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 Romain LECLAIRE

Feditech

Publié le 13.01.2026 à 09:01

Êtes-vous mort ? L’appli au nom douteux qui s’inquiète pour vous quand personne d’autre ne le fait

La technologie est parfois fascinante. Nous avons des applications pour compter nos pas, pour surveiller notre sommeil, pour trouver l’amour en glissant le pouce vers la droite et même pour nous rappeler de boire de l’eau comme si nous étions des plantes d’intérieur un peu idiotes. Mais il manquait quelque chose d’essentiel, une lacune flagrante dans l’App Store que personne n’avait osé combler jusqu’à présent. Heureusement, une nouvelle tendance venue de Chine est là pour répondre à la question existentielle ultime: « Êtes-vous mort ? ». Non, ce n’est pas une blague, ou du moins, pas entièrement. L’application payante numéro un sur l’App Store chinois s’appelle littéralement « Are You Dead? » (ou « Si-le-ma » en version originale). Pour la modique somme de 8 yuans, soit environ 1 euro, vous pouvez vous offrir le luxe d’avoir un logiciel qui se soucie de savoir si votre cœur bat encore. Le concept est d’une simplicité enfantine et d’une efficacité morbide. Une fois l’application installée, vous configurez un contact d’urgence. Ensuite, votre seule mission quotidienne, si vous l’acceptez, est d’ouvrir l’application et de taper sur un bouton rond vert orné d’un petit fantôme de dessin animé. C’est mignon, non ? Si vous effectuez ce rituel sacré, tout va bien, le fantôme est content et l’application vous laisse tranquille. Mais attention, si vous oubliez de pointer deux jours de suite, l’algorithme panique. Au troisième jour sans signe de vie, l’application envoie automatiquement un email à votre contact d’urgence pour lui signaler que vous avez peut-être passé l’arme à gauche. Sur la page anglophone de l’application, où elle porte le nom un peu moins glauque de « Demumu », les développeurs la décrivent comme un outil de sécurité léger conçu pour rendre la vie solitaire plus rassurante. C’est une façon très polie de dire que nous vivons dans une dystopie sociale où notre meilleur ami est un bouton vert. Derrière ce nom qui ressemble à une mauvaise blague se cache une réalité démographique beaucoup moins drôle. La Chine s’attend à compter près de 200 millions de foyers unipersonnels d’ici 2030. Entre le vieillissement de la population, les conséquences à long terme de la politique de l’enfant unique et une urbanisation galopante qui éloigne les jeunes de leurs familles, la solitude est devenue un véritable problème de santé publique. L’application fait donc le buzz, suscitant des réactions mitigées sur les réseaux sociaux. Certains louent l’initiative, tandis que d’autres s’amusent de son nom. Car oui, le titre est un jeu de mots intentionnel et grinçant sur une application de livraison de nourriture très populaire appelée « Are You Hungry? » (Ele.me). En gros, si vous ne commandez pas à manger, c’est peut-être parce que vous n’êtes plus là pour le faire. L’équipe derrière ce chef-d’œuvre d’humour noir est composée de trois développeurs de la gen Z, tous nés après 1995. Ils se disent honorés par l’attention soudaine et prévoient déjà des mises à jour. Les utilisateurs, jamais à court de critiques constructives, ont suggéré de remplacer les emails par des SMS, car soyons honnêtes, qui consulte ses mails en cas d’urgence vitale ? C’est tellement années 2000. Les créateurs envisagent également de changer le nom pour quelque chose de moins direct, probablement pour éviter d’effrayer les grands-parents qu’ils essaient de protéger. Mais ne riez pas trop vite de nos amis chinois, car la solitude est une tendance mondiale qui s’exporte très bien. Demumu s’est récemment hissée à la sixième place des applications payantes aux États-Unis, probablement aidée par la diaspora chinoise mais aussi par une triste réalité locale. Aux États-Unis, plus d’un quart des foyers sont occupés par une seule personne, un chiffre qui a explosé depuis les années 1940. Il semble que vivre seul soit le nouveau standard, et payer une application pour vérifier notre existence, la nouvelle normalité. Alors, si vous vivez seul et que vous avez un euro à dépenser, pourquoi ne pas laisser un petit fantôme vert veiller sur vous ? C’est toujours mieux que d’attendre que le chat ne commence à vous regarder bizarrement. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 21:30

