
21.07.2026 à 21:30
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21.07.2026 à 15:00
Au Poste
16.07.2026 à 11:30
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Thomas Portes (LFI) alerte sur la tentative d'enterrer la pétition citoyenne en pleine trêve estivale : « Ce texte, il vient certes d'une niche des républicains, mais surtout il est issu du programme de Jean-Marie Le Pen. » Il vise Bruno Retailleau : « Si dans ce pays on avait plus d'Amal Bentounsi, de Samia El Khalfaoui, plus d'Assa Traoré et moins de Bruno Retailleau, ce pays se porterait bien mieux. »
Pouria Amirshahi (groupe Ecologistes) dénonce le basculement de la doctrine pénale : « On se sent libre quand on n'est pas surveillé. »
Elsa Faucillon (PC) dit sa « rage froide et infinie tristesse » face au vote.
Samia El Khalfaoui, de l'association SAVE, martèle : « Ce texte ne commence pas par une question, il commence par une réponse. » Et : « On demande aux familles la preuve d'une chose qu'on vient de rendre impossible à établir. » Elle annonce une marche nationale le 19 septembre et conclut : « Nous ne détournerons jamais le regard. »
Amal Bentounsi, dont le frère Amine a été tué d'une balle dans le dos en 2012, retrace la genèse du texte : « Le policier qui a tué Amine Bentounsi n'aurait jamais été condamné » si la loi avait existé alors.
Assa Traoré, du comité Adama, promet la résistance : « Cette loi ne passera pas. » Et : « Ce sont toujours les mêmes noms qui meurent, toujours les mêmes familles, toujours les mêmes quartiers. »
L'avocate Margot Pugliese (Flagrant déni) accuse le ministre de l'Intérieur : « Laurent Nuñez, pour faire passer ce texte, a besoin de mentir à tout le monde. » Et prévient : « On ne saura jamais ce qui s'est passé parce qu'on n'aura pas de caméras, on n'aura pas d'expertise, on n'aura rien. »
Amnesty International, la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France rejoignent la mobilisation. Objectif commun : un million de signatures et un rassemblement le 19 septembre 2026.
15.07.2026 à 15:00
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L'assemblée AuPoste a voté contre la loi RIPOST à 91%.
L'Assemblée nationale a adopté le texte de loi RIPOST à 366 pour & 182 contre.
L'assemblée AuPoste a voté contre la loi fin de vie à 57%.
L'Assemblée nationale a adopté le texte de loi fin de vie à 291 pour & 241 contre.
07.07.2026 à 21:00
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Historien du Rassemblement National, Nicolas Lebourg décrypte à chaud la condamnation de Marine Le Pen par la Cour d'appel de Paris. Il salue d'abord sa gestion du raccrochage de Jordan Bardella, avant de pointer une stratégie de « normalisation » assumée : « La victimisation, c'est une stratégie interne, ça sert à consolider ses militants ».
Sur le fond doctrinal, il tranche sans détour : « Le Rassemblement National, c'est le Front National. Il n'y a qu'une lettre qui change ». Interrogé sur l'indifférence de l'électorat RN aux scandales financiers, il rappelle : « Il s'en est toujours foutu éperdûment ».
Il évoque enfin l'ambiguïté du rapport de Marine Le Pen à Vincent Bolloré, jugeant qu'« Aujourd'hui, il faut se soumettre, manifestement, pour un certain nombre de gens à Bolloré », avant de conclure que la présidente du RN et le magnat des médias « vont devoir faire l'un avec l'autre et mettre chacun un peu d'eau dans leur vin ».
30.06.2026 à 20:00
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Dans cet épisode de “Qui va faire la vaisselle ?”, le dernier de la saison, Nora Bouazzouni reçoit les deux autrices de l’essai En finir avec l’homme nouveau, paru à La Déferlante Éditions (2026) https://revueladeferlante.fr/produit/en-finir-avec-lhomme-nouveau/ : Mélanie Gourarier, anthropologue, chercheuse au CNRS au centre Norbert Elias, à Marseille, et Laura Verquère, maîtresse de conférences en sciences de l'information et de la communication à l’université de Lille, spécialiste des mouvements féministes, du genre et de la parentalité.
25.06.2026 à 09:00
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Des pâtes antifascistes italiennes aux estuaires du Rhône, de la cueillette politique à la recherche-action : pour ce nouvel épisode de "Bouffe de là", le dernier de la saison, Nora Bouazzouni reçoit l’auteure, metteuse en scène et artiste ethnoculinaire Floriane Facchini.
