Le Lierre
La Commission européenne soumet les directives Oiseaux et Habitats à un nouveau « stress-test » destiné à vérifier qu’elles permettent toujours d’atteindre leurs objectifs de manière efficace et proportionnée. L’exercice porte principalement sur l’application de l’article 6 de la directive Habitats, sur la gouvernance et le financement de Natura 2000, ainsi que sur la protection des espèces, les dérogations et l’adaptation des annexes. La Commission indique rechercher des possibilités de simplification et de réduction des charges administratives, tout en maintenant l’ambition et le niveau élevé de protection des directives. Elle précise néanmoins que les résultats du stress- test pourront conduire à examiner d’éventuelles modifications du cadre juridique. Le Lierre considère qu’une évaluation régulière de la législation est légitime, à condition qu’elle repose sur des données objectives et examine l’ensemble des coûts et bénéfices du dispositif. Le stress-test ne doit toutefois pas partir du postulat que les exigences écologiques seraient, en elles-mêmes, des charges administratives inutiles. Il doit notamment prendre en compte le coût collectif des atteintes à la nature, des projets mal localisés, des contentieux provoqués par des évaluations insuffisantes, ainsi que de la vulnérabilité accrue des territoires aux sécheresses, aux incendies, aux canicules, aux inondations, aux ravageurs et à l’érosion des sols. Le bilan de qualité réalisé en 2016 avait conclu que les directives étaient adaptées à leur finalité, tout en soulignant que la réalisation de leurs objectifs supposait une amélioration substantielle de leur mise en œuvre. Ce diagnostic reste un point de départ pertinent : avant de modifier les garanties juridiques, il convient de déterminer si les difficultés observées proviennent réellement des textes européens ou plutôt d’un défaut de cohérence, planification, de données, de financement, de coordination ou de capacité administrative. Depuis ce bilan, l’état de la biodiversité européenne n’a pas connu le redressement nécessaire. Cette situation invite non seulement à renforcer la mise en œuvre des directives, mais aussi à mieux assurer la cohérence des politiques d’aménagement, agricoles, forestières et de lutte contre les pollutions avec leurs objectifs. Les directives Nature ne peuvent constituer le dernier filet destiné à corriger, projet par projet, des pressions qui auraient pu être évitées en amont. Dans le prolongement de son appel à un Pacte national pour l’urgence écologique, le Lierre défend une action publique stable, planifiée et financée, associant protection du vivant, adaptation et habitabilité des territoires. Cette orientation vaut également à l’échelle européenne : l’Union doit éviter de détricoter ses politiques de protection au moment même où les effets conjugués du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité rendent leur mise en œuvre plus indispensable. L’article Contribution du Lierre à la consultation publique de la Commission européenne sur les directives Oiseaux et Habitats est apparu en premier sur Le Lierre. Texte intégral (694 mots)

Le Lierre
La réalité du réchauffement climatique nous percute, elle est violente. Ce que nous vivons aujourd’hui a été annoncé depuis plusieurs dizaines d’années par les scientifiques et par de nombreux acteurs de l’écologie. Ces événements sont la conséquence directe du réchauffement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre des activités humaines. Au-delà de l’intensification des canicules et des incendies , c’est la ressource en eau qui s’épuise, la biodiversité qui se meurt, les productions agricoles qui s’effondrent et la santé de tous qui est affectée. La trajectoire d’un réchauffement de la France à +4 degrés conduira nécessairement à une dégradation des conditions que nous connaissons actuellement, et demandera d’immenses efforts d’adaptation. Se pose désormais la question de l’habitabilité de notre pays dans les prochaines décennies. Ces événements entraînent de la colère. Pourquoi, malgré les éclairages scientifiques et les premières catastrophes, l’écologie a-t-elle toujours été la variable d’ajustement ? Pourquoi est-ce que des responsables politiques et des médias peuvent continuer à tenir ouvertement des discours climato-sceptiques ou euphémiser les enjeux ? Pourquoi est-ce que la planification écologique et la politique d’adaptation sont à l’arrêt ? Comment peut-on tenir en façade des discours sur l’urgence climatique et, dans les actes, détricoter les politiques de transition, le green deal ou attaquer les acteurs de l’écologie ? Pourquoi continuons-nous à donner du crédit à ceux qui ont minimisé ces enjeux ou qui en font un simple sujet de communication politique ? Pourquoi des projets, des activités et des infrastructures incompatibles avec les objectifs climatiques continuent à être soutenus ? Pourquoi les choix individuels sont toujours tant mis en avant alors qu’ils sont principalement conditionnés par des orientations collectives défaillantes ? Nous vivons une période de vérité. Les doubles discours se heurtent aux flammes et aux températures. Nous croyons que c’est le moment de repenser complètement nos politiques publiques, de réorienter notre économie et d’adapter notre société pour affronter ce défi. Il faut dès maintenant arrêter d’affaiblir les services publics et leur donner les moyens de conduire ces transformations et de protéger nos concitoyens. Il est l’heure pour tous les acteurs de notre société de se mobiliser, à l’échelle locale, nationale et internationale, et de prendre à bras le corps ce combat pour l’habitabilité de la France et du monde. La catastrophe n’est pas une fatalité et nous avons le pouvoir d’inventer un autre monde. Nous pensons indispensable d’élaborer un pacte national pour l’urgence écologique. Ce pacte comprendrait des mesures d’urgence pour le climat, la protection du vivant et pour l’adaptation, et il dessinerait une trajectoire de 10 ans financée avec l’engagement de toutes les forces politiques de ne pas remettre en cause cette ambition minimale. Tous les acteurs engagés de la société (scientifiques, associations, entreprises…) doivent se réunir au sein d’un conseil national de l’habitabilité pour s’assurer du respect et de la mise en oeuvre de ce pacte, seule garantie crédible de notre résilience et de notre prospérité. Nous invitons tous les professionnels de l’action publique qui souhaitent s’engager pour porter ces enjeux à rejoindre le Lierre. Nous lancerons à la rentrée une consultation publique pour permettre l’expression des agents publics sur l’adaptation et l’habitabilité. L’article Un pacte national pour l’urgence écologique est apparu en premier sur Le Lierre. Texte intégral (724 mots)

