flux Ecologie

SOS Forêt France défend une autre vision de la gestion forestière et de la filière Bois qui optimise les apports sociaux, écologiques et économiques des forêts à court et long terme.

▸ les 10 dernières parutions

06.02.2025 à 19:30
SOS Foret France
Texte intégral (2200 mots)

Forêt Vivante Pyrénées, qui rassemble 67 associations nationales et régionales de défense de l’environnement, dont plusieurs membres de SOS Forêt France, a rendu publique ce 5 février 2025 son expertise du projet E-CHO de production de biocarburants sur le bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), avec trois usines : eM-Lacq (6 ha) à Lacq et Mont, HyLacq (14 ha) à Mourenx, Pardies et Noguères et BiotJet (45 ha) à Pardies et Bésingrand. Conclusion : en tenant compte de l’impact de la récolte forestière, le bilan carbone de ce projet est négatif, puisque les nouveaux arbres auront besoin de plus de 20 ans pour commencer à séquestrer la même quantité de carbone que celle prélevée.

« Elyse s’approprie la croissance de la forêt pour les seuls besoins d’E-CHO, alors qu’il faut raisonner sur l’ensemble de la forêt française et du puits de carbone correspondant », explique Pierre Biscay, l’un des ingénieurs du Shift Project, qui a aussi mené une étude aboutissant aux mêmes conclusions que Forêt Vivante Pyrénées.

La veille, l’expert mandaté par la Commission nationale du débat public (CNDP), le cabinet Carbone 41, avait présenté ses conclusions, basées sur la méthode de calcul préconisée par l’UE qui considère l’impact de la récolte forestière comme sans effet sur le bilan carbone du projet. Une approche biaisée, que nous dénonçons tout comme Forêt Vivantes Pyrénées dans son analyse.

Le projet E-cho : trois usines sur le bassin de Lacq. Image : capture d’écran Elyse Energie

L’expert CNDP a d’ailleurs tenu, ajoute le communiqué, à préciser les recommandations du GIEC, selon lesquelles il faut tenir compte des « variations estimées des stocks de carbone résultant de la récolte de la biomasse et de l’impact de ces variations sur le bilan carbone national ». Dans sa conclusion, il avertit, en outre, que le prélèvement de la biomasse « ne doit pas induire de réduction du stock de carbone sur le long terme pour que le projet ne contribue pas à l’augmentation des émissions nettes du secteur AFOLU.»

En effet, pour obtenir le CO2 nécessaire, ajoutent justement les Pyrénéens, « la production de ce « bio »-carburant nécessitera de couper des arbres, ce qui provoquera un déstockage du carbone qu’ils contiennent. Les nouvelles plantations et régénérations d’arbres auront besoin de plus de 20 ans pour commencer à séquestrer la même quantité de carbone ».

Elyse a déjà bénéficié de 8 millions d’euros de subventions. L’entreprise demande 2 milliards d’euros suppémentaires aux investisseurs, dont la Banque publique d’investissement, alors que ce projet ne réduirait en rien les émissions de gaz à effet de serre de la France. E-CHO doit être abandonné !

SOS Forêt s’oppose à « une politique énergétique européenne misant sur le tout bois énergie, facteur d’aggravation des crises écologiques, et qui condamne par avance toute possibilité de gestion forestière durable ». (Préambule)
« La politique de séparation des fonctions dans l’espace, l’intensification de la production partout avec surexploitation locale (décapitalisation, prélèvement supérieur à l’accroissement) et l’extraction des souches et rémanents de coupes doivent être suspendus d’urgence, et évalués sur les plans écologique, économique, social, mais aussi juridique, vis-à-vis du Code forestier et du Code de l’Environnement (dont les Directives Oiseaux et Habitats définissant le réseau européen Natura 2000). » (Proposition 2)
« L’isolation des bâtiments et les économies d’énergie dans tous les domaines doivent être la priorité de la politique énergétique. Les politiques publiques doivent conditionner leurs aides financières dans le domaine énergétique à la maîtrise préalable de la consommation d’énergie. Tout projet industriel, en particulier bois-énergie, doit être disqualifié s’il est sans rapport avec la ressource forestière d’un territoire et n’assure pas un bilan écologique et énergétique optimal, et n’est pas alimenté préférentiellement en produits connexes de scieries. Une relocalisation dans les territoires et le développement de petites unités de production d’énergie en co-génération proches de la ressource est l’alternative principale à promouvoir. » (proposition 10).

NB : SOS Forêt France sera présente pendant tout le salon Primevère 2025, du 21 au 23 mars à Lyon avec un stand et y organise une conférence sur le thème : « Le Bois : une énergie écologique ? », avec Fédéric Bédel, coprésident de SOS Forêt France au titre du Snupfen-Solidaires et Jacques Descargues, ancien secrétaire général de l’ONF, porte parole de Forêt Vivantes Pyrénées.