Claude Cowork - L’agent IA d’Anthropic s’invite enfin sur le bureau de tout le monde

claude anthropique 3 Si vous suivez de près l'actualité de l'intelligence artificielle, vous êtes probablement déjà familier avec Claude Code. Depuis l'automne 2024, Anthropic entraîne ses modèles non seulement à discuter, mais à naviguer et utiliser des ordinateurs à la manière d'un humain. Jusqu'à présent, cette vision s'exprimait principalement via un agent de codage destiné aux développeurs, leur permettant d'automatiser des tâches techniques fastidieuses. Mais dès aujourd'hui, la donne change radicalement. L’entreprise ouvre ces capacités au grand public avec le lancement d'une nouvelle fonctionnalité en prévisualisation baptisée Claude Cowork. Anthropic présente Cowork comme une méthode simplifiée permettant à n'importe qui (et pas seulement aux ingénieurs informatiques) de collaborer directement avec Claude. Le principe est étonnamment simple et puissant. Une fois que vous accordez au système l'accès à un dossier spécifique sur votre ordinateur, l'IA peut lire, éditer ou créer de nouveaux fichiers en votre nom. C’est une évolution qui transforme cette dernière d'un simple chatbot passif en un véritable agent actif capable d'exécuter des tâches concrètes. Pour illustrer le potentiel de cet outil, l’entreprise américaine met en avant plusieurs cas d'usage quotidiens qui pourraient changer notre façon de travailler. Imaginez demander à Claude de mettre de l'ordre dans votre dossier de téléchargements en renommant intelligemment chaque fichier pour qu'il soit identifiable en un coup d'œil. Plus impressionnant encore, vous pourriez lui soumettre des captures d'écran de factures et lui demander de générer automatiquement un tableur pour le suivi de vos dépenses. Grâce à un plugin Chrome et au framework Connectors maison, Cowork peut même naviguer sur le web ou interagir avec des applications tierces comme Canva. L'objectif est de fluidifier le travail. Vous n'avez plus besoin de copier-coller du contexte manuellement ou de reformater les réponses de l'IA. De plus, il est possible de mettre des tâches en file d'attente pour que Claude les traite en parallèle, sans attendre qu'il ait terminé une action pour en suggérer une autre. Naturellement, l'idée de laisser une telle technologie accéder à ses fichiers locaux peut susciter des inquiétudes légitimes. Anthropic se veut rassurant en précisant que Claude ne peut ni lire ni modifier ce qui ne lui a pas été ouvert explicitement. L'entreprise ne cache pourtant pas certains risques. Le système pourrait théoriquement effectuer des actions destructrices, comme la suppression accidentelle d'un fichier important ou une mauvaise interprétation d'une commande. C'est pourquoi il est vivement recommandé de fournir des instructions extrêmement claires et sans ambiguïté. Anthropic avertit également sur les risques d'injection de prompt, soulignant que l'utilisation d'un agent autonome demande plus de vigilance qu'une simple conversation textuelle. Pour la société, le défi est de taille. Il s'agit de convaincre le grand public de l'utilité de ces agents là où d'autres, comme Copilot de Microsoft, peinent encore à s'imposer malgré des années de présence. Le succès critique de Claude Code auprès des développeurs pourrait toutefois jouer en leur faveur. Pour l'instant, l'accès à Cowork reste un privilège. Il est réservé aux abonnés de la formule onéreuse Claude Max possédant un Mac avec l'application installée. Les autres devront patienter sur une liste d'attente, le temps que cette technologie prometteuse mûrisse. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 18:58

Quand Netflix et Warner veulent se marier mais que Paramount balance une objection et un procès à 82 milliards