24.06.2026 à 20:00
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L’entretien démarre sur un ton léger. David Dufresne plaisante d’emblée sur les réponses interminables de Jean-Luc Mélenchon et demande à Mathilde Panot si les réunions internes ressemblent à ses discours. Elle rit, défend son leader en expliquant qu’il prend le temps de construire son raisonnement et raconte qu’à La France insoumise, chaque réunion commence par une longue analyse politique. On comprend rapidement que personne ne gagnera son pari des réponses courtes. Cette complicité amusée va traverser tout l’entretien.
Très vite pourtant, le ton change. Au lendemain de la panthéonisation de Marc Bloch, Dufresne l’interroge sur la montée de l’extrême droite. Mathilde Panot répond sans détour. Elle raconte l’émotion ressentie au Panthéon, insiste sur le symbole que représente la Résistance et s’inquiète de voir les idées de l’extrême droite gagner du terrain jusque dans une partie de la gauche. Elle revient plusieurs fois sur ce qui constitue selon elle la ligne rouge absolue : «Il y a une question de tenir les principes (…) on ne cède rien face à l’extrême droite.» Dufresne la pousse alors sur le fatalisme qui semble gagner une partie du pays ; elle refuse précisément cette résignation.
Le questionnaire de Proust casse ensuite le rythme politique. À la question « Ce que je voudrais être », Mathilde Panot répond spontanément : «Une révolutionnaire.» Dufresne saute sur l’occasion : comment peut-on encore se dire révolutionnaire quand on préside un groupe parlementaire ? La séquence devient plus personnelle. Elle assume pleinement la stratégie de la « révolution par les urnes » tout en racontant ce qui l’a amenée à choisir cette voie plutôt qu’une autre, en évoquant notamment les expériences latino-américaines qui ont marqué la gauche insoumise.
L’un des passages les plus sincères arrive lorsqu'il s'agit de Grigny. Le sourire disparaît. Mathilde Panot raconte son départ de l’association où elle travaillait avant de créer les groupes d’action de La France insoumise. Les habitants lui avaient lancé une phrase qu’elle dit ne jamais avoir oubliée : «Nous oublie pas.» Elle poursuit en expliquant que c’est toujours pour eux qu’elle fait de la politique. Rappel de la grande pauvreté de la Grande Borne et Panot raconte les mères de famille qui avaient réussi, en occupant les halls d’immeubles avec les enfants, à faire reculer un point de deal. Le moment le plus intime de tout l’entretien.
À plusieurs reprises, David Dufresne refuse de laisser son invitée dérouler tranquillement le programme de La France insoumise. Lorsqu’elle détaille la Sixième République, il l’interrompt pour vérifier les délais, relit le programme, corrige certaines formulations et pointe les difficultés concrètes de mise en œuvre. Même jeu lorsque Panot développe les propositions économiques : il lui oppose François Mitterrand, François Hollande et leur confrontation avec la finance. Chaque fois, elle répond longuement, développe son raisonnement. L’émission déborde largement du temps prévu.
L’échange se tend lorsqu’ils abordent les médias. David Dufresne demande à Mathilde Panot si l’expression « médias de l’officialité » ne revient pas à mettre toute la presse dans le même sac. Puis il l’interroge sur les contradictions de La France insoumise concernant CNews, BFM ou X. Panot défend un rapport « conflictuel » avec certains médias mais refuse l’idée d’abandonner totalement ces espaces.
La campagne présidentielle de 2027 apporte ensuite une respiration plus légère. Dufresne s’amuse avec les internautes qui imaginent déjà Mathilde Panot candidate à l’Élysée et la provoque : Jean-Luc Mélenchon finira bien par lui laisser la place. Elle éclate de rire avant de répondre immédiatement : «Certainement pas. Moi, j’aime beaucoup notre vieux.» La plaisanterie laisse rapidement place à une démonstration politique où elle détaille les premiers meetings, les 26 000 participants revendiqués à Saint-Denis, les soutiens d’Annie Ernaux ou d’Éric Vuillard et les centaines de milliers de signatures recueillies. Pour elle, la dynamique de 2027 n’a rien à voir avec celle de 2022.
L’un des moments les plus surprenants survient lorsque David Dufresne l’interroge sur la possibilité réelle d’appliquer un programme de rupture une fois au pouvoir. Plutôt que de promettre qu’un gouvernement pourra tout faire seul, Mathilde Panot prend le contre-pied et lance un appel aux futurs électeurs : «Ne nous laissez pas tranquilles quand nous serons au pouvoir. (…) Harcelez-nous.» Elle explique qu’un gouvernement de gauche ne pourra tenir face aux puissances économiques que si les mobilisations populaires continuent après l’élection.
En fin d’émission, la discussion quitte progressivement les affrontements politiques pour revenir à quelque chose de plus personnel. Interrogée sur « l’imaginaire de gauche », Mathilde Panot parle de littérature, de cinéma, de concerts, de maraudes associatives et de solidarité. Puis elle raconte combien le slogan «On va gagner !», entendu lors du meeting de Saint-Denis, l’a marquée davantage que les habituels appels à la résistance.
