOUQUET Michel MOURIER Chantal MouttetLes Ecologistes Olivier MOUY Christian MOUYSSET P M Michele Mrcie Evelyne Muller Isabelle Névé nicole nicole zurich Pascale Nicollecitoyenne Floyd NovakEcologica Tatiana Oblazney Denis O’Brien Marie OLEON Céline Olhagaray Marie-Claire OllagnierAssociation ARPE Philippe OllandiniCitoyen Quentin OmontÉlu écologiste à Valenciennes Pascale O’Neill Maurice Onno Eliane Orcière eugenie ormsby Fabienne Oubrayrie Hafida OuchenÉlue Valérie Ouriet Patricia Oury-Duboisénergies citoyennes Jacques Pabst sylviane Pantignymilitante LFI Evi PapadakouFédération des Ateliers de psychanalyse Joel Parasote Nadine Parcy Roland PARET Marc PASCALdirigeant d’entreprise, retraité Bénédicte PasiecznikConseillère régionale écologiste eve Passeri Silvain PastorConseiller municipal et communautaire Écologiste de Sète Hélène PAULAIS Jean Claude PAUL Valérie PaumierRésilience Montagne Chantal PAUTESPERSONNE INDIVIDUELLE Vincent Pautonnier Marylène PAVY Magali PayenOn est prêt Ginette Pekkip valérie pellegri Élisabeth Pendelio Nathalie Peres andre perez Mathilde PERRICHON Joëlle PERRIER-GUSTIN Olivier PerrinCitoyen Philippe PERRIN Audrey PERROT Annick PERSON Sandrine Petit Cuttat Patrick Petitjeanmilitant écologiste Martine PetitAlternatiba Cornouaille Patrick PETITLes Ecologistes Ardèche – Collectif Citoyen pour la Transition Ecologique au Pays des Vans – Greenpeace – Générations futures..s Robin Petit-RouletLes Ecologistes Mathilde PeyrachePorte parole SUD Solidaires 44 Philippe Philippe Calet Jean-Jacques PiardCitoyen Philippe PiardSecrets Toxiques James PIDOUX Michele Pierdon Pierre Pierre GilletSNES / FSU Sandra Pierrès Christine PieuchotAmis de la confederation paysanne LAURENCE PILLOTMultiples actions et associations soutenues Pascal pinard Thomas PinetAlternatiba Rouen Hélène Pinon Cédric PIQUET thierry Pirot Jean-Pierre Planés Nicolas PlantyLemon Adds Coralie Plisson Céline PoddevinAucun Fabien Poete François Poiré Damien PoirelLes Écologistes, Conseiller Federal Anne poirier Michel PoirierÉcologiste Pascale POIRIER Prune Pont BenoitNon-violence XXI, Action Justice Climat, Victoires Populaires Maïlys Porracchia Marie-Françoise PORRETchambre d’hôtes « LE MOULIN » Sylvie Portier catherine Pouech Monique PoullainAmis de la Terre Katia Prassoloff boris pratVaour, Plan Communal de Sauvegarde Alexandra Praud alain premoliLes écologistes Jacques Prévost Marc PriereChâteau de Montfleury 73240 Raphaelle PrimetCo présidente groupe communiste de Paris Rémi PROUTEAU Murielle Pruvot Dominique Puech-Thivantsignature Bernard QuatelasLFI Jean-Pierre QueilleLes Écologistes Jérôme Queneuder Erwan QUERECastor jardinier Ghislaine QUILIN Jean Yves QUILIN Christian QuintinLes Écologistes Elisabeth Raillon RavouxFrapna Drôme Nature Environnement, ASTI France Raji lise rajot Michèle Ramade Jean Luc RANVIER Jeanpaul RAOUSTREGAIN de l’Estérel Claire Raspiengeas Laurent RATAT Benoît RAUCH Hervé RauchSOS Racisme, Amnesty international Patrice Rauch Stephane RavacleyHumaniste therese Reda André RegisserAucun André ReglerCitoyen Guillaume REGLER Antoine REGNAUD Marie-Colette Regnaudcitoyenne engagée maryline régnier Sandra RegolDéputée du Bas-Rhin Nathalie Reins jacques RéjalotWWOOF France Jean-Michel Renaud Francis Rénem Nicolas RetourÉquinoxe, le parti vinciane reynaert antoine richardConseiller municipal Francoise Rich Claire RIEUSSEC Philippe Riffard Pierre RigolletAvenir Climatique ; Poitiers Collectif Élisabeth Rigourd Catherine RimauxCitoyen-ne, personnel et pour tous Pierre RisticLes Écologistes Serge RivetLes Écologistes Sylvie RiviereAdherente EELV/ CPR Nord-Pas-de-Calais Stephanie