Attrapez votre pop-corn, installez-vous confortablement dans votre canapé (probablement acheté chez IKEA parce que vous avez tout dépensé en abonnements streaming) et préparez-vous. Le feuilleton le plus palpitant du moment ne se trouve pas dans le catalogue “Nouveautés”, mais dans les salles de réunion de Hollywood et les tribunaux du Delaware. C’est l’histoire d’un triangle amoureux corporatif qui ferait passer les intrigues de Succession pour un épisode de Oui-Oui. Warner Bros Discovery et Netflix sont sur le point de conclure l'affaire du siècle. Un mariage arrangé à 82,7 milliards de dollars qui donnerait naissance à un titan du divertissement capable d'avaler tout cru le reste de l'industrie. Les bans sont publiés, la robe est achetée. Sauf que voilà, au fond de l'église, il y a un ex-petit ami très riche et très jaloux qui vient de se lever pour hurler son opposition. Cet ex, c’est Paramount. Et son PDG, David Ellison, n’est pas venu jeter du riz, mais lancer une poursuite judiciaire. Paramount a donc officiellement porté plainte contre la Warner. L'ambiance est électrique. Le premier accuse essentiellement les dirigeants du second de jouer à cache-cache avec la vérité. Selon lui, les actionnaires ont besoin de savoir pourquoi WBD préfère se jeter dans les bras de Netflix pour 82 milliards, alors que Paramount est là, sur le trottoir d'en face, agitant une liasse de billets totalisant une offre hostile de 108,4 milliards de dollars (soit 30 dollars par action, en cash, s'il vous plaît). Pour Ellison, c’est incompréhensible. Il affirme dans une lettre aux actionnaires que Warner invente des excuses de plus en plus créatives pour ignorer son offre. C’est un peu comme si vous refusiez un rendez-vous avec Brad Pitt pour sortir avec votre comptable, sans jamais expliquer pourquoi, sauf que le comptable a des dettes et que Brad Pitt a une valise pleine d'argent liquide. Paramount exige donc que le tribunal force la Warner à dévoiler les calculs magiques qu'ils ont utilisés pour justifier que l'offre de Netflix est supérieure. Ellison veut voir les reçus, les notes de bas de page et probablement l'historique de navigation internet du conseil d'administration. Mais attendez, ce n'est pas tout ! Comme dans tout bon drame, les voisins s'en mêlent. Et quels voisins ! Nous assistons à une alliance cosmique aussi rare qu'une éclipse solaire. Donald Trump et Bernie Sanders sont d'accord sur quelque chose. Oui, vous avez bien lu. Le dictat… président américain a exprimé son mécontentement sur Truth Social, relayant l'idée que si Netflix avale Warner, ils deviendront le gardien culturel le plus puissant de l'histoire. Il a même rencontré Ted Sarandos, le co-PDG de Netflix, pour lui dire en face que ce monopole sentait le roussi. De l'autre côté de l'échiquier politique, Elisabeth Warren et Bernie Sanders hurlent aussi au loup, craignant que cette fusion ne transforme votre facture mensuelle de streaming en un second loyer, tout en écrasant la classe moyenne. Quand la droite US craint pour la culture et la gauche pour le portefeuille, on sait que l'affaire est sérieuse. Pendant ce temps, la Writers Guild of America (les scénaristes) regarde tout cela avec horreur, brandissant les lois antitrust comme des gousses d'ail face à un vampire. Tout le monde craint pour les emplois, la diversité des films et le prix de l'abonnement qui a déjà grimpé plus vite que la tension artérielle d'un trader sous caféine. Malgré le refus répété de Warner, Paramount ne lâche rien. Ils prévoient même d'infiltrer leur conseil d'administration en nommant leurs propres directeurs pour bloquer le mariage avec Netflix. C’est de la haute voltige financière, c'est brutal et c'est absolument fascinant. Au final, peu importe qui gagne cette guerre des trônes médiatique, le prochain abonnement va faire mal, mais au moins, le spectacle actuel est gratuit. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 16:56

Apple et Google font équipe pour enfin donner un cerveau à Siri

Accrochez-vous bien à vos chaises de bureau ergonomiques et vérifiez la température en enfer, car il semblerait qu'il y gèle à pierre fendre. Nous vivons une époque formidable où les chiens et les chats signent des traités de paix, où l'eau et l'huile décident de se mélanger et où, tenez-vous bien, Apple décide d'appeler Google à la rescousse. La firme de Cupertino, celle-là même qui aime construire des murs infranchissables autour de son jardin luxuriant, a officiellement annoncé qu'elle allait utiliser le modèle d'intelligence artificielle Gemini de Google pour propulser la prochaine version de Siri. C’est un peu comme si Batman demandait au Joker de venir l'aider à sécuriser la Batmobile parce qu'il a perdu les clés. Dans un communiqué qui restera sans doute dans les annales de l'humilité corporative (ou du désespoir stratégique, c'est selon), Apple a déclaré avoir déterminé après une évaluation minutieuse que la technologie de Google offrait la fondation la plus capable pour ses modèles. En langage humain décodé, cela signifie probablement qu'ils ont regardé l'état actuel de Siri, ont pleuré un bon coup et se sont dit qu'il valait mieux s'allier à l'ennemi juré plutôt que de continuer à expliquer pourquoi leur assistant vocal ne sait toujours pas faire cuire un œuf virtuel sans mettre le feu à la cuisine. Cette annonce intervient après une période que l'on pourrait poliment qualifier de flottement artistique. Rappelez-vous, cela fait près d'un an que la marque à la pomme a retardé sa grande mise à jour de l'IA, admettant du bout des lèvres que cela prenait un peu plus de temps que prévu. C'est l'euphémisme du siècle. C'est comme dire que la construction de la Sagrada Família a pris un léger retard. Bloomberg avait déjà vendu la mèche l'année dernière en rapportant que l’entreprise américaine lorgnait sur Gemini pour une fonctionnalité de réponses basées sur la connaissance mondiale. L'idée est de vous permettre de chercher des informations et de recevoir des résumés générés par l'IA, plutôt que la réponse classique de Siri qui consiste à vous afficher trois liens web en disant “voici ce que j'ai trouvé” avec un air faussement serviable. Les coulisses de cette décision semblent avoir été aussi chaotiques qu'un épisode de Game of Thrones, mais avec plus de codeurs en sweat à capuche. John Giannandrea, le grand patron de l'IA chez Apple, a d'ailleurs rendu son tablier le mois dernier suite à ces revers. On imagine l'ambiance à la cafétéria. Il faut dire que la tâche était titanesque, transformer Siri, cet assistant sympathique mais un peu simplet qui excelle surtout pour régler des minuteurs pour les pâtes, en une entité omnisciente capable de rivaliser avec ChatGPT. D'ailleurs, Apple n'a pas seulement fait les yeux doux à Google. La rumeur court que Tim Cook et sa bande ont joué les Bachelors de la Silicon Valley, explorant des partenariats potentiels avec tout ce que l'industrie compte de gros cerveaux artificiels, notamment OpenAI, Anthropic et Perplexity. Le PDG, toujours diplomate, a précisé que l'entreprise prévoyait de lancer des intégrations avec plusieurs entreprises d'IA au fil du temps. C'est une façon polie de dire qu'ils ne mettent pas tous leurs œufs (numériques) dans le même panier, même si le panier de Google semble être le plus gros pour l'instant. Alors, à quoi devons-nous nous attendre cette année ? À un Siri qui comprend enfin le contexte, qui ne vous demande pas de déverrouiller votre iPhone pour vous donner la météo, et qui, grâce à la magie de Google Gemini, pourra peut-être répondre à des questions complexes sans bégayer. C'est une alliance de raison qui promet de changer notre quotidien, ou du moins, de rendre nos conversations avec nos téléphones un peu moins frustrantes. Reste à voir si Siri développera une personnalité schizophrène, tiraillé entre son âme d'Apple et son nouveau cerveau Google. En tout cas, le futur de nos assistants vocaux vient de devenir beaucoup plus intéressant et ironiquement, beaucoup plus Google. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 15:25