Le Lierre
Allô Transition est le dernier né du projet Solutions Transitions. Après les fiches, les ressources, et les événements, Allô Transition est un service gratuit d’accompagnement expresse mis à disposition des agents et élus territoriaux qui auraient besoin d’un coup de main en ce début de mandat du bloc communal. Pour faire court, une hotline. Allô Transition regroupe près d’une centaine de bénévoles experts de l’action publique locale, qui se mettent à disposition pour un appel, une visio ou tout autre échange dont auraient besoin celles et ceux qui ont les mains dans le cambouis communal et intercommunal. Retours d’expériences, conseils pour gagner du temps et trouver les bons interlocuteurs, éclairage sur les dispositifs, astuces de mise en oeuvre … autant d’informations et d’expertise que la communauté des bénévoles d’Allô Transition met à disposition lors de conversations qui vont à l’essentiel des besoins de celles et ceux qui la sollicitent. Allô Transition couvre peu ou prou toutes les thématiques de la transition écologique et solidaire, mais aussi des sujets gouvernance, pilotage, RH, finances, communication, achats publics. Pour en bénéficier rien de plus simple, rendez-vous ici sur le site de Solutions Transitions. L’article Allô Transition, vous connaissez ? est apparu en premier sur Le Lierre. (320 mots)
Dans le cadre Solutions Transitions, Le Lierre a lancé un nouveau service à destination des agents & élus territoriaux.
Le Lierre
C’est tout l’enjeu des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), au cœur d’une journée de terrain organisée dans le Pays Viganais et les Causses Aigoual Cévennes. Sous l’impulsion de Lucie Monne et de Simon Bulté, animatrice et animateur du PAT de la Communauté de communes du Pays Viganais et Causse Aigoual Cévennes, les acteurs locaux construisent une politique alimentaire qui dépasse largement la seule question agricole. Les deux PAT travaillent très concrètement sur des enjeux de foncier, d’installation agricole, de transmission des exploitations, de restauration collective ou encore de solidarité alimentaire. Dans ces territoires hyper-ruraux du nord-ouest du Gard, où les distances, le relief et la faible densité compliquent l’action publique, le PAT joue un rôle essentiel de mise en réseau entre élus, agriculteurs, associations, chambres consulaires, services de l’État et habitants. Au fil de la journée, plusieurs initiatives ont illustré cette approche systémique : À Trèves, découverte d’une chèvrerie installée grâce à un travail collectif associant commune, intercommunalité, Chambre d’agriculture, SAFER, CIVAM et Conservatoire des espaces naturels. Un projet emblématique qui montre combien l’animation foncière et la volonté politique sont déterminantes pour favoriser l’installation agricole. À la coopérative Origine Cévennes, les échanges autour de l’Oignon doux des Cévennes ont mis en lumière les défis auxquels fait face l’agriculture locale : adaptation au changement climatique, accès à l’eau, maintien des productions et avenir des filières. Comme l’a confié un producteur : « Il y a 50 ans, si on nous avait dit qu’on manquerait d’eau dans les Cévennes, on aurait ri au nez de celui qui l’affirmait. » Au Vigan, l’épicerie solidaire « Épicerie Plus en Pays Viganais » a rappelé une autre réalité : celle de la précarité alimentaire. Avec des besoins en hausse, des dons en baisse et des bénéficiaires toujours plus nombreux – retraités, jeunes, mais aussi agriculteurs –, les enjeux de justice sociale sont désormais indissociables des politiques alimentaires territoriales. 🍽️ Enfin, les visites consacrées à la restauration collective ont montré l’importance des démarches d’approvisionnement local, de qualité et de sensibilisation des convives, dans l’esprit de la loi EGAlim. Une conviction ressort de cette journée : nous produisons souvent plus que les besoins du territoire, mais les filières restent insuffisamment structurées, les débouchés fragiles et l’accès à une alimentation de qualité encore inégalement réparti. C’est précisément tout l’enjeu de la reterritorialisation de l’alimentation : relocaliser les chaînes de valeur, renforcer la sécurité alimentaire, mieux rémunérer les producteurs, préserver les ressources naturelles et développer une véritable démocratie alimentaire. Comme l’ont rappelé les équipes du Lierre lors des échanges avec les élus, la transition alimentaire est avant tout un sujet politique. Les agents peuvent proposer, expérimenter et animer. Mais ce sont les élus qui disposent, au final, du pouvoir d’orienter les choix structurants pour leur territoire. Face aux défis du climat, du renouvellement des générations agricoles et de la solidarité alimentaire, une question demeure : Quel rôle souhaitons-nous jouer pour construire les systèmes alimentaires de demain ? L’article 10 juillet : De la Fourche à la Fourchette est apparu en premier sur Le Lierre. Texte intégral (967 mots)
Alimentation, agriculture, foncier, climat, solidarité : et si tout était lié ?



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