Alors que Marine Le Pen a été condamnée mardi 7 juillet dans l’affaire des assistants parlementaires, cette dernière s’est immédiatement déclarée candidate à la présidentielle. Depuis, le parti martèle plusieurs arguments relayés massivement sur les réseaux sociaux et les plateaux télés.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a fixé au 28 novembre la date des prochaines élections législatives, marquant, si elles ont lieu, le premier vote de ce type dans les territoires palestiniens depuis deux décennies.
Sans plus attendre une improbable primaire de la gauche, le député et ex-insoumis poursuit sa course à l’Elysée sur un mode estival, et participait, mercredi 8 juillet, à une soirée pour l’anniversaire des 20 ans du film «Camping» en Gironde.
Favorable à une primaire de la gauche non-mélenchoniste, Olivier Faure n’a jamais réussi à imposer cette idée dans son parti, alors que les militants socialistes sont appelés à voter ce jeudi 9 juillet. Retour sur un feuilleton au scénario particulièrement alambiqué.
Le sénateur LR, connu pour ses positions ultra-conservatrices, est proposé par le chef de l’Etat pour succéder à Claire Hédon. Le Parlement se prononcera la semaine prochaine, sans grand suspense.
Au micro de France Inter ce jeudi matin, le procureur général de l’instance, Rémy Heitz, a rappelé que «la procédure est aussi à la main des parties» et que cela dépendra de la «complexité du dossier».
La juriste Camille Aynès, seule chercheuse a avoir été accréditée pour suivre le procès en appel des assistants parlementaires du RN, analyse la décision de la cour d’appel de Paris qui permet à Marine Le Pen de rouvrir la possibilité d’être candidate en 2027.
La décision de se présenter à la présidentielle, malgré une condamnation en appel, met à mal les plans de la galaxie du milliardaire en faveur de Jordan Bardella. Une nouvelle illustration de la loi historique du FN : rien ne pousse à l’ombre des Le Pen.
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle, une délinquante qui sollicite les suffrages de ses concitoyens sur un programme d’ordre, pourrait jouer la victime à fond et surjouer «l’appel au peuple».
Au lendemain de sa condamnation pour détournement de fonds et sa décision de concourir à la présidentielle de 2027, la cheffe de file des députés RN était ce mercredi avec Jordan Bardella au marché de La Flèche, dans la Sarthe.
La cheffe de file du Rassemblement national a lancé, mercredi 8 juillet, sa campagne avec un bain de foule et une reprise en main totale de son parti. Malgré ses sourires, l’hypothèse d’une inéligibilité pour 2027 reste possible.
Charlotte Belaïch, Nicolas Massol, photo Sébastien Pons
Au lendemain du délibéré de la cour d’appel de Paris qui lui permet de se présenter à la présidentielle, la candidate d’extrême droite était dans la Sarthe, fief de sa sœur, aux côtés de ses plus proches. Reléguant Jordan Bardella au second plan.
Le drapeau avait été hissé samedi devant l’hôtel de ville dans le cadre d’un festival sur la situation en Palestine. Le préfet avait alors annoncé saisir le tribunal administratif.
Condamnée en appel mais candidate à l’élection présidentielle, la cheffe de file du RN est déterminée à épuiser les voies de recours. «Libé» décrypte les différentes interrogations juridiques soulevées par cette démarche risquée.
Chez Horizons, Renaissance et LR, on s’attendait à devoir affronter Jordan Bardella en campagne. Si le choix de la patronne du RN de se présenter leur offre un espace plus conséquent à droite, leurs candidats vont devoir composer avec une concurrente bien plus expérimentée.
La néo-candidate à la présidentielle n’a pas attendu la décision de la cour pour se rapprocher de Briard & Bonichot, un cabinet parisien spécialiste des techniques de cassation.
Dans le bassin minier, acquis au Rassemblement national, les Liévinois disent garder toute leur confiance en la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle. Sa nouvelle condamnation en appel est perçue comme du «harcèlement» par ses soutiens.
Adoptée largement en première lecture par l’Assemblée nationale mardi 7 juillet et soutenue par le gouvernement, une proposition de loi LR visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes redessine les limites de l’arbitraire.
Ecolos, insoumis, socialistes et communistes ont oublié, le temps d’une journée, leurs divisions pour tenter de s’opposer à la proposition de loi du gouvernement reprenant une proposition qui figure dans le programme du RN depuis 2007. En vain.
En se pourvoyant en cassation, la cheffe de file du RN risque de s’exposer davantage lorsque l’arrêt sera rendu, sa peine devenant définitive. La possibilité du bracelet électronique en pleine campagne existe encore, analyse Jean-Philippe Derosier, professeur agrégé de droit public.
En confirmant la culpabilité de la cheffe du Rassemblement national pour détournement de fonds publics, la cour d’appel de Paris a prouvé la rigueur de son jugement à rebours de l’image d’une justice qui serait dysfonctionnelle, estime l’ancien garde des Sceaux.
Selon les versions passées de la leader d’extrême droite, elle devrait être aujourd’hui en prison, a minima inéligible à vie, et en tout cas certainement pas candidate aux plus hautes fonctions. Mais elle ne s’applique évidemment rien de tout cela à elle-même.
Dans le fief de la cheffe des députés Rassemblement national, les habitants ont vécu un mardi 7 juillet rythmé par le procès des collaborateurs parlementaires du FN.
Libération ., Service Photo, AFP ., Reuters ., Arthur Louis, Coppélia Piccolo
La patronne officieuse du RN a été reconnue ce mardi 7 juillet en appel coupable de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds. Condamnée à quinze mois d’inéligibilité effective, peine qu’elle a déjà effectuée, elle peut donc se présenter en 2027.
Condamnée ce mardi 7 juillet à un an de prison ferme mais libérée de sa peine d’inéligibilité, la responsable d’extrême droite a décidé de se pourvoir en cassation.
La cheffe du RN a annoncé sa candidature pour 2027 après avoir échappé de justesse à l’inéligibilité à la suite de la décision en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens. En plus de trente ans de carrière, l’héritière et parricide du Front national a vu plus d’une fois venir sa mort politique, pour l’instant sans succès.
Condamnée en appel pour de détournement de fonds publics mais redevenue éligible, la cheffe de file du Rassemblement national a dit rester candidate pour 2027 et se pourvoit en cassation pour éviter le port d’un bracelet électronique pendant un an.
Condamnée en appel à une peine sous bracelet électronique, l’ancienne patronne du Rassemblement national, qui a annoncé maintenir sa candidature pour 2027, a montré, au 20 heures de TF1, tout son mépris pour la justice et l’Etat de droit.
Longtemps mise hors-jeu pour la présidentielle, la députée redevient, après la décision de la cour d’appel, ce mardi 7 juillet, une concurrente «redoutable» pour ses adversaires. Du côté du RN, la relégation de Jordan Bardella au second plan est une satisfaction.