Firefox 147 débarque du futur pour sauver vos onglets et votre santé mentale

Nous sommes le 12 janvier, il fait froid, vous n'avez probablement pas encore tenu vos résolutions du Nouvel An, mais ne désespérez pas, Mozilla est là pour mettre un peu de soleil dans votre vie numérique. Comme à leur habitude, nos amis du renard de feu ont publié les versions finales de Firefox 147 sur leur serveur FTP juste avant l'annonce officielle prévue pour demain. Alors, qu’est-ce que la fondation nous a concocté pour cette 147ème mouture ? Spoiler, c’est du lourd et votre carte graphique va enfin pouvoir arrêter de simuler le décollage d'une fusée Ariane. Commençons par le graal pour les utilisateurs de Linux, ceux qui aiment avoir les mains dans le cambouis mais le bureau bien rangé. Firefox 147 prend enfin en charge la spécification XDG Base Directory de Freedesktop.org. Après des années à éparpiller des fichiers de configuration un peu partout comme un adolescent laisse traîner ses chaussettes, le renard apprend enfin à ranger sa chambre. C’est un petit pas pour le navigateur, mais un bond de géant pour la propreté de votre dossier Home. Mais ce n'est pas tout. Si vous avez un GPU AMD, réjouissez-vous, le décodage vidéo matériel “zero-copy” est de la partie. En langage humain, cela signifie que regarder des vidéos de chats en 4K ne transformera plus votre ordinateur en radiateur d'appoint. La lecture sera fluide, soyeuse et votre ventilateur vous remerciera par un silence religieux. Les utilisateurs de Mac avec puces Apple Silicon ne sont pas en reste, car le support WebGPU arrive pour tout le monde. C'est le moment de lancer des simulations graphiques complexes (ou juste des jeux par navigateur) sans faire fondre votre machine. Pour rester sur Linux (décidément, ils sont gâtés), la version 147 améliore le rendu sur GNOME avec Mutter. Fini le texte flou sur les écrans à mise l'échelle fractionnaire qui vous donnait l'impression d'avoir besoin de nouvelles lunettes. Les pixels sont désormais alignés sur la grille réelle, offrant une netteté chirurgicale, peu importe la taille de la fenêtre. Vos rétines vont apprécier. Parlons vitesse, car on n'a jamais assez de temps. Firefox intègre le support des “Compression Dictionaries” (RFC 9842). Derrière ce nom barbare se cache une technologie capable de réduire drastiquement le nombre d'octets transférés. Mozilla promet que cela va booster le chargement des pages, surtout si votre connexion internet date de l'époque du 56k ou si votre colocataire télécharge l'intégrale d'une série en 8K. Côté ergonomie, une fonctionnalité va changer la vie des multitâches compulsifs, le Picture-in-Picture automatique. Auparavant caché dans les tréfonds de Firefox Labs, c'est désormais activé par défaut. Lancez une vidéo, changez d'onglet pour faire semblant de travailler, et hop ! La vidéo vous suit automatiquement dans une petite fenêtre flottante. C'est magique, c'est pratique et c'est terrible pour votre productivité, mais on adore ça. De plus, les paramètres des onglets ont été réorganisés en trois catégories logiques: Ouverture, Interaction et Fermeture. C'est tellement clair que même votre grand-oncle qui clique partout pourrait s'y retrouver. Pour les paranoïaques de la sécurité (et vous avez raison de l'être), la version Android active l'isolation de site par défaut pour contrer les attaques type Spectre. Votre téléphone sera désormais aussi forteresse que votre PC. Sur Windows, des correctifs viennent régler des soucis de sélection d'onglets sur certains moniteurs, parce qu'il n'y a rien de plus frustrant que de cliquer à côté. Enfin, pour les développeurs web, ces magiciens du code, Firefox 147 apporte une hotte pleine de jouets: API de navigation, positionnement d'ancrage CSS et de nouvelles unités relatives aux polices. Vous pourrez même importer des feuilles de style via JavaScript. Bref, de quoi vous occuper jusqu'à la version 148. La sortie officielle est donc pour demain, 13 janvier, accompagnée des versions ESR. Mais si vous êtes du genre impatient, foncez sur le FTP de Mozilla. Pour les autres, profitez de votre dernière journée avec la version 146, elle va vite vous sembler préhistorique ! Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 14:50