L’article Produire du kérosène à partir de la biomasse forestière ne décarbonera pas le transport aérien est apparu en premier sur SOS forêt France.

30.01.2025 à 11:18
SOS Foret France
Texte intégral (1229 mots)

Planter des arbres n’est pas forcément bon pour la biodiversité…

Pour absorber du CO2, de nombreux pays, dont la France, veulent planter des arbres par milliers.

Mais restaurer une forêt et en créer une, par exemple en remplacement d’espaces ouverts, par exemple agricoles, c’est tout à fait différent. Quand on bouleverse un habitat ou qu’on « reforeste » en monoculture, la biodiversité en pâtit, expliquent des scientifiques. Un article de Reporterre à lire ici.

…et planter 16 000 arbres à côté d’une usine chimique, c’est une bonne idée ?

Une illustration de l’article de Reporterre plus haut à lire ici : France 3 nous annonce qu’à Chalampé (Haut-Rhin), 16 000 arbres vont être plantés pour par Alsachimie, fabricant de produits chimiques pour les secteurs de l’automobile, du textile et de l’électricité. Une « compensation » du défrichement d’un terrain pour agrandir son usine. « L’aventure » se termine : « une grande pelleteuse réalise les derniers travaux de terrassement », s’enthousiasme l’article. Sauf que ces dix d’hectares étaient loués jusque-là à des agriculteurs…

Pour compenser leur coût écologique, les logiciels d’IA généreront automatiquement une image d’arbres

« Les développeurs de ces logiciels promettent même de générer des images de forêts entières si cela s’avère nécessaire », ajoute… le Gorafi. C’est évidemment une blague (à retrouver ici), mais est-ce plus absurde que couper des arbres pour en replanter ?

Morvan : un forestier condamné pour la destruction de deux ruisseaux

Le patron de Séquoia Exploitation Forestière avait envoyé, en avril 2023, un sous-traitant couper une parcelle de résineux sur la commune d’Ouroux-en-Morvan. Il a déjà été condamné, en mars 2024, devant la même juridiction, pour la destruction d’un autre ruisseau deux kilomètres plus haut, sur la même route. Un article à lire dans le Journal du Centre.

Mayotte : un mois après le passage du cyclone Chido, des feux de forêt ont déjà brûlé 100 hectares

Un mois et demi après le passage dévastateur du cyclone Chido, trois incendies ont détruit près de 100 hectares de l’île. « Un des effets post-cyclone est que les forêts sont couchées au sol, les arbres se dessèchent très rapidement, et cela devient de véritables poudrières. Les feux sont plus rapides et plus difficiles à éteindre et le vent de ces derniers jours n’arrange rien », selon le colonel des pompiers de Mayotte. Un article de 20 minutes à lire ici.

L’article Revue de presse forestière – janvier 2025 est apparu en premier sur SOS forêt France.

01.01.2025 à 23:07
SOS Foret France
Texte intégral (965 mots)

La forêt est incroyable, de jour comme de nuit, mais à force de ne la comptabiliser qu’en hectares, en mètres cubes de bois, en carbone capté, on peut en oublier la poésie. Pas nous. À SOS Forêt c’est pour cette chenille de nepticule doré, qui nous a confectionné une guirlande avec la trace biofluorescente de son passage sur les feuilles de ronce, que nous nous battons. Pour elle et pour les milliers d’espèces qui peuplent la forêt, humaine comprise.

SOS Forêt vous souhaite une excellente année 2025 et vous propose de la commencer par une action qui vous prendra moins de 5 minutes et peut faire beaucoup : envoyez vos vœux forestiers à vos élues et à vos élus avec la carte que nous avons préparée et proposez à vos proches d’en faire autant !

décident de l’aménagement des forêts communales
participent à des instances qui interviennent dans d’autres forêts
élisent les sénatrices et sénateurs qui votent les lois forestières.
disposent de quelques pouvoirs pour protéger la forêt privée…

L’article 2025 : envoyez vos vœux citoyens pour la forêt ! est apparu en premier sur SOS forêt France.

31.12.2024 à 17:40
SOS Foret France
Texte intégral (2466 mots)

Un parcours (non exhaustif) dans l’actualité des organisations adhérentes de SOS Forêt France.

Demandez le programme !

logo Réseau pour les Alternatives Forestières

Le Réseau pour les Alternatives Forestières a reçu un prix dans le cadre du Trophée de La Fondation AG2R LA MONDIALE en décembre pour ses formations aux pratiques forestières alternatives, en suivant une démarche de la forêt à l’ouvrage, ainsi que sa créativité pour l’accompagnement d’acteurs et d’actrices sur les territoires dans leurs projets d’autonomie et d’insertion au sein de filières forêts-bois courtes et solidaires.

