#MarégionSud : La mauvaise foi éhontée au détriment d’un débat démocratique éclairé sur la croisière à Marseille (et ailleurs…)
Marseille, le 5 mai 2023
Cela pourrait paraître anodin, mais la publication, le jeudi 4 mai 2023, de posts sur les réseaux sociaux de M. Renaud MUSELIER (et d’autres élu-es régionaux) prétendant à un soutien populaire à la croisière à Marseille est révélatrice de l’état du débat actuel sur le devenir de cette activité..
Le Président de la Région Sud, soutien notoire de la croisière, y prétend qu’une étude l’INSEE prouverait un soutien populaire « massif » des marseillais à cette industrie.
D’abord les faits :
● L’étude de l’INSEE publiée le 2 mai 2023 porte sur le poids du cluster industrialo-portuaire de Marseille-Fos en matière d’emploi. Elle n’aborde À AUCUN MOMENT l’opinion des marseillais sur la croisière.
● Cette soi-disant opinion marseillaise émane en réalité d’un sondage réalisé par la société Mars Marketing sur une commande… du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) lui-même ! En termes de garantie de neutralité, on a connu mieux… Et nous sommes bien loin de l’autorité de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques dont se prévaut le Président de la Région.
● 500 personnes ont été interrogées, dont moins de la moitié marseillaises (236).
Parmi ces personnes interrogées, 66% se déclarent favorables à la croisière, soit 330 personnes (dont 165 marseillais-es). Faut-il rappeler que la pétition de la ville de Marseille contre la pollution des navires a récolté plus de 50 000 signatures et la pétition de soutien aux victimes de la pollution des navires (Alternatiba Marseille, Cap au Nord et Stop Croisières) plus de 5 000 ? Quelle valeur donner à ces résultats au regard de l’échantillon et surtout du commanditaire de l’étude ?
Au-delà du GPMM qui cherche à auto-légitimer sa stratégie par un pseudo soutien populaire qui ne trompe personne, c’est la manipulation éhontée des informations par nos élus qui nous semble dramatique.
Le collectif Stop Croisières le revendique depuis sa création : l’avenir de la croisière devrait faire l’objet d’un débat public, démocratique et éclairé. Nous ne pouvons que déplorer les manipulations criardes de la majorité régionale, la surdité aux protestations des riverains du port impactés par la pollution dans leur chair (40% des oxydes d’azote à Marseille sont liés au trafic maritime selon Atmosud), et l’absence de prise en compte du consensus scientifique international sur la nécessité de réinterroger nos activités au regard de l’enjeu climatique (cf. 6 ème rapport du GIEC).
Nous continuerons de demander à ce que des études INDÉPENDANTES soient conduites sur l’impact de la croisière à tous les niveaux : santé, environnement, emploi, retombées économiques, fiscalité (ou absence de fiscalité…), investissements publics… La qualité du débat public sur ce sujet brûlant en dépend.
Etude de l’INSEE :
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7614185
Enquête d’opinion du GPMM auprès d’habitants des Bouches-du-Rhône :
https://www.marseille-port.fr/actualites/enquete-dopinion-des-habitants-des-bouches-du-rhone
Tweet Renaud Muselier :
https://twitter.com/RenaudMuselier/status/1653631933270687744?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Etweet
Linkedin Renaud Muselier :
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7059414608373006336/
Tweet Isabelle Campagnola Savon :
https://twitter.com/isasavon/status/1653656582738046977
Suite à l’annonce du souhait gouvernement de dissoudre les Soulèvements de la terre, des comités locaux se sont créés partout en France pour montrer qu’un mouvement qui repousse partout ne peut être dissout. Ont répondu à l’appel plusieurs collectifs, associations et syndicats Marseillais qui se sont rassemblés pour une conférence de presse au Parc Longchamps : la Confédération Paysane, ANV Cop 21, Extinction Rébellion, les Ateliers écologiques et politiques d’Aix en Provence, Alternatiba, les scientifiques en rébellion, le collectif anti carrière de Mazaugues, le NPA, Solidaires et Stop croisières.
« Nous faisons face à un gouvernement qui méprise ouvertement toutes les revendications sociales et écologiques, qui se font pourtant de plus en plus pressantes. Que nous fassions des manifestations, des pétitions, des concertations, des lettres, des assemblées citoyennes, rien n’y fait, nous sommes ignoré.e.s pendant que des projets destructeurs sont au contraire promus. Nous n’avons ainsi d’autre choix que celui de s’opposer avec nos corps, face à ces projets qui menacent les conditions d’existence et face à cette politique qui va à l’encontre du vivant.
Nous sommes toutes et tous choqué.e.s par ce qu’il s’est passé à Sainte-Soline. Les scènes auxquelles nous avons assisté ont clairement pour but d’intimider et d’étouffer les mouvements de luttes écologiques et sociales. Dans un climat d’ores et déjà tendu, le gouvernement ne cesse de faire monter la pression. Notamment en tentant d’invisibiliser les personnes blessées lors des manifestations, en refusant d’étudier la question de l’interdiction de la Brav-M, en évoquant la dissolution des soulèvements de la terre, en annonçant la création d’une cellule anti-ZAD, et en allant même jusqu’à remettre en question la Ligue des Droits de l’Homme.
Nous répondons et répondrons à ces oppressions par la multitude. Partout où se dresseront des projets injustes et destructeurs, se forgeront des oppositions, dans l’objectif d’atteindre une société plus équitable, plus juste, plus écologique et plus vivable pour les humains, pour le vivant.
Avec les soulèvements de la terre, nous montrons que l’on peut s’organiser pour la défense de l’intérêt commun. Ce mouvement rassemble, non pas seulement des français et françaises, mais aussi des habitants de nos pays voisins.
Que ce soit des méga-bassines ou des méga bateaux de croisières, c’est une évidence que nous devons nous mobiliser localement et collectivement contre ces aberrations destructrices de futurs.
L’industrie de la croisière met en grave danger les écosystèmes marins, provoque des maladies chez les riverains, consomme des quantités indécentes de ressources et d’énergies et échappe à toute réglementation concernant la droit du travail, la sécurité des personnes et le paiement des impôts.
Pourtant, cette industrie continue à s’imposer et à croitre, d’une part en alimentant le mythe de retombées économiques indispensables au territoire, et d’autre part en présentant de fausses solutions technologiques qui sont en réalité inopérantes.
Les remèdes à ces modèles touristiques, agricoles ou industriels malades reposent sur des principes simples et connus : décroissance, relocalisation, partage. Nous sommes et serons de plus en plus nombreux et nombreuses à défendre ce changement de paradigme.
A Stop croisières, nous faisons partie de cette lame de fond, nous sommes les soulèvements de la mer, avec tous les collectifs et toutes les personnes qui sont venues se mobiliser, nous sommes les soulèvements de la terre. »
Article de presse : https://www.lamarseillaise.fr/societe/les-soulevements-de-la-terre-essaiment-un-peu-partout-PN13696229
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