Tesla - Tout va se jouer en 2026

Tesla Logo Wallpaper HD Background Pour Elon Musk, les enjeux n'ont jamais été aussi élevés. À travers ses interventions lors des conférences sur les résultats financiers, ses interviews en podcast et un flux constant de publications sur X, le PDG iconoclaste a passé l'année écoulée à préparer le terrain pour une vague de nouveautés matérielles et logicielles. Selon lui, ces innovations définiront l'avenir de Tesla. « 2026 sera quelque chose de spécial », affirmait-il le 1er janvier. Les promesses de la marque automobile américaine pour cette année charnière reposent sur quatre piliers: le logiciel de conduite autonome pour les voitures grand public, un service de robotaxi entièrement autonome, des robots humanoïdes et la présentation d'au moins un nouveau véhicule attendu de longue date. Pour les analystes, l'avenir de l'entreprise ne dépend plus que d'une seule variable, la capacité de son intelligence artificielle à fonctionner à grande échelle. 2026 sera surtout l’année de la preuve pour l'activité de robotaxi. C'est ce segment qui devrait être le principal moteur de croissance. Depuis juin dernier, des Tesla Model Y et Model 3 transportent des passagers à Austin, au Texas, sans intervention humaine au volant, bien que des conducteurs de sécurité soient toujours présents pour intervenir en cas de besoin. L'attention se porte désormais sur la régulation. Où la marque sera-t-elle autorisée à opérer ses véhicules autonomes ? Et plus que tout, aura-t-elle assez confiance en sa technologie pour retirer définitivement les humains des sièges avant ? Actuellement, ces robotaxis circulent déjà à Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin et Atlanta. Le Cybercab entre en production de masse Lors de la présentation des résultats du troisième trimestre, Musk a annoncé que le Cybercab, le véhicule autonome dédié maison, entrerait en production de volume dès avril. Ce biplace, dépourvu de volant et de pédales, est optimisé pour une autonomie totale. Le milliardaire prédit une demande assez folle pour ce modèle futuriste. Tesla revendique une avance considérable sur ses concurrents en matière de données de conduite autonome, avec plus de six milliards de kilomètres parcourus par ses clients en mode Full Self-Driving (supervisé). La concurrence s'intensifie pourtant. Nvidia vient de dévoiler sa nouvelle plateforme de voiture autonome au CES de Las Vegas, tandis que Rivian, Ford et General Motors accélèrent le déploiement de leurs propres technologies. Elon Musk balaie ces menaces, affirmant sur X que Tesla a cinq ans d'avance sur Nvidia. Des révélations produits très attendues Tesla prépare également le retour de la Roadster de deuxième génération. Cette voiture de sport électrique, dévoilée il y a plus de huit ans et maintes fois retardée, devrait être présentée à nouveau le 1er avril. Musk promet une collaboration avec SpaceX incluant une technologie de fusée, qualifiant l'événement à venir de révélation de produit la plus mémorable de tous les temps (rien que ça…). Parallèlement, le Semi, un camion électrique, devrait sortir de l'usine du Nevada au premier semestre 2026, après des tests pilotes réussis avec Pepsi et Walmart. Enfin, Optimus, le robot humanoïde, reste un pari important. Bien que la fabrication soit un défi d'ingénierie immense, le PDG vise une production élevée pour des clients externes dès cette année. L'autonomie face à la réalité des ventes Malgré cet optimisme technologique, la réalité commerciale est plus nuancée. Si Musk est un visionnaire qui a résolu des problèmes que d'autres jugeaient impossibles, la voie vers la domination automobile se rétrécit. En Chine et en Europe, le concurrent BYD a dépassé Tesla en proposant des prix plus attractifs. Tesla a d’ailleurs enregistré deux années consécutives de baisse des ventes, et 2026 pourrait bien être la troisième, d'autant plus que les incitations fiscales américaines ont disparu. La gamme actuelle commence à vieillir face à une concurrence qui propose des designs et des performances rafraîchis. Pourtant, la bourse continue de croire en la vision d’Elon Musk, l'action ayant bondi récemment. Pour transformer l'essai, Tesla devra impérativement proposer un véhicule électrique véritablement abordable, seule clé pour séduire un grand public encore hésitant face aux prix actuels. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 09:50