La dernière question agit presque comme une chute. Dufresne imagine Mathilde Panot présidente de la République et lui demande quelle serait sa toute première décision. Après près de deux heures consacrées aux institutions, à l’économie, aux médias et à la présidentielle, elle répond sans hésiter : «De toute urgence, sortir les gosses de la rue. (…) On a 3000 gosses à la rue, c’est une honte absolue.»
24.06.2026 à 09:00
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Mais derrière ce vernis se cachent des exactions commises contre les peuples autochtones, spoliés de leurs terres. Car cette idée de protection de la nature est fondée sur le mythe d’une nature sauvage, héritée du colonialisme, et crée désormais un véritable apartheid vert dans les zones concernées.
Alors à quoi – et à qui – profite la protection de la nature ? On en parle avec Fiore Longo, anthropologue et directrice de Survival International France. Elle est l’autrice de Décolonisons la protection de la nature. Plaidoyer pour les peuples autochtones et l’environnement (2023)
23.06.2026 à 20:00
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La guerre au Soudan vient d’entrer dans sa troisième année. Très peu traité dans les médias mainstream, le conflit a jeté sur les routes 15 millions de déplacés et généré la pire crise humanitaire au monde. Depuis quelques semaines, plusieurs collectifs tentent de porter devant la justice les responsables de cette crise : au Kenya, une plainte a été déposée contre dix responsables des Forces de soutien rapide (FSR), l’une des parties au conflit, quand plusieurs victimes ont déposé une requête auprès de la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères pour l’ouverture d’une enquête sur les liens entre les Émirats arabes unis, premier acheteur d’armes françaises, et les mêmes FSR, soupçonnés de crimes contre l’humanité.
Le Soudan est en guerre depuis avril 2023. Deux factions militaires s'affrontent: l'armée régulière d'Al-Burhan et les Forces de Soutien Rapide (FSR) du général Hémetti, déjà impliqué dans les massacres du Darfour sous Omar el-Béchir. Bilan: 150 000 morts, 15 millions de déplacés - le plus grand mouvement de population au monde - et une famine qui frappe des centaines de milliers de personnes dans des camps éparpillés à travers le pays.
Pour Youssef Abdelrahman, avocat franco-soudanais et membre du collectif SUDFA, l'origine du conflit est précise: «Il y avait comme un accord, une charte qui avait été approuvée par l'ensemble des parties prenantes, avec parmi les points l'intégration de la milice dans l'armée régulière et l'arrêt de la détention directe de certaines sociétés d'État par la milice. La milice a souhaité que ce délai soit allongé. L'armée régulière refusait. Personne ne pouvait s'attendre à ce que ça s'explose de cette manière-là en pleine capitale.»
La guerre est aussi une guerre contre les femmes. Zahra Suliman, étudiante en sciences politiques et militante pour les droits des femmes, est sans détour: «Quand l'armée de soutien rapide a pris une ville, la première chose qu'ils ont faite, c'était de voler la femme.» Le viol est une arme. Les cas documentés ne représentent qu'une fraction de la réalité: la honte et l'absence de sécurité condamnent la grande majorité des victimes au silence. Dans le même temps, les femmes soudanaises organisent les cuisines solidaires, maintiennent l'éducation des enfants, travaillent dans les hôpitaux sous les bombes - certaines prennent les armes pour défendre leur quartier ou rejoindre l'armée régulière.
Au cœur du conflit: les ressources. Or, terres agricoles, gomme arabique - cette dernière achetée à plus de 80% par deux sociétés françaises, selon Abdelrahman. Les Émirats arabes unis, premiers exportateurs d'or mondial «alors qu'ils n'ont pas d'or», financent les FSR en échange de minerais extraits à marché noir, et fournissent des armes. La France, qui les qualifie de «partenaire stratégique» et leur a vendu 31 milliards d'armements, ferme les yeux: «L'intérêt économique est bien au-dessus d'une possible condamnation ou d'un arrêt des relations diplomatiques avec les émirats.»
Le traitement médiatique achève de rendre cette guerre invisible. Pour Abdelrahman, ce n'est pas un hasard: «On s'est rendu compte qu'il y avait des similitudes entre le traitement médiatique des conflits africains par rapport à d'autres conflits. Des biais racistes, conscients ou inconscients, qui permettent d'isoler ce conflit dans une case uniquement remplie d'un nombre de déplacés, d'un nombre de morts, assez déshumanisés.» Et Suliman d'enfoncer le clou: «Beaucoup de fois, ils ont justifié que c'était une guerre civile. Depuis 2003 jusqu'à aujourd'hui, c'est le même acteur de guerre. C'est le même Hémetti, le même régime.»