Sylviculture, bûcheronnage, équarrissage, charpente… les prochaines formations 2025 sont en ligne ! Elles se dérouleront fin février, fin mars et fin avril dans l’Allier et en Ariège. Pour tout savoir et vous inscrire, c’est ici !

Adaptation au changement climatique : un postulat insupportable

SOS Forêt Dordogne a participé à la consultation nationale sur l’adaptation au changement climatique et mené campagne en invitant les citoyen·nes à en faire autant : « le précédent gouvernement a décidé de ne pas lutter contre le dérèglement climatique, malgré les condamnations dont il fait l’objet pour inaction climatique, mais de prévoir un plan d’adaptation. Le gouvernement baisse les bras et les bras nous en tombent ! »

L’ensemble de la consultation est toujours consultable ici et l’association a produit un « cahier d’acteur » toujours utile à consulter. Comme toujours, il est libre de droits.

« Toujours pas de renouveau écologique et social en vue »

C’est la réaction, dans un communiqué publié le 13 décembre 2024 sur son site, de Greenpeace France à la désignation de François Bayrou comme Premier ministre après la chute du gouvernement Michel Barnier, censuré le 4 décembre dernier.

Greenpeace France « s’interroge sur la pertinence de cette nomination, qui semble davantage répondre à des considérations politiciennes qu’aux besoins réels du pays », « sans proposer de vision ni de rupture pour répondre aux urgences écologiques et sociales ». « Les enjeux écologiques et de justice sociale risquent d’être à nouveau les grands oubliés de la politique gouvernementale » et « la mobilisation de la société civile dans les territoires reste cruciale », alerte le directeur général de l’association, Jean-François Julliard.

Connaître les plantes de la forêt

L’ACCOB présente le prototype des panneaux que les militant·es pour la forêt vont placer dans la région d’Oloron-Sainte-Marie, en forêt du Bager (et ailleurs si possible).

Ils ont été confectionnés par les services techniques de la ville avec la participation de l’ACCOB qui les placera au pied des diverses plantes qu’elle a répertoriées sur les talus.

L’Allemagne mise sur la résilience des écosystèmes

Canopée est allée en Allemagne pour voir quels efforts sont déployés pour l’adaptation des forêts au changement climatique. Constat au terme de l’analyse que vous pouvez lire ici : la France et l’Allemagne sont engagés dans deux stratégies diamétralement opposées.

Tandis que la France mise sur la plantation d’un milliard d’arbres, en rasant les forêts existantes pour les remplacer par de nouveaux arbres, l’Allemagne propose une aide à tous les propriétaires engagés dans une sylviculture plus écologique, misant sur la résilience des écosystèmes forestiers, interdisant les coupes rases, s’appuyant sur la régénération naturelle et la biodiversité. Le dispositif allemand connaît un large succès : 1,6 millions d’hectares de forêts sont déjà couverts par ce programme.

Ras la coupe en Morvan !

Au nord du massif, Adret Morvan a choisi de montrer la surface de couvert forestier perdue en quelques années seulement dans le parc « naturel » régional.
Une carte que les militant·es souhaiteraient ne pas avoir à réactualiser.

Dans le Sud Morvan, la Bresseille lutte aussi sans relâche contre la pratique des coupes rases qui mitent le massif, avec une nouvelle affiche coproduite avec SOS Forêt Bourgogne et l’association dénonce, photos à l’appui, une nouvelle coupe rase de feuillus au pied du site classé du Mont Beuvray, dans le périmètre du grand site de France.

Une forêt bientôt en libre évolution en Île-de-France

logo États sauvages

L’association États sauvages n’est pas loin de pouvoir acheter une nouvelle forêt en région Île-de-France, avec la campagne qu’elle a lancée en 2024.

Cette forêt est située dans une zone à fort enjeu où les forêts sont progressivement grignotées par l’étalement urbain au cœur du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français. Elle constitue un corridor écologique essentiel au sein de la trame verte mais aussi de la trame vieux bois, permettant aux espèces de se déplacer, de se reproduire et de résister aux transformations liées à l’urbanisation

L’article La revue des adhérents – décembre 2024 est apparu en premier sur SOS forêt France.

8 / 10

  Bon Pote
Actu-Environnement
Amis de la Terre
Aspas
Biodiversité-sous-nos-pieds

 Bloom
Canopée
Décroissance (la)
Deep Green Resistance
Déroute des routes
Faîte et Racines
 Fracas
F.N.E (AURA)
Greenpeace Fr
JNE

 La Relève et la Peste
La Terre
Le Lierre
Le Sauvage
Low-Tech Mag.
Motus & Langue pendue
Mountain Wilderness
Negawatt
Observatoire de l'Anthropocène

 Reporterre
Présages
Reclaim Finance
Réseau Action Climat
Résilience Montagne
SOS Forêt France
Stop Croisières

  Terrestres

  350.org
Vert.eco
Vous n'êtes pas seuls

 Bérénice Gagne