L’IA et la fin du trafic web - Les médias doivent se réinventer

A robot's hand holding Google's logo - AI Overviews concept Le paysage numérique change et pour les médias traditionnels, le sol est en train de se dérober sous leurs pieds. Pendant plus de vingt ans, la méthode était de publier du contenu, optimiser le référencement et attendre que Google envoie des vagues de lecteurs. Ce modèle, souvent qualifié d'ère du trafic, touche visiblement à sa fin. Une transformation radicale est en cours, forcée par l'avènement des résumés générés par l'intelligence artificielle et l'évolution des habitudes de consommation. Le constat est sans appel. Les dirigeants de médias du monde entier anticipent une chute vertigineuse du trafic web. La crainte dominante est que les références issues des moteurs de recherche s'effondrent de 43% au cours des trois prochaines années. Ce n'est pas seulement une projection pessimiste, c'est une réalité qui a déjà commencé à mordre. Les données de Chartbeat, analysant plus de 2 500 sites d'actualités, révèlent que le trafic provenant de Google a déjà plongé de 33% à l'échelle mondiale en une seule année, un chiffre encore plus élevé aux États-Unis. La cause principale de ce séisme est technologique. L'intégration des “AI Overviews” de Google, ces résumés générés par intelligence artificielle qui apparaissent en haut des résultats de recherche, modifie fondamentalement le comportement de l'utilisateur. Pourquoi cliquer sur un lien pour lire un article si la réponse s'affiche directement sur la page de recherche ? Ce phénomène affecte particulièrement les contenus liés au style de vie, aux célébrités et aux voyages. En revanche, les publications traitant de l'actualité chaude et du reportage en direct semblent, pour l'instant, bénéficier d'une meilleure protection contre cette cannibalisation algorithmique. Bien que les renvois de trafic depuis des chatbots comme ChatGPT soient en croissance, le rapport les qualifie encore d'erreur d'arrondi négligeable par rapport aux pertes massives subies via Google. Face à cette hémorragie d'audience, les salles de rédaction ne restent pas passives et opèrent un pivot vers la vidéo et l'incarnation de l'information. Si le texte ne suffit plus à capturer l'attention, il faut aller chercher le public là où il se trouve, c'est-à-dire sur TikTok et YouTube. Une écrasante majorité des responsables médias interrogés prévoit d'encourager leurs journalistes à adopter les codes des créateurs de contenu cette année. Cette “tiktokisation” du journalisme marque un changement culturel profond. Trois quarts des gestionnaires de médias affirment qu'ils inciteront leur personnel à se comporter davantage comme des créateurs d'ici 2026. L'idée est de transformer le journaliste, autrefois simple signataire d'un article, en une personnalité capable de fédérer une communauté par la vidéo et l'audio. De plus, la moitié des médias prévoient de nouer des partenariats directs avec des influenceurs externes pour distribuer leur contenu. Ce mouvement dépasse d'ailleurs la sphère médiatique, puisque même les politiques tentent désormais de contourner les médias traditionnels pour atteindre la génération Z via des influenceurs. Nous entrons dans une période de grande incertitude. Les éditeurs craignent que les chatbots ne créent un mode d'accès à l'information si pratique qu'il laisserait les marques d'information et les journalistes sur la touche. C'est la fin de la course au clic facile. En réponse, les entreprises se détournent de la volumétrie pure pour privilégier des modèles d'abonnement, cherchant à bâtir une relation directe et financièrement viable avec leur audience plutôt que de dépendre des caprices d'un algorithme. Pourtant, tout n'est pas perdu pour le journalisme de qualité. Les plateformes technologiques ne détiennent pas toutes les cartes. Dans un monde saturé d'informations synthétiques, la confiance, l'analyse experte et la nuance humaine restent des valeurs refuges. Une bonne histoire, racontée avec une touche humaine authentique, restera toujours quelque chose que l'intelligence artificielle aura le plus grand mal à reproduire. L'avenir appartient donc à ceux qui sauront marier cette authenticité journalistique avec les nouveaux formats de distribution. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 12.01.2026 à 08:05

Avis à la communauté - FEDITECH ouvre ses colonnes aux contributeurs dès Février 2026