Robinet Gérard ROBIN Claude ROCHAT Catherine Roche pascale rochefort Jacqueline RochePlanning familial, AFPS Alexis Rodetmilitant Victoires Populaires Dominique Roffino Michel ROGER Michèle Rougier Luc Rougy ROUILLARDSDN Berry Giennois Puisaye Martine ROUILLARD Jean-Louis RoumegasDéputé, Les Ecologistes/NFP Sandrine RousseauDéputée, Les Écologistes carole roux Christiane RouxAgir pour l’environnement jean robert rouxInfo lettre des Transitions en Vaucluse Michèle Roux Pascale Roux Michel Rouyer Michèle Ruiz Agnès RULIERE Denis SABARDINE Chloé SagaspeAncienne porte parole des écologistes Sonia SainsonGénération.s hervé saint-maxentattac-artois Alain SAIVET Pilar SALDIVIA Daniel SALMONSénateur d’Ille-et-Vilaine Jean-Maurice SALOMON Myriam SanthuneLes Écologistes-EELV Angélique Sapolin Jeanine SARKISSIAN Mounir SATOURILes écologistes solen saussetAvenir Climatique Matthieu Sauzemembre du parlement de Génération·s Simone SCHAAL Sylvie SCHINELLA Blandine SCHMITTJardin des Sons Laurence SchmittLes Verts Populaires christophe scottocitoyen Philippe SegersArchipel de l’écologie et des solidarités Marie-Cécile SEIGLE-VATTEEcologiste Dorian Seillier Thierry Seillier danièle senéAmi.es de la Confédération paysanne Danièle SERAPHIN Thierry SERAPHIN Josefa SERRA Michel Serve Caroline Sévilla linda Sherwood Azelma SIGAUXCoordinatrice nationale de la Révolution Écologique pour le Vivant Florian SiméonMaraicher en agriculture biologique Ann Simpson Bruno Sinatti Nicolas Sirven Francois Sivardiere Andrew Smith Hannane SOMIPaysanne confédérée Anne-Marie Jeanne SONNETsolidarité internationale Patrick SORIANO Emma Soto-Henry PATRICE SOUGYDIVERS Valérie SoumailleMilitante La France Insoumise (86) Pierre StoeberVerts Populaires LYLIANE STREBLER Jacques Subra Lisette Sudic michele sujetmaville maplanète Gérard et Marie-Christine SUZANindividuels Colette SUZANNELa Ruche de l’Ecologie Pascale TaillatLes écologistes sophie TANGUYAutonome et en colère contre cette inaction Daniel Tanuro Patrick TARDIEUcitoyen ordinaire Boris TavernierDéputé du Rhône SYLVIE TEISSONNIERES Claire Tellier Ariane Terrier Teresa Tesger Sylvie TEULÉ Jean-Baptiste THIBAUDmilitant insoumis Ritchy ThibaultPorte Parole de PEPS, activiste Clemence ThiellandLes ecologistes Thierry Thierry BLAND Charlotte Thimonnier Pauline Thimonnier Amandine Thizy Chantal Thomas Pascale Thomasresponsable de ma planète Brigitte THOURY Hélène Tisseau-Tourny jean toba Karine ToebatMilitant pascale tomas Marine TondelierSecrétaire nationale Les Ecologistes cedric tonso Nico ToublancNico Toublanc Hypnose et Coaching Jérôme Tougne17tournants Alexandre TRIKICo-Secretaire du Groupe Local Grand Angers des Écologistes Jean-Marc TRIPODI Annie Tugend Catherine Untereiner Vincent VAAST Marie-Hélène Vacelet MONIQUE Vagnoux Robert Valbon Isabelle Valdèsindividuelle Nathalie Vallé Micheline VALLET Didier VandendriesscheAxenate Damien VANSTEENEMilitant à l’APRES Pascal VarinElol Mélanie Vay Céline VayssadeTerrienne qui veut garder espoir B V François VeilleretteMilitant écologiste Bernard VerbauwenVoir plus de signataires (0 restants) Texte intégral (11399 mots)

Cet article est une tribune, rédigée par des personnes extérieures à la rédaction de Vert.Liste des signataires (au 3 août 2026) :
🌱 Bon Pote
Actu-Environnement
Amis de la Terre
Aspas
Biodiversité-sous-nos-pieds
🌱 Bloom
Canopée
Décroissance (la)
Deep Green Resistance
Déroute des routes
Faîte et Racines
🌱 Printemps des Luttes Locales
F.N.E (AURA)
Greenpeace Fr
JNE
La Relève et la Peste
La Terre
Le Lierre
Le Sauvage
Low-Tech Mag.
Motus & Langue pendue
Mountain Wilderness
Negawatt
🌱 Observatoire de l'Anthropocène