Le paysage technologique n'a jamais été aussi vaste, complexe et fascinant qu'en ce début d'année 2026. FEDITECH s'est donné pour mission de décrypter les codes, d'analyser les tendances et d'offrir un regard critique sur l'évolution de notre société connectée. Jusqu'ici, cette voix était singulière. Mais la technologie est une conversation, pas un monologue. C'est pourquoi nous avons une annonce à faire, à partir de février 2026, nous ouvrons officiellement ses portes aux contributions extérieures. Nous transformons notre plateforme en un espace collaboratif où vos idées, vos expertises et vos réflexions sur la culture numérique pourront trouver un écho. Que vous soyez un développeur chevronné, un philosophe du numérique, un étudiant passionné ou simplement un observateur attentif de la tech, votre place est ici. Technologie et culture numérique – Un terrain de jeu illimité Nous ne cherchons pas seulement des tutoriels techniques (bien qu'ils soient les bienvenus). FEDITECH souhaite explorer l'intersection entre la machine et l'humain. Quels types de sujets attendons-nous ?
  • Analyses techniques pointues: Des plongées au cœur du code, des nouvelles architectures réseaux ou de la cybersécurité.
  • Sociologie du numérique: Comment les derniers algorithmes influencent-ils nos comportements sociaux ?
  • Éthique et IA: Réflexions sur la régulation, la créativité artificielle et l'automatisation.
  • Rétrogaming et préservation: La culture numérique, c'est aussi son histoire.
Si votre sujet touche à la technologie ou à la manière dont elle façonne notre culture, il a sa place ici. L'accompagnement éditorial – La qualité avant tout Nous savons que tout le monde n'est pas écrivain professionnel. L'idée de rédiger un article structuré peut être intimidante pour un expert technique qui a pourtant une idée de génie. C'est là que notre nouvelle structure intervient. Un éditeur dédié sera disponible pour accompagner chaque soumission. Vous n'avez pas besoin d'envoyer un texte parfait. Vous apportez la matière brute, l'expertise, l'angle original et nous vous aidons à polir la forme. Chaque article proposé passera par un processus de :
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Notre but est de valoriser votre pensée, pas de la juger. L'option anonyme – La liberté de parole absolue C'est sans doute la nouveauté la plus importante de cette ouverture. Dans le monde professionnel de 2026, il est parfois difficile d'exprimer une opinion tranchée, de critiquer une tendance dominante ou de révéler une faille systémique sans craindre pour sa réputation ou sa carrière. Chez FEDITECH, nous croyons que la valeur d'une idée ne dépend pas de la signature en bas de la page. Dès février, vous aurez la possibilité de soumettre vos articles en mode totalement anonyme.
  • Vous ne souhaitez pas signer votre travail ? Aucun problème.
  • Vous préférez utiliser un pseudonyme ? C'est accepté.
  • Vous voulez simplement que le texte parle de lui-même sans personal branding ? C'est votre droit.
Cette option vise à libérer la parole et à encourager des analyses honnêtes, sans filtre corporatif, focalisées uniquement sur la pertinence du contenu. Préparez vos claviers Février 2026 approche à grands pas. C'est le moment de commencer à structurer vos brouillons, à noter vos idées et à réfléchir à ce que vous voulez dire au monde. FEDITECH a hâte de devenir le réceptacle de votre intelligence collective. Ensemble, construisons une vision plus riche et plus nuancée de notre avenir numérique. Restez connectés, l'appel à soumission arrive bientôt. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 11.01.2026 à 15:48

Bravo l’Indonésie - Un coup d’arrêt salutaire aux dérives toxiques de Grok

Il faut parfois du courage pour dire stop et l’Indonésie vient de nous donner une magnifique leçon de responsabilité numérique. Alors que le monde entier s'inquiète des dérapages de l'intelligence artificielle, l'archipel a décidé de ne pas attendre les bras croisés. Avec une fermeté exemplaire, le gouvernement indonésien a claqué la porte au nez de Grok, le chatbot controversé d'Elon Musk. La raison, vous commencez à la connaitre. L'outil s'est transformé en une véritable usine à horreurs, générant sans vergogne des images sexualisées de femmes réelles et, pire encore, d'enfants. En bannissant l'accès à cette technologie défaillante, Jakarta envoie un message puissant à la Silicon Valley. La sécurité des citoyens passe avant les fantasmes technologiques mal maîtrisés. C’est une décision qui fait du bien à entendre. Le ministère indonésien de la communication n'a pas mâché ses mots pour justifier ce blocage temporaire mais nécessaire. L'objectif est noble et sans équivoque, protéger les femmes, les enfants et l'ensemble de la communauté contre le fléau des contenus pornographiques truqués. La ministre Meutya Hafid a parfaitement résumé la situation en qualifiant ces deepfakes sexuels de violation grave des droits de l'homme et de la dignité. En refusant de laisser son espace numérique devenir une zone de non-droit, le pays, qui représente tout de même le troisième plus gros marché pour la plateforme X, frappe là où ça fait mal. C'est un rappel cinglant pour Elon Musk. On ne joue pas avec la sécurité de millions de personnes sous prétexte d'innovation. Pendant ce temps, Grok accumule les casseroles et prouve qu'il est l'élève le plus indiscipliné de la classe IA. L'outil de la société xAI, intégré de force dans l'écosystème X, semble avoir été lancé sans les garde-fous les plus élémentaires. Le résultat est désastreux: des utilisateurs malveillants s'en servent pour déshabiller numériquement des personnes sur des photos avant de les diffuser publiquement. C'est une invasion de la vie privée d'une violence inouïe. Heureusement, l'Indonésie n'est pas la seule à s'insurger contre ce laxisme, même si elle a été la plus prompte à agir concrètement. La France, l'Inde et le Royaume-Uni commencent eux aussi à gronder, exigeant des comptes face à ces images vulgaires et dénigrantes qui inondent la toile. La pression monte d'un cran aux États-Unis également, où des sénateurs, excédés par ce comportement scandaleux, demandent carrément à Apple et Google de faire le ménage en retirant X de leurs magasins d'applications. Face à cette tempête méritée, la défense d'Elon Musk semble bien légère. Promettre de suspendre les utilisateurs fautifs une fois le mal fait ne suffit pas. Et la dernière mesure en date (rendre le générateur d'images payant) ressemble plus à une tentative cynique de monétiser le chaos qu'à une véritable solution éthique. En attendant que xAI revoie sérieusement sa copie, on ne peut que féliciter l'Indonésie d'avoir eu l'audace de débrancher la prise pour protéger son peuple. Romain Leclaire sur Piaille.fr

Publié le 10.01.2026 à 09:13

L’orbite basse vendue au rabais

La course effrénée à la privatisation de notre ciel vient de franchir un nouveau cap inquiétant. Dans une décision qui ressemble davantage à une soumission réglementaire qu'à une véritable surveillance, la commission fédérale des communications des États-Unis (la FCC) a accordé hier à SpaceX l'autorisation de lancer 7 500 satellites Starlink de deuxième génération supplémentaires. Cette annonce porte le total autorisé pour la seule constellation Gen2 à un nombre vertigineux de 15 000 satellites. Sous couvert de progrès technologique et de connectivité mondiale, nous assistons en réalité à une colonisation unilatérale de l'orbite terrestre basse par une seule entité privée, avec la bénédiction explicite des régulateurs censés protéger l'intérêt public. La FCC tente de masquer cette saturation orbitale derrière un langage technocratique prometteur. On nous parle de facteurs de forme avancés, de fréquences étendues couvrant les bandes Ku, Ka, V, E et W, et d'une optimisation de la couverture mobile. L'agence américaine a même levé ce qu'elle qualifie d'exigences obsolètes pour permettre à SpaceX de densifier encore davantage ses opérations entre 340 et 485 kilomètres d'altitude. Si l'objectif affiché est d'améliorer la latence et la vitesse d'Internet, la réalité physique est celle d'un embouteillage spatial sans précédent. En autorisant cette occupation massive de l'espace, elle ignore les appels à la prudence concernant les débris orbitaux, préférant valider la stratégie du fait accompli d'Elon Musk. L'argument sécuritaire avancé par SpaceX, qui prévoit d'abaisser l'altitude de 4 400 appareils existants pour soi-disant réduire les risques de collision, peine à convaincre face à l'ampleur des déploiements prévus. Cette manœuvre ressemble surtout à une stratégie d'occupation des couches orbitales inférieures pour verrouiller le marché. D'autant que l'entreprise ne compte pas s'arrêter là. Non contente de saturer le marché de l'Internet fixe, SpaceX vise désormais l'hégémonie sur le mobile via le service « Direct to Cell », s'appuyant sur un accord colossal de 17 milliards de dollars pour racheter des licences de spectre à EchoStar. Cette expansion tentaculaire transforme Starlink en une infrastructure incontournable, menaçant d'étouffer toute concurrence réelle. Cette situation soulève une fronde légitime parmi les autres acteurs du secteur. Des concurrents locaux comme Viasat et Globalstar ont déposé des pétitions pour bloquer cette expansion, alertant sur des risques d'interférences insurmontables et une préemption déloyale des ressources spectrales limitées. Viasat a justement souligné que cette autorisation donne à SpaceX le pouvoir et l'incitation de barrer l'accès à l'espace aux autres opérateurs. Pourtant, ces avertissements se heurtent à un mur politique. Le président de la FCC, Brendan Carr, ne cache pas sa proximité idéologique avec Elon Musk, allant jusqu'à faciliter activement les transactions de SpaceX sous prétexte de lutter contre un harcèlement réglementaire imaginaire. Cette nouvelle autorisation est donc un échec de la régulation. En déroulant le tapis rouge à SpaceX pour qu'elle déploie 15 000 satellites et alors que l'entreprise en planifie déjà 15 000 autres pour un système futur, la FCC participe à la création d'un monopole spatial dangereux. Nous sommes en train de céder une ressource commune, l'orbite terrestre, à l'appétit d'une seule corporation, au mépris de la sécurité spatiale à long terme et de l'équité concurrentielle. Le ciel est devenu une propriété privée. Romain Leclaire sur Piaille.